If I was invisible...Wait, I already am !
18.10.08
Jeune Homme et la Waitress, Comme Chaque Année...
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Effectivement, depuis le mois d'Août, la Waitress et le Jeune Homme ont renoués avec le plaisir de travailler ensemble. Plus, la Waitress a décrochée l'autre poste de Superviseur du resto. Terrible Team part II.
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Dans les rues de la Capitale la police sillonne les rues. Des agents de sécurités en pantalons d'armée, grosses lunettes et sourire absent, fond la circulation. Au dessus de nos têtes les hélicoptères traversent le ciel bleu et pur, emplissant l'atmosphère du bruit angoissant de leurs pâles qui battent l'air.
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Ambiance de temps de guerre, attente d'une bombe qui ne tombera pas.
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Le Jeune Homme et la Waitress qui arrivent au travail. Ce soir un groupe de 40 personnes, une des dernières fois.
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Quelques pas dans l'établissement amènent d'autres nouvelles. Ce soir sera le dernier soir. Jeune Homme et Waitress last call, version 2008.
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Les 40 sont finalement 30, attitude condescendante, atmosphère lourde et oppressante. Un Jeune Homme et une Waitress épuisés d'un été ardu, amers d'une fermeture trop hative, inquiets d'un avenir incertain. Chaque verre renversé attirent deux regardents meurtriers, chaque demande, aussi simple soit-elle, suffit a éteindre un sourire forcé et plastique.
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le Réceptionniste, qui a aussi joint notre équipe, côté hôtel, au cours de l'été, termine son quart de travail. Jeune Homme et Waitress qui lui disent au revoir et a l'an prochain. Quelques mots qui coupent les lèvres et les espoirs comme autant de lames de rasoir, honnête représentation des espoirs déçus de ce 400e plus exigeant que tout ce qui aurait été escompté.
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Le ménage est fait. Les tables dressées pour le dernier déjeuner du lendemain matin, les portes fermées, les lumières éteintes, un Jeune Homme et une Waitress qui font un dernier tour pour voir s'ils n'ont rien oublié, car ils ne reviendront pas.
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Dans le noir une clé tournent dans une serrure d'une grille quelconque. C'est la fin, encore une fois.
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Encore une fin à conclure, encore une histoire qui se termine,encore un rêve qui s'éteint.
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Encore une fois le monde a changé, encore une fois trop vite et pour trop peu.
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Un Jeune Homme et une Waitress qui caressent des projets mais qui savent bien au fond d'eux que l'été prochain, ils reviendront.
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En avril un Jeune Homme et une Waitress tourneront une clé dans une serrure d'une grille quelconque. Ils monteront un menu, ils engagerons des employés, ils instaureront des principes et des protocoles.
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Et puis l'été emportera tout dans une souffle, comme chaque année.
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Comme chaque année le vent chaud de Juin soufflera en un instant un hiver qu'ils auront trouvés long et amer, soufflera d'une bourrasque des milliers de dollars, des milliers de touristes et des centaines d'heure de travail épuisantes sous le soleil cuisant de la Vieille Capitale, à l'ombre du Château.
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Comme chaque année.
16.3.08
Garde-Manger
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J'ai cessé de l'utiliser comme s'il était un journal intime, j'ai cessé de me mentir et de me dire que personne ne me lisait, j'ai cessé de croire que les mots que j'enfilais ici n'auraient jamais aucun impact sur ma vie ou sur celle des gens dont je parle.
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J'ai cessé d'écrire "Ma vie/My life" et je me suis concentré sur le small talk et les faits cocasses.
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Mais ce soir, j'ai envie de sortir une vieille histoire sans début ni fin qui implique moi, elle, lui et un autre.
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Vous vous souvenez du début, la raison pour laquelle j'ai commencé à bloguer ?
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C'est parce que je venais de perdre mon emploi. J'avais envie de tromper la solitude d'un chômage trop nouveau et trop vide de présence et de sens.
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Le Château avait décidé de mettre la clé dans la porte de notre restaurant pour différentes raisons plus ou moins juste. N'y revenons pas, l'histoire a été vécu et est passée, qu'elle soit juste ou pas n'y change rien.
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À l'époque j'avais des rapports particuliers avec l'équipe de travail de l'établissement. La majorité d'entre nous étions jeunes, plusieurs avaient peu ou pas d'expériences, nous étions choyés d'avoir eu des postes dans une entreprise avec autant de renommée. L'occasion était énorme pour nous tous.
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Nous nous sommes donnés a fond, parfois jusqu'à 80 heures semaine, dormant sur place 1, 2, parfois 3 fois semaine, enchaînant les doubles quart de travail et les culbutes.
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Du déjeuner au dîner en passant par les souper 5 ou 7 services et les banquets, nous touchions a tout et si la maladresse de notre jeunesse pouvait parfois nous nuire, elle était largement compensée par notre énergie, notre volonté et la synergie de notre jeune équipe.
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Un des membre de cette équipe, un garde-manger un peu plus jeune que moi, était de ceux qui, jusqu'à la fin, on fait perdurer le mythe et la réputation de l'établissement.
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Garde-Manger de titre peut-être, il faisait de tout. Des entrées froides et chaude au cuissons de viandes aux dessert, son imagination, sa débrouillardise et son ingéniosité nous étaient précieuse, nous qui fermions et avions de moins en moins de moyens et d'éléments en main pour satisfaire notre clientèle.
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Il avait une copine, à laquelle il n'était pas fidèle.
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Sans jugement aucun je dois dire que cela allait à l'encontre de mon système de valeur. Moi, ancien chum trompé puis dompé, je tolère mal l'infidélité, que je sois impliqué ou pas.
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Il flirtait à tout vents, personne ne s'en formalisait. Moi non plus, jusqu'à un certain point.
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Puis vint le jour ou j'appris qu'il était l'amant d'une de mes amie, aussi collègue de travail. Le secret était de taille, il devait être préservé pour l'équilibre d'un couple, d'un restaurant, d'une équipe.
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Les jours se sont suivis et succédés, les nuits aussi. Les quart de travail, les nuits à l'hôtel, les beuveries au resto, un coup les portes et les stores fermés.
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Il me faisait de l'oeil.
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Lui qui avait une blonde, qui avait mon amie comme maîtresse, m'adossa un soir contre un mur pour me voler un baiser tout sauf chaste.
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S'en suivi moult discussion avec l'amie en question, pas offusquée une seconde du geste du Garde-Manger, a peine surprise de cette impromptue bisexualité.
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Les ragots courraient, les gens ne sont pas fous.
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Ils voient, ils parlent.
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Les mots courent.
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Un jour la rumeur s'était épanouie avec une splendeur et un panache inattendues.
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J'étais l'amant du Garde-Manger.
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Mon amie fréquentait quelqu'un, il lui était commode que les gens croient que c'était moi "l'autre femme".
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D'abord consentant je compris rapidement que ma réputation s'en repentait, ainsi que celle de l'autre.
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Tromper sa blonde avec une fille, c'est masculin, tromper sa blonde avec un gars, c'est gay en christ.
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Les soirées ont continuées à naitre et mourir, les quarts de travail à se succéder. Les beuveries aussi.
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L'année s'en est allée, le resto a fermé ses portes et nous sommes tous parti chômer dans nos logements, endroit que nous avions trop peu vu au cours des derniers mois.
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On s'est perdus de vue, recroisés parfois.
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Ce soir au bar le Garde-Manger était là.
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Il a quitté sa blonde durant les dernières fêtes. Célibataire, libre comme l'air, malheureux comme les pierres.
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Pour la première fois depuis que nous nous connaissons nous sommes parvenus à avoir une discussion qui ne ressemblait pas à une game de battleship. Pas de touché coulé, pas d'interprétation abusive de chaque parole, chaque geste, chaque regard.
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Quelques reproches, quelques excuses, plusieurs vérités. Deux personnes qui ne se comprennent pas et qui s'aiment bien, en dépit de tout.
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Peut-être une forme perverse de respect.
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On doit prendre un verre cette semaine. Le Jeune Homme se dit qu'il quittera probablement la table ce soir là un peu déçu, un peu plus instruit sur lui-même et la nature humaine.
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Le savoir en vaut la peine.
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3.5.07
Jeune Homme wants is BS Life Back !
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Là la, yé 8h19 du matin. C'est comme tellement crissement pas mon heure que si un voisin me voit debout d'après moi il s'en remettra jamais de toute sa sainte crisse de vie.
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Hier matin j'étais debout a 8h00. J'avais une bonne raison vous me direz, le proprio venait changer ma boîte électrique. Une bonne affaire, dans l'occurrence ou j'ai dû le faire venir deux fois la semaine dernière pour cause de pu d'eau chaude.
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Mais là hier, il m'a dit que finalement il ferait remailler mon bain. Ce matin. À 8h00..
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Peu enchanté devant la perspective de me lever à cette heure aussi matinale deux matins en ligne pour ne rien faire d'autre que de faire semblant d'avoir une conversation respectueuse avec mon ex sur msn, j'ai cherché une solution à mon problème toute la journée d'hier. Comment dormir ?
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J'ai finalement eu une illumination en revenant du Karaoké vers les 2h00 du matin, et j'ai laissé une petite note a Coloc.
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"Good Morning Coloc ! Peux-tu me réveiller demain matin en partant si le proprio est pas encore arrivé ?"
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Dans ma tête : Coloc est la, il va ouvrir la porte au proprio et/ou ouvrier et/ou Roger bon temps qui va venir faire la job.
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C'est simple. C'est logique!
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8h00 à matin. Toc Toc à ma porte de chambre. C'est Coloc. Bon matin!
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JH: Tu t'en vas ?
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Coloc: Non, j 'voulais savoir si ça te tentais de te lever ?
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Et lisez ses parties à lui avec un enthousiasme débilitant.
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TABARNAAAAAAAK.
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C'est paske après avoir refermé ma porte, le proprio et un Roger bon temps sont arrivés. Pis la yon commencés à parler des choses de la vie avec UN VOLUME DE VOIX TOTALEMENT NORMAL POUR UN JEUDI MATIN 8H00, C'EST À DIRE EN GUEULANT COMME DES PUTOIS.
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Ben j'me suis levé.
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Y reviennent demain matin à 8h00 encore caliss.
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Pis en attendant, moi j'peux plus utiliser mon bain avant samedi. La vie est cruelle !
22.3.07
Meeting de BS; l'Analyse
Meeting de BS
Et puis, je suis pas prestataire de l'assistance sociale. En fait, je suis prestataire de l'assurance emploi.
Et puis là, aujourd'hui, je dois me rendre à la gare du palais pour une rencontre de prestataires. Berk.
Nous parlerons de sujets enlevant, tels:
- Nos droits et obligations en vertu du régime de l'assurance emploi;
- l'intégrité des programmes;
- Le numéro d'assurance sociale (?);
- Les programmes et services susceptibles de nous aider à trouver un emploi;
- l'épargne-études.
Je connais déjà mes droits et obligations. Je me fou de l'intégrité des programmes. On peut dire quoi du NAS, sinon qu'il a 9 chiffres et que tout le monde en possède un d'office? Je sais comment chercher un emploi, j'ai juste pas encore fait l'effort de. Et mes études sont terminées.
Qu'est-ce que je vais aller foutre là ? Je dis pas si on m'avait assigné à une branlette collective, ou bien s'il y avait une petite chance que ce soit intéressant, ce n'est pas le cas.
À la place, j'vais aller m'asseoir pendant 1 heure sur une chaise en plastique dur, a regarder le cul de la grosse madame qui donne la "Séance d'information " (Obligatoire, sinon dit babaye a ton chèque), et après je vais retourner peinturer le futur palace de Sinorita. Goddamit.
Bon, pour me mettre dedans, je vous laisse l'image avec laquelle je déjeune (i.e. Prends un café) tous les matins. Elle me rend heureux.

7.3.07
Tout fini avec doualé.
Et puis, dans le fond, peu importe comment se serait déroulé ces retrouvailles fort touchantes, j'aurais quand même baigné dans l'allégresse et l'euphorie. En sortant de chez moi pour aller rejoindre les beaux enfants de la Nouvelle-Écosse, j'me suis buté dans quoi vous pensez ?
Allez-y ! Take a wild guess !
MON CHÈQUE DE CHOMAAAAAAAGE !
S'en suivi une danse du bonheur dont tout le très chic St-Sauveur se souviendra longtemps.. ou peut-être pas.
Pour ajouter au sentiment de profond accomplissement (Oui oui ! ), Chouchou, un de mes bon amis de Three-Rivers, est arrivé plus tard cette journée là. On a bouffé encore une fois comme des porc, écouté pour la centième fois pour moi et lui la première Devil Wears Prada, dans lequel Meryl Strip est tout simplement géniale (That's all...). Une vrai vache.. mais avec classe ! Comme je les aime.
Et puis finalement, vers les 22h00, nous sommes allé au bar faire honneur au-dit chèque de chomage, en compagnie de Dorris. Après 15 minutes d'impro a chier, on a traversé à la "verrière" ou ya pas de fenêtre, et on c'est assis autour de quelques pichets pour faire la connaissances d'étrangers multi-culturels tout aussi intéressant les uns que les autres.
Un pseudo-italo qui comprenait rien peu importe la langue qu'on parlait mais qui semblait décider a devenir ami avec nous, même si on se foutais ouvertement de sa geule.
Un terroriste (tous les arabes sont pas terroriste ? ha non? Ha.. okay ..) qui enfilait un 20 piasses apres l'autre dans les slut machine mais qui est venu nous quêter un verre de bière de notre pichet (NO WAY !).
Et puis un jeune noir de notre age qu'on a harcelé toute la soirée pour savoir si c'était vrai que.. bin.. tsé.. vous savez, la rumeur sur les noirs. Entk, ya pas voulu répondre. Mais on a eu bin du fin avec pareil, pis j'crois que lui aussi nous a bin aimé.
Bilan judgemental de la soirée :
-La Boréale fait chier mou.
-Les Italiens ont pas tous du charme.
-Les Arabes sont pas tous des terroristes.
-Dorris à surment mis Doualé dans l'cul.

wow.
2.3.07
Martin, je t'aime
Lundi sera un jour béni des Dieux. Peu importe ce qu'en pense Garfield et son éternelle aversion pour monday, moi je dis que ce jour est béni.5.2.07
Un job ?
Je dois me faire poser la question 12 fois par jours. Et comme un automate je réponds toujours la même chose ;
-Non. En fait je cherche pas vraiment.
Regards incrédules, presque teintés d'effroi.
Alors, pourquoi vous me regardez tous comme si j'étais un débile profond? On va s'expliquer une bonne fois pour toute, vous allez peut-être me lacher les baskets après ça.
Pour tout ceux d'entre vous qui ne savez pas ( Ce qui ne vous empêche jamais de prodiguer commentaires et conseils "judicieux"), J'ai commencé à travailler à l'age de 11 ans. En fait, je travaille à l'année depuis l'age de 15 ans, et à temps plein depuis que j'en ai 17.
Je n'ai pas laché l'école pour autant.
j'ai fait 5 LONGUES années d'études post-secondaire à temps plein, tout en travaillant entre 32 et 40h/semaine. J'ai même travaillé à titre de gérant de nuit dans un restaurant Mike's pendant 1 an.
5 années avec 35h/semaine de travail et 30 quelques heures de cours. Plus les devoirs.
J'ai arrêté l'école ya maintenant 1 an. Pour profiter un peu de la vie, et parce que j'étais simplement plus capable de continuer a un rhytme aussi infernal.
Durant les derniers mois au resto, j'ai cummulé des semaines variant entre 19 et 70h/semaine.
JE
SUIS
FA-TI-GUÉ
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J'ai droit au chomage, je ne manque de rien, la vie est belle.
Est-ce que je suis pressé de me retrouver un emploi vous pensez ?
Imaginez. Aujourd'hui j 'ai fait de la sauce a spagetti. Y AVEZ VOUS PENSÉ ?
C'est merveilleux !!!
Alors, votre recherche d'emploi, enfoncez vous la profondément ou aucun homme n'a jamais mis le pied.
Aucun homme sencé, à tout le moins.
Ya des limites a la recherche de plaisir. Et à la recherche d'emploi.
31.1.07
Quand l'orgeuil et Visa marchent main dans la main
Je n'ai pas cherché d'emploi, me disant que j'avais, avant toute chose, besoin de me reposer et de faire le point.
Ce que je fais, depuis le 31 Décembre dernier. Depuis 1 mois.
Mais voilà, mes débiteurs eux, n'ont pas pris de vacances. Le loyer doit continuer d'être payé, l'épicerie aussi, ainsi que les coûts inhérents a la vie sociale ( de loin les plus grand, l'alcool étant rendu une denrée dispendieuse avec les années...)
Et sans trop m'en rendre compte, mes visites sur le site Accès D s'espacèrent.
J'y suis allé cet après midi.
GOULP!
Lorsque j'aurai payé mon loyer du mois de Février, il me restera, au bas mots, quarante quelques beaux gros dollards tout ronds!
Et je vous entends déjà me dire, d'un ton un peu moqueur, mais ton chômage ?
He bien voilà, mesdames et messieur, le chômage est une chose aussi simple a obtenir qu'one opération a coeur ouvert dans une clinique visuelle.
Et c'est trompeur.
Une semaine après avoir perdu mon emploi, je rempli une demande de chomage "Online". Surprise! Après quelques 15 petites minutes de rien du tout, c'étais fait !
La semaine dernière, Re-Surprise!
Une lettre du bureau du chomage m'indiquant que tout était en ordre, avec un numéro de téléphone à appeler.
Et voilà qu'en pesant sur 11 innocentes petites touches de plastiques, je venais de faire un pas de plus vers la fin de ma santé mentale.
273 options plus tard, je fini par parler a un homme. Un homme qui parle vaguement un dialecte qui pourrait passer pour du français aux yeux d'une personne ayant résidé a Westmount toute ça vie.
10 minutes de conversation longue et pénible, pour finir par cette phrase sournoise et combien blessante de la part de l'employé pakistanais;
-Mais Missieur, Vous au'iez dwu faiwe le un lowe de vot'e appel !
Aura-t-il eu l'amabilité de me transférer ?
HAAAAA HA HA HA !
Très drole.
Re-compose le numéro de téléphone.
Re-traverse les 273 options.
Réponds à toutes les questions par "oui" ( Appuyez sur le "1") ou par "non" ( Appuyez sur le 9")
Et voilà, c'est fait.
Mais quand aurais-je un cheque?
Mystère.
De combien sera-t-il ?
Une préposé istambulaise me donna la très précise réponse que voici;
-Le montant sera décidé le 14 Février.
PARDON ?
Car si on lit savemment entre les lignes, ça implique que je n'aurai PAS de chèque avant le 14 février.
J'ai cessé de travailler le 31 Décembre.
1 mois et demi.
J'envisageais de repartir à la recherche d'un emploi, plus maintenant.
Car si ce délais d'attente est une méthode dissuasive de notre bon gouvernement, elle a eu l'effet contraire sur moi.
Car moi, quand j'attends aussi longtemps, j'veux mon cheque. S'tie.