If I was invisible...Wait, I already am !

Affichage des articles dont le libellé est All over the bar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est All over the bar. Afficher tous les articles

2.4.08

Folle de Même !

J'écoutais (lisais) cet après-midi les doléances de Chouchou sur msn, qui disait beaucoup s'ennuyer de nous tous dans la voluptueuse et passionnée Vieille Capitale alors que lui crevait dans son trou pourri et puant qu'est Trois-Rivières. En fait il a pas utilisé ces qualificatifs là mais bon, je crois que ça résume bien la pensée !
.
Le Jeune Homme a finalement interrompu la conversation par un commentaire empreint d'une logique implacable: Viens-t'en !
.
Ben la maudite folle, est folle de même ! Fek y s'en vient Karaoker avec nous autre a soir pis y va d'rescendre a Trois-Rivieres demain matin pour aller travailler. Quoi que c'est pas la première fois qu'il fait ça !
.
Alors moi j'vous laisse, j'vais aller me préparer pour une autre soirée TOTALEMENT démente où TOUUUUUUUUT LE MONDE sera là !
.
Ciao !

13.3.08

C'est Bientôt Que..

C'est bientôt que "Dans la Capitale" transportera tout son petit monde pour une deuxième année consécutive dans le monde merveilleux du Bal en Blanc !
.
Le Jeune Homme ira donc accompagnée de Chouchou comme l'année dernière. Avec évidence la Prof d'Anglais qui est toujours de tous les party se joindra à nous, ainsi que Coloc, question d'ajouter un peu de raison à l'évènement (?).
.
Sur place ils retrouveront Princess et quelques un de ses amis importants dont nous tairons les noms, prêts à faire la fête plus que jamais.
.
Le Réceptionniste s'est aussi décidé sur un coup de tête déraisonnable à loader sa carte de crédit pour acheter un des mythique billets et se joindre à l'évènement de son côté, ne voulant pas faire bande à part.
.
Quitte à embarquer du monde, la Prof d'Anglais a donc invitée l'Homme qui Boit qui, l'espace d'une nuit deviendra l'Homme qui se Dope. De son côté Chouchou à fait la surprise à son chum, ancienne étincelle au coeur de l'Homme qui Boit, maintenant chose du passé, de lui offrir le billet du Bal qu'il ne pouvait décemment se permettre, ajoutant un autre convive à la table nappée de Blanc sur la quelle nous danseront dans la nuit du 23 au 24 mars.
.
Comme pour renchérir l'Homme qui Boit/Se Dopera a donc offert un ticket à celui qui, des siècles plus tôt, avait partagé la vie de la Prof d'Anglais avant de renoncer aux plaisirs des gonades féminines pour s'adonner à l'adoration du Dieu Phallus. Adoration qu'il pratique d'ailleurs durant quelques temps avec le réceptionniste alors que la Vieille Capitale embrassait l'automne l'année dernière.
.
Bon.
.
C'est sur que raconté comme ça on à l'air;
.
-a) D'être beaucoup de monde.
.
-b)D'avoir tous les éléments pour que ça saute solidement.
.
-c)D'avoir conspiré pour arriver à ce que pratiquement tous les personnages de mon blog sauf Le Plus Petit de nos Amis, qui a décidé d'investir dans les tabourets de cuisine plutôt que dans le plaisir inconscient, soient présent au Bal.
.
Je vous répondrai qu'effectivement nous seront beaucoup de monde et ce, sans avoir conspiré.
.
Je vous dirai aussi que je ne suis pas inquiet. La musique et le plaisir rapprochent les gens plus que tout au monde et, en dépit de tout, nous nous aimons.
.
Dans la nuit du 23 au 24 Mars, c'est une méchante gang de cinglés qui vont se la péter solide !
.

6.3.08

Karaoké ou Peut-Être Pas

Chouchou est resté dans la Vieille Capitale pour la semaine puisqu'il est en relâche et qu'il ne travaille pas. Évidemment il s'ennuyait de son amoureux (Qu'est-ce que les gens en couple peuvent être emmerdants, han quand même ?) mais a force de menace, chantage émotif et autres techniques agressives de persuasion qui ont totalement leur place dans une relation d'amitié basée sur le respect, moi et le Plus Petit de Nos Amis l'Avons convaincus de rester pour le Karaoké.
.
Évidemment mercredi le ciel nous est tombé sur la tête, deux fois plutôt qu'une.
.
Bonne chose s'il en est une le restaurant ou travaille le Jeune Homme était fermée pour cause d'un osti d'tas d'neige sale, ce qui veut dire pas d'touriste qui flânent dans le vieux pour venir prendre un délicieux chocolat chaud et vider les sucrier. De toute façon le cadran avait été mis de façon déficiente la veille et c'est la proprio du resto qui a réveillée le Jeune Homme pour lui dire de rester coucher. Great !
.
Mercredi soir arrive et la tempête s'éloigne de Québec. Le ciel se dégage, pas les rues. Les lumières flashent, Chouchou doit aller se faire escroquer dans un des stationnement payant de la ville, profiter du rabais "tempête" en vigueur jusqu'aux premières lueurs de l'aube le lendemain, heure tout a fait convenable pour qui relève de boisson.
.
Après s'être fait arnaqués d'une poignée de billets nous sommes donc montés au bar moi, Chouchou et le Plus Petit de Nos Amis.
.
Yavait quelque chose de louche.
.
Pas de vestiaire. C'est étrange, d'habitude ya un vestiaire le mercredi.
.
Pas de karaoké. Annulé pour cause de tempête !
.
IL NE NEIGE MÊME PLUS!! de s'insurger le trio.
.
Rien n'y fait.
.
Et Daniel, le gars qui fait habituellement la sécurité, qui coule notre précieuse bière en fut.
.
Parce que tant qu'à scrapper la soirée, on doit faire ça en grand. Ils ont donc aussi cancellés le DJ et les barmen !
.
Nous n'avons eu d'autres choix que de nous venger et boire plus que d'habitude, soit quelques coches passés "boire plus que de raison", la présence réconfortante de Verbatim et de l'Homme qui boit nous portant à repousser nos limites toujours plus loin et notre foie toujours plus mal...
.
C'est beau la vie han, quand même ?

28.2.08

With Arms Wide Open

Le Jeune Homme prend une grande gorgée de bière pour terminer un des innombrables verres qu'il boira ce soir.
.
-"Et je chante cette chanson là pour toi, "Jeune Homme"", m'annoncent les hauts-parleurs.
.
Le Jeune Homme qui regarde la bouche pleine de bière le garçon sur le stage lui faire un grand sourire et un clin d'œil.
.
Ya de ces gorgées de bières qui passent plus facilement que d'autres.
.
La musique joue, les premières paroles se font entendre;
.
"With arms wide open, Under the sunlight, Welcome to this place, I'll show you everything, With arms wide...."
.
Me faire voir le monde avec les bras grand ouvert... Quelle promesse..euh.. prometteuse ?
.
Le Jeune Homme qui empli et vide son verre de bière en l'espace de quelques secondes sous les yeux amusés des gens qui l'observent. Il a les oreilles un peu rouge de gêne et le nez un peu rouge d'alcool.
.
Ici quelques nuances s'imposent.
.
Le chanteur était déjà connu du Jeune Homme. Ils se sont connus à l'anniversaire du Jeune Homme du 16 au 21 mai dernier. Depuis ils s'étaient recroisés quelques fois au milieu de la foule et des soirées endiablées, avant le départ du garçon pour 4 ans en France. Le garçon devenait alors l'Exilé.
.
l'Exilé est de passage à Québec pour une semaine, venu voir famille et amis avant de repartir pour le pays du bon pain du bon vin et de l'outrageuse vantardise si typiquement française.
.
Le Jeune Homme a toujours bien aimé taquiner l'exilé. Il ne compte plus les fois ou il lui a "promis" qu'ils se marieraient le jour ou il reviendrait de France, et ce malgré le fait qu'il ai un copain. "Profite en!" de dire le Jeune Homme avec un sourire cajoleur.
.
D'abord perplexe face à ce jeu l'exilé a vite saisi le sens de l'humour qui motivait toute ces allusions Jeunehommiennes (C'est beau ma nouvelle expression han ? ) et il est embarqué dans la danse.
.
Dans la suite logique des évènements quand le Jeune Homme lui a ordonné d 'aller chanter une chanson pour lui en gage de son amour l'exilé s'est exécuté.
.
Jeune Homme prit à son propre jeu.
.
Bien fait pour lui.
.
Il faut dire que le Jeune Homme n'avait pas fait de mystère plus tôt quand au fait qu'il célébrait à minuit le début de sa quatrième année de célibat. Ya de quoi en faire pâlir plusieurs d'envie.. Ou de terreur.
.
Well, With arms wide open, l'amour est peut-être pas mort. Allez savoir !

23.11.07

Blonde Histoire

Le Jeune Homme sent ses mains devenir moite. Beau Gosse, à ses côté, semble sentir sa contagieuse montée d'adrénaline. Il cherche des yeux la source de ce soudain trop plein de stress, comme de l'électricité statique autour de son ami.
.
Rapidement son regard accroche la source de cette overdose d'énergie mal contenue. Le P'tit blond chemine vers eux.
.
Beau Gosse le connaît. Il connaît aussi ses amis. Qui sont les mêmes.
.
Notre Jeune Homme, qui savait que son crush serait de la parti ce soir là, s'est composé un visage de circonstance. Du moins il souhaite.
.
Très absorbé par son Jack-7Up (double), il fait semblant de rien. Dieu qu'il est pas doué pour ça.
.
Et le P'tit Blond d'embrasser le Jeune Homme sur les joues. Jeune Homme qui rougit dans son jack. Double.
.
Tous ces hommes de passer, dans une mascarade parodique du speed dating. Tous ces hommes de courtiser ce p'tit blond. Et ce Jeune Homme de discuter avec les pailles de cet autre Jack-7Up double tout en regardant le spectacle. Celui sur la scène.
.
Beau Gosse de pousser Jeune Homme contre le p'tit blond. Jeune Homme de se retenir après son Jack. Double.
.
Le P'tit Blond à côté du Jeune Homme, coude à coude, épaule contre épaule. Ils parlent, ils rient. Ils s'amusent. Ce soir ils boivent,vivent et ils sont Jeunes.
.
Ce soir tous les espoirs sont permis. Mes espoirs.
..
Beau Gosse, Jeune Homme, le P'tit Blond et leurs amis qui dansent en bas. Le Plus Petit de Nos Amis qui s'est joint à nous danse aussi.
.
Et tous ces hommes qui passent et tournent autour du P'tit blond, oiseaux charognards en quête de chair fraîche. Jeune Homme qui se sert de son verre comme d'un bouclier contre les assauts d'un démon autrefois appelé Jalousie.
.
Et le Jeune Homme de quitter vers les 2h30 du matin après un bref échange avec ce P'tit blond.
.
"Je sais qu'on ne se connait pas beaucoup mais.. J'te trouve vraiment de mon goût."
.
Et le Jeune Homme de quitter avec Le Plus Petit de Nos Amis, fébrile, anxieux devant tout ce qui pourrait et pourra être.
.
Ce soir là le Jeune Homme s'endormit contre son incertitude, son plus fidèle amant depuis plus de 23 ans..

22.11.07

Lohan Drunk &Karaoké

Moi et le Plus Petit de Nos Amis sommes en train d'en faire une tradition. Tous les mercredi soirs nous allons au Karaoké du bar. Verbatim, un ami à nous, est souvent de la partie. Beau Gosse aussi. Tout les éléments pour que chacun de ces mercredi que l'on veut toujours raisonnables virent en party quoi !
.
Hier n'y a pas fait exception.
.
Nous sommes arrivé au bar vers les 22h30, prêt pour une autre folle soirée. Le Plus Petit de Nos Amis ne travaillait pas le lendemain, moi non plus.
.
C'est sous les hurlements des chanteurs amateurs, sur fond musical de Julie Masse ou René Simard, que les pichets se sont succédés, chacun y apportant sa contribution, les verres s'emplissant et se vidant au rythme de nos coups de coeurs et de nos coups de brosse.
.
Des éclats de rire aux confidences les minutes sont devenu des heures et les pensées des paroles. La soirée s'est d'ailleurs terminée debout sur les cubes, sur le stage, nos corps encore jeunes et fermes possédés par la musique et l'envie de s'éclater jusqu'au dernier instant.
.
Vers les deux heures nous avons quittés l'établissement, laissant Verbatim en cours de route. Le Plus Petit de Nos Amis et moi avons fait venir une pizza chez lui. Pour une raison obscure il s'est à un moment mis à faire la poule au téléphone avec la réceptionniste du Stratos, me laissant profondément perplexe. Il est comme ça !
.
C'est finalement vers les 4h15 que le Jeune Homme s'est endormi chez lui, Lohan Drunk, en rêvant de tout ce qu'avait été et de tout ce qu'aurait pu être cette autre belle soirée ! :P

.

4.11.07

Autoroute 469

J'prends un 5 minutes de break de mon nouveau statut de sans emploi pour vous parler de quelquechose qui m'a toujours fasciné au plus haut point concernant l'univers des bars.

.

Je sais pas comment c'est pour vous mais moi, personnellement, lorsque je me déplace sur un dancefloor, j'ai tendance à essayer de déranger les gens le moins possible. Ça implique un contact physique anonyme et discret lorsque je dois demander à quelqu'un de me laisser passer. Ça implique de ne pas passer entre les gens qui parlent et/ou dansent entre eux. Ça implique m'excuser lorsqu'accidentellement j'accroche quelqu'un avec vigueur.

.

Ce genre de trucs. Parait qu'il y aurait un mot pour ça. Le civisme.

.

J'dis "Parait qu'il y aurait" parce que j'crois que j'suis une des rares personnes à connaitre la définition de ce mot de 3 syllables pourtant si facile à prononcer.

.

Ou alors c'est dans notre karma à moi et mes amis. Notre groupe est étiqueté Autoroute 469.

.

J'vois pas d'autre piste de solution. Le bar au complet passe la veillée à se foutre dans nos pattes et à se frayer un chemin, souvent de force, au milieu de nous.

.

Allez la chaîne de 2 kilomètres de lesbiennes joueuse de rugby sur l'Autoroute 469. Prochaine sortie: "Marée Basse, Moules à Volonté" 1.5 Km.

.

Les p'tits garçon de 17-18 ans qui te regardent de haut parce qu'ils ont pas encore compris qu'après 2 mois de vie gay ils n'ont rien réinventée et indépendemment d'à quel point ils sont jeunes, minces, fermes, et imberbes c'est quand même eux qui se font avoir, continuez votre chemin sans regarder personne dans les yeux. Prochaine sortie: "Amertume et Désillusion", 2.5 Km.

.

Let's go vieux monsieur qui nous regardez comme si nous étions une pièce de viande que vous pouviez vous offrir, parkez vous pas au milieu d'nous. Prochaine sortie: "Regrets et Solitude", 3 Km.

.

Gâte toi petite georgette à tapette trop saoule qui cherche son meilleur ami gay avec les yeux un peu humide. Prochaine sortie: Tête à Tête avec Mlle Crâne, 1.6 Km.

.

Et toi, oui toi, le joli garçon trop stupide pour comprendre que j'suis gêné et que j'ose pas aller te parler, monte sur le terre-plein, fait moi un beau you-turn, on pars pour une ride dont tu vas t'souvenir toute ta vie. À fond la caisse de son !

2.11.07

Le P'tit Blond

Ya un P'tit Blond qui sort souvent au bar. L'ami d'un ami d'un ami genre... Il était assez proche d'un ex copain à moi, vieille histoire du début du siècle. 21e, on s'entend.
.
J'lui ai jamais parlé au P'tit Blond. En fait j'lui ai toujours trouvé un air un peu snobinard. Mais bon, j'm'en suis jamais formalisé. Lui et ses amis sont tous comme ça. Le genre de personne qui ne vous adresse pas la parole avant d'avoir été officiellement présentés mais qui ne font aucun effort pour que ces présentations là se produisent.
.
Alors il n'avait jamais vraiment attiré mon attention. Joli probablement, sans jamais avoir cherché à voir pourquoi. Random People.
.
Mercredi soir moi et le Plus Petit de Nos Amis on est sorti au bar pour le Karaoké. Et puis c'était l'halloween aussi. Le bar était plein à craquer.
.
Ce fut définitivement une belle soirée. Un ami à nous dont j'ai parlé au tout début de ce blog s'est joint à nous pour une autre folle soirée de bière en fût et de chanson populaire(?). Avec lui s'est joint à nous quelques personnes que je connaissais de vue ou pas du tout. le P'tit Blond était du lot.
.
Fort sympathique finalement ce type. On a discuté un peu, on a beaucoup déconné. Ce genre de personne que l'on juge trop vite sur une mauvaise impression.
.
Pas snobinard, j'm'étais trompé royalement. Avec de l'esprit, du charisme, humain comme je les aime.
.
À la fin de la soirée lorsqu'il a quitté j'étais dehors en train de planter un autre clou dans mon cercueil.
.
Il est venu me voir et m'a embrassé sur les joues avant de me dire qu'il était vraiment content de m'avoir rencontré. Jeune Homme qui rougit derrière un masque impassible.
.
bon, on est des amis Facebook là. On va probablement (pas?) bâtir une relation solide basée sur la confiance et le respect via cet outil web tout sauf utile. Nonon, j'déconne.
.
Mais bon.
.
Parfois j'me laisse à penser que ce pourrait être cool de le revoir. Parfois l'idée vagabonde dans ma tête que peut-être que...
.
Parfois j'me dis que si j'vivais dans ma tête tout serait tellement simple. Sauf qu'en bout de ligne cette phrase que j'aime à dire est beaucoup plus représentative de la réalité:
.
Bienvenue dans le vrai monde !

20.8.07

Arc-En-Ciel!

Le prochain gros party du Jeune Homme arrive à grand pas...


Effectivement la gay pride de la Vieille Capitale aura lieu la fin de semaine du travail.


Et le Jeune Homme sera en congé tout le week end


Et des gens venu des 4 coins du monde seront présent pour participer aux festivités AVEC NOUS!


On s'en promet toute une, je vous sors mon horaire et planning des festivités cette semaine!


18.6.07

Extasy !

Pour simplifier la lecture du prochain texte, voici quelques directives. JH: Jeune Homme. C: Chouchou. Jo: Un ami que vous ne connaissez pas que nous surnommeront Joe pour préserver son anonymat et/ou sa réputation. Merci de votre attention, bon voyage dans ma tête.
.
Moi, Chouchou et Jo sommes allés clubber à Montréal samedi soir dernier. En fait moi et Chouchou étions sencé aller passer la nuit au Parking, voir Dj J'te criss pas quoi (me souviens jamais de son nom!), avec une gang d'amis de la Vieille Capitale. Finalement tout le monde nous a chié dans les mains, pis on s'est retrouvés tout seuls.
.
On a donc décidés d'aller au Sky, et d'amener un ami de Trois-Rivières.
.
Avant de quitter la ville qui pue, nous sommes donc allés dealer de la drogue dans le parking du dairy queen avec notre dealer. Que voulez vous, on est boulimique ou on l'est pas.
.
Sauf que là. (J'sais que vous adorez quand je dis "Sauf que là, parce que ça précède toujours une grosse connerie!)
.
Sauf que là, moi pis Chouchou, on avait le goût de quelque chose de différent. Et puis, je devais acheter de l'extasy pour un ami. Vous me voyez venir?
.
C'est que juste de regarder la pilule on avait déjà du plaisir. Elle est toute petite, bleue flash, avec un bonhomme sourire dessus. Tsé, toute pour porter à la débauche.
.
Sur la terrasse du sky, les trois beaux enfants de la débauche sont installés à une table avec un verre, tranquille. Ils discutent d'une voix feutrés. Joe n'as pas consommé de petit comprimé bleu souriant, mais Chouchou et Jeune Homme oui.
.
C: Toi Jeune Homme, ça te fais rien en la penune ?
.
JH: Han ? Quoi ? Scuse moi, je regardais les fleurs.
.
C: Euh.. Lé nerfs la dendrophile !
.
JH: Non mais chèque, c'Est FULL beau avec le spot mauve dedans. Tu vois tu Joe ? Non tu vois pas. Approche. Non j'te dis, VIENS VOIR !
.
C: Caliss que t'es folle !
.
Joe; J'vous en prendrait p't'être finalement!
.
Nous sommes parti de la terrasse du Sky pas longtemps après. Pour une très bonne raison. L'extasy décuple les sens. Ya un tarla qui a parti les jets du spa à côté de nous. Pis y ventait. D'ailleurs, Chouchou avait peur du vent, mais il était aussi exité sexuellement par lui. J'ai pas toute toute compris, mais bon. Ya le droit d'être fétichiste du vent. J'faisais ben d'la dendrophilie moi !
.
Entk, tout ça pour dire qu'avec tous nos sens décuplés, des milliards de gouttelettes d'eau c'est assez déstabilisant. Ça a comme qui dirait tué notre fun. Fek on s'est dirigés vers le drugstore.
.
Pour les non-initiés, le Drugstore, c' est pas le bar hot du village, mais c'est toujours l'option de rechange. Tables de pools, terrasse, tables. Un endroit relax. Un endroit comme on avaient besoin.
.
C'est donc sur la terrasse de ce bar que vous avons passé les deux heures suivantes, allant de la contemplation d'un homme à la chevelure horrible à la totale stupéfaction devant un jeune homme sexy qui me faisait des clins d'oeil... Et la vague avec son estomac comme un adolescent en difficulté d'apprentissage.
.
C: Heille chek, c'est shakira derrière toi !
.
JH: Ha ben... On voit sa craque de fesse ! Mon dieu, elle a un bronzage intégral. CHEK CHOUCHOU ! Elle a pas de démarcation de bronzage !!
.
C: S't'une négresse calvair!
.
Consternation et contemplation autour de la table.
.
JH, en chuchotant: CHUUUUUUUUT ! Ya un noir en arrière de toi!
.
Chouchou, qui feelait "inhinition free" s'est alors empressé d'entonner cet complainte déchirante du negro-spiritual que les esclaves chantaient en revenant des champs de tabacs:
.
"Maaaaaaaamaaa ! Le maître va-t-il nous vendre deeeeeeemain maaaaaaaatiiiinnn?".
.
Des heures de honte et de plaisir.
.
Bon. J'pourrais continuer pendant des heures à vous raconter toutes les anecdotes cocasses de la soirée. Mais j'sais bien que de les lire, c'est pas les vivre. C'est pas aussi drôle.
.
Tout ça pour dire qu'on a quitté le village vers les 3h30 du matin. On a fait de l'errance dans la ville pendant environ 1 heure parce qu'on s'est perdu, et on a essayé très fort de trouver l'autoroute 40 en se fiant à la position du soleil. Résultat ? Mitigé.
.
Et c'est vers les 6h00 AM qu'on est finalement arrivé à Trois-Rivieres, la bien-aimée ville qui pue, exténués mais fort heureux.
.
Allez, ne me jugez pas, enviez moi, aimez moi.
.
Merci de m'avoir choisi, Québec je vous aime.

3.6.07

Le Mystère de la Foi.

Il est profond le mystère de la Foi, comme se plaisent à dire les membres du clergé.
.
Ou, si vous préférez, les voies de Dieu sont impénétrables, autre phrase fétiche du corps ecclésiastique.
.
Bon. Vous devez vous douter que je ne suis pas particulièrement dévot. En fait, je suis d'un profond agnostisme et si vous me parlez d'un curé et d'enfants de coeur la première image qui me viendra à l'esprit sera probablement quelques attouchements pernicieux contre la promesse d'un p'tit sac de chips YumYum plutôt que l'image d'une pieuse messe chantée.
.
Par contre, à défaut d'avoir des connaissances très à jour en ce qui concerne la chose pastorale, je peux m'enorgueiller d'une culture générale plus que raisonnable.
.
C'est donc pourquoi sans être un fidèle croyant je connais tout de même l'émission de télévision Évangélisation 2000. Vous connaissez ? Vous devez sûrement en avoir déjà entendu parler.
.
Toujours est-il que j'ai eu à quelques reprises, au cours des soirées de vendredi et de samedi, une pensée pour la chose religieuse.
.
C'est que durant ces deux soirées, au bar, l'animateur de la dite émission se faisait aller le tabernacle sur la piste de danse au son de paroles aussi cléricales que "Tonight's the night and it's only just begun. All the boys and the girls wanna fuck tonight. Gonna turn the naughty on..."
.
Tout pour atteindre le prochain pallier d'élévation spirituelle on présume.
.
Hem....
.
C'est bien vrai. Il est profond le mystère de la Foi. Les voies de Dieu sont impénétrables...
.
Sauf qu'à quelque part, j'me dis que l'animateur à sûrement trouvé quelque chose de moins profond et de plus facilement pénétrable que Dieu et la Sacro-Sainte Foi.
.
On espère juste que c'était pas en échange d'un sac de YumYum à 0.79$
.
Amen.

1.6.07

Le Bussboy

Au bar ya des bussboys. Habituellement ils sont deux pour faire la soirée du jeudi au dimanche. Avec les 4 salles et la terrasse, ils ont amplement de quoi s'occuper.
.
Je sais que c'est une question de perspective mais plus les années passes, plus je trouve qu'ils sont jeunes. En fait, c'est pas le cas. C'est juste que c'est moi qui vieilli tranquillement pas vite. Eux qui ont déjà été plus vieux que moi, lors de mes premières armes à 16-17 ans, ont par la suite été des gens de mes âges. Et puis, aujourd'hui, ils ont quelques années de moins que moi.
.
Les bussboys, c'est toujours des p'tits gars de 18-19 ans. Parfois ils font 1 an. Parfois même pas. Tu fais pas une carrière de bussboy.
.
Travailler de nuit pour un salaire assez moyen, en plus de dealer avec les gars saoul, c'est pas intéressant. Le faire en courant dans un bar tout en escaliers, c'est juste une raison de plus pour trouver l'emploi chiant. Le faire avec des caisses de 24 dans les bras, ça aide juste à te dire que tu veux pas faire ça de ta vie. Te faire considérer comme un objet qu'on peut toucher à volonté par certains clients, c'est ce qu'il manque vraiment pour te convaincre de faire quelque chose de valable de ta vie. Ils ne restent pas.
.
C'est pas des barman. Ils font pas assez d'argent pour payer le manque de respect dont ils doivent faire preuve envers eux même pour bien faire leur travail.
.
Le dernier bussboy en liste est arrivé au début de l'année. Un parmi tant d'autres, gêné, cute sans être remarquable, trop discret pour être marquant.
.
Finalement, il est pas mal vieux pour faire ce boulot là. Il a 21 ans, c'est pratiquement un ancêtre comparativement aux autres bussboys qui ont transporté toutes ces bouteilles depuis 20 ans au bar.
.
Mais bon, faut comprendre. affirmé depuis seulement 1 an et demi, avec une année complète de vie de couple à l'intérieure de ça, il a quelques croûtes à manger le petit. Le milieu, il connaît pas ça. Il part à égalité avec ses collègues qui eux, ont 18 ans.
.
Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.
.
Hier soir j'suis allé passer la soirée avec Dorris. On vit difficilement sans notre karaoké et la multitudes d'étranges qui colore ces soirées. Et yavait le p'tit bussboy qui travaillait.
.
Allez savoir comment c'est arrivé, moi et Dorris on s'est mis à parler avec à la fin de la soirée. Ils ferment toujours le bar de la terrasse une demi-heure avant les autres bars de l'établissement. Pendant qu'il rangeait bouteilles et verres, nettoyant les lieux, nous nous sommes mis à parler de tout et de rien.
.
Ya l'air gêné le p'tit. Il l'est pas. At least, s'il est gêné, j'ai rarement vu un gars gêné me coller un french de même.
.
Oui, vous avez bien lu, j'ai joué de la langue avec le p'tit bussboy par un beau mercredi soir, 3h00 last call on ferme.
.
Faut dire que j'étais passable éméché. Moi et mon bon ami Jack Daniel's avions passé la soirée en tête à tête. Tout ça pour dire que j'avions comme qui dirait pas calculé toutes les conséquences et portées de ces quelques instants de plaisirs innocents.
.
Ce soir je suis sorti avec Chouchou. C'était soir de show au Drague et nous étions tous agglutinés comme des sardines dans le cabaret pour regarder les drag queens exploiter au maximum leur hystrionisme.
.
Et puis, yavait le p'tit bussboy qui se frayais une trail tant bien que mal au milieu de la foule compacte pour débarrasser verres vides et bouteilles.
.
Le p'tit bussboy qui est passé derrière moi.
.
Le p'tit bussboy qui m'a susurré un bonsoir dans le creux de l'oreille.
.
Le p'tit bussboy collé contre mon dos, un bras autour de ma taille, la main sur mon abdomen.
.
Le p'tit bussboy tout sourire, tout câlins.
.
Le p'tit bussboy qui est revenu me parler à quelques reprises durant la soirée, toujours tout sourire.
.
Le p'tit bussboy qui est revenu à quelques reprises, tout câlin.
.
fuck.
.
FUCK.
.
Le p'tit bussboy sans expérience du milieu qui sait peut-être pas que c'était seulement quelques instants de plaisir innocent. Qui sait peut-être pas que c'était qu'un échange de salive sans lendemain.
.
Yé fin le p'tit bussboy mais justement.
.
À mes yeux, c'est p't'être pas juste le p'tit bussboy. Mais c'est surtout ça.

31.5.07

Baiser la Concurrence.

J'suis arrivé au bar hier il devait être aux alentours de 22h15. J'étais content, je venais de tomber en congé pour deux jours. Ça l'air un peu idiot à dire mais recommencer à faire parti de la société active à temps plein ça reste quand même une épreuve un brin essouflante.
.
Et puis ça faisait un p'tit bout que j'avais pas passé du temps avec Dorris. Il fût un temps cet hiver ou nous étions de toutes les soirées karaoké du bar, toutes les semaines.
.
Quand j'suis arrivé j'l'ai pas vu. Pourtant j'étais déjà en retard de 15 minutes. Et puis Dorris, en retard, dans une place où on vend de l'alcool ? C'est surprenant.
.
D'habitude lui et moi on y va de quelques pichets de draft. Mais bon, se commander un gros pichet tout seul c'est mauvais pour le standing et la réputation, alors j'me suis abstenu en attendant qu'il arrive. J'ai pris un autre de mes classiques, un merveilleux Jack Daniel's/7up.
.
Que de joie dans mon coeur quand le barman m'a dit que dorénavant le spécial du mercredi tait justement le Jack ! Et au prix qu'il vendait ma boisson préférée le gars, j'aurais été bien fou de me rabattre sur la bière.
.
Finalement Dorris est arrivé, quelques autres amis aussi. Les verres s'enfilaient à la chaîne sans qu'on s'en rende trop compte et la soirée passait tranquillement. Veillée plaisante, veillée standard.
.
Vers les minuit-1h00, on est sorti dehors question de prendre notre dose nécessaire de nicotine. J'avais pas fait deux pas que j'ai senti un regard insistant posé sur moi. Je balais la terrasse des yeux et comme de fait, un garçon m'observe.
.
Un grand garçon mince, aux cheveux noirs et aux yeux verts, un peu mickey belle gueule. Je lui décoche mon plus beau sourire "Je-t'ai-vu-tu-es-cute-je-suis-célibataire-en-manque-de-sexe-désespéré-de-trouver-l'amour-ho-oui-prend-moi-maintenant!" et il me fait signe.
.
Je m'approche, il met sa main sur mon bras. Il me salut, me demande comment je vais et mon nom. Il me donne le sien en échange. Keith. On se croirait dans les feux de l'amour.
.
C'est avec un grand sourire franc qu'il m'a demandé "Est-ce que c'est possible que tu travailles au resto à côté du mien?".
.
Moment de stupeur. Pour être totalement honnête je savais même pas quel était le nom du resto à côté de celui ou je travaille. Je l'ai su là. Parce qu'effectivement, on travaille un à côté de l'autre. Nos terrasses sont adjacentes.
.
Semblerait qu'il m'ai déjà vu deux ou trois fois pendant que nous travaillions. Moi j'ai pas souvenir de lui. Faut dire que j'ai pas vraiment eu le temps de magasiner dans le staff de notre concurrent immédiat.
.
Semblerait que lui ai pas objection à le faire.
.
Bon.. J'l'ai déjà dit: Don't fuck the payroll.
.
Mais, est-ce que c'est mal de baiser la concurrence ?

26.5.07

Une Dérape

Ya de ces party qui sont prévus. Même si tout est pas organisé à la perfection, vous savez que vous allez vous faire une belle soirée de débauche.
.
Et puis ya ces autres, ceux qu'on a pas vu venir. Comme celui de jeudi.
.
La Waitress m'a téléphonée vers 12h30 pour me demander si je voulais aller me promener avec elle pour profiter de la merveilleuse température. Je me suis pas longtemps fait tirer l'oreille avant d'accepter. Elle m'a donc dit : Je prend ma douche et j'arrive.
.
Lorsqu'elle est arrivée à 14h30, nous avons décidés de commencer par aller prendre une petite bouchée pour nous soutenir dans notre projet de profitage du soleil. On s'est donc offert un bon petit diner dans un resto du nouveau St-Roch, accompagné d'une bière. Of course.
.
Durant le repas elle m'a demandée si j'avais l'goût d'aller faire du 5@7 sur une terrasse. J'avais rien contre l'idée mais je voulais pas le saouler là ni y passer là nuit. J'avais prévu aller faire un tour au bar durant la soirée, j'étais sencé y rencontrer un p'tit gars.
.
Mais bon, un petit verre de rien du tout, ça peut pas faire de mal à personne non ? Et puis ça lui faisait tellement plaisir!
.
En quittant le resto on s'est posé la question. On va se coucher dans un parc ou on va au 5@7 tout de suite ? Faisait trop chaud pour le parc, on se serait endormis et nous serions probablement morts calciné sur une pelouse publique quelconque, la brise chaude répendant nos cendres sur les enfants plus loin.
.
On est donc tout de suite montés au Scanner, question de faire sur d'avoir une place assise sur la terrasse.
.
C'est là j'vous dirais, au moment précis ou on a mis le pied sur cette damnée terrasse, que ça a dérapé.
.
Les pichets de sangria se succédaient plus rapidement que les conneries qu'on pouvait dire, c'est à dire quelque part entre la vitesse du son et celle de la lumière.
.
Et puis là yavait un gars que je connaissais sur la terrasse à coté. Il est venu nous rejoindre. Et puis ya un de nos ami commun qui s'est joint à nous.
.
Et puis là ben. Ben yétait 23h00. fuck. FUCK. F-U-C-K.
.
J'suis monté au bar, ou je n'ai pris qu'une seule bière (J'étais ben trop chaud pour boire !), en me disant que j'avais encore une fois vraiment abusé.
.
Mais bon. J'me suis bien amusé dans cet abus. Les meilleures soirées sont souvent celles pas prévues !

12.5.07

Pssst!!!

Le "Pssst", c'est le bruit de la bière que le Jeune Homme ouvre à 1h54 du matin, à son retour du bar.
.
J'ai toujours eu de la difficulté à partir d'un débit de boisson avant le last call. C'est pratiquement pathologique mon truc. Tant que le last call est pas lancé, ya encore moyen d'avoir du fun.
.
C'est drôle ce soir, j'avais plus le goût de rester. J'avais juste le goût de faire l'enfant et d'aller bouder chez moi, tout seul. Avec une bière. Pis d'la musique qui met en criss. Le genre de toune qui t'aide à te pomper, question de pas dormir de la nuit, étendu de tout ton long entre les draps trop froids, les mâchoires serrées, la boite à pensée à fond la caisse.
.
Première gorgée de bière. Boréale blanche, froide, amère et acide à la fois.
.
J'ai jamais aimé être un parmi les autres. J'aime me sentir unique, sans toutefois passer mon temps à tenter de me démarquer de la masse.
.
Deuxième gorgée de bière. Arrière-goût de céréale, toujours aussi froide. Pink crache "you and your hand tonight", pleine de mépris.
.
Le Réceptionniste s'est définitivement pendu ce soir.
.
Troisième gorgée de bière. Vraiment amère et acide. Pink vomi son dédain. "I'm not here for your entertainement..."
.
Vous savez quel est le plus gros organe de l'homme ? L'orgueil. N'en déplaise à ceux qui ne partagent pas mon point de vue, je suis persuadé d'avoir raison.
.
De voir le Réceptionniste qui m'avait invité à prendre un verre me faisait plaisir. Je n'avais plus vraiment d'attente, cette simple idée de vivre quelque chose au travers de lui étant depuis le début un truc foireux monté dans mon esprit. La raison ne m'a jamais laissée, mais j'aime à fantasmer pour oublier à quel point je ne vois plus le jour ou je vais reprendre quelqu'un dans ma vie.
.
De voir le Réceptionniste me prendre dans ses bras, me toucher, rire avec moi, me faisait plaisir.
.
Quatrième gorgée. Le goût poudreux de la bière blanche me monte au nez, comme la poudre blanche de la "K" est montée au nez du Réceptionniste à un moment ou à un autre durant la soirée. Pink ne cesse d'hurler le dépit ressenti, avec " Leave me Alone" cette fois-ci.
.
De le voir courtiser, toucher et même embrasser un autre que moi devant moi m'a quand même foutu un coup. Semblerait que je sois encore humain.
.
Cinquième, sixième, septième gorgée de bière. La fin approche à grand pas et l'arrière-goût de blé s'est transformé, prenant la saveur de la bile qui nous roule en bouche avant de vomir.
.
De le voir s'étonner de mon départ à définitivement été le coup final, le couronnement. De le voir si surpris que je le salue à distance, pour éviter tout contact physique m'a juste empli du même mépris que celui que Pink fait couler de mes speakers ce soir.
.
Huitième et neuvième gorgée. La fin est proche, dans ma bière comme dans l'histoire.
.
Vous savez, ya toute cette histoire qui m'écoeure un peu, me blesse à peine. Il y a ce maudit orgueil qui ne cesse de hurler, m'obligeant à forcer un sourire que je voudrais sincère.
.
Mais ya un truc, un seul, avec lequel j'suis incapable de dealer. C'est ce regard ou se terre un fond malsain de culpabilité auquel j'ai eu droit avant de partir. Un je m'excuse qui n'a ni sa place, ni sa raison. Un regard coupable qui agit comme un coup de fouet dans cet orgueil déjà éveillé, comme une justification de toute l'inconsidérée haine qui menace de naître.
.
Ya cette dernière gorgée de bière, celle qui goûte la bave, celle qui est chaude, celle qui est de trop. Comme ya les derniers mots de cette autre histoire ridicule, dernier maillon d'une longue chaîne d'histoire ridicules sans queue ni tête, histoire qui se termine ce soir.
.
Ya ce côté de moi qui va prendre le dessus, d'ici quelques minutes, quand je rangerai la bouteille vide parmi toutes les autres, dans la caisse, sur le plancher froid de la cuisine. Ce côté mature et rationnel qui fera que la prochaine fois, probablement demain, quand je le verrai, j'aurai le même sourire affable et sympathique que d'habitude.
.
Et yaura cet autre côté, enfantin et humain, qui tiendra la distance nécessaire entre lui et moi pour l'empêcher que le vague dégoût qui m'habite ne devienne un profond mépris teinté d'un lourd fond mesquin.
.
Parce qu'en bout de ligne, j'ai pas voulu être un parmi tant d'autres ce soir. J'ai pas voulu qu'il me touche comme il touchait les autres. J'ai pas voulu que la poudre de kétamine me caresse quand c'est par lui que j'aurais voulu être touché.
.
Moi, je suis pas tous les autres, et je le serai jamais.
.
Moi j'veux pas être ça. Moi je veux être moi dans les yeux de l'autre.

9.5.07

Summer Nights

Le sentez vous ? Ça sent l'été à plein nez dehors !
.
Et le Jeune Homme se sent enlevé par ce doux vent chaud, ce soleil ardent qui caresse sa peau trop blanche de fumeur hivernal, cet air chargé de poussière qui glisse sur sa peau telle mille et une caresses.
.
L'été, il aime ça le Jeune Homme. Et hier, il a eu une vrai de vrai journée/soirée d'été.
.
La Waitress Insatiable est débarquée dans le courant de l'après midi, hier, alors que le Jeune Homme se bourrait la face dans les restant du souper d'la veille devant un truc sans intérêt à la télé.
.
Une douche plus tard, ils étaient dehors. Ils ont d'abord arpenté St-Valier et St-Joseph, dans le but de peut-être prendre un petit verre sur une terrasse et de trouver un bon p'tit resto asiatique où se payer une bonne bouffe relax.
.
Finalement, ils ont pris leur verre au Scanner, à cheval dans la pente, avant de remonter vers la haute ville pour manger plus que de raison dans un excellent resto. 50 $ pour deux, pourboire inclus, et nous n'avons jamais réussi à passer au travers de notre repas. Et c'était vraiment délicieux.
.
C'est la tête haute (Pour ne pas vomir tellement nous avions mangés) que nous nous sommes ensuite dirigé vers la Grande-Allée, observer la sordide mascarade du Pinch of Love.
.
Il y en a parmi vous qui sont allés ?
.
C'était pas juste au Dagobert le party, mais sur toute la rue. Des centaines et des centaines de garçons et de filles tous plus 80' les uns que les autres. Moustache cheveux gauffrés et collants fluo en guise de parure, ils nous faisaient toute une publicité devant les premiers touristes de la belle saison.
.
Nous avons quitté la Grande-Allée quand la police a commencée à paraître plus nerveuse, l'attroupement étant beaucoup plus imposant qu'ils ne l'avaient probablement prévu.
.
Nous sommes donc redescendu sur St-Jean, avec l'idée d'aller finir la soirée sur la terrasse intérieure du Sacrilège, tranquillement assis avec quelques pintes de bière blanche. En chemin nous avons croisé Dorris, qui hurlait comme une folle dans une cabine téléphonique, et l'avons trainée à notre suite.
.
Malheureusement pour nous, pas de place sur la terrasse. La place est Jampac, ya pas moyen de s'asseoir, à moins de monter avec nos bières sur les branches d'un des arbres.
.
Peu importe, nous connaissions une place ou il y a toujours des bancs pour nous. C'est donc sur la terrasse du bar que nous avons passés la soirée, entre une multitude de pichets de sangria, tous plus délicieux les uns que les autres.
.
Les connaissances ont défilés autour de notre table, 2 ou 3 à la fois, ce qui nous aida à alimenter les conversations toute la soirée, jusqu'à ce que, fort surpris, nous nous faisions dire par le barman que la place fermait.
.
Vous savez l'été, il y a ce truc dans l'air. Cet ambiance qui fait que 3h00 du matin vous prends toujours au dépourvu, même un mardi soir de mai.

6.5.07

Samedi Soir: Après

Bon bon bon. Avant que la Waitress Insatiable ne parte de rumeurs, je vous fait mon compte rendu de ma soirée d'hier. Unrated pour faire plaisir à Valérie-Ann. Vous pourrez pas dire que je suis pas généreux de moi-même sur ce blog !
.
Donc samedi soir. Moi et Coloc sommes arrivés au bar un peu passé les 23h00, avec un autre de nos amis.
.
Vous savez, j'suis pas une personne intolérante. Loin de là. Mais hier, c'était pas comme d'habitude, c'était pas comme le samedi que moi j'connais.
.
Premièrement, nous avions droit à une clientèle à majorité légèrement féminine. How the fuck ? Pas que j'ai quelque chose contre vous les filles, mais ça change pas mal la dynamique de bar quand tu passe d'un ration 4 gars/ 1 fille à la plus que dualité des sexes.
.
D'un autre côté, à cause de ça, j'étais plus grand que la moyenne des gens hier. Ça me faisait tout chaud dans le ventre de pouvoir voir d'un bord à l'autre du dancefloor sérieusement. Pour une soirée j'avais la perspective de vue d'une personne de taille normale.
.
Wow! Vous en voyez donc ben des choses dans les bars vous autres, les 5"8 en montant ! J'sais pas comment vous faites pour vous concentrer sur une conversation, moi j'arrêtais pas de regarder partout. M'enfin, tranche de vie quoi !
.
Sauf que. Sauf que sérieusement, mes chères petites habitantes de la Lesbie, vous devez m'expliquer quelque chose. D'où viens cette mode lesbienne de danser à 4 avec un pichet de bière en fut dans les mains ? Et pourquoi tentez vous toujours de faire rire vos chums de femmes en buvant à même le pichet, finissant par vous remplir le Grand Canyon de broue ? Et puis, tant qu'a y être, elle goûte quoi votre bière après que le canon à neige du bar soit parti et vous ai rajouté une couche de mousse de savon dans votre pichet ? Un jour, j'aimerais comprendre...
.
Bon bon bon, j'le sais, vous êtes tous et toutes en train de lire toutes mes conneries en diagonale, n'attendant que le bout unrated. Je vous vois, sur le bord de votre chaise, déjà tout émoustillés, priant St-Ferrol, patron de la volaille malade, que cette histoire concerne le Réceptionniste.
.
Et effectivement, il était là, notre Arlequin des temps moderne. Avec sa Coloc à lui, et la blonde de cette dernière.
.
Ils étaient installés sur la terrasse, lui avec une Molson Dry, elles avec un gros pichet de draft. Clopes en main, ils parlaient, riaient. C'est que ce sont des complices de longues date ces trois zigotos.
.
Nous, moi et mes amis, nous étions à l'intérieur, occupés à suivre le beat de la musique de nos corps jeunes et sveltes. Occupés à contribuer à la hausse de température graduelle du bar, parti prenante de l'ambiance festive.
.
Je suis sorti quelques fois durant la soirée pour en griller une, allant chaque fois retrouver les beaux enfants de la débauche qui refaisaient le monde une cigarette à la fois, chaque bière rendant leurs projets d'avenir un peu plus passionné.
.
Notre petit réceptionniste nous à aussi rendu visite à quelques reprises à l'intérieur. Sauf que le Réceptionniste ne danse pas. Mais il passait quand même, histoire de lancer un sourire ou un clin d'oeil. Comme s'il avait peur de déranger, mais peur d'être oublié.
.
Vers les 2h00 du matin, je suis sorti sur la terrasse avec lui. Les deux demoiselles avaient quitté, pas lui. On a beau être sage, c'est pas pour autant qu'on va dormir semblerait.
.
Coloc est parti, il n'y avait plus que nous deux. Nous sommes allé faire un tour dans un autre bar, pas très loin, ou il devait rejoindre une amie. Elle n'y était pas, et ce n'était pas pour me déplaire. L'ambiance y était plutôt crade, voyez ?
.
Nous sommes donc retournés au bar, prendre un dernier verre avant la fin d'un autre samedi soir. On s'est assis, côte à cote, épaule contre épaule, et on a parlé. De plein de choses. Du fait qu'un jour il faudrait bien arrêter de sortir trois fois semaines. Qu'un jour, il faudrait cesser de boire autant. Qu'un jour, il faudrait ne plus prendre de drogue. Qu'un jour, il faudrait arrêter de fumer. Qu'un jour, notre jeunesse s'évanouirait, ne laissant que le côté adulte déjà un peu trop présent parfois à l'intérieur de nous.
.
J'ai trouvé la discussion un peu étrange. Je connais plusieurs personnes qui tiennent le même discours que moi sur ce sujet, mais ils ont habituellement quelques années de plus que moi, mon âge au pire.
.
Le Réceptionniste n'a que 20 ans. Il a encore le temps. Plein de temps.
.
Finalement, peu avant 3h00, il est parti. Il s'est levé, m'a embrassé sur les deux joues, puis ses lèvres ont effleurées les miennes. Un tout simple baiser, chaste et doux.
.
Et il était parti. Ce tout jeune garçon de 20 ans, un peu trop grand pour être à l'aise, toujours gêné. Ce jeune garçon à l'allure un peu étrange, qu'on a pas nécessairement le goût de connaître. Ce jeune garçon qui, finalement, n'est que ce qu'il est. Jeune, maladroit, et terriblement humain.
NDLR:
Comme je vous l'ai mentionné au début de ce texte, ceci est la version unrated de ma soirée de samedi soir. Ce sera la seule version unrated sur ce blog, l'auteur tenant à conserver un semblant de vie privée. Quoi ? C'est pas sexuel ? Qui a dit qu'une version unrated devant être sexuelle ? Ça vous apprendra à vouloir venir vous rincer l'oeil dans ma vie !

5.5.07

Samedi soir : Avant.

Oui oui, je sais. Je vous ai promis de vous parler de mon premier quart de travail. Mais bon, pas tout de suite. Demain sûrement.
.
Ce soir je vais clubber, comme chacun des samedi ou le soleil s'est levé à l'est depuis plusieurs années.
.
Moi et Coloc. Et puis tous les autres, ceux qui nous attendront avec impatience sur la terrasse, dans la verrière, sur le dancefloor, dans les couloirs.
.
Ceux qui nous attendent pour les bonjours, les accolades, les sourires, les regards un brin trop soutenus et les respirations retenues.
.
Et ya Le Réceptionniste qui m'attend. Vers les 23h00.
.
Il faut qu'il soit sage le petit, il travaille demain.
.
Je vous promet de tout faire pour m'empêcher de l'entraîner sur le chemin de la débauche. Et je croise même pas les doigts. C'est pas peu dire.
.
Mais bon.. Dans la vie on n'a que très peu de certitudes...

Le Terminal Face à Lui-Même.

Wais, la job a bien été, sommes toute. Mais j'vais vous en reparler plus tard, j'ai pas l'goût de jaser de ça.
.
Ce soir je suis allé prendre une bière (Bon okaaay... Deux bières) au bar, après avoir fini mon premier quart de travail en quatre mois.
.
Et puis, Chouchou et sa soeur étaient au bar. Ils sont venus passer le week-end, fuyant and the again Trois-Rivières.
.
On a fini la soirée au Terminal. Bon, pour tous les incultes (J'en faisais parti jusqu'à ya pas si longtemps), le Terminal, c'est un after hour. Dans un coin moche d'la ville, la où si tu te fais battre à mort durant la nuit ils vont prendre quelques jours à retrouver ton cadavre entre toute les bâtisses anonymes.
.
Vous savez, j'ai pas aimé ça tant que ça.
.
Par contre, comme dans toute chose, il y a instruction à aller chercher.
.
Évidemment, dans ce genre de places, tout le monde est bin stone. Sur le Speed, sur la "E", whatever. Vous me ferez pas coller que ya des gens qui vont la dedans à jeun.
.
On a dansé un peu tous les trois, évidemment. Mais pas très très longtemps. Moi j'ai surtout regardé. Observé les gens. Je vous le dit, ça vaut le détour. 15 $, c'est un prix d'entrée raisonnable pour voir le show.
.
Ya tous ces gens, tellement g'lés qu'on dirait qu'ils vont se mettre à battre des bras et à s'envoler. Ya ceux qui sont deux par deux et qui parlent toujours en même temps, trop stone pour se rendre compte que l'autre écoute pas.
.
Ya ceux qui dansent, tout seul dans leur monde, et qui ont l'air tellement heureux d'être contents. Sans trop savoir pourquoi.
.
Ya ces gens avec le sourire étampé sur le visage, le regard un peu beaucoup vide, qui se promènent en rond dans la salle en promenant leur regard aveugle.
.
Ya ces gens, avec le regard un peu plus vide encore, qui dansent. Seul ou en groupe, ils ne sont avec personne. C'est à peine s'ils sont avec eux même tellement la conscience du monde extérieur semble leur avoir échappée.
.
Et il y ceux qui n'ont même plus le regard vide. Ils l'ont carrément tourné vers l'intérieur, prisonnier de leurs esprits confus. Le monde extérieur n'existe plus, il n'a jamais existé. Possédé par la musique, ils ne peuvent que bouger mécaniquement, agités de tics nerveux, inconscient de leur propre personne.
.
Il y à ceux avec ce regard fou, parano un peu, qui font peur parfois. Ceux que tu n'oses pas regarder, même pas un court moment, et dont tu ne veux surtout pas croiser le regard.
.
Il y a ceux qui cherchent ton regard, qui font tout pour établir le contact. Sans trop savoir pourquoi, mais avec de mauvais résultats garantis.
.
Il y à ceux qui veulent tuer avec leurs yeux. Et ceux qui semblent vouloir mourir.
.
Que doit on retenir de tout ceci ?
.
"La drogue c'est mal, voyez?", faut l'élaborer un peu.
.
La drogue c'est pas mal. C'est ce que tu en fait qui peut l'être.
.
Nous, c'est à dire moi et les quelques amis que j'ai qui consomment à l'occasion de ces substances, nous sommes encore du bon côté des yeux. Celui qui regarde encore le monde extérieur, et qui le voit vraiment.

29.4.07

Prémonition

C'était dans un épisode de Charmed je crois. Ou un autre feuilleton télé dans le même style.
.
Yavait un gars, un peu freak, qui avait de drôles de pouvoirs. Le plus particulier, celui qui était le centre de l'intrigue dans cet époside là, m'est revenu à l'esprit ce matin.
.
Lorsqu'il écrivait quelque chose, son récit se réalisait.
.
Vous avez lu la fiction que j'ai écrit sur le Réceptionniste ?
.
Hier soir j'étais chez moi, avec un de mes amis. On avaient planifiés de se faire une petite bouffe relax, quelques drinks, et de sortir clubber ensuite. Chouchou était en route, la soirée avançait bien, tout était cool et simple.
.
Le réceptionniste me laisse un message sur MSN. Il veut savoir si je sors ce soir. Si oui, il viendrait faire un tour, prendre un verre.
.
Nous sommes sorti, il était avec nous. Soirée cool, beat trippant, bons amis. On s'est bien amusés.
.
À la fin de soirée, il avait manqué son bus. Il est venu chez moi.
.
Nous avons dormi ensemble.
.
Par contre, nous n'avons rien fait. Manque d'intérêt ? Fatigue ? Gêne ?
.
Je ne saurais vous dire.
.
Tout ce que je sais, c'est que Chouchou, qui suit le blog assidûment, avait la gueule à terre. Il m'a appelé la bloggeuse de bonne aventure. Il avait l'impression d'être dans ce genre d'émission bidon avec un nom comme "Les Insolences Absurdes". Où sont les caméras ?
.
C'est drôle comment la vie tourne parfois.