If I was invisible...Wait, I already am !

28.6.08

Serial Killer (Ceci n'est pas un post)

Même si je ne suis plus sencé écrire... Parfois on l'échappe.
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L'Ange est en ville.. Nous ne nous sommes vus qu'une fois. Et puis soudainement, le Jeune Homme s'est trouvé très occupé. Le travail, vous savez. Les amis aussi, on laisse pas tomber sa vie comme ça. Toute les raisons sont bonnes pour ne pas être à la maison le soir venu. Pour ne pas être disponible.
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Pepi est en ville... Pour l'été il a un travail dans la Vieille Capitale. Nous ne nous sommes vus qu'une fois. Et puis soudainement....
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...Soudainement.
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Soudainement le Jeune Homme un samedi soir, seul à la maison, avec une bouteille de rouge trop avancée. Il a travaillé toute la journée et puis, en revenant à son appart qu'il savait vide, il s'est offert une bonne, une trop bonne bouteille. Et un bon souper. Bonne conscience d'un repas digne d'accompagner l'alcool.
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J'les aime.
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Les deux.
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Aussi fou que ça puisse sembler. Le Jeune Homme n'a pas aimé souvent. Il n'a jamais su cesser d'aimer.
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Mais pourquoi suis-je incapable de voir les gens que j'aime?
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Peut-être le Jeune Homme commence-t-il à comprendre qu'il doit passer à autre chose.
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Aimer le passé est simple et réconfortant.
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Aimer le passé est peu engageant.
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Aimer le passé apporte peu de chose. Très peu de bonheur.
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Aimer le passé c'est embrasser l'amertume à pleine bouche. C'est prendre par derrière toutes nos aspirations et les baiser à mort. Jusqu'à ce que mort s'en suive. Jusqu'à ce que tous nos vrais rêves de bonheurs n'en crèvent. Qu'ils tombent et n'en relèvent jamais.
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Aimer le passé c'est le meurtre du bonheur par lâcheté.
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Jeune Homme meurtrier.
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Comment perdre cette envie de tuer?

15.6.08

Mathieu

Il est 23h00, le Jeune Homme revient du dépanneur du coin. Il est allé s'acheter une Boris Cool à la mangue et au fruits des champs.
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Longtemps cette semaine il a travaillé, des heures de services, des heures de bureau. Il a mal à la tête d'entendre les gens dire son nom.
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Il est ici ce soir dans un but précis qu'il repousse depuis longtemps. Il est ici pour vous dire Au Revoir.
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Encore une fois il parlera au "Il" parce que c'est plus facile. Moins impliquant.
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Au Revoir.
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Deux petits mots si simples mais si difficiles à écrire. Sans sentimentalisme aucun.
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Juste une habitude difficile a quitter. Comme fumer cette cigarette jour après jour alors qu'elle n'apporte plus la satisfaction de jadis, mais bien parce qu'on y est habitué.
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Jamais je n'aurais cru que ce petit bout de Web prendrait autant de places dans ma vie. J'ai raconté ici des choses que je n'avais jamais raconté avant, mes amis peuvent en témoigner. Je me suis dévoilé plus que je ne l'avais jamais fait. Plus même que j'aurais peut-être du.
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Plus de 300 fois j'ai pris le temps d'informer ces lecteurs anonymes des trépidations de ma vie sans trop comprendre ce qui captivait les gens à venir lire avidement le moindre de mes textes.
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39 000 visites, 58 000 fois des gens ont lu mes écrits. On dira ce qu'on voudra, ça fout quand même un coup au coeur d'arrêter.
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Comme dirais Caro, qui elle aussi ferme son blog cette semaine, je crois que j'ai fait le tour du jardin. J'ai dit ce que j'avais a dire, comme je voulais le dire. J'ai apprécié. Énormément.
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Dans la Capitale ferme ses portes, en quelque sorte.
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Peut-être est-ce que je vais revenir de temps en temps écrire. Je ne sais pas. Je ne veux pas promettre de ne plus être ici, sachant que la tentation sera peut-être grande. Mais je me défait aujourd'hui de l'obligation d'y être.
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Vous remarquerez que finalement, pour une rare fois, j'ai écris au "JE". Ya de ces fois ou le "Il" n'est pas assez significatif.
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Merci à tous de m'avoir lu. Si on ne se recroise pas ici ou ailleurs, je vous souhaite une belle Vie.
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Mathieu
xxx

2.6.08

Et le Monde Tourna

Malgré le silence du Jeune Homme, sa vie n'en demeure pas moins active. Bien au contraire.
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Tant de choses bougent tellement rapidement. On dit que la vie est un tourbillon. C'est tellement vrai.
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Le Jeune Homme est en congé demain. Sa dernière journée off, c'était le 15 mai. Cette semaine le chiffre qu'il a inscrit dans la case "Total des heures de la semaine", c'est 73.
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Par contre, il est heureux. Lui et l'autre gérante sont pratiquement arrivés en temps et en heure. Les menus sont quasiment prêt, le staff est engagé, les trucs importants sont a jour. Une course contre la montre épuisante mais Oh! combien éducative pour un Jeune Homme qui en apprend un peu plus chaque jour.
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D'ailleurs il semblerait que le Jeune Homme fasse assez bien son travail pour se mériter une augmentation de salaire substantielle. Déjà ! Inutile de vous dire le velour que ça lui fait.
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Mais bon, la vie c'est la vie.
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Je crois que dans la vie, il y a une limite de bonheur. Si vous augmentez d'un bord, vous devez descendre de l'autre. Comme une balance perverse que vous ne pouvez contrôler.
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Coloc cherchait à acheter un bloc depuis longtemps. D'abord extrêmement réticent le Jeune Homme se faisait tranquillement à l'idée de déménager, considérant que le jeu en valait la chandelle. Des colocs comme Coloc, c'est rare. La co-habitation rend plus souvent l'amitié fragile qu'elle n'aide à la consolider.
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Pourtant, après 3 ans de vie partagée entre bons et moins bons moment, nous pouvions, je crois, considérer notre entente comme plus qu'acceptable, a défaut d'être parfaite.
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Sauf que dimanche dernier Coloc avait une nouvelle à annoncer au Jeune Homme. Il lui avait parlé quelques jours plus tôt d'un immeuble très bien sur lequel il voulait faire une offre d'achat en copropriété avec un ami. Le Jeune Homme était, il doit l'avouer, septique.
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C'était un gros investissement, mais ça semblait un investissement intelligent. Pris de court par l'enthousiasme des deux investisseurs après une journée de 12h00 éprouvante au travail, le Jeune Homme n'avait su démontrer qu'un enthousiasme très mitigé, sinon une certaine appréhension.
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Dimanche dernier Coloc apprenait au Jeune Homme qu'il avait fait une offre d'achat formelle sur le building avec leur ami et que selon les dispositions financières de l'offre le Jeune Homme n'y avait pas sa place. Coloc et l'Ami partagerait un appartement pour que l'investissement soit rentable.
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Frustration, colère, désappointement, peine.
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Le Jeune Homme ne requiert que peu de stabilité dans sa vie. L'endroit ou il réside fait parti de ces rares trucs auquel il tient particulièrement pour se sentir en sécurité. Vivre avec Coloc n'importe ou semblait mieux que vivre seul ici, dans cet appart qu'il aime.
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Mais en une seconde le Jeune Homme se retrouvait soit avec un 6½ sur les bras, soit à la rue.
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Aux portes de l'été le plus important de sa vie professionnellement il se retrouvait confronté à une épreuve qu'il n'avait ni désiré, ni même envisagée. Soudainement un des pilier de la vie du Jeune Homme se dérobait devant lui.
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Un Jeune Homme qui sait que Coloc était face à une occasion en or mais qui a quand même l'impression de ne pas avoir été considéré. Qui irrationnellement ressent au plus profond de son âme qu'un être cher lui a préféré un investissement rentable.
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Depuis l'air est froid dans l'appartement. Le Jeune Homme ne sait plus quoi dire ni quoi faire. Il a toujours a cœur cette amitié bâtie sur de nombreuses années au travers des bon moments comme des épreuves.
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Lorsqu'il revient du travail, épuisé, il se réfugie dans un silence lourd et humide percé par quelques réponses courtes et sèches qu'il est incapable de moduler poliment. Quelque chose s'est brisé et le Jeune Homme ne sait pas comment le réparer.
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Il préfère le silence car il a peur que s'il commence a parler des choses méchantes franchiront ses lèvres, dans une escalade de reproches passant du rationnel a l'irrationnel, compromettant irrémédiablement une relation qu'il avait autrefois cru inviolable.
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On dit que le temps arrange les choses. Mais personne ne le sait car, d'une fois à l'autre, tout le monde oubli.
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Peut-être qu'avec le temps le Jeune Homme oubliera lui aussi. Tout est possible.
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Pour l'instant il désespère de rentrer tous les soirs dans un appartement mort ou il n'a pas envie de briser le silence glacé dans lequel il s'enrobe, épuisé un peu plus chaque jour de ne pas avoir l'énergie de sortir pour raconter à quelqu'un tout ce qu'il traverse et découvre au travail et incapable d'en parler à la seule personne avec qui il conserve un contact obligé et désabusé.
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L'injustice des sentiments surpasse la raison et personne n'y peut rien.
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Personne... Sauf peut-être le temps.