If I was invisible...Wait, I already am !

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16.7.09

une Grand-Mère Enragée

Ya de ces gens qui font preuve de mauvaise foi comme ils respirent, j'sais pas si vous comprenez ce que je veux dire.
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Mardi soir au resto, le Jeune Homme est un peu fatigué. en fait depuis dimanche il a défoncé son 40 heures de travail, la Waitress insatiable, son assitante-gérante étant en congé pour depuis quelques jours pour cause d'épuisement intense.
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Le Jeune Homme ne vous l'avait pas dit? Il a eu une promotion, il est maintenant Grand Manitou du restaurant. Pour quelques sous de plus de l'heure il a finalement endossé un maximum de responsabilité. Folie et passions marchent main dans la main, sur le bord d'un précipice et c'est à se demander si une des deux n'entrainera pas l'autre dans une longue chute mortelle.. m'enfin !
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Une femme enceinte et son petit bébé en poussette accompagnés de Grand-Maman se présentent à la porte du restaurant vers 19h00 pour souper. Des Québécois en vacance à Québec pour quelques jours. Gentilles sans plus, le genre de clientes qu'on sert sans trop remarquer et dont on ne se souvient pas. Random People quoi .
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Grand-Mère qui prend les pétoncles mi-cuits à l'émulsion de céleri comme entrée.
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Amère déception. Cette entrée est délicieuse, le Jeune Homme y a goutée, les clients louangent le chef à chaque reprise.
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Grand-mère n'aime pas
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Et Grand-Mère qui a décidée que ce soit, ELLE NE SERAIT PAS SATISFAITE.
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Arrivent les plats principaux, Grand-Mère est déçue.
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Sa Bavette de Boeuf (un de nos plat les plus populaire) est trop grasse, il y a trop de sauce, cette dernière ne goûte rien, etc...
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Jeune Homme appelé à la table par leur serveur à bout d'imagination.
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Jeune Homme qui discute avec les deux dames, qui arrive à un arrangement. Jeune Homme qui sait que le plat servi est délicieux mais qui ne veut pas jouer le nom de son établissement pour une assiètte a 21 $.
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Jeune Homme qui fait faire un filet mignon à Grand-Mère pour le prix de la bavette, en rush, devant toutes les autres tables, pour lui faire fermer la trappe.
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Grand-Mère qui chiale a Gueule déployée que la bouffe est pas mangeable, qu'elle espère pas être malade, que c'est donc dommage de finir ses vacances de même, d'une voix extrêmement forte et déplaisante.
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Grand-Mère qui cherche à faire un témoignage à voix haute dans l'intérêt public de spectateurs qu'elle n'a pas, les tables aux alentous étant pour l'instant innocupés, la majorité des clients étant en terrasse.
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Le Jeune Homme d'avertir l'hôtesse de n'installer personne sur les tables autour sous AUCUN prétexte. Cette vieille folle est bien capable de se retourner pour dire aux nouveaux clients de quitter l'établissement jambes à leur cou s'ils tiennent à leur vie.
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Jeune Homme qui voit le serveur leur apporter l'addition avec soulagement et appréhension à la fois, ayant observé discrètement la Grand-Mère se pomper elle même au cours des 45 dernières minutes et s'attendant au grand feu d'artifice final propre à ces gens qui ont décidé qu'ils ne seraient plus jamais satisfait.
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Il y a trois marches qu'il faut monter pour entrer à l'intérieur du restaurant. Donc trois marches à descendre lorsque les clients quittent l'établissement.
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En voyant la mère arriver devant les marches, enceinte, avec sa poussette, l'hôtesse s'avance dans les marches et propose à la mère d'aider à descendre son chargement tout en avançant les mains sur le devant de la poussette.
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Grand-Mère en furie qui bouscule sa fille enceinte, dévale les marches et fou une claque à l'hôtesse, la projetant presque sur le pavé de la rue, en lui crachant que nous en avons suffisemment fait pour ce soir.
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Sans un mot de plus, avec un simple dernier regard de mépris, elle descend brusquement le landeau, sans égard pour son petit fils et quitte sans se retourner, sans même attendre sa fille enceinte.
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Cette dernière pose la main droite sur la rampe de l'escalier, descends pesemment chaque marche, et pousse son bébé lentement, d'une démarche lourde, vers la noirceur de la nuit, jusqu'à disparaitre dans la nuit.
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Et le Jeune Homme d'avoir un pincement au coeur en se disant que la personne la plus déçue ce soir là n'aura probablement pas été la Grand-Mère mais la fille, polie, discrète et soumise qui seule s'en retourne derrière sa mère, gênée de gestes qu'elle ne posera probablement jamais....

27.10.08

l'Été des Quawiches

Ça y est, j'me suis levé un bon matin avec ce goût acide dans le fond de la gorge, reflux du Jack de la veille, et c'était l'été des quawiches. Kaouiches. Cawishes. Des indiens ! On est pas en Inde? On s'en côlisse, c'est des indiens pareille. Sinon ils vendraient des cigarettes AMÉR-Indiennes ! Et toc !
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Pourquoi c'est l'été des Quawiches? Parce que la Dorris le dit! J'parlais avec elle sur MSN en buvant un café que je n'ai pas terminé pour cause de Chouchou qui est venu me montrer a deux pouces de la face que les graines noires dans le sucrier bougeaient d'elles mêmes, Comme dans "Elles se promenaient", comme dans "Elles étaient vivantes". Pourquoi "Étaient" ? Parce que si elles se promènent, elles ne nagent certes pas. Dire que je bois mon café avec deux sucre.s Erk. S'en est suivi une inspection en règle du garde manger ou nous avons découvert un certain nombre de contenants et sacs ou nos nouveaux colocataires avaient trouvé refuges. Vous saviez vous que des morpions de garde-manger ca vit dans le sel? moi non entk. Mais yavaient l'air de ben aimer ça.
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Din poubelles dehors la poche de sel. Les p'tit "crabs" qui sont finalement gris foncé plutôt que noirs finiront leur vie dans l'air frais et piquant de l'Été des Quawiches décrété par la Dorris.
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Pourquoi c'est l'Été des Quawiches? Parce qu'il fait soleil, que les enfants crient dans la cours de l'école en face de chez elle et qu'un gros tarla fait jouer du Dick Rivers dans l'tapis dans son pick up en face de chez elle. C'est pour ça que c'est l'Été des Quawiches qu'elle ma répondu.
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Elle m'a même accusé d'avoir envoyer la P'tite crisse qui Yeule à l'école en face de chez elle.
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Non-Coupable j'vous dit !
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Même si a priori on pourrait penser qu'elle a simplement fini par finir son primaire on sait tous qu'il n'en est rien. Elle doit simplement être en congé parental. 11 ans c'est l'age moyen pour enfanter dans l'quartier, tout le monde sait ça. Ca facilite les contacts parent-enfant. Quand tout le monde dans la famille a l'âge de jouer aux policiers et aux voleurs ensemble dans la cours de l'école qu'ils fréquentent tous, ils ont pas le choix de finir par bien s'entendre.
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Et puis avec cette belle entente il ne peut que résulter une belle ambiance le soir quand tout le monde se régale de baloné rotie dans poêle avec d'la margarine accompagné d'une canne king size de blé d'inde cette autre marque posée au centre de la table en mélamine familliale.
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C'est beau la vie han quand même ?
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Pour paraphraser André Sauvé, je conclurais sur ceci:
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"Ceux qui s'ennuient, ils le font parce qu'ils le veulent" !

14.3.08

Edit: les Autres Capitales

Pour ceux qui l'auront remarqués j'ai dépoussiéré la bloglist. Effectivement certains que j'aimait lire ont fermés leurs blogs ou cessés d'écrire, j'en ai découvert de nouveaux... Allez les voir !

19.1.08

Étincelles

On ne sait jamais quand arrivera le temps de souffler la bougie. Notre vie, tellement une minuscule flamme, peut s'éteindre à tout moment.
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En bon citoyen dôté d'une conscience sociale de niveau acceptable j'ai toujours signé mon nom à l'endos de ma carte d'Assurance Maladie. J'ai aussi informé mes proches que si je venais à m'éteindre je voulais que ma vie se prolonge au coeur d'autres gens, offrir au monde comme dernier cadeau l'incroyable chance de vivre.
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Avec mon coeur, mon foie, mes yeux, mes reins, mes poumons, je voulais allumer quantités d'étincelles qui brilleraient dans le noir, souvenir du feu qui autrefois aurait brûlé en moi.
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C'est désormais impossible. Comme il m'est impossible de faire don de mon sang aux gens qui en ont besoin.
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Effectivement depuis quelques jours les homosexuels n'ont plus le droit de faire de don d'organe. Ils sont considéré comme un bassin de gens trop a risques.
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Est-ce que c'Est justifié ? J'aimerais dire que non. J'aimerais comprendre que oui.
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Malheureusement au delà de la justification d'une décision administrative il y a cette impulsive impression qu'on vient de m'enlever quelque chose.
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Sans pouvoir justifier moi non plus mon point de vue, j'ai l'impression lorsque je pense à cette interdiction de perdre une parti de ce qui fait de moi un citoyen a part entière, égal de tous et chacuns.
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Mes organes se perdront avec ma chair lorsque j'en viendrait à m'éteindre, et toutes ces étincelles s'élèveront dans le ciel avec moi, pertes incommensurables pour tant d'autres qui vacillent seuls dans la peur de ne plus briller.

29.12.07

I Wish You

Voilà. Dans 48h00 nous seront à quelques minutes de passer en 2008. So this is Christmas and what have you done? Another year over, a new one just begun..
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Je sais pas pourquoi mais pour moi la nouvelle année a toujours été un symbole très fort. Une coupure, que dis-je, une cassure. La fin du mauvais de l'année précédente. Les espoirs que la suivante sera meilleur.
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Et le souvenir de tous ces beaux moments passés au cours des 12 derniers mois. 12 tous petits mois. Ça passe tellement vite une année.
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Quand je suis arrivé dans la Vieille Capitale il y a maintenant 1 an et ½, le VHS de ma vie sociale est resté sur pause. Ou alors la bande est restée coincée dans un rouage quelconque. Nevermind.
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En 2007 la bande a lâchée, et ma vie a semblé être vécu en accéléré. Tous les amis que je ne m'étais pas encore fait à Québec, avec leur lot de bonheur, de joie, de peine, de déception.
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Avec l'amertume de découvrir qu'ici comme ailleurs nous ne sommes qu'humains. Moi inclus.
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Je n'oserais aller jusqu'à dire que je suis venu ici pour les mauvaises raisons. Ce serait trop peu nuancé pour être juste envers moi-même. Mais je dois admettre que je m'attendais à autre chose.
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Quoi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai oublié qui j'étais. Ou qui je voulais devenir en venant ici.
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Finalement il semblerait que je me sois emporté avec moi dans mes valises, incapables de me débarrasser de moi-même et de tout ce que j'aurais voulu fuir. Je l'ai traîné avec moi comme on traîne un boulet. Sans comprendre à ce moment là que ce que je croyais être un boulet qui m'empêchait d'avancer s'appelait ma Vie et que s'il était si lourd à porter c'est qu'il était composé du poids accumulé de toutes mes joies et peines.
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Aujourd'hui je suis ici. Ni meilleur, ni pire. Ni plus triste, ni plus heureux. Si par moment j'aurais aimé être comme les autres, j'ai fini par comprendre que "Les Autres" n'était pas plus heureux que moi.
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Dans moins de 48h00 je laisserai derrière moi une année 2007 fertile en émotions de toute sorte, en découverte, en plaisirs et en désillusions.
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Merci à ceux qui ont peuplés cette année.
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Chouchou, Coloc, Le Plus Petit de Nos Amis, la Prof d'Anglais, le Réceptionniste, Princess, l'Homme qui Boit, Fred, l'Artiste, Minimon, Fluff, Olivier, Waitress Insatiable, la Dorris, la Candy et tous les autres que j'oubli sur le coup car les gens passent tellement rapidement dans nos vies.
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Parfois trop rapidement.
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Que l'Année 2008 soit clémente à votre égard. Que vos espoirs deviennent réalité, que votre entourage vous aime et vous appuie. Que le soir lorsque vous êtes couché dans le noir, vous puissiez vous endormir rapidement, bercé par la satisfaction que votre vie vous apporte jour après jour après jour...

8.12.07

l'Histoire de Lucie

Vous savez à quel point j'aime écrire sur les gens. Vous savez aussi à quel point j'aime vivre dans mon monde.
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Parfois, rarement, je me permet de faire fusionner ces deux passions pour vous pondre un texte totalement fictif sur une personne, comme si je la connaissais.
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Ce soir Chouchou, la Prof d'Anglais, le Plus Petit de Nos Amis et moi sommes sorti au bar avec d'autres personnes.
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Vers les deux heures du matin j'ai, pour la première fois, porté mon attention sur la femme derrière Chouchou.
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Fin trentaine. Probablement plus la jeune quarantaine. Maganée de la vie. Elle sortait du lot, définitivement.
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Il n'en fallait pas plus au Jeune Homme pour partir dans son monde et extrapoler aux limites du raisonnable cette femme derrière son ami.
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Appelons là Lucie.
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Dans le monde du Jeune Homme Lucie est secrétaire dans une commission scolaire.
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Lucie va manger avec ses chums de femmes au restaurant les jeudi midi. Sinon elle apporte un lunch au bureau dans des plats jetables Ziploc. Quelle récupère, évidemment. Et elle prépare son lunch la veille au soir.
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Lucie a un sac à soulier en toile. Dans lequel se trouve probablement des chaussures noires avec des talons bas et plats, confortables et pratiques. Sinon elle porte à l'extérieur des bottes de cuirette noire avec des talons aussi plats et aussi bas. Lucie est une femme pratique.
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Lucie reste en banlieue de Québec. Val-Bélair, ou un truc du genre. Sur une rue anonyme, ou toutes les maisons sont pareil, mais avec un revêtement de couleur différente. Celui de sa maison doit être rose. Elle a une piscine hors-terre, un cabanon qui fitte la maison, une entrée en garnotte. derrière une galerie en bois traité sert aussi de deck de piscine. L'hiver venu son mari installe un abri tempo blanc dans leur entrée.
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Lucie a une Civic de deux ou trois ans d'âge. Avec l'équipement de base, sa voiture est probablement argent. Elle stationne sa voiture dans l'abri tempo installé par son mari tous les soirs. C'est tellement commode !
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Lucie reste avec son mari, qu'elle a rencontrée à la fin de ses études au CEGEP, études qu'elle n'a pas complétée, préférant se marier et faire un DEP en secrétariat avant de tomber enceinte. Elle n'a pas besoin de diplôme, son mari travaille comme cadre dans une usine.
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Lucie et son mari ont eux deux enfants. Deux garçons. Ils ont 19 et 21 ans. Le plus vieux est a l'université et travaille a temps partiel dans un resto. Il a sa propre voiture, vieille mais utile, qu'il a payé lui même grâce à un prêt endossé par ses parents. Le plus jeune a terminé son secondaire et étudie au CEGEP ou il passe son temps dans la cafétéria ou dans le parking a fumer du pot.
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Lucie a décorée pour Noël la semaine dernière. Un arbre articificiel, les vrai font tellement de cochonneries. Son mari a posé des lumières de style "glaçons" sur la devanture de la maison. Un bonhomme de neige soufflé trône au centre de son terrain, devant la maison, à côté d'un arbre acheté au Canadian Tire de Vanier, décoré de lumières vertes, rouges, bleues, oranges, vertes, bleues, rouges, oranges...
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Lucie a choisi son plan de match pour sa vie et l'a suivi à la lettre. Elle considère être satisfaire d'avoir réussi à le suivre probablement plus qu'elle est fière du résultat de son acharnement.
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Lucie est au Drague ce soir, avec son collègue de travail gay de 8 ans son cadet. Il a enlevé son chandail et elle danse d'un pas mal assurée, un peu saoule de tous ces rhum/coke, ne connaissant aucune des chansons qui jouent.
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Lucie est-elle heureuse ? Je ne sais pas.
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Par contre, Lucie a essayée. Peu importe son nom, peu importe sa vie, peu importe que j'ai tord ou non.
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Lucie a tout mon respect.
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Pour ce que ça vaux !

5.12.07

1,2,3,4 et la douce 5.

La Waitress Insatiable m'avait demandé d'être chez elle pour 18h30. Lorsque j'ai tourné le coin de sa rue vers 18h45, embourbé jusqu'aux genoux dans l'enfer blanc qu'était devenu la Basse-Ville, elle était affairée à déblayer (déterrer) sa voiture. Ou alors elle tentait de pénétrer à l'intérieur d'une congère mobile équipée de miroirs latéraux.
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Nous avons rapidement retiré toute la neige embourbant sa rutilante Ginette, sous le regard désapprobateur de sa voisine qui, j'en suis certain, était affectée d'une profonde phobie de la neige. La ville nous interdit de mettre la neige dans la rue, elle refusait que nous la mettions sur le trottoir, j'ai passé à un cheveux de lui dire ou elle pouvait vraiment se la foutre, toute cette neige.
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Le Réceptionniste s'est joint à nous juste a temps pour aller porter Ginette au Miteux Bar pour la nuit, nous avons donc pris une petite marche en revenant.
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Rendu chez la Waitress moi et le Réceptionniste avons chacun retirés nos bas pour en mettre des secs avant de nous asseoir dans les marches, au dessus du calorifère, pour faire sécher nos pantalons.
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C'est alors que la ronde des bouteilles débuta.
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Première bouteille, l'apéro. Un blanc mousseux, volatile et léger, qui se boit tout seul. La bouteille du small talk, des nouvelles, quoi de neuf, qu'arrive-t-il avec.. , etc.
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La waitress se démenait encore devant son fourneau, clope à la main, lorsque nous avons ouvert la suivante. Un pinot noir, un rouge léger. La deuxième bouteille, celle des échanges, des "tu te souviens la fois où on à..", des histoires milles fois racontées. Celle ou on se plaint aussi un peu de nos jobs, de nos vies, de notre célibat et de l'amertume de cette damnée solitude pour un soir laissée dans le garde-robe. La deuxième bouteille, celle qui nous fait réaliser à quel point nous avions besoin de cette soirée depuis longtemps.
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C'est un peu après le début du repas que nous avons ouvert, la troisième, la meilleur d'entre toutes. C'est sur ce rouge puissant avec une saveur minérale prononcée qui n'était pas sans rappeler le plomb et le cuir que notre appréciation de tous et chacun s'exprime sur des mots parfois aussi puissants que le vin, parfois maladroits comme nous le sommes. Ce besoin inexplicable de verbaliser l'affection éprouvés l'un pour l'autre. La troisième bouteille, celle de la confiance sans pudeur.
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Après le repas, avant le dessert, la quatrième bouteille s'ouvre sans tambours ni trompette. Ce rouge décevant sera la bouteille des confidences, celle qui ont ce même goût fade et un peu trop acide que les propos que nous tiendrons. Ces expériences dont on parle avec dépit, ces histoires racontées avec un goût amer dans la bouche. Celle que l'on ne raconte honnêtement qu'à de très bons amis. Le genre d'amis avec qui tu peux te rendre à la quatrième bouteille sans gêne de ce que tu diras un coup toute inhibition tombée. La quatrième bouteille, celle des confidences.
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Et puis finalement, la cinquième. Pour beaucoup celle de trop, pour nous la fin d'une belle soirée. Un amarula doux et crémeux, servi sur glace avec du lait, qui coule en nous comme le sentiment de satisfaction et de libération que laisse cette soirée haute en émotions, en rires, en larmes, parfois. La cinquième, aussi douce que notre amitié.
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La bouteille du Small Talk, celle des échanges. Puis celle de la confiance, suivi de celle des confidences. Toutes ces bouteilles pour la cinquième, celle de la douce amitié qui, au delà de l'alcool, reste le vrai moteur du succès de ces soirées toujours parfaites.
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19.11.07

Histoire de Brunch

C'était une bonne idée. Une très bonne même.
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Dimanche dernier Le Plus Petit de Nos Amis organisait un brunch chez lui. Des amis, des connaissances, il faisait s'entrechoquer ses mondes pour le plus grand plaisir de tous et chacuns.
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Ce genre d'évènement reste toujours un peu éprouvant pour la personne qui l'organise. On veut que tout soit parfait, que tout le monde s'amuse, etc. Je lui lève mon chapeau, ce fut un franc succès !
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J'ai donc décidé à mon tour de convier une douzaine de personnes à bruncher chez moi Dimanche.
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Coloc, Chouchou, La Prof d'Anglais, Le Plus Petit de Nos Amis, Princess, le Réceptionniste, Dorris, la "date" du Plus Petit de Nos Amis, le chum de Coloc, le P'tit Blond que je trouve toujours aussi charmant et le Jeune Homme se sont donc retrouvé pour une journée fort sympathique "live" from the Basse-Ville.
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Bien que le Jeune Homme ai été assailli par le doute lorsque ses yeux se sont ouvert à 9h00 du matin ce dimanche là, soit pas tout a fait 4 heures après s'être couché, tout s'est déroulé de façon détendue et conviviale.
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La Prof d'Anglais et le Plus Petit de Nos Amis m'avaient proposé leur aide, je leur avait donc demandé d'arriver vers 11h00. Technique machiavélique s'il en est une, je fais pratiquement toujours la même chose lorsque j'invite des gens à venir chez moi et qu'on me propose de l'aide.
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À 11h00 tout était déjà prêt, vous devinez. Le Jeune Homme aime être seul dans sa cuisine. Et puis yavait rien de très compliqué à faire.
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Dorris s'est pointé vers midi, avec une bouteille d'Amarula. Après tout un brunch c'est un déjeuner tardif ou il est socialement bien vu de boire de l'alcool non ?
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Ensuite est venu le P'tit Blond. Pointe de nervosité, he's so damn cute. Souriant, le regard franc, vif d'esprit, le Jeune Homme n'a pas regretté une seule seconde sa présence, bien au contraire. Il faudra vraiment m'botter l'cul voir si l'intérêt est réciproque.
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Les autres sont venus, dans l'ordre et le désordre. Ces gens qui parfois se connaissaient de vue, parfois pas du tout, ont échangés et se sont tous amusés. Les regards complices, les sourires détendus, les pointes et les conneries se sont succédés à un rythme infernal.
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On a fait maison vide vers 17h00, sauf pour la Prof d'Anglais qui est restée encore un peu, faire le cool off du week end, parler de tout et de rien, apprécier les minutes qui passent.
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le Jeune Homme avait oublié à quel point il est épuisant de recevoir autant de gens, même quand on est habitué, même quand on y met peut d'effort. Le simple fait de voir tout ses gens dans votre appart vous draine votre énergie. Vous voulez satisfaire tout le monde. Mais quelle belle fatigue par contre.
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Résumé du Brunch: A TOTAL BLAST !
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Alors, à qui le tour de recevoir ?

19.10.07

Le Retour du Réceptionniste

S'faisait longtemps que vous n'aviez pas entendu parler han ?
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Bha, faut croire que j'passe pas ma vie sur blogspot à tout vous raconter dans le moindre détail.
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Si plusieurs d'entre vous croyaient le Réceptionniste sorti de ma vie il n'en est rien. Depuis plusieurs mois déjà son nom s'efface de la mémoire collective de vous, chers lecteurs, vous portant à croire que jamais plus je ne le vois, que jamais plus nous nous parlons.
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Question de tuer la mornitude de cette caractéristique journée d'automne voici des nouvelles fraîches d'un des hommes qui ont si bien servi ma cause et mes histoires, cadre inconscient d'une image unidimensionnelle et fort peu juste que j'ai adoré dépeindre ici.
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Les jours ont passés, ils se sont transformés en semaine, puis en mois. Moi et le Réceptionniste sommes devenus bons amis, la confiance s'est installée, le besoin aussi, un peu. Il était chez moi encore hier soir.
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Je parle de lui en ce moment (soyons honnêtes) car je lui ai refilé l'adresse du blog. Trop de monde autour de lui le lisent, depuis quelques temps je m'inquiétais qu'il ne tombe dessus sans que je le sache et qu'il lise mes textes sans avertissement. Conscient du manque de nuance de plusieurs de mes écrits j'ai trouvé plus avisé de le mettre au parfum moi même afin qu'une mauvaise interprétation ne porte ombrage à notre amitié qui m'est si chère.. !
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Alors voilà, messieurs, dames, dites bonjour au Réceptionniste, l'homme derrière le personnage ici illustré pour vous divertir sans pudeur.
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Sans rancune boy !

30.9.07

Parc Belmont

Diane Dufresne n'a jamais et ne sera jamais une de mes idole. En fait, je n'ai pas d'idole du tout.
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Je me suis toujours refusé à idolâtrer l'ensemble d'une oeuvre ou d'une personne tout d'un bloc. Je trouve que c'est simpliste, paresseux. Pire que ça ? Je trouve ça irrespectueux face à l'oeuvre ou l'artiste. Tout idolâtrer revient à admettre que chaque pièce du tout à la même valeur. C'est dorer le blason au moins beau et ternir le meilleur.
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Sauf que le Parc Belmont m'a toujours fasciné.
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Pourquoi ? Pour plein de choses et pas grand chose en même temps.
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Faut dire que je l'ai toujours aimé cette chanson. Mais pas toujours pour les mêmes raisons, pas toujours de la même façon, en quelque sorte.
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Parce qu'au fur et à mesure que le Jeune Homme chemine dans la vie, il redécouvre ce Parc Belmont sur un cycle plus ou moins régulier.
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Il la perçoit différemment, plus le temps passe.
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De l'impression de pure folie est ensuite venu ce profond sentiment de lassitude dégagée par le texte.
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Puis l'émotion derrière les paroles est venue accentuer la force de cette sensation. Accentuer mais affiner. Moduler, retenir, ajuster.
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Pas de ces émotions qui se doivent de hurler pour avoir saveur de réalité. De celles qui coulent de source, que l'on comprend sans comprendre. Sans s'en rendre compte.
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Comme si ces émotions étaient nôtres parfois.
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Avec les années cet amalgame de sentiments vifs et juste ont laissé transparaître une autre vision de l'oeuvre.
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L'émotion derrière l'émotion. Le catalyseur, le déclencheur, le vrai nerfs de l'histoire, le "je ne sais trop".
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Ce truc un peu trop vrai. Pas qu'il crée malaise mais... Il installe le doute.
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Doute que cette pauvre chanson d'une folle parmi tant d'autre contient beaucoup moins de folie qu'on n'aurait pu y croire et beaucoup plus en même temps..
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De cette folle qui nous chante qu'elle à tout compris et qu'elle joue le jeux de plein grée.
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De cet énorme mensonge qui, avec les années, transparaît de plus en plus.
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Cette pauvre folle qui ne fait que chanter pour se faire croire à elle même qu'elle à tout comprise alors qu'elle n'en est que plus folle par le mensonge qu'elle s'adresse à elle même.
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De cette folle qui accepte de jouer le jeu juste parce qu'elle sait comment y jouer et que de cette façon elle pourra continuer à se faire croire qu'elle est moins folle qu'ils ne le croient.
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De cette folle que nous sommes tous un peu, expert pour nous mentir, sans même le savoir.
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De ce Parc Belmont d'où nous sommes des millions de fou à chanter cette fausse compréhension du monde que nous nous imposons pour nous permettre, le soir venu, de rêver de ces vertes étendues ou le bonheur existe encore..
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Remarquez, p't'être que j'suis juste un peu fêlé et qu'il est trop tard. P't'être que demain je comprendrai que j'ai laissé mes doigts courrir sur ces lettres sans trop penser et sans trop de sens..
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P't'être ben...

25.9.07

Des Jouets pour la Piscine...

Probablement qu'aucun d'entre vous n'avez su la nouvelle. C'était qu'un simple entrefilet dans le Soleil d'hier.
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Soleil que quelqu'un avait déposé dans ma boite à malle par hasard. Ou dans un but promotionnel. J'suis pas abonné au Soleil.
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Et puis faut dire aussi qu'elle s'appelle pas vraiment St-Bougon-des-Martys cette Église. N'empêche, je tairai son nom. J'suis presque rendu à vous donner mon adresse ici pour que vous me google-mappiez (S'tu un verbe ça ?).
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Ben ouais, imaginez-vous donc! L'église en face de chez-nous s'est fait cambrioler. Ils se sont fait voler pour 20 000 piasses de Calices. C'est du Calice pas a peu près ça m'sieurs dames !
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Beaucoup crient à la honte d'un geste aussi peu respectueux. Dévaliser une Église. Ce Lieu Saint.
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Dire qu'il y a pas si longtemps encore, les Églises ne barraient jamais Leurs portes.
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Et maintenant même si la porte est cadenassée, on y vole des Symboles Religieux. (En argent et en or, by the way).
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J'pourrais servir une réponse passe-partout et fort simpliste à ces gens qui s'insultent de voir leurs Objets Sacrés volés pour être fondus puis revendu sous la forme de cockrings en argent sterling....
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Le Monde A Changé.
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C'est vrai. Mais c'est injuste.
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Le monde a changé depuis que je me suis levé ce matin. Quand je me lèverai demain, il aura encore changé durant la nuit.
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Le monde a changé. Je ne sais plus quel journaliste parlait de cette maxime en lien avec les évènements du 11 septembre. Il disait que le monde changeait constamment. Il avait bien raison.
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C'est un secret pour personne. On est plus dans le Québec des années 40. Ni même dans celui des années 80, 90... on est le 25 Septembre 2007. Pour encore quelques heures.
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Et en ce 25 Septembre 2007, qui est-ce qui conserve 20 000 en argent et en or derrière une simple porte barrée ?
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Permettez moi de poser la question sous un angle qui me semble encore plus juste.
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Qui enferme ses Calices en argent et en or comme on enferme les jouets pour la piscine dans le cabanon l'automne venu. Derrière une simple porte de bois avec un cadenas Master, les mêmes qu'on met sur les casiers scolaires au secondaire ?
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Le Monde A Changé.
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Peut-être que l'Église devrait elle aussi évoluer un peu...Welcome to 2007.

29.7.07

Cette Salope de GizZz...

Moi et Chouchou on a vraiment pris un bon 15 minutes pour comprendre. Ou plutôt, pour avoir une réponse à nos interrogations.
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C'est que ya un truc que je vous avais pas mentionné. Le Camepigne ou on est allés, dans le coin de Rawdon, c'est un camepigne gay.
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Pas qu'on ai eu des contacts avec des hommes... Non, il s'est rien passé.
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Mais j'sais pas, c'est drôle pareil de se ramasser entre hommes. D'être entre nous. Même si ce nous a une moyenne d'âge équivalente à celle de nos pères et qu'on ne se retrouve pas en eux.
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Tout ça pour dire qu'on a passé 15 minutes à se demander comment une femme avait pu venir camper à côté de nous. On savait bien que c'était impossible. Ya pas de femme sur le site. Sauf que yavait des arbres, on voyait pas qui était cette femme qui criait après son mari.
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Elle criait pas vraiment en fait. Elle était juste tellement directive et dominatrice dans sa façon de lui dire quoi faire que c'était plus agressif que si elle avait vraiment crié.
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Faut dire que c'était le genre de femme avec une voix qui porte. Le genre qui énerve. Vite.
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Vu qu'elle était autoritaire et directive, on l'a appelée Gisèle, comme ma grand-mère.
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Elle ajuste les thermostat quand elle nous rend visite parce que Gisèle SAIT que le jour, il faut qu'il fasse 21, pis que la nuit, c'est 14 la bonne température. Gisèle n'impose pas.... Elle sait.
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Pis Gisèle, c'était pas assez.... Pas assez... Ça nous pertinait pas assez mettons. Fek on l'a appelée GizZz... Cette salope de GizZz qui donnait des ordres d'une puissante voix stridente à son mari.
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Après 15 minutes, nous avons finalement établi un contact visuel avec cette salope de GizZz... Ben, elle nous a pas vu, mais nous oui.
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C'était un homme. On était rassuré, mais désabusé en même temps. C'était IMPOSSIBLE qu'un homme soit et sonne comme cela. Ça remettait tout notre univers en perspective.
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Ça été encore pire quand on a découvert que cette salope de GizZz s'appelait Louis-Denis et qu'elle avait soit la quarantaine, soit très proche ( Une vie d'excès ça vous magane une salope, vous avez pas idée!)
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Toujours est-il qu'après avoir résolu le mystère du sexe de la salope en question, on pensait pouvoir retourner à nos petites affaires moi et Chouchou. Rarement nous sommes nous trompés de cette façon.
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GizZz avait décidé de lever le coude ce soir là. Le genre de brosse que tu sais qui va mal finir. Genre une brosse au Breezer à l'orange. Ou à la Tornade au fruits des champs. Quelque chose qui fait feeler croche facilement et qui se vomi ben. Le genre de truc que les GizZz de ce monde aiment à boire plus que de raison.
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Là notre n'a pas fait exception à la règle ce soir là. Et nous, on était pris pour vivre sa brosse, du moins question son.
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Et puis, vous savez, tant qu'a se taper la sono, aussi bien avoir le show son et lumière.
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C'est pourquoi Chouchou lui a gracieusement offert notre lampe de poche quand elle s'est enlignée pour descendre le sentier (Calissement a pic) à côté de notre terrain.
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On voulait être certain de la voir se casser la yeule. Elle n'est pas tombé. Saloppe de GizZz.
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Ensuite, évidemment, elle s'est chicanée avec son chum. Mais bon, c'était écris dans le ciel.
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C'est une heure plus tard quand elle est revenu à la tente, qu'elle avait quittée en pleurant, qu'on a vraiment ris par contre.
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Quand t'entend le mari de GizZz lui dire "Ben non t'es pas censé revenir, tu m'aimes pu, tu me l'as dit tantôt!" et que GizZz fait "Ha..oui!" avant de repartir en pleurant.... Tu peux pas t'empêcher de rire un peu.
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Qui abuse de la tornade aux fruits des champs doit en payer le prix, comme on dit.
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C'est probablement le lendemain matin, alors qu'elle vomissait son trop plein pendant que son mari lui martelait qu'elle avait encore une fois trop bu et qu'elle avait été Méchante (Méchante! Méchante!, Méchante !) avec les gens qu'on s'est dit que cette Salope de GizZz avait eu la leçon qu'elle méritait...
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...Jusqu'à la prochaine fois.
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Salope de GizZz... Tu resteras à jamais gravé dans nos mémoires

6.7.07

Dans la Capitale.

C'est pas aux états-unis. C'est pas ailleurs dans le monde. C'est même pas à Montréal.
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C'est ici. Dans la Vieille Capitale. Sur place d'Youville. 15 minutes après que je sois passé en revenant du travail, dimanche dernier.
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Jeune gai battu par 4 skinheads

Le Journal de Québec, 06/07/2007 , 06h50
Un jeune gai de 24 ans a été sauvagement agressé à coups de poing et à coups de pied par quatre «skinheads» sur la rue St-Jean vers 1h15 dimanche dernier, sans autre raison apparente que celle de son orientation sexuelle.
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L'agression n'aurait duré qu'une trentaine de secondes mais a laissé d'importantes séquelles au jeune homme qui préfère garder l'anonymat par crainte d'être de nouveau la cible de ses agresseurs. La victime sortait du bar le Drague et marchait tranquillement sur la rue Saint-Jean à la hauteur de la place d'Youville lorsqu'il s'est assis sur un banc afin de manipuler son «Ipod».
«J'ai vu un gang de gars avec les têtes rasées qui s'en venait en courant. Le temps que je réalise que j'étais en train de me faire attaquer parce que je suis gai, ils étaient rendus sur moi en train de me battre. Ils me donnaient des coups de poing et des coups de pied en me traitant d'hostie de «fif» et de grosse tapette. Je suis tombé par terre et j'ai essayé de me protéger. J'ai crié d'arrêter et ils sont partis en courant. Tout cela s'est passé en 30 secondes maximum», explique le jeune homme.
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Du côté des policiers, on affirme ne pas avoir de problème particulier avec les «skinheads» à Québec. Ils seraient impliqués dans un ou deux événements du genre chaque année tout au plus.

De l'aide

Deux autres individus qui se trouvaient à proximité sont venus l'aider à se relever et lui ont demandé s'il voulait appeler la police. «J'étais sonné et le taxi se trouvait juste devant moi. J'ai dit non et je suis embarqué dans le taxi pour joindre des amis. C'est tellement arrivé vite. Je paniquais, je ne comprenais pas ce qui venait de se passer», ajoute la victime.

C'est le chauffeur de taxi qui lui a dit qu'ils étaient quatre à l'avoir battu. Une fois de retour à son appartement, ses colocataires lui ont dit qu'il devait se rendre à l'hôpital pour y recevoir des soins. Il a dû passer deux jours à l'hôpital.

Des blessures

Le jeune homme a eu une importante contusion au dos, une dent cassée et une dislocation de la mâchoire. Les médecins l'ont opéré et lui ont inséré des vis et des élastiques afin qu'il puisse fermer la bouche correctement. Il risque d'avoir des séquelles permanentes comme une perte de sensibilité au niveau de la bouche.

«Je ne peux plus manger, je peux juste boire avec une paille. J'ai des pilules contre la douleur mais ça m'endort et je ne peux plus rien faire quand je prends ça», précise-t-il.

Les parents

Les parents du jeune homme sont carrément scandalisés par l'agression gratuite dont a été victime leur fils. «C'est inacceptable de se faire battre de cette façon parce qu'on est un peu différent en 2007. C'est difficile de garder son calme devant ce genre d'agression mais il ne faut pas embarquer dans leur jeu. On ne combat pas la violence par la violence», dit le père de la victime.
C'est pas aux états-unis, C'est pas ailleurs dans le monde. C'est même pas à Montréal.
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C'est ici, parmi nous tous. C'est ces jeunes qui nous descendent leur chaudière avec une corde du haut des portes St-Jean plutôt que de juste lever leur cul pour venir teter leur change. C'est les Skinhead de place d'youville qui ne sont pas problématique car ils n'attaquent qu'une ou deux personnes par année. C'est pas bien grave, c'est juste une ou deux personnes...

22.6.07

Le Syndrome Pernicieux.

Bon, j'crois que tout le monde connaît mon statut de célibataire. Si certaines personnes (Excuse moi papa!) semble ne pas voir en cela un problème, ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde.
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Mlle Escobar en a parlé dernièrement, c'est maintenant mon tour de vous offrir un brillant exposé sur le statut Ho! combien improbable et incompréhensible du célibat.
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Pour ne pas tomber dans la redondance, je m'abstiendrai de traiter du sujet selon le même angle que notre jet-setter montréalaise, ne passant que rapidement sur les points touchés.
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C'est vrai. Le célibat est encore mal vu de nos jours. Quoi qu'en disent psychologues, coach de vie ou chums de femmes, c'est pas "in" être célibataire. Quoique allez savoir ce qui est "in" de nos jours. Si ya de quoi, être "in" c'est même plus à la mode pour ce que j'en sais.
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Sauf que moi, ya autre chose qui me chicote. Un truc qui arrive un coup passé les "Comment ça t'es encore célibataire?", les "Y doit y avoir quelque chose de pas catholique derrière ça!" et les regards lourds de jugement et suspicion.
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Moi j'appelle ça le Syndrome Pernicieux .
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Prenons un exemple inventé de toute pièce.
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Mettons qu'on prends un gars, d'à peu près 23 ans. Jeune, mince, charismatique, charmant. Avec un bon cercle social. Quelqu'un de "normal" (Osti d'mot simpliste moche!).
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Mettons que. Mettons que notre sujet type est célibataire depuis.. j'sais pas moi ! Mettons 2 ans, 3 mois et 24 jours. On dit des chiffres au hasard là !
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Vous vous dite, cette personne doit TELLEMENT être tannée de se faire demander pourquoi elle est encore seule ?
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BIN NON !
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Croyez vous qu'après ces quelques 846 jours les gens lui demandent encore réellement pourquoi il est célibataire ou même s'il a rencontré quelqu'un ? J'veux dire, quelqu'un d'autre que les purs étrangers et/ou collègues de travail féminine en pré-ménaupose/post-ménaupose ?
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Non. La vérité chers lecteurs assidus, c'est que les gens n'y pensent plus !
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Vous voyez mal où je veux en venir n'est-ce pas ? Je vous explique plus simplement encore.
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Si le célibat est mal perçu il existe par contre un envers de la médaille.
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Quand tu te sépares, après quelques temps, les gens se disent que t'es prêt à rencontrer quelqu'un d'autre. Ensuite, ils se demandent pourquoi tu rencontres pas personne d'autre. C'est là qu'on à les questions et qu'on affronte l'opinion, voir l'opprobre publique.
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Mais tout ceci n'est qu'une phase.
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Il y a autre chose après. Quelque chose de plus subtil, de plus pernicieux.
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Après, les gens acceptent le statut de célibataire. Pour toujours.
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Et c'est là le noeud du problème.
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Les gens oublient que vous avez déjà été en couple. Ils oublient que vous êtes capable d'amour. Ils oublient que vous aussi, vous en rêvez la nuit.
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Les gens ont fini de vous tanner avec leurs questions, ils ont accepté votre condition de célibataire. Endurcie.
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Mais lorsque c'est fait, vous ne pouvez plus vous en sortir. Vous n'êtes plus candidat à l'amour. C'est fini, les gens n'y pensent plus, les gens n'envisagent plus la possibilité que vous puissiez un jour reformer un couple. Vous êtes célibataire. Un vrai de vrai. Un pur et dur.
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Personne ne posera plus les questions maudites. Mais personne ne pensera plus non plus à vous présenter quelqu'un.
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C'est aussi simple que le fait, un jour, de vous rendre compte que vous avez traversé la ligne. On a retiré votre nom de la liste de rencontre du grand Lavalife de la vie, sans tambours ni trompettes, et personne n'en a fait de cas. Même pas vous.
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Un jour vous n'êtes plus une personne disponible. Vous êtes un célibataire.
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Pernicieux vous dites ? ( Ou totalement parano et névrosé, dans le fond vous choisissez le qualificatif de votre choix, j'suis pas ici pour vous juger !)
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he bien, le plus triste dans tous ça, c'est que ça se fait avec votre approbation tacite.
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Allez y, posez vous la question. Vous connaissez tous quelqu'un qui est célibataire depuis longtemps. Vous demandez vous encore souvent si il ou elle va rencontrer quelqu'un? L'imaginez vous rencontrer quelqu'un? Voyez-vous cette personne en couple?
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Vous répondrez probablement oui. Mais vous aurez probablement eu besoin d'un moment pour y penser.
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Et c'est ça qui est pernicieux. C'est qu'on prend rarement le temps d'y penser.
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En attendant je proclame le Syndrome Pernicieux comme nouveau membre à part entière du magnifique cercle (Cirque ?) de la vie!

10.6.07

Pleasantville.




Tout le monde connaît au moins une personne comme ça. C'est pas qu'ils soient si nombreux, c'est juste qu'on peut pas s'empêcher de les remarquer.



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Moi, le mien, j'l'appelle Pleasantville.



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Vous connaissez ? C'est un film qui est sorti il y a quelques années. Comédie légère que j'avais bien aimé et dont le cadre était la ville de Pleasantville, un endroit en noir et blanc ou tout et tout le monde est parfait.



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Ben c'est ça. Mon Pleasantville il a l'air parfait.



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Un grand garçon, mince sans être maigre. Des cheveux blonds, toujours coupés à la perfection et bien coiffés.



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Un sourire à 1000 balles avec des dents blanches et éclatantes. Une peau lisse et douce.



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Toujours bien habillé. Toujours gentil sans être têteux. Toujours moqueur sans être baveux.



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Bref, je l'aime bien mon Pleasantville...



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...Sauf que.



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Sauf que, la perfection, ça vous tape pas sur les nerfs vous parfois ?



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J'le sais qu'il est pas parfait le gars, j'le sais qu'il est humain et qu'il a ses défauts. J'les connais même ses défauts. Sauf qu'en bout de ligne tu peux comme pas t'empêcher d'éprouver quelque chose qui ressemble à de la jalousie face à ces gens là.


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Tu te demandes comment ils font pour toujours avoir l'air si merveilleux. Et puis, tout semble tellement simple. Comment ils font s'ils sont juste humain pour projeter cette image si... Si achevée ?


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Et puis, quand j'ai ce genre de pensée là, j'pense a Desperate Housewives. J'pense à Bree Van de Camp.


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On dira que c'est juste une comédie. Moi j'dis que ces personnages là, celui là en particulier, sont des caricatures un peu trop vivantes de ce qui se trouve dans notre société. Des personnages juste assez exagérés pour mettre en évidence ce qu'on croise au coin de chaque rue.


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Alors j'me dit que j'suis content de pas vivre à Pleasantville.


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Sérieusement, j'crois pas que j'aurais les nerfs pour porter le poid de la perfection sur mes épaules en tout instant.


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J'préfère relever d'une critique de temps en temps que de brûler mes ailes à les esquiver. J'préfère la couleur des imperfections que l'uniformité d'une vie parfaitement monochrome.


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Pour les autres, Welcome to Pleasantville.

9.6.07

Entre le Rasoir et les Hommes

C'est en revenant d'un déjeuner TOTALEMENT trendy à l'Oeuforie en compagnie de quelques unes de mes nombreuses connaissances que j'ai fait un arrêt à la pharmacie.
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Depuis quelques temps j'étais low stock sur les produits essentiels à la vie tel que le pot de pommade à cheveux que j'étirais de jour en jour alors que la dite pommade s'étirait de moins en moins et séchait de plus en plus dans le fond du bocal.
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J'ai aussi acheté tout le nécessaire pour faire la chasse aux poils de toute sorte sur ma personne. Je caresse effectivement le rêve de me transformer en jeune éphèbe pré pubère anorexique afin de pouvoir faire la chasse aux hommes avec toutes les armes disponible en main.
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Ben ouais, yen a qui diront qu'ils le font pour eux. Moi j'l'admet d'emblée, j'le fais pour les autres. Qu'est-ce que vous voulez, je crève d'envie d'avoir moi aussi un joli mari tous les soirs dans mon lit pour pouvoir faire mon pervers en me tapochait sa bite sur le bord d'la yeule en criant MORE CUM! MORE CUM! tel une actrice porno mineure de second ordre.
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Mais bon, en y réfléchissant bien, c'est un peu stupide mon truc . Pas l'affaire du tapochage de bite sur la yeule, ça j'aime bien. Plutôt cette paranoïa sociale du poil sous toute ses formes. On est bien parti pour s'épiler des endroits ou on savaient même pas qu'on avaient du poil si on continue de même. Ou s'épiler le crâne. Brrr...
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C'est que, dans l'fond, j'augmente pas mes chances de faire une pêche miraculeuse au bar en ayant le torse lisse et doux. C'est pas parce que j'ai la poitrine comme une coupe à blanc que j'ai plus de chance d'embarquer un achigan à grande bouche qu'un crapet soleil dans ma chaloupe.
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Et puis, le crapet, il le verra pas que j'ai le torse lisse comme une planche de toc. J'veux dire, quand il va le voir, il va déjà être dans la chaloupe. J'vais pas me mettre en petite culotte pour aller clubber pour montrer au monde entier combien d'heure et de hurlement j'ai passé sur ce qui tiendra plus de l'oeuvre d'art que du corps.
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Fek dans l'fond... Dans l'fond, s'pas mal inutile mon truc.
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J'devrais peut-être prendre mes lames de rasoir pis m'faire des scarification tribales à la place. LÀ, je serais différent et unique. Et puis si j'les fais sur mon visage, tout le monde va les voir. J'me vois très bien sortir avec les mots "FUCK ME" de découpé dans l'front. J'suis certain que je ferais sensation !
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J'pourrais lancer une nouvelle mode. Ouais. J'aime ça s't'idée là !
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Mais non, ne vous inquiétez pas, j'vais pas me mutiler à vie juste pour aller à la pêche aux hommes.
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Non, à la place, j'vais retourner chasser la pilosité corporelle.
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Neat, me voilà !

7.6.07

La Génération Narcisse

Notre génération, celle qui n'a même pas de nom.
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Soirée assez emmerdante hier soir au resto. Pas qu'il y avait pas de monde. Nous avions deux groupes, un de 8 personnes, l'autre de 24. Moi je m'occupait du groupe de 24 avec un autre serveur.
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Un truc de gens ennuyeux. Le ministère des finances et ses sous-fifres. Avec, comme invité de marque, LA ministre des finances dont je tairai le nom. Disons simplement que Caro l'a avantageusement comparée au Joker dans la série de films Batman. La comparaison est frappante d'ailleurs.
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Rien de surprenant durant la première heure du service. Les déclarations partisane d'une couleur que je n'endosserai jamais fusaient de toute part. Le ton condescendant était de mise lorsque la conversation glissait vers les "p'tits nouveaux à Dumont qui savent pas comment ça marche la politique". Le tout agrémenté de propos féministes tenant plus du radicalisme que du socialisme, gracieuseté de la voluptueuse ministre.
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Mais bon. Le principal plaisir de la soirée restait le cours "dénigrement 101 des Adéquistes". Tout le monde en était au cours pratiques, encouragés par leur bienveillante tutrice qui trônait en milieu de table. Sauf que la conversation, de fils en aiguilles, a comme qui dirait glissée vers un sujet plus glissant.
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Des jeunes Adéquistes, on est passés aux jeunes en général. Et puis à la jeune génération. À leur morosité, leur incapacité d'action, leur vie amorphe, leur manque de volonté de changement comparativement à NOUS, les Baby-Boomers, qui avons TANT fait. La condescendance laissait place au mépris et moi je grinçais des dents.
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D'ailleurs c'est probablement le bruit de mes molaires qui crissaient (Et moi aussi d'ailleurs) qui a fini par attiré l'attention de la ministre.
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C'est avec un sourire fake d'une qualité que seul des années de pratique peuvent vous apporter qu'elle a donc posée une main noueuse, où les premières taches de vieillesse faisaient leur apparition, sur mon avant bras.
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Je venais d'être harponné par le numéro deux du gouvernement. I was SO in deep shit.
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Vous savez, Caro a raison. Elle ressemble vraiment au Joker.
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C'est dont empli d'appréhension que j'ai répondu à ce grand sourire tout sauf franc, sourire qui m'a presque distrait de ces yeux calculateurs empli de froideur. J'avais compris avant même qu'elle ne parle.
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Ce soir mes amis, le clou de la soirée, la Ministre fait la démonstration de tous ces préjugés avec un exemple vivant du "jeune". **applause**
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C'est mal me connaître, ma belle Monique.
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Ministre: Dites-moi donc jeune homme, quel est votre prénom?
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JH: Jeune Homme, Madame.
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Ministre:Et quel âge avez vous JH ?
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JH: 23 ans, Madame.
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Vous auriez du voir ses yeux pétiller. Un sujet type. Merveilleux. Elle en salivait déjà, abîmant la fresque qui lui tenait lieu de maquillage, maquillage qui n'était pas sans rappeler notre chère mairesse.
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M: Vous allez aux études cher JH ?
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JH: Non Madame. Je suis serveur de profession.
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La ministre se tourne vers son assemblée subjugué par cet échange de propos fascinants entre la Ministre et un "jeune". Ils sont subjugués de voir qu'Elle parle le "jeune". (Notez ici l'emploi de la majuscule dans le mot Elle, comme l'emploi du "I" majuscule dans le Il lorsque nous parlons de Dieu.)
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Ministre, à l'assemblée: Vous voyez, c'est ce qui manque à notre jeunesse, de l'ambition. Ils se satisfont d'emplois précaires, de faibles revenus et de peu d'avenir. Nous n'étions pas comme ça nous, les Baby-Boomers, dans notre temps.
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Le Jeune Homme place sa main devant sa bouche et toussote discrètement pour attirer l'attention de la ministre.
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JH: Sauf votre respect, Madame la ministre, j'ai cumulé au cours de mes études un DEC en langues, je parle donc l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand. (C'est pas vrai que j'parle tout ça mais bon.) J'ai ensuite complété (Presque) un deuxième DEC en gestion hôtelière, allant chercher des compétences en cuisine, en service, en sommellerie, en gestion, en administration, en ressources humaines et en communication. Je suis aussi sur le marché du travail depuis 7 ans et je gagne plus que ce que vous considérez comme étant le seuil de pauvreté pour une famille de 4 personnes.
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Ministre, un peu confuse: Ho... Désolé, je ne disais pas cela par rapport à vous nécessairement (YEAH RIGHT!).
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JH, Parti sur sa lancée: Je sais Madame la Ministre. Cependant, je crois que tout ceci reste une question de perspective. La génération boomers, dont vous faite parti, à passé sa vie à critiquer les gens des autres générations et à regarder tout le monde de haut, ou à se regarder le nombril. Votre principal défaut, c'est que vous êtes trop nombreux.
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Ministre, piquée au vif: Que voulez vous dire ?
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JH: La société est axée en fonction de vous, les baby-boomers, car vous êtes le groupe d'âge le plus populeux. Vous êtes donc les décideur finaux de tout ce qui arrive. Les préoccupations de la société ? La santé, parce que vous vieillissez, les CPE, parce que vos petits enfants les fréquentes, les soins aux aînés, parce que c'est ce que vous devenez. L'éducation, on en parle presque plus. Vos enfants ont terminés leurs études. Les grands projets de société, yen a plus. Vous êtes rendu trop vieux pour avoir de grands projets.
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Ministre, déterminée à ne pas perdre la face: Nous avons fait de grandes choses, nous avons manifestés, nous...
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JH: Parfait. C'était adéquat dans le temps. Moi, si je descends dans la rue manifester aujourd'hui, bin ya des bonnes chances que ce soit la que je finisse justement. Dans la rue. Parce que nous, on est pas aussi nombreux que vous. Et aussi parce que nous, on a été élevé dans une société individualiste par VOUS. Alors nous, plutôt que de manifester pour que le bon gouvernement nous offre notre avenir sur un plateau d'argent, on va a l'école, sans faire de bruit, on travaille, sans faire de bruit, et on monte notre propre avenir, sans faire de bruit. En attendant que vous partiez, vous, et qu'on ai la paix. En attendant que vous soyez trop vieux pour siéger a l'assemblée. En rêvant du jour ou vous serez trop vieux pour voter. Sauf que, si j'peux me permettre un conseil Madame la Ministre, soyez prudents.
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Ministre, estomaquée devant tant d'effronterie: Pardon?
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JH: Soyez un peu plus poli et moins condescendant envers les génération qui vous feront bientôt vivre. Parce que dans vingt ans, c'est nous qui allons vous nourrir, vous héberger et vous soigner. Faudrait que vous cessiez de mépriser tout le monde si vous voulez pas que le retour du balancier soit assez solide pour vous foutre sur le cul. Nous, on s'inquiète pas les jeunes. Quand vous partirez en maison de retraite, on achètera toutes vos maisons pour des pinottes, on montera rapidement dans l'échelle sociale car vous aurez déserté tous les secteurs d'emplois et tous les matins, en allant faire parti de la tranche active de la société, on vous saluera de la main pendant que vous vous bercerez sur le perron de votre résidence, probablement en train de penser au fait que vous avez été une grande génération.
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La plus belles des génération. La génération Narcisse.
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Ceci était une fiction tirée du monde imaginaire de Jeune Homme.

30.5.07

À Go on se Montre la Poche !

Je sais, je suis pas placé pour parler. J'ai pas habitude de mâcher mes mots, et j'me suis jamais gêné pour rentrer dans tout le monde sans faire attention à personne.
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Mais moi, j'suis pas journaliste. J'crois pas avoir de devoir réserve par rapport à mes écrits. Il y a certes une limites à ne jamais dépasser, mais je crois que la mienne est beaucoup plus loin que la leur.
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La limite de ce que tu peux dire devrait toujours être plus proche dans l'exercice de tes fonctions que dans ta vie privée. Un journaliste, c'est un formateur de l'opinion publique. C'est une sommité et ce qu'il écrit, c'est considéré comme étant réalité par la majorité des lecteurs.
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Sauf quand c'est tellement gros et ridicule que tout le monde peut le décrier haut et fort. Mais parfois c'est juste assez subtil pour qu'on y porte même pas attention. C'est secondaire, sans importance, mais tout de même. Ya un p'tit quelque chose.
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J'viens de tomber sur un bel exemple de ce dont je vous parle. Sur cyberpresse, cet article de Ève Dumas, une totale inconnue pour moi. Sûrement quelqu'un de bien. Sûrement une personne qui n'a même pas conscience du préjugé qu'elle véhicule, qui n'a probablement même pas ce préjugé.
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Le texte porte sur cette folle obsession de la chasse aux poils qui gagne les hommes depuis quelques temps.
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"Mais, dans la réalité, combien de mollets rasés, de torses épilés et de testicules tondus observez-vous dans votre entourage (à moins que votre entourage habite le Village gai ou que vous travailliez dans l'industrie de la mode ou de la porno) ?"
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J'sais pas.
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J'vis pas dans l'village. Mais dans ma tête, j'crois pas qu'ils passent le temps à s'entre-exhiber leurs gosses dans la rue. Ou entk, s'ils le font, dites moi sur quelle rue ça se passe, je suis curieux de voir.
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J'veux pas monter aux barricades, je sais que c'est assez anodin comme remarque. J'le fais pas non plus pour obtenir quelques commentaires enflammés à la suite du texte.
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J'trouve juste l'analogie inutile et le message sous-jacent (Les gay et les acteurs pornos voient autant de poches les uns que les autres) déplorable.
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Pis vu qu'ici c'est mon p'tit bout d'web à moi, j'avais l'goût d'le dire.

16.5.07

I Am Not a Racist!

Ya ce mek, que je vois parfois au bar. Un garçon d'à peu près mon âge, dont je me souviens jamais le nom. Haïtien. Ou un truc du genre. J'lui ai jamais demandé.
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En fait, j'ai ben d'la misère avec les noms.
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Samedi dernier j'étais accoudé au bar de la terrasse avec quelques amis lorsqu'il est passé à côté de moi. Fidèle à l'habitude que j'ai créé au fil de nos rencontres, je me retourne, l'attrape par le bras, et m'écris de ma plus belle voix de gars saoul:
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-HEILLE, SALUT DOUALÉE !!!!
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J'ai pas entendu sa réponse, j'ai été trop déconcentré par les bruits de crachat de gorgée, les hoooooooon !! indignés et les fous rires derrière moi.
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Doualée lui, il a pas tiqué. Il sait que c'est pour rire. Moi aussi.
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C'est qui le raciste.. Moi? Ou les autres qui trouvent ce que j'ai dit épouvantable?

13.5.07

The Bitch is Back !

Titre à prendre avec un grain de sel, s'il en est un, car il ne s'agit que d'une expression.
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J'vous glisse un p'tit mot sur la politique. C'est rare alors, ne vous plaignez pas !
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Je sais que plusieurs d'entre vous ne l'aiment pas. Je sais qu'elle est plutôt controversée. L'enthousiasme de sa venue annoncée s'essoufflera probablement avant longtemps, les gens du PQ aimant bien à crucifier leurs chefs. Après tout si ça a marché pour la religion catholique, pourquoi ça marcherait pas en politique han ? Et puis avec un chef cloué sur la croix, il nous reste juste à écrire "INDÉPENDANCE" à la place de "INRI"* en haut sur le p'tit bout de papier.
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*Petite note culturelle: INRI: Iesvs Nazarenvs Rex Iudaeorvm, soit les initiales du crucifié, Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.
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Haaaaaa Pauline, Pauline, Pauline.... J'suis bien curieux de voir ce qu'il va advenir de toi. J'suis curieux de voir comment ta fausse bourgeoisie va jouer sur ton image, et de quelle façon tu vas conserver cette image accessible que tu as, à mes yeux du moins, pour la première fois de ta vie politique.
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J'suis curieux de voir comment tu vas mettre à profit cette magistrale expérience, toi qui fut responsable de 14 charges ministérielles au cours de ta (très) longue carrière. Toi qui a tenu la barre des quatre grands ministères, avec des résultats parfois très mitigés... Peut-être parce que tu as toujours passé outre l'opinion publique pour y aller avec tes convictions, Peut-être par incapacité d'écouter. Allez savoir.
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Je suis curieux de voir de quelle façon tu tiendras ce parti fort indiscipliné qui t'acclame aujourd'hui après t'avoir craché au visage trois fois par le passé. On se demande quand le glaire reviendra et qui sera à tes côtés pour l'essuyer.
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Et je suis bien curieux de te voir aux prochaines élections. Resteras-tu bonne dernière, comme Feu-Boisclair ? Prendras-tu le poste de l'opposition officielle contre la Dumontmania ou les dinosaures Libéraux? Deviendras-tu notre première Premier Ministre ?
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Tsé Ma belle Pauline, moi dans l'fond, j't'aime ben. Mais j'pense que j't'aime ben en parti justement parce que je suis un des rare. Pis aussi parce que j'suis un peu obligé.
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Dans la vie, faut être juste. Tous les Titans du PQ ont eu leur chance de gouverner... Fallait bien te donner la tienne un jour. On est tous prêts, assis dans nos divans, pour regarder le PQ dévorer le dernier des Titans...Celui qui mettait trop de fard à joue.