Bon bon bon. Avant que la Waitress Insatiable ne parte de rumeurs, je vous fait mon compte rendu de ma soirée d'hier. Unrated pour faire plaisir à Valérie-Ann. Vous pourrez pas dire que je suis pas généreux de moi-même sur ce blog !
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Donc samedi soir. Moi et Coloc sommes arrivés au bar un peu passé les 23h00, avec un autre de nos amis.
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Vous savez, j'suis pas une personne intolérante. Loin de là. Mais hier, c'était pas comme d'habitude, c'était pas comme le samedi que moi j'connais.
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Premièrement, nous avions droit à une clientèle à majorité légèrement féminine. How the fuck ? Pas que j'ai quelque chose contre vous les filles, mais ça change pas mal la dynamique de bar quand tu passe d'un ration 4 gars/ 1 fille à la plus que dualité des sexes.
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D'un autre côté, à cause de ça, j'étais plus grand que la moyenne des gens hier. Ça me faisait tout chaud dans le ventre de pouvoir voir d'un bord à l'autre du dancefloor sérieusement. Pour une soirée j'avais la perspective de vue d'une personne de taille normale.
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Wow! Vous en voyez donc ben des choses dans les bars vous autres, les 5"8 en montant ! J'sais pas comment vous faites pour vous concentrer sur une conversation, moi j'arrêtais pas de regarder partout. M'enfin, tranche de vie quoi !
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Sauf que. Sauf que sérieusement, mes chères petites habitantes de la Lesbie, vous devez m'expliquer quelque chose. D'où viens cette mode lesbienne de danser à 4 avec un pichet de bière en fut dans les mains ? Et pourquoi tentez vous toujours de faire rire vos chums de femmes en buvant à même le pichet, finissant par vous remplir le Grand Canyon de broue ? Et puis, tant qu'a y être, elle goûte quoi votre bière après que le canon à neige du bar soit parti et vous ai rajouté une couche de mousse de savon dans votre pichet ? Un jour, j'aimerais comprendre...
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Bon bon bon, j'le sais, vous êtes tous et toutes en train de lire toutes mes conneries en diagonale, n'attendant que le bout unrated. Je vous vois, sur le bord de votre chaise, déjà tout émoustillés, priant St-Ferrol, patron de la volaille malade, que cette histoire concerne le Réceptionniste.
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Et effectivement, il était là, notre Arlequin des temps moderne. Avec sa Coloc à lui, et la blonde de cette dernière.
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Ils étaient installés sur la terrasse, lui avec une Molson Dry, elles avec un gros pichet de draft. Clopes en main, ils parlaient, riaient. C'est que ce sont des complices de longues date ces trois zigotos.
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Nous, moi et mes amis, nous étions à l'intérieur, occupés à suivre le beat de la musique de nos corps jeunes et sveltes. Occupés à contribuer à la hausse de température graduelle du bar, parti prenante de l'ambiance festive.
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Je suis sorti quelques fois durant la soirée pour en griller une, allant chaque fois retrouver les beaux enfants de la débauche qui refaisaient le monde une cigarette à la fois, chaque bière rendant leurs projets d'avenir un peu plus passionné.
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Notre petit réceptionniste nous à aussi rendu visite à quelques reprises à l'intérieur. Sauf que le Réceptionniste ne danse pas. Mais il passait quand même, histoire de lancer un sourire ou un clin d'oeil. Comme s'il avait peur de déranger, mais peur d'être oublié.
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Vers les 2h00 du matin, je suis sorti sur la terrasse avec lui. Les deux demoiselles avaient quitté, pas lui. On a beau être sage, c'est pas pour autant qu'on va dormir semblerait.
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Coloc est parti, il n'y avait plus que nous deux. Nous sommes allé faire un tour dans un autre bar, pas très loin, ou il devait rejoindre une amie. Elle n'y était pas, et ce n'était pas pour me déplaire. L'ambiance y était plutôt crade, voyez ?
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Nous sommes donc retournés au bar, prendre un dernier verre avant la fin d'un autre samedi soir. On s'est assis, côte à cote, épaule contre épaule, et on a parlé. De plein de choses. Du fait qu'un jour il faudrait bien arrêter de sortir trois fois semaines. Qu'un jour, il faudrait cesser de boire autant. Qu'un jour, il faudrait ne plus prendre de drogue. Qu'un jour, il faudrait arrêter de fumer. Qu'un jour, notre jeunesse s'évanouirait, ne laissant que le côté adulte déjà un peu trop présent parfois à l'intérieur de nous.
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J'ai trouvé la discussion un peu étrange. Je connais plusieurs personnes qui tiennent le même discours que moi sur ce sujet, mais ils ont habituellement quelques années de plus que moi, mon âge au pire.
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Le Réceptionniste n'a que 20 ans. Il a encore le temps. Plein de temps.
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Finalement, peu avant 3h00, il est parti. Il s'est levé, m'a embrassé sur les deux joues, puis ses lèvres ont effleurées les miennes. Un tout simple baiser, chaste et doux.
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Et il était parti. Ce tout jeune garçon de 20 ans, un peu trop grand pour être à l'aise, toujours gêné. Ce jeune garçon à l'allure un peu étrange, qu'on a pas nécessairement le goût de connaître. Ce jeune garçon qui, finalement, n'est que ce qu'il est. Jeune, maladroit, et terriblement humain.
NDLR:
Comme je vous l'ai mentionné au début de ce texte, ceci est la version unrated de ma soirée de samedi soir. Ce sera la seule version unrated sur ce blog, l'auteur tenant à conserver un semblant de vie privée. Quoi ? C'est pas sexuel ? Qui a dit qu'une version unrated devant être sexuelle ? Ça vous apprendra à vouloir venir vous rincer l'oeil dans ma vie !