If I was invisible...Wait, I already am !

Affichage des articles dont le libellé est Chien Sale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chien Sale. Afficher tous les articles

24.7.09

Une Faute Majeure.. , Faut Laisser Couler.

Histoire malheureusement véridique arrivée à un collègue de travail il y a quelques jours au resto.
.
Big Boy est serveur sur notre terrasse depuis le début de la saison. Habitué de travailler dans un pub c'est sa première expérience de service dans un restaurant.
.
Habituellement moi et la Waitress Insatiable n'engageons pas de gens sans expérience. Sans beaucoup d'expérience. La pression est forte durant l'été et nous demandons beaucoup de nos employés. Du rendement, de la vitesse, de la patience, une bonne forme physique, une stabilité émotive et mentale solide.
.
Mais Big Boy nous ayant fait forte impression nous l'avons essayé. Et puis il nous a favorablement impressionné alors il s'est joint à notre groupe déluré, partageant ses soirées avec le Jeune Homme, la Waitress Insatiable, Verbatim et tous les autres.
.
Big Boy mesure plus de 6 pieds et pèse plus de 200 lbs. Ancien joueur de football qui s'est retiré suite a une blessure majeure, sa beauté n'a d'égale que son charisme et sa gentillesse.
.
Un garçon en or quoi !
.
Il y a quelques jours le Jeune Homme faisait la soirée sur la terrasse avec Big Boy et un autre serveur. Beaucoup de clients. Vraiment beaucoup de clients.
.
Mais la soirée allait bien. Bon beat, les tables rentraient une après les autres, le roulement était constant.
.
Big Boy qui sert un couple dans la mi-quarantaine, Québécois corrects à défaut d'être sympathique.
.
Couple qui semble relativement aisé, sans être non plus riche à craquer. Un couple comme on en sert plusieurs fois à tous les soirs.
.
Big Boy qui sert deux cocktails au couple en apéro et qui prends la commande de bouffe et de vin pour la suite. Tout se déroule bien.
.
Lorsque le suiteur apporte les plats principaux à la table Big Boy apporte le verre de vin blanc de la Dame, lui souhaite bon apétit.
.
Il repasse ensuite quelques minutes plus tard pour s'enquérir de leur satisfaction. Hochement de tête positif sans même lui accorder un regard. On s'habitue, croyez pas.
.
Vient la fin du repas et le moment de l'addition.
.
Big Boy qui dépose sur la table une facture de 122.54$.
.
Monsieur regarde le détaillé de la facture et fait revenir Big Boy à la table.
.
"Nous avons très bien mangés mais cependant vous avez commis une faute majeure lors de votre service Big Boy"
.
Big Boy en toute humilité s'enquiert de la nature de cette faute. Il ne fait ce métier que depuis quelques semaines, il est conscient que quelque chose peut lui avoir échappé. L'erreur est humaine.
.
"Vous avez apporté le verre de vin de ma femme avant qu'elle ait terminée son cocktail"
.
Big Boy qui s'excuse tout en expliquant à l'homme qu'il a apporté le verre de vin de la Dame en même temps que son repas, comme prévu lors de la commande.
.
Et l'homme de ne pas répondre, de placer 125 $ dans le pad de facture et de dire a Big Boy qu'à l'avenir il devrait se souvenir de ne plus commettre ce genre d'erreur.
.
La femme silencieuse depuis le début du repas prend sa bourse, se lève et quitte la table, suivie de son mari, laissant notre pauvre Big Boy à la table, la machoire à terre.
.
Quand Big Boy est venu me trouver pour me raconter cette histoire je n'ai rien pu faire d'autre que de poser une main sur son bras et lui dire, avec un léger soupir ;
.
"Ya des gens qui feraient n'importe quoi pour pas te laisser de pourboire. Ce monsieur là doit jamais rien laisser au restaurant, il doit toujours trouver une raison de pas en laisser, question de se faire à croire qu'il n'est pas cheap mais plutôt un "consommateur averti"."
.
Et Big Boy de fermer les yeux quelques secondes, de prendre une grande respiration et de replonger dans la mer de monde sur la terrasse, le sourire aux lèvres, professionnel comme tout.
.
Big Boy ce soir là qui comprenait vraiment ce qu'on voulaient tous dire par " par fois il faut juste laisser couler et passer à la prochaine table".

2.6.08

Et le Monde Tourna

Malgré le silence du Jeune Homme, sa vie n'en demeure pas moins active. Bien au contraire.
.
Tant de choses bougent tellement rapidement. On dit que la vie est un tourbillon. C'est tellement vrai.
.
Le Jeune Homme est en congé demain. Sa dernière journée off, c'était le 15 mai. Cette semaine le chiffre qu'il a inscrit dans la case "Total des heures de la semaine", c'est 73.
.
Par contre, il est heureux. Lui et l'autre gérante sont pratiquement arrivés en temps et en heure. Les menus sont quasiment prêt, le staff est engagé, les trucs importants sont a jour. Une course contre la montre épuisante mais Oh! combien éducative pour un Jeune Homme qui en apprend un peu plus chaque jour.
.
D'ailleurs il semblerait que le Jeune Homme fasse assez bien son travail pour se mériter une augmentation de salaire substantielle. Déjà ! Inutile de vous dire le velour que ça lui fait.
.
Mais bon, la vie c'est la vie.
.
Je crois que dans la vie, il y a une limite de bonheur. Si vous augmentez d'un bord, vous devez descendre de l'autre. Comme une balance perverse que vous ne pouvez contrôler.
.
Coloc cherchait à acheter un bloc depuis longtemps. D'abord extrêmement réticent le Jeune Homme se faisait tranquillement à l'idée de déménager, considérant que le jeu en valait la chandelle. Des colocs comme Coloc, c'est rare. La co-habitation rend plus souvent l'amitié fragile qu'elle n'aide à la consolider.
.
Pourtant, après 3 ans de vie partagée entre bons et moins bons moment, nous pouvions, je crois, considérer notre entente comme plus qu'acceptable, a défaut d'être parfaite.
.
Sauf que dimanche dernier Coloc avait une nouvelle à annoncer au Jeune Homme. Il lui avait parlé quelques jours plus tôt d'un immeuble très bien sur lequel il voulait faire une offre d'achat en copropriété avec un ami. Le Jeune Homme était, il doit l'avouer, septique.
.
C'était un gros investissement, mais ça semblait un investissement intelligent. Pris de court par l'enthousiasme des deux investisseurs après une journée de 12h00 éprouvante au travail, le Jeune Homme n'avait su démontrer qu'un enthousiasme très mitigé, sinon une certaine appréhension.
.
Dimanche dernier Coloc apprenait au Jeune Homme qu'il avait fait une offre d'achat formelle sur le building avec leur ami et que selon les dispositions financières de l'offre le Jeune Homme n'y avait pas sa place. Coloc et l'Ami partagerait un appartement pour que l'investissement soit rentable.
.
Frustration, colère, désappointement, peine.
.
Le Jeune Homme ne requiert que peu de stabilité dans sa vie. L'endroit ou il réside fait parti de ces rares trucs auquel il tient particulièrement pour se sentir en sécurité. Vivre avec Coloc n'importe ou semblait mieux que vivre seul ici, dans cet appart qu'il aime.
.
Mais en une seconde le Jeune Homme se retrouvait soit avec un 6½ sur les bras, soit à la rue.
.
Aux portes de l'été le plus important de sa vie professionnellement il se retrouvait confronté à une épreuve qu'il n'avait ni désiré, ni même envisagée. Soudainement un des pilier de la vie du Jeune Homme se dérobait devant lui.
.
Un Jeune Homme qui sait que Coloc était face à une occasion en or mais qui a quand même l'impression de ne pas avoir été considéré. Qui irrationnellement ressent au plus profond de son âme qu'un être cher lui a préféré un investissement rentable.
.
Depuis l'air est froid dans l'appartement. Le Jeune Homme ne sait plus quoi dire ni quoi faire. Il a toujours a cœur cette amitié bâtie sur de nombreuses années au travers des bon moments comme des épreuves.
.
Lorsqu'il revient du travail, épuisé, il se réfugie dans un silence lourd et humide percé par quelques réponses courtes et sèches qu'il est incapable de moduler poliment. Quelque chose s'est brisé et le Jeune Homme ne sait pas comment le réparer.
.
Il préfère le silence car il a peur que s'il commence a parler des choses méchantes franchiront ses lèvres, dans une escalade de reproches passant du rationnel a l'irrationnel, compromettant irrémédiablement une relation qu'il avait autrefois cru inviolable.
.
On dit que le temps arrange les choses. Mais personne ne le sait car, d'une fois à l'autre, tout le monde oubli.
.
Peut-être qu'avec le temps le Jeune Homme oubliera lui aussi. Tout est possible.
.
Pour l'instant il désespère de rentrer tous les soirs dans un appartement mort ou il n'a pas envie de briser le silence glacé dans lequel il s'enrobe, épuisé un peu plus chaque jour de ne pas avoir l'énergie de sortir pour raconter à quelqu'un tout ce qu'il traverse et découvre au travail et incapable d'en parler à la seule personne avec qui il conserve un contact obligé et désabusé.
.
L'injustice des sentiments surpasse la raison et personne n'y peut rien.
.
Personne... Sauf peut-être le temps.

19.4.08

The Bitch is Back... Again !

J'attends encore avant d'en parler aux autorités concernées, soit mes patrons.
.
Quoi que là, j'commence à me dire que je devrais plutôt m'magner les fesses et leur annoncer tout de suite ma trahison.
.
Hey oui, le Jeune Homme retourne sur sa terrasse cet été !
.
Fin mai-Début Juin vous pourrez revoir votre serveur préféré rouler sa bosse sous le soleil pesant de la Vieille Capitale, prêt pour un été du tonnerre, l'été du 400e de Québec.
.
Sauf que là, il doit d'abord démissionner de son autre job. Il se sent mal.
.
Le Jeune Homme aime pas démissionner. Il a l'impression d'un peu abandonner.
.
Et puis il sait qu'à quelque part c'est un peu vache pour ses employeurs actuels ce qu'il fait.
.
Attendez, je vous explique;
.
C'est que..
.
Bon, on va commencer ça par le côté smooth. Je serai pas le seul sur ma terrasse cet été. Je vous annonce en grande primeur qu'à mes côté le très déluré Verbatim affrontera la plèbe, sourire éclatant et lendemain de brosse exposés aux grand jour.
.
Mais.
.
Mais.
.
Ya pas juste Verbatim qui me suit. Une collègue de travail de mon présent emploi aussi viendra avec nous s'éclater sur la terrasse pour le meilleur et pour le pire, pour le cash et les coup de soleil, pour les touristes et les locaux.
.
Non seulement je quitte juste avant l'été, ce qui est déjà un coup dur pour un restaurateur, mais je pars aussi avec une de ses meilleure employée.
.
C'est peut-être aussi un peu de là que me viens mon sentiment de trahison.
.
J'tente de me consoler en me disant qu'elle serait parti pareil. Aussi bien la prendre avec moi. Et puis ma patronne à la terrasse avait l'air folle de joie de savoir que non seulement je revenait, mais j'apportais aussi mon staff avec moi.
.
Mais là, le Jeune Homme doit vraiment le dire à ses patrons. Avant que sa collegue ne le fasse. Ou que les deux autres serveurs qui quittent aussi prochainement n'annoncent leur départ. M'semble que ça va être moins dramatique si je suis le premier a demander mon 4 % que si je suis le 3 ou 4e...Non ?
.
M'enfin!
.
Alors les amis c'est un rendez-vous.
.
On se retrouve tous sur MA terrasse cet été pour prendre une drink en contemplant le château Frontenac !

12.4.08

La Clé de l'Unipolarité

Je vous ai parlé à quelques reprises de mon petit frère et de ses problèmes. Disons que la situation s'est avérée un véritable casse-tête à quelques reprises pour ma famille. Le désir des parents que leurs enfants soient heureux, l'inquiétude de tous et chacun envers les déboires du cadet. Les mensonges et les non-dits pour cacher les failles de plus en plus évidentes.
.
He bien, après que mon frère se soit encore une fois avéré incapable d'aller travailler comme un adulte responsable et normal, la liste des excuses et faux-fuyants disponibles s'était passablement écourtée.
.
Il ne consomme plus de stupéfiants. Il ne boit plus plus que de raison. Pourquoi cette incapacité à mener une vie normale ?
.
Devant cette question le Jeune Homme en a profité pour se foutre un pied dans le cadre de porte et enfin faire entendre son point de vue.
.
Maladie Mentale.
.
Deux mots qui font peur.
.
Et puis ces deux parents qui écoutent chacun leur tour au bout du fil des mots qu'ils ne veulent pas entendre. Des mots comme Maniaco-dépression, Bipolarité, Schizophrénie. Des mots durs. Des mots lourds.
.
Devant l'insistance maternelle le Cadet s'est enfin résout à aller consulter.
.
Avec la Mère ils sont allés voir LE grand spécialiste, j'ai nommé, le Médecin Généraliste du Village.
.
Loin de moi l'idée d'adopter un ton condescendant ou sarcastique. Cependant.
.
L'homme possède un savoir et une compétence indéniable.
.
Comme son titre l'indique aussi. l'homme possède une compétence et un savoir GÉNÉRAL.
.
Au mieux de ses connaissance l'homme de médecine a établi un diagnostique TEMPORAIRE d'unipolarité, soit de dépression chronique.
.
Comme la bipolarité, mais sans les highs. Juste des down et des moments normaux.
.
Dans sa grande sagesse il a insisté pour que mon frère consulte un psychiatre afin de pousser plus loin pour être certain de bien identifier le problème et il a prescrit un anti-dépresseur.
.
C'était sans compter sur la personnalité moribonde du cadet.
.
Du refus de consulter un psychiatre parce qu'il "Est pas fou s'ti!", ma mère là apporté à accepter de voir un psychologue pour "dialoguer".
.
Jouant de ses relations elle a réussi à lui obtenir un rendez vous dans deux semaine chez un spécialiste compétent et abordable.
.
Mais le Cadet, seul chez lui, s'est mis à jongler. Il s'est bien rendu compte que consulter un psychologue le pousserait à creuser à l'intérieur de lui-même. Qu'il serait même peut-être "obligé" d'aller voir un psychiatre. Et qu'alors, il serait FOU.
.
Et le P'tit Frère, il veut pas être FOU.
.
Alors FUCK le psychologue. On pop les anti-dep comme on poppait le speed et la "E". Maintenant on se redescend sur terre à défaut de continuer de planer grâce aux comprimés. nouvel échappatoire.
.
Encore une fois, le Cadet dans un cul de sac. Il a beau avoir arrêté de boire. Il a beau avoir lâché les stups. Il a beau être sur les anti-dep, rien ne résout le problème.
.
Parce qu'encore une fois, on esquive LA question. Pourquoi l'alcool ? Pourquoi la Dope? Pourquoi les Anti-Dep ?
.
Pourquoi toute cette merde dans sa vie ?
.
Et le Jeune Homme qui commence doucement à penser à parler à sa famille de ces gestes posé par un grand-père il y a des lustres, impressions et souvenirs flous qui pourrait bien être la clé du mal d'un Cadet qu'il aime en dépit de tout.

16.3.08

Garde-Manger

Depuis déjà longtemps j'ai changé l'orientation de mon blogue, sans heurt.
.
J'ai cessé de l'utiliser comme s'il était un journal intime, j'ai cessé de me mentir et de me dire que personne ne me lisait, j'ai cessé de croire que les mots que j'enfilais ici n'auraient jamais aucun impact sur ma vie ou sur celle des gens dont je parle.
.
J'ai cessé d'écrire "Ma vie/My life" et je me suis concentré sur le small talk et les faits cocasses.
.
Mais ce soir, j'ai envie de sortir une vieille histoire sans début ni fin qui implique moi, elle, lui et un autre.
.
Vous vous souvenez du début, la raison pour laquelle j'ai commencé à bloguer ?
.
C'est parce que je venais de perdre mon emploi. J'avais envie de tromper la solitude d'un chômage trop nouveau et trop vide de présence et de sens.
.
Le Château avait décidé de mettre la clé dans la porte de notre restaurant pour différentes raisons plus ou moins juste. N'y revenons pas, l'histoire a été vécu et est passée, qu'elle soit juste ou pas n'y change rien.
.
À l'époque j'avais des rapports particuliers avec l'équipe de travail de l'établissement. La majorité d'entre nous étions jeunes, plusieurs avaient peu ou pas d'expériences, nous étions choyés d'avoir eu des postes dans une entreprise avec autant de renommée. L'occasion était énorme pour nous tous.
.
Nous nous sommes donnés a fond, parfois jusqu'à 80 heures semaine, dormant sur place 1, 2, parfois 3 fois semaine, enchaînant les doubles quart de travail et les culbutes.
.
Du déjeuner au dîner en passant par les souper 5 ou 7 services et les banquets, nous touchions a tout et si la maladresse de notre jeunesse pouvait parfois nous nuire, elle était largement compensée par notre énergie, notre volonté et la synergie de notre jeune équipe.
.
Un des membre de cette équipe, un garde-manger un peu plus jeune que moi, était de ceux qui, jusqu'à la fin, on fait perdurer le mythe et la réputation de l'établissement.
.
Garde-Manger de titre peut-être, il faisait de tout. Des entrées froides et chaude au cuissons de viandes aux dessert, son imagination, sa débrouillardise et son ingéniosité nous étaient précieuse, nous qui fermions et avions de moins en moins de moyens et d'éléments en main pour satisfaire notre clientèle.
.
Il avait une copine, à laquelle il n'était pas fidèle.
.
Sans jugement aucun je dois dire que cela allait à l'encontre de mon système de valeur. Moi, ancien chum trompé puis dompé, je tolère mal l'infidélité, que je sois impliqué ou pas.
.
Il flirtait à tout vents, personne ne s'en formalisait. Moi non plus, jusqu'à un certain point.
.
Puis vint le jour ou j'appris qu'il était l'amant d'une de mes amie, aussi collègue de travail. Le secret était de taille, il devait être préservé pour l'équilibre d'un couple, d'un restaurant, d'une équipe.
.
Les jours se sont suivis et succédés, les nuits aussi. Les quart de travail, les nuits à l'hôtel, les beuveries au resto, un coup les portes et les stores fermés.
.
Il me faisait de l'oeil.
.
Lui qui avait une blonde, qui avait mon amie comme maîtresse, m'adossa un soir contre un mur pour me voler un baiser tout sauf chaste.
.
S'en suivi moult discussion avec l'amie en question, pas offusquée une seconde du geste du Garde-Manger, a peine surprise de cette impromptue bisexualité.
.
Les ragots courraient, les gens ne sont pas fous.
.
Ils voient, ils parlent.
.
Les mots courent.
.
Un jour la rumeur s'était épanouie avec une splendeur et un panache inattendues.
.
J'étais l'amant du Garde-Manger.
.
Mon amie fréquentait quelqu'un, il lui était commode que les gens croient que c'était moi "l'autre femme".
.
D'abord consentant je compris rapidement que ma réputation s'en repentait, ainsi que celle de l'autre.
.
Tromper sa blonde avec une fille, c'est masculin, tromper sa blonde avec un gars, c'est gay en christ.
.
Les soirées ont continuées à naitre et mourir, les quarts de travail à se succéder. Les beuveries aussi.
.
L'année s'en est allée, le resto a fermé ses portes et nous sommes tous parti chômer dans nos logements, endroit que nous avions trop peu vu au cours des derniers mois.
.
On s'est perdus de vue, recroisés parfois.
.
Ce soir au bar le Garde-Manger était là.
.
Il a quitté sa blonde durant les dernières fêtes. Célibataire, libre comme l'air, malheureux comme les pierres.
.
Pour la première fois depuis que nous nous connaissons nous sommes parvenus à avoir une discussion qui ne ressemblait pas à une game de battleship. Pas de touché coulé, pas d'interprétation abusive de chaque parole, chaque geste, chaque regard.
.
Quelques reproches, quelques excuses, plusieurs vérités. Deux personnes qui ne se comprennent pas et qui s'aiment bien, en dépit de tout.
.
Peut-être une forme perverse de respect.
.
On doit prendre un verre cette semaine. Le Jeune Homme se dit qu'il quittera probablement la table ce soir là un peu déçu, un peu plus instruit sur lui-même et la nature humaine.
.
Le savoir en vaut la peine.
.

15.11.07

Amour & Trahison

Drôle de titre s'il en est un. Pourtant, lorsqu'on y pense un peu, on pourrait facilement en venir à croire que ces deux termes sont intimement reliés.
.
Vous vous souvenez de la Pride Party chers lecteurs?
.
Je vous avais promis un fabuleux récit de ce week end qui, je le pense encore, fût un blast total. Rarement autant de plaisir ne s'est concentré en aussi peu d'heures.
.
Pourtant, j'ai interrompue le récit à l'époque par incapacité de le terminer. Le week end avant été entaché par l'Amour et la trahison.
.
Un ami proche, un autre moins. Un ex, beaucoup de sentiments.
.
Un ami qui perd voit une personne lui couper l'herbe sous les pieds. Une personne qu'il estime. Estimait.
.
Et tout le malaise engendré par les jeux d'ombres et les non-dits. Par ce que tout le monde a vu et n'a pas vu,. ce qu'on a deviné et ce qu'on a su.
.
Et puis deux amis qui ne se parlent plus. Un couple nouveau, loin de tout et de tous, esseulés dans leur amour récent qu'on leur souhaite durable malgré tout. Amertume d'une trahison en quelque sorte. C'est le classique, on doit l'admettre.
.
Et puis encore une fois. Un ami proche. Un autre moins. Ils sont colocs.
.
Et l'ami proche d'apprendre que son coloc se tape son ex depuis quelques semaines déjà. Le geste pourrait être répréhensible. Il pourrait l'être moins. C'est le secret et la trahison, ce sont les mensonges et les non-dits, c'est dans l'ombre que la problématique prend de son ampleur.
.
Mais où s'en va le monde? Ou sont allés la confiance et le respect ?
.
Probablement qu'ils sont parti ensemble, amoureux, esseulés, laissant seuls derrière eux le reste des obligations que tous et chacun ont envers les gens qu'ils aiment.
.
Mais s'ils en viennent à se quitter, ils voudront revenir. Sauf que..
.
Si la confiance et le respect s'en sont allés main dans la main, ils ne pourront pas revenir l'un sans l'autre. La confiance n'existe pas sans respect, et le respect n'a aucune valeur sans confiance.
.
Comme ces deux couples qui autrefois ont eu figure dans nos vies et qui, s'ils venaient à vouloir faire un come back auraient bien de la difficulté à se réapproprier la place qu'ils ont laissé vacante lors de leur départ fracassant vers le pays de l'amour et de la trahison.
.
Dans le grand cercle de la vie, au côté du Syndrôme Pernicieux le Jeune Homme ajoute donc aujourd'hui la ronde de la Confiance, du Respect, de l'Amour et de la trahison. Ensemble ils dansent dans la vallée des Ombres, baignés de la lumière jaunâtre des secrets, foulant de leurs pieds l'herbe la plus amère qui puisse exister sur terre.
.
Aussi amère que les souvenirs qu'ils laissent derrière eux.

30.8.07

Lost

Lost in the wind...
.
Les mots me manque...
.
Jeune Homme voit s'éteindre devant ces yeux cet été qu'il croyait chargé de promesses, comme chacun des 23 étés qu'il avait traversé par le passé.
.
Promesse de plaisir, promesse d'un homme, promesse d'un été qui se transforme en un avenir meilleur.
.
Ces étés qui avec leur chaleur et leur soleil semblent toujours vous murmurer à l'oreille que tout ira bien, que l'hiver de votre vie s'achêve enfin, que la lumière baignera de sa beauté le froid et la mornitude de votre vie.
.
L'été qui, tel une mère aimante, vous promet que tout ira bien maintenant.
.
On s'habitue vite à elle, cette damnée été.
.
On s'habitue à sa chaleur, à ses caresses, on croit à ses promesses.
.
Tous embrassent les mensonges de cette saison trompeuse qui nous quitte toujours trop vite.
.
Encore une fois, après quelques mois de relation, elle nous quitte déjà. Juste le temps que nous nous soyons attachés à elle.
.
Qu'elle ai fini par faire parti prenante de notre vie.
.
Tel cet amant fougeux que l'on prend pour acquis trop rapidement, l'été nous abandonné au détour de l'automne nous laissant seul dans ces draps souillés de notre sueur, seuls et grelottants dans la fraicheur de ces nuits qui nous surprend dans notre déni de cette fin trop rapide.
.
L'été c'est comme l'amour. On l'attend, il nous prend par surprise et il nous quitte lorsque nous avons fini par croire qu'il ne partirait jamais et qu'il serait toujours là pour nous réchauffer.
.
Lost in the wind...

19.7.07

Sauvons Jérémy !

Parce que dans la vie quand on se compare, on se console !
.
Veuillez prendre note du ton sarcastique du prochain texte. Ne me jugez pas, ce n'est pas personnel. C'est de l'opportunisme pur et simple, j'pouvais pas manquer une aussi belle chance d'écrire un délire !

Moi depuis que je sais qu'il aime lui aussi lire l'histoire de la Belle & la Bête, j'me sens comme un lien avec lui. J'ai donc décidé de dédier mon blog à Jérémy à l'avenir.

Tous les profits seront remis à la Fondation du Petit Jérémy qui vient en aide aux enfants handicapés qui désirent faire les nouvelles de 18h00 parce qu'ils sont allés chanté devant la plus haute instance d'un réseau international légal de pédophiles, j'ai nommé le chef de l'Église Catholique, le pape !

On a même une chanson thème; Pas gaie la Pagaille, de Mauranne. C'est d'ailleurs en écoutant en boucle cette chanson ce soir avant d'aller clubber avec Chouchou que j'ai porté pour la première fois attention aux paroles. Saviez-vous que c'est l'histoire d'un petit jérémy ? Bon, j'me doute qu'il ne s'agit pas vraiment de notre fierté nationale qui n'était alors même pas au stade de foetus lorsque cette chanson est sorti.

Quoi qu'il a pas vraiment changé. Il a beau chanter pour le Pape et avoir endisqué (Le Papillon Bleu, ou un truc avec un titre insipide du genre), il ressemble encore à un foetus.

Allez, je sais que vous la connaissez, chantez avec moi !

Jérémy a tout vu, tout entendu,

Et les mémés à toutous lui crient dessus

Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe

Ce n'est pas gai, la pagaille

Et puis, l'Europe à eu Jordy il y a plusieurs années, c'est à notre tour d'aider des parents à exploiter leur enfant de façon outrageuse en lui faisant faire le tour des centres d'achats pour ramasser la piasse. Bon, Jordy c'était cute, nous on préfère les gens qui font pitié. C'est une question de culture je crois. Et puis au moins cette fois-ci ça va nous éviter d'avoir un concours "Jordy" à la télé au show de Sonia Benezra. Pour une fois qu'on se sauve d'une grosse shot de ridicule, on va pas se plaindre !

Là, j'entend déjà certains bien-pensant monter aux barricades parce que je me fou un peu de la gueule d'un handicapé. Ben j'vais vous dire deux choses, chers petits lecteurs assidus.

De un, les handicapés c'est des gens comme tout le monde alors je vois pas pourquoi il faudrait s'empêcher de placer un mot contre eux parce qu'ils sont différents. Tout le monde est différent pis dans ma tête à moi tout le monde est égal alors on peut rire de tout le monde. Anyways, si vous faite un peu le tour du blog, vous allez vous que la personne de qui je ris le plus, c'est moi. Pis j'ai jamais chanté pour le Pape. J'suis même pas handicapé. Imaginez !

Pis de deux, j'trouce la situation pathétique, alors j'me plais à en rire. Le p'tit gars ya quoi, 8-9 ans? Bon, c'est difficile à évaluer à cause de son corps déformé par l'ingratitude du Bon Dieu pour qui il chante mais vous comprenez ce que je veux dire. C'est pas sa faute, c'est pas lui qui a décidé qu'il serait une vedette.

Tout ce que ça a pris c'est des parents qui voulaient réussir au travers de leur enfant ce qu'eux avaient échoués pis une batch de matantes, de 450 pis de mères d'enfant handicapés pour prendre l'avorton et en faire un symbôle.

Et ils ont crissement ben réussi. J'veux dire, ya des gens qui sont persuadés qu'il chante bien.

Soyez honnête, l'avez vous entendu ? Quand j'me saoule solide au Karaoké pis que je chante "Mon Mek à Moi" avec Dorris au bar j'offre une meilleure performance vocale.

J'vais y aller quand vous voulez chanter "Mon Mek à Moi" pour le pape. Une p'tite semaine en Italie, j'cracherais pas la tsu.

Moi aussi j'aimerais bin ça faire les nouvelles de 18h00. Avoir un beau reportage entre la "Bonne Nouvelle GM" pis la belle Colette Provencher.

Toute ça pour dire que c'est pas sa faute à lui. J'lui souhaite juste de pas finir comme Jordy, avec une volonté de revenir en force une fois la majorité atteinte. Ya toujours ben sorti un CD ( Jordy, qui a pogné à peu pres autant que celui de Jacques Villeneuve), pis ya fait la version USA de "Des Gens pas Ordinaire", ou un truc du genre.

Ça serait pas chic le P'tit Jérémy à 22 ans enfermé dans un loft avec Michèle Richard pis le nain de Fort Boyard à faire toute les conneries qu'Anne-Marie Losique aura inventée. Surtout s'il fini par faire un duo avec Patrick Bourgeois, l'ex chanteur des BB. Ce serait VRAIMENT pas cool. Pis ouais, j'écoutais "Des Gens Pas Ordinaire" pis j'avais le droit. J'payais mon câble pis c'est aussi valable ça que "Quand Passe la Cigogne" ou le show des nains à TLC pour paraphraser Mlle Escobar.

Tout ça pour dire que j'voulais faire mon opportuniste pis vous chier un texte sur le ridicule de la situation et offrir mon soutiens indéfectible au Petit Jérémy. Jem ! (On va devenir ben intime pis j'va l'appeler d'même), lâche moi un call quand tu veux, j'vais y aller la pousser dans la côte Sallaburry ta chaise roulante, ça va me faire PLAISIR ! Pis l'jour ou tu voudras virer une brosse, prendre du speed pis aller dans un after, j't'emmène.

Ça pourra pas être plus pakté de monde que la fois ou je t'ai vu à Place Laurier en pestacle (de cette qualité là c'est un pestacle d'enfant et non un spectacle) sur un p'tit stage, entouré de bonnes femmes émues aux larmes, au milieu d'un exposition de bateau à moteur?!?! Moi non plus j'ai pas compris le lien avec les bateaux d'ailleurs.

Fek asteur, moi j'soutiens Jérémy, mais j'suis contre sa carrière, sa vie publique, sa voix (Y pourrait être muet, un handicap de plus ou de moins ce serait pas un gros changement) et surtout les gens qui ont décidés d'exploiter sa déplorable situation de spermatozoïde à béquille qui chante d'une voix aigrelette en pensant que Dieu, dans sa grande miséricorde, va lui donner une seconde chance. Ou une seconde face. Un comme l'autre ce serait pas un luxe !

Allez, voulez vous faire parti du blog "Chez les Amis de Jérémy" ??

Ensemble, on va le sauver. Et tuer sa carrière. Un donné pour un rendu!

12.7.07

Pourquoi ?

Pourquoi c'est toujours dans ma section que se retrouve assis le seul homme-tronc anglophone en visite à Québec ?
.
Pourquoi est-ce qu'il commande un contre-filet 12 onces même s'il n'a pas de bras et de jambes et qu'il se retrouvera donc dans l'impossibilité de couper son contre-filet?
.
Pourquoi est-ce qu'il tient absoluement à payer par interact, le monde de paiement le plus complexe lorsque l'on ne possède ni bras ni jambes?
.
Pourquoi est-ce qu'il part avec un air faché après avoir laissé un tip de merde, comme si les difficultées rencontrées lors de sa visite chez nous étaient due à mon manque de volonté ou à ma haine de son handicap alors qu'elles sont simplements dues au fait qu'il n'a ni bras ni jambes et que la société est adaptée en fonction des gens qui en ont?
.
Pourquoi me suis-je dit après son départ qu'un homme tronc, après un bon coup d'pied dans le cul, ça doit te descendre la côte salaburry en roulant sur un osti d'chaud temps?
.
Probablement parce que dans la vie il n'y a qu'une seule forme de justice. On dira ce qu'on voudra de la liberté d'expression, moi je dis qu'avant cela, la vrai liberté qui prime sur toutes les autres, c'est la liberté de pensée.
.
J'peux peut-être pas dire ou faire ce que je veux... Mais je n'en pense pas moins derrière mon sourrire affable!

3.4.07

Histoire de l'Internet

Hey oui, je l'avoue humblement, je flirte sur le net. Allez, vous pouvez rire! J'ai toujours aimé parler à de nouvelles personnes par le biais de ce média, et j'y ai fait plusieurs très belles rencontres au cours des années.

.

Hier soir par contre, j'ai eu droit a une spéciale. Je revenais de voir un joli garçon qui reste a 2 coins de rue de chez moi et qui est fort sympathique, et j'avais encore quelques heures à tuer avant de m'endormir. Je m'installe donc devant l'ordi et me connecte sur un site de "chat". Après quelques minutes, je commence a parler avec un très très beau mek, qui a des yeux à faire crever d'envie Elijah Wood.

.

La conversation va bien, il est intéressant. C'est rare de parler à quelqu'un qui, en plus de bien paraître, semble intelligent, à de l'esprit, de l'humour, est dans mes âges, a des intérêts communs avec moi, etc.

.

Après un petit deux heures de conversation, j'ai mangé ma claque. Solide. Ya de ces phrases qu'on voudrait ne pas entendre rendu a ce stade là. J'ai eu droit à :

.

-Tu me reconnais pas han ?

.

F-U-C-K.

.

J'le connais ? Petit random de la mémoire. J'ai pas couché avec. J'me souviens pas que coloc ou un de mes ami ai couché avec. Je me souviens pas de l'avoir vu au bar. Il a jamais resté a Trois-Rivières, il me l'a dit tantôt, donc on a pas été a l'école ensemble. On a jamais parlé ensemble sur le net, sinon je reconnaîtrais ses photos. Pis là, ça roule rare dans ma tête.

.

Ça fait deux heures que je parle avec, et ça fait deux heures qu'il me connaît et moi je sais pas qui il est. Et s'il me le dit làaaaaaaa là, c'est sûrement pas parce qu'on s'aimait beaucoup. I'm screwed.

.

Le p'tit mek fini par le donner un indice. Un seul mot. C'est là que j'ai "déclotché" ( Allumé pour ceux qui connaissent pas cette expression).

.

Le mot : Sherbrooke.

.

J'connais une seule chose de Sherbrooke. Mon ex Phil. Phil qui m'avait laissé a l'époque pour un Yann. Le gars avec qui je chat s'appelle Yann.

.

Man! C'est l'mek qui est parti avec mon chum !

.

HA! HA ! HA! ......Ha..!

.

C'est pas drôle. J'fais quoi là moi maintenant? J'fais semblant que ma connexion a planté pis j'le delete de ma liste? J'l'envoie se faire foutre pour une histoire qui est arrivée ya 5 ans ? Je prend rendez vous avec lui et je développe une relation totalement insane avec lui ou nous nous marierons avant d'adopter 29 petites coréennes lesbiennes aux tendances zoophiles?

.

Pendant que toutes ces pensées galopent dans ma tête comme autant d'idées stupides, lui s'épanche sur le fait qu'il est content de me parler, et que je lui en veuille pas pour ce qui est arrivé a l'époque et autre blabla que tout le monde s'en criss et que je ne lis que d'un oeil.

.

Menute papillon, j'ai pas décidé encore si j't'en voulais pas. Sers ton contrat de mariage, ça c'est une opportunité qu'on envisage même pas ! J'ai jamais été attiré par les trips à 3, encore moins quand la personne du milieu c'est l'fantôme d'un ex commun. Capitch?

.

Finalement, J'ai opté pour le Statut Quo. Conversation neutre, sympathique, sans animosité. Le meilleur des choix qui s'offraient à moi.

.

Mais je vais vous dire un secret, prenez le comme vous voulez.

.

J'trouve ça dommage. Il était très gentil. J'aurais presque pu devenir ami avec lui avant de savoir tout cela. Presque.

17.3.07

La Légende de Pepi.

Non, non et non ! Rien à voir avec la chanson "La légende de Jimmy". Je sais oui. C'est une bonne chanson. Mais je resterai inflexible. Parfait.

.

FLASHBACK ! (J'adore faire ça! )

.

Avril 2006.

.

Le Jeune Homme habite encore la voluptueuse cité des Trois-Rivières (Ou restent les tripubiennes, selon Chouchou). Ce soir, il est de virée au centre-ville (1 rue) de Shawinigan, pour une soirée magistrale au bar le Globe.

.

Pale imitation du Coconut Bar, Quintessence même de la quétainerie, entre 2 champs de blé-d'inde a vache, dans le fin fond de Trois-Rivieres Ouest. Le Coconut, pas le Globe. Néwé.

.

Toute la bande est réunie pour une soirée d'enfer, ou coulera a flot alcool et paroles vitrioliques sur le fait que d'un tel a tellement pris de poids, d'un tel a tellement trop trompé son chum solide là !

.

Le Jeune Homme ne paît pas vraiment attention à tous ces gros potins juteux. De 1, il les connaît déjà tous. De 2, quelque chose a attiré son attention au moment ou le DJ a mis Love Generation pour la quatrième fois en deux heures.

.

Ce quelque chose, c'est un homme. UN VRAI !

.

5"10, musclé sans l'être de façon outrageuse. La peau mate, les cheveux noirs, un brin bouclés, les yeux verts. Avec un magnifique sourire.

.

Est-ce que le Jeune Homme hallucinerait ? Se ferait-il mater par cette vision paradisiaque? Ho que si !

.

Ce fut l'histoire de 2 petites minutes, la conversation était engagée.

.

Ce fut l'histoire de quelques heures, Jeune Homme aussi.

.

Ce soir la, il s'endormit dans les bras chauds et puissants de ce garçon si gentil, si charmant, si beau, et qui faisait l'amour comme le Dieu du sexe dont personne se souvient jamais le nom.

.

Il s'éveilla tard le lendemain, s'étirant avec volupté. Sortant finalement de son sommeil au contact des lèvres du garçon sur son corps. Cependant, l'éveil allait bientôt sonner pour vrai.

.

Pepi: -Est-ce que je pourrais emprunter ton téléphone, faudrait que j'appelle ma mère...

.

Hausse d'un sourcil soupçonneux. Un homme ne devrait jamais avoir de mère avant au moins la troisième date. C'est écrit dans le ciel.

.

Jeune Homme: - Tu restes chez ta mère?

.

Et tout ça sur un ton faussement désinvolte.

.

C'est la que la bombe est tombée.

.

Pepi: - Oui, elle veut pas que je parte avant que je sois majeur.

.

Et BANG ! Vlan dans ma gueule. Il avait 17 ans. Du plus profond de mon être est monté ce cri de désespoir : "Le p'tit crisse !!!"

.

Non mais, qu'est-ce qu'il fait dans un bar a 17 ans ? Et venez pas me dire que j'y était a 16 ans, on sait tous que je suis pas un exemple a suivre. Et comment ça se fait que j'ai pas allumé que Pepi avait 17 ans ? WHAT THE FUCK AM I DOING ?

.

He bien, mes amis, il était trop tard. Vous savez, parfois on travaille pour l'amour. Parfois il nous tombe juste dessus. Tout bêtement.

.

Je n'ai rien voulu faire de mal, mais je n'ai pas pu dire non. Quelques mois d'innocentes fréquentations, abruptement coupées par mon départ pour la Vieille Capitale n'y auront rien changé.

.

Ya de ces moments ou on offre notre coeur précautionneusement à quelqu'un, ou la passation de nos mains à la sienne se fait lentement, doucement. Ya de ces moments ou tu te retourne et tu vois l'autre jongler avec ton coeur et tu te demandes bien ou il a pris ça.

.

Mes amis ont accepté mon inhumaine trahison, après m'avoir informé que le détournement de mineur n'existait plus, il s'agit maintenant de pur et simple abus sexuel. Fine. Du haut de mes 21 ans et mes 120 lbs, j'avais abusé sexuellement d'un garçon de 17 ans, 160 lbs. Hu hum...

.

Je me suis quand même imaginé traîné hors de chez moi, nu, menotté. Hué par les voisins, faisant les titres des grands journaux. J'ai vu sa mère me cracher au visage, son père rouge de colère contre ma félonie... Et puis rien. On a juste été heureux bordel. Juste heureux.

.

Mes amis ont quand même un drôle de sens de l'humour. Au début, ils l'appelaient Annie Pelletier, puisqu'il fait de la compétition de plongeon. Quand j'ai fini par dealer avec le fait que c'était pas la fin du monde, ils ont commencé à l'appeler Pepi. Parce que selon la rumeur , les p'tits jeunes, ça goûte juste le... M'enfin.

.

Moi je vous le dit, pas celui là. Pour les autres, je passe mon tour.

3.3.07

Gotta go through all this shit

Vous vous souvenez, il y a quelques jours, je vous ai parlé du feeling bizarre au travers duquel je passais. Cette envie périodique et soudaine de commettre un meurtre, de préférence avec un couteau a beurre émoussé et un recourbe-cil ? Je crois que j'ai finalement mis la main sur le bobo.

En fait, ça faisait un petit bout que j'avais cette puce a l'oreille, mais c'est Valérie-Ann qui m'a permis de faire le déclic, de façon indirecte, avec son post sur la justice réparatrice. Allez le lire d'ailleurs, ça vaut la peine.


He oui, je dois me rendre a l'évidence, l'agressivité qui m'empli par moment vient de loin. Now's time to face it.


À défaut de pouvoir le faire in tha real world, je commence ici.


J'ai toujours eu une relation difficile avec l'échec. C'est un peu dommage, puisque j'ai une notion élargie et altéré de ce qu'est l'échec.


Je n'accepte pas facilement la défaite, encore moins lorsque ça touche une corde sensible comme... mettons un exemple au hasard, l'amour.


Depuis quelques mois je suis dans une phase "Je règle toutes mes relations passées pour justement passer à la suivante" et je dois dire que je suis pas mal fier de moi. Y me reste juste un petit truc a régler.


Je t'Haïs.


Tout simplement. purement, simplement, truly sincèrement. Et c'est justement là le problème. J'avais pas encore réalisé à quel point je te déteste, à quel point je te méprise.


Et puis, pour passer par dessus une problématique, il faut admettre que problématique il y a. Maintenant que c'est fait, je réfléchi à la meilleure façon de continuer a avancer. En te laissant derrière.


J'ai envisagé plusieurs options :



  • Aller clouer un chat mort sur la porte de ton logement.

  • Mettre le feu au divan pendant que tu y dors.

  • Devenir un puissant mage et invoquer une armée de nains poilus et obèse pour qu'ils te sodomisent à mort.

  • Sacrifier une chèvre démente dans la cuisine de ta mère en éclaboussant le plus de surfaces possibles ( elle va capoter, obsédée par le ménage comme elle est.)

  • Séduire ton chum et partir avec.. heeeee.. non. Oubli ça.

  • Dire à tout le monde que ça t'as pris presque 1 mois au début de notre relation avant de tenir une érection convaincante tellement je t'intimidais.

  • Mentionner au passage le fait que même quand tu as réussi à bander, les relations sexuelles étaient pas toujours convaincantes.

  • Admettre que tu as encore un certain pouvoir sur moi.

  • Me réfugier une autre année dans le déni.


Alors voilà, j'analyse les différentes options. Mais je dois dire que je chat mort me tente particulièrement.



mais je suis pas certain que ce soit le chemin de la rédemption. Dommage, ça semblait une idée intéressante.

6.2.07

One in a lifetime

Arrivé à plusieurs reprises dans ma vie;

Lui:

-je t'aime.

Moi:
-Hein ?


Avez vous déjà été amoureux de quelqu'un sans que ce soit réciproque ?

He bien, au risque de passer pour un extra-terrestre ou un écoeurant de chien sale, moi, c'est jamais arrivé.

Avoir un oeil sur quelqu'un, oui.

Avoir un crush pour quelqu'un, oui.

Vouloir développer quelque chose avec quelqu'un, oui.

Être amoureux de quelqu'un ? Jamais !

Comment vous faites ?

L'amour, c'est un truc qui se construit à deux, dans ma tête ! L'intérêt peut y être, mais il ne saurait se développer sans l'aide de l'autre.

Vous voulez savoir ce que j'en pense vraiment ? Non ? bin tant pis pour vous, j'vais vous le dire quand même.

Et si vous voulez vraiment pas le savoir, allez voir ailleurs. par exemple.

Ha ha.

Si vous tombez amoureux de quelqu'un sans même qu'il y ai un sentiment de réciprocité, il y a probablement plus d'une raison probable ;

-Vous utilisez la personne comme un beau réservoir a rêve. C'est à dire que vous prenez son enveloppe charnelle, plus le peu que vous savez de lui, et que vous lui attribuez ensuite tout ce que vous voudriez qu'il soit. Et là, vous tombez amoureux d'une image que vous avez vous même construit.

-Vous n'avez aucune idée de ce qu'est réellement l'amour et pour vous le sentiment profond et complexe d'aimer quelqu'un est à peu de choses près la même chose que celui que vous éprouviez il y a de cela déjà plusieurs siècles lorsque vous jouiez à la Tag Barbecue dans la cours d'école en 4e année, dans la classe de Mme Bellefeuille. Celle avec la grosse titine pleine de poils.

-Vous avez décidé que vous vouliez être aimer à tout prix et vous seriez prêt a mentir, quoi que inconsciemment, pour avoir cet amour dont vous avez tellement besoin. La peur de finir par mourir seul, dans votre 2 ½ minable à Saint-Prosper de Champlain, à moitié dévoré par vos 2 bergers allemands étant insoutenable pour vous. (Merci a l'auteure de "Bridget Jones" pour cette image bienveillante.


Alors, on va s'entendre vous et moi. On va mettre les points sur les "i", les barres sur les "t" que je puisse mettre ma queue sur votre "Q" sans remords.

Je ne vous aime pas.

Et vous ne m'aimez pas.

On révisera un jour, si l'envie nous en prend. Parce que pour l'instant, tout ce que je risque de vous voler, à défault de votre coeur, c'Est votre hymen.

J'aime être un chien sale honnête !