If I was invisible...Wait, I already am !

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5.12.07

1,2,3,4 et la douce 5.

La Waitress Insatiable m'avait demandé d'être chez elle pour 18h30. Lorsque j'ai tourné le coin de sa rue vers 18h45, embourbé jusqu'aux genoux dans l'enfer blanc qu'était devenu la Basse-Ville, elle était affairée à déblayer (déterrer) sa voiture. Ou alors elle tentait de pénétrer à l'intérieur d'une congère mobile équipée de miroirs latéraux.
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Nous avons rapidement retiré toute la neige embourbant sa rutilante Ginette, sous le regard désapprobateur de sa voisine qui, j'en suis certain, était affectée d'une profonde phobie de la neige. La ville nous interdit de mettre la neige dans la rue, elle refusait que nous la mettions sur le trottoir, j'ai passé à un cheveux de lui dire ou elle pouvait vraiment se la foutre, toute cette neige.
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Le Réceptionniste s'est joint à nous juste a temps pour aller porter Ginette au Miteux Bar pour la nuit, nous avons donc pris une petite marche en revenant.
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Rendu chez la Waitress moi et le Réceptionniste avons chacun retirés nos bas pour en mettre des secs avant de nous asseoir dans les marches, au dessus du calorifère, pour faire sécher nos pantalons.
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C'est alors que la ronde des bouteilles débuta.
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Première bouteille, l'apéro. Un blanc mousseux, volatile et léger, qui se boit tout seul. La bouteille du small talk, des nouvelles, quoi de neuf, qu'arrive-t-il avec.. , etc.
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La waitress se démenait encore devant son fourneau, clope à la main, lorsque nous avons ouvert la suivante. Un pinot noir, un rouge léger. La deuxième bouteille, celle des échanges, des "tu te souviens la fois où on à..", des histoires milles fois racontées. Celle ou on se plaint aussi un peu de nos jobs, de nos vies, de notre célibat et de l'amertume de cette damnée solitude pour un soir laissée dans le garde-robe. La deuxième bouteille, celle qui nous fait réaliser à quel point nous avions besoin de cette soirée depuis longtemps.
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C'est un peu après le début du repas que nous avons ouvert, la troisième, la meilleur d'entre toutes. C'est sur ce rouge puissant avec une saveur minérale prononcée qui n'était pas sans rappeler le plomb et le cuir que notre appréciation de tous et chacun s'exprime sur des mots parfois aussi puissants que le vin, parfois maladroits comme nous le sommes. Ce besoin inexplicable de verbaliser l'affection éprouvés l'un pour l'autre. La troisième bouteille, celle de la confiance sans pudeur.
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Après le repas, avant le dessert, la quatrième bouteille s'ouvre sans tambours ni trompette. Ce rouge décevant sera la bouteille des confidences, celle qui ont ce même goût fade et un peu trop acide que les propos que nous tiendrons. Ces expériences dont on parle avec dépit, ces histoires racontées avec un goût amer dans la bouche. Celle que l'on ne raconte honnêtement qu'à de très bons amis. Le genre d'amis avec qui tu peux te rendre à la quatrième bouteille sans gêne de ce que tu diras un coup toute inhibition tombée. La quatrième bouteille, celle des confidences.
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Et puis finalement, la cinquième. Pour beaucoup celle de trop, pour nous la fin d'une belle soirée. Un amarula doux et crémeux, servi sur glace avec du lait, qui coule en nous comme le sentiment de satisfaction et de libération que laisse cette soirée haute en émotions, en rires, en larmes, parfois. La cinquième, aussi douce que notre amitié.
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La bouteille du Small Talk, celle des échanges. Puis celle de la confiance, suivi de celle des confidences. Toutes ces bouteilles pour la cinquième, celle de la douce amitié qui, au delà de l'alcool, reste le vrai moteur du succès de ces soirées toujours parfaites.
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8.10.07

Foursome; La Confession.

Ouais, le foursome infernal composé par Chouchou, la Prof d'Anglais, le Plus Petit de Nos Amis et votre Jeune Homme s'est offert un Black&Blue (Ou Bead&Breakfeast comme dit le Plus Petit de Nos Amis) d'enfer ce week end.
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Vous le raconter dans le détail ? Impossible.
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J'ai bien essayé quelques fois au cours des dernières semaines de raconter d'intenses moments de débauche et de plaisir avec un résultat assez médiocre selon moi.
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En fait, plus j'y pense, plus je me rends compte que ce blog a pris une orientation qui me plaît plus ou moins.
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Les longs récits se sont espacés. Les textes de qualités de moins en moins souvent publiés. D'étranges posts décousu qui font peu de sens pour le lecteur hors-contexte ont pris toute la place.
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Je m'en excuse sincèrement et ce soir je tente de mettre un peu de poids dans ce côté de la balance qui me procure fierté dans ce morceau de web que j'ai fait mien, les histoires vrais.
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Le foursome. Vous en avez entendu parler à mots couverts, au travers des histoires. Les personnages qui le composent sont arrivés graduellement au cours des derniers mois, au fil des jours et des semaines, des joies et des peines.
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Le résultat: Un groupe de quatre adultes(?) semblables et différents qui se sont collés l'un à l'autre à une vitesse stupéfiante, établissant des liens solides d'une façon naturelle et ho combien satisfaisante.
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Quatre adultes avec leurs forces et leurs faiblesses, avec leurs rêves et leurs espoirs propres. Quatre adultes célibataires, pleins et vides d'un espoir qu'ils ne savent trop définir.
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Je me fais sur cette page porte-paroles de mots qui ne furent jamais prononcés et qui ne sont que les impressions du quart d'un tout qui aspire au bonheur.
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Nous, foursome de la Vieille Capitale, ne sommes qu'humains.
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Notre force? Nous le savons.
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Notre but? Vivre et se sentir vivants.
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Comment? Par tous les moyens possibles, bons comme mauvais, simples comme complexes.
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J'expose ici sur cette page la vie de ce groupe au jugement de leurs pairs, mes lecteurs. Ils le savent, ils le lisent religieusement. Lecteurs silencieux ils n'en pensent pas moins, j'en suis conscient.
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Le vide de mes textes des dernières semaines tient à cette présence silencieuse. Ces textes sur la nature humaine, sur ma nature, sur la vie, l'amour et l'espoir, ils viennent de ma vie.
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Depuis quelques semaines Ils en font parti. Mille fois les mots ont voulus courir sous mes doigts de raconter leurs vies et la mienne au travers des épreuves et des joies de l'un et l'autre.
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Mille fois ces mots sont morts avant d'avoir atteint les notes du clavier car si j'ai fait le choix d'exposer ma vie aux yeux de tous, eux ne l'ont pas fait.
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Ils sont mes amis et par respect pour eux j'ai laissé se tarir la source de mon inspiration, les gens qui m'entourent. Sans amertume, sans reproches, le vrai monde m'a insidieusement rappelé à lui et j'ai répondu à son appel en toute connaissance de cause.
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Ils sont humains, ils sont différents. Chacun avec ses forces, ses faiblesses, ses histoires. Chacun avec ses damnées histoires si belles, qu'elles soient heureuses ou non. Chacun avec ses damnées histoires si vrai qui nous aident à comprendre un peu plus d'eux, un peu plus de nous. Un peu plus de ce monde de fou ou tous et chacun tente de son mieux d'être et d'être heureux.
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Cet homme qui n'a pas vécu cette folle adolescence qui nous a tellement appris et qui se retrouve à 27 ans confronté aux épreuves de nos 17 ans...Plus les convictions d'un homme avec 10 ans de vie supplémentaire comme autant de barrières vers l'amertume d'une évolution douloureuse. Cet homme aux idéaux chamboulés qui traversera la rivière de cette épreuve pour en sortir grandi et encore meilleur, promesse d'un être exceptionnel.
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Cet autre homme qui court après l'amour sans jamais s'être arrêté à définir de qu'est vraiment ce sentiment si vif qu'il désire plus que tout au monde avec une candeur qui souvent se déguise sous de faux atours, douleurs de ces hommes qui pour un temps semblent le but recherché avant de disparaître dans le néant des réponses erronées. Protagoniste de cette quête intemporelle et universelle qu'est la recherche de sois au travers de cet "autre" mystérieux et ultimement désiré.
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Cette femme qui s'est bâti un monde ou elle n'aura plus à faire face aux désirs qui lui reviennent de droit, à cette vie qu'elle seule peut réclamer, à ce véritable bonheur dont la pleine saveur ferait à coup sur voler en éclat le succédané d'amour pur qu'elle a su trouver et offrir aux hommes de sa vie qui toujours aiment d'autres hommes. L'Amour. Cette femme qui a foi en l'amitié, valeur forte et essentielle à l'accomplissement de tous et chacun. Cette amitié qui, loin d'être incompatible avec l'Amour, ne saurait grandir sans elle mais jamais à son détriment.
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À ce jeune homme qui depuis 268 textes, bons ou mauvais, étale l'imperfection de son humanisme aux yeux du monde pour réclamer son droit d'être ce qu'il est, des pires travers aux plus grandes faiblesses, de l'éclat du pouvoir à la brillante de la réussite.
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Avais-je le droit d'écrire ces lignes qui ne sont en fait que le plus infime rayon du jugement d'un pair qui aime et admire ces gens pour l'ensemble et la beauté de leur innarrable complexité.
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Ces gens qui ne sont qu'humain. Ces gens si extraordinairement humains, à leur vulnérabilité qui m'est exposée un peu plus chaque jour et que je m'abstiens de mon mieux de dépeindre sans pudeur par peur de perdre accès à ces semblables qui sont si rares et précieux.
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Foursome dans le plaisir, foursome dans les épreuves.
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Foursome pour la vie? La mort nous le dira mais l'espoir allège l'attente..

9.8.07

You and I

Cette semaine j'ai rêvé de toi. C'était étrange, honnêtement.
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J'y ai repensé quelques fois par la suite. Pas au rêve en tant que tel, il était plutôt banal.
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Mélange de souvenirs et de tes yeux, de tes lèvres. Sentiments qui s'entrechoquent, erreurs qui se répètent.
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Ta dévotion, ma mesquinerie. Ton sourire, ma fausse indifférence. Tes yeux qui suppliaient de comprendre, les miens qui voulaient tout cacher.
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Ta solidité, ma dépendance à toi. C'est fou comment tout semblait tellement différent à l'époque. C'est fou comment on a pas compris. Comment moi j'ai pas compris.
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C'est fou comment quand je croise un regard qui me rappelle le tien je ne peux m'empêcher de le fixer.
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J'ai rêvé de toi car je rêve d'être courtisé de nouveau. J'ai envie de me sentir convoité, de me faire charmer, de flirter en toute innocence.
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J'ai soif de chaleur et de simplicité. De regards, d'effleurement, de magnétisme.
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J'ai envie d'être contre toi comme je l'étais vendredi dernier, même si ce n'était pas toi.
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J'ai envie de dormir avec toi comme je l'ai fait le mois dernier, même si ce n'était pas toi.
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J'ai le goût d'embrasser comme je l'ai fait au printemps dernier, même si ce n'était pas toi.
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J'ai le goût d'être avec toi comme avant, même si ce n'était pas toi.
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Parce que ça n'a jamais été toi.
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C'était moi. Tout ce temps c'était moi que j'avais le goût d'embrasser. Avec qui je désirais dormir. Contre qui je voulais m'appuyer. Avec qui je désirais vraiment être.
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Le Jeune Homme a envie de se regarder dans les yeux, de coller son propre front contre son front et de s'embrasser sans pudeur sur les lèvres pour se prouver qu'il s'aime et que le passé n'y change rien parce que justement, on peut pas changer le passé.
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Le Jeune Homme a le goût de se faire l'amour encore et encore...
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...Et encore.

9.5.07

First Love

Bon, je garde l'histoire dans mes tiroirs depuis déjà longtemps. Plusieurs fois je me suis retrouvé ici, sur mon blog, prêt à écrire, et l'idée m'a traversée l'esprit. À chaque fois l'envie m'a quittée avant que les premiers mots ne se forment sous mes doigts. C'était pas le temps peut-être. Où alors j'avais peur de pas trouver les mots. Raconter l'amour de façon convaincante est jamais facile vous savez. C'est un exercice difficile et souvent frustrant, dans l'optique ou les lettres alignées sur votre écran ne forment pas un message assez puissant, assez clair, assez précis pour transmettre le sentiment que vous tentez de partager.
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mais là, cet après-midi, dans la chaleur et l'humidité de ce début d'été, j'ai le goût de boucler la boucle et de vous sortir la dernière des histoire d'amour qu'il me reste dans le placard. La plus courte, en quelque sorte. La plus intense et vivante, d'un autre côté. Les Back to Love vont donc ce conclure cet après-midi, avec le dernier de ces retours en arrière.
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FLASH BACK
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Le Jeune Homme à 17 ans. Il ne sort que depuis très peu de temps dans les bar gay, son horaire conjugué de travail et d'études ne lui laissant que peu de samedi soirs. Nous sommes à la fin octobre, par un week end exceptionnellement chaud. Comme aujourd'hui.
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Le Jeune Homme est avec quelques amis et ils marchent vers la Station, le bar gay de Trois-Rivières à l'époque. Le ciel sans nuage nous laissé découvrir toute son immensité et un vent chaud et frais à la fois joue dans nos costumes. C'est l'halloween. C'est mon premier vrai party à la Station. Ces soirées spéciales à thématique qui sont déjà très populaires.
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Le Jeune Homme sait qu'il va s'amuser toute la nuit. Il a fait attention au cours des deux dernières semaines et il a la somme faramineuse de 40 $ en poche. Assez pour se saouler à mort et aller manger au Mike's après. Il est déjà content, il n'aura pas à payer son entrée, puisqu'il s'est inscrit sur le net au cours de la semaine précédente.
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Ici une parenthèse s'impose. Pour ceux qui font du net depuis quelques années, vous devez avoir connu l'époque de gloire de Mirc. Il y a quelques années une drôle de mode est parti, les GT (Get together). Ces rencontres d'internautes étaient très courues et le bar avait voulu tabler sur cette nouvelle mode en organisant un GT tous les dernier samedi du mois pour les usagers du canal #Gay3Riv. La tradition à survécue aux années, même après la mort du canal, les derniers samedi du mois étant devenus les party thématique du bar. Mais à l'époque ou se passe ma petite histoire, le net et ces soirées étaient encore liées. Si vous étiez inscrits sur le canal pour la soirée, vous n'aviez pas de cover charge et on vous donnait un très ridicule name tag avec votre nick dessus. On finissait toujours par se le coller sur une fesse anyways. Fin de la parenthèse.
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Vers les 22h00, nous sommes sur place. Les trois étages sont bondés de gens déguisés et sur le bord de l'hystérie. Tout le monde boit plus que de raison, flirte, danse, parle, rencontre des gens. Le gérant vient de fermer la climatisation pour 10-15 minutes, question de faire monter la température et l'ambiance. Quelques mix de tounes qui donnent envie de baiser complète le tableau de ce plan fort bien rodé.
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Le Jeune Homme n'échappe pas au mood de la place. Déjà bien parti pour sortir à quatre pattes, un léger film de sueur couvre sa peau juvénile que plusieurs frôlent ou touchent. Dans un tourbillon de corps et de son, il se retrouve devant un inconnu. Le plus bel inconnu du monde.
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De la même grandeur que le Jeune Homme, le petit blondinet aux yeux plus verts que les plaines d'Irlande s'approche inexorablement. Ses yeux rient, son corps parle, il invite, il réclame.
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Ce ne fut même pas la question d'une seconde. Le monde les avaient poussés l'un contre l'autre. Sur le beat du bar, dans la chaleur, la sueur et l'alcool leurs corps s'embrassaient. Leur peau se hérissait de frissons, comme si chaque pore avait voulu s'approcher un peu plus de la peau de l'autre.
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Le moment fût bref. Où peut-être pas. Ce ne fut qu'une seconde, ou alors l'éternité. Il y a de ces moments ou le temps n'a plus sa place, ou il n'a même jamais existé.
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Et puis, il était parti. Son sourire, ses yeux de jade, sa présence sucrée. Tout s'était évanouie.
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Et le Jeune Homme aussi est retourné chez lui, peu avant le lever du soleil. Il s'est couché, fort satisfait de sa soirée, en rêvant de cet ange avec qui il avait partagé quelques instants de pure symbiose.
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Le lendemain, le Jeune Homme n'avait qu'une idée en tête. Retrouver ce qu'il considérait comme étant l'Homme avec un grand "H". Il ne connaissait que son nick, chose bien futile dans l'optique ou des gens de tous les coins de la province étaient présent au bar ce soir là. Il ne savait que cela. "IAMWHOIAM".
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Ça a pris une semaine. Il l'a retrouvé. Finalement un soir, planté sur le bout de sa chaise devant son écran, il lui parlait. Il restait à sherbrooke. Déception. Il avait déjà quelqu'un dans sa vie. Énorme déception. Mais il était gentil, et drôle. Ils ont gardés contacts.
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Du temps où les arbres perdaient leurs dernières feuilles, des pluies de novembre, des premières neiges de décembre et de la folie du nouvel an. Du froid glacial et Janvier et de celui encore pire de Février, des premières chaleurs de mars aux premiers vrai chauds rayons d'avril, Ils ont parlés ensemble presque tous les soirs sur le net. Avec le temps, malgré la distance, ils ont tissés des liens.
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L'ange était devenu le confident du Jeune Homme. Et vice-versa. Pourquoi pas ? Il était en couple, restait loin, ils ne se verraient probablement jamais. Situation parfaite pour s'ouvrir totalement, sans peur de jugement. Si ce que le Jeune Homme lui disait ne lui plaisait pas, il n'avait qu'a fermer la fenêtre, couper les ponts, et personne n'en crèverait. Tout ceci n'avait que peu d'importance. Mais.. Mais.
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Mais au début du mois de mai, quelques jours avant les 18 ans du Jeune Homme, l'Ange faisait une proposition au Jeune Homme.
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L'Ange allait au Gay Pride au début du mois d'août. Avec deux de ses amis, Charles et Mélinda. Son chum, avait qui rien n'allait plus très bien, avait décliné l'invitation. Il voulait savoir si le Jeune Homme voulait y aller avec lui.
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C'est sans réfléchir un seul instant que le Jeune Homme a accepté. Et c'est dans une sourde angoisse grandissante qu'il regarda la date approcher à grand pas.
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À Trois-Rivières comme à Sherbrooke, le niveau de stress était à son comble. Quelques mois de conversation MSN et une brève rencontre dans un bar, l'esprit embrumé par l'alcool, suffisait-il comme amorce ? Il n'était pas question ici d'amitié.
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Par un beau Vendredi après-midi de canicule, un peu comme aujourd'hui, le Jeune Homme montait dans un bus Orléans Express, avec son sac à dos, une poignée de dollars et ses tout jeunes 18 ans.
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Il allait rejoindre l'Ange, cet inconnu qui le connaissait plus que quiconque, et dont il partagerait le lit ce soir, seul dans leurs chambre d'hôtel. Pour trois jours.
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C'est mort de peur qu'il est arrivé dans la "grande ville", cherchant du regard celui qu'il n'était même pas sur de reconnaître. Évidemment, il était là.
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Toujours aussi petit, toujours aussi mince, les yeux de jade brillants de malice, les joues rouges et plein des mêmes appréhensions que le Jeune Homme. Avec ses deux amis, fort charmant, beaucoup plus volubiles que notre ange qui semblait presque avoir perdu sa voix.
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Ils sont allés, tous les quatre porter leurs trucs à l'hôtel. Le Jeune Homme et l'Ange ont découvert leur chambre. Petite, Froide plus que fraîche pour cause d'air climatisé extrême. Et ils sont vite sorti de la chambre rejoindre les autres, intimidés par cette intimité nouvelle et pesante.
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La bande est allé prendre quelques verres, noyer l'angoisse de cette rencontre tant attendu. L'Ange ne parlait presque pas, souriait un peu, le Jeune Homme voulait mourir. Il avait peur d'avoir déjà déçu, de ne pas être à la hauteur des attentes. Il avait peur d'être pris là trois jours avec ces gens qu'il ne connaissait pas.
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Le retour à l'hôtel s'est fait dans le silence, l'air lourd et humide de la métropole étouffant les sons et rendant l'atmosphère oppressante au maximum.
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Les Au Revoir se sont fait dans le couloir, entre les deux chambres, puis nos deux protagoniste se sont enfermés dans ce tombeau qu'était leur chambre, froide et neutre. Rapidement ils se sont déshabillés et couchés, chacun de leur côté du lit, lumière ouverte, la gêne ayant soigneusement tapés les draps entre leur deux corps frêles.
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D'une manière prudente et quelque peu empruntée, ils ont commencés à parler pour la première fois depuis leur arrivé plus tôt dans la soirée. Calmement, sans croiser leurs regards, ils se sont jaugés avec leurs mots et leurs propos, relaxant leurs corps et leurs esprits, tentant de s'apprivoiser pour de vrai cette fois là. Des millions de choses tournaient dans la tête du Jeune Homme, étendu entre ses draps râpeux et amidonnés d'hôtel, dans ce lit impersonnel, trop grand et trop petit à la fois.
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Qu'il était beau son Ange, même s'il n'était pas sien. Que sa voix était douce et chaude.
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Doucement, ils ont laissés tomber leurs armes. Ils ont commencés à rire, à parler plus librement. Ils se sont fait face, se sont regardés dans les yeux. La douce Jade de l'Ange contre l'obsidienne dure et chaude du Jeune Homme.
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Ils se sont endormis, la lumière ouverte, leurs corps enlacés, sans plus de contacts que nécessaire. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont passé la journée du lendemain à flâner en ville, se touchant toujours, s'accrochant, rappelant sans cesse leur présence à l'autre. La magie de la nuit ne les avaient pas quittés et ne les quitteraient plus jamais. Ils ne se connaissaient pas encore, mais ils s'aimaient déjà. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont répétés le même manège le soir venu, étendus l'un contre l'autre entre ces draps encore aussi raides et râpeux, dans cette chambre toujours aussi froide ou la simple présence de l'autre suffisait à échauffer le monde.
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Le lendemain matin l'Ange est allé prendre sa douche pendant que le Jeune Homme, paresseux de nature, restait au lit, pensif, le sourire au lèvres. Lorsque l'Ange est sorti de la salle de bain le Jeune Homme était toujours couché, les draps montés jusqu'à la taille, torse nu, les yeux heureux.
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Sur le coup du sourire de l'Ange, d'autres coups retentirent contre la porte. C'est en mini-serviette de bain que l'ange alla y répondre, certain que ses amis ne se pouvaient plus d'attendre pour aller déjeuner.
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Son chum. À la porte. Qui criait. Qui hurlait.
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Il faut dire à sa décharge que la scène portait à confusion. Et qu'en fait, même si rien ne s'était passé, son couple tirait la révérence de façon bien ignoble.
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Il a gueulé encore un bon coup, puis est parti en menaçant et en jurant. C'est fort ébranlés que les deux nouveaux amoureux sont descendus au restaurant ce matin là raconter l'épisode à l'autre moitié de la bande.
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Ébranlés mais... Soulagés. C'était fini, l'Ange était seul. l'Ange était avec, était au Jeune Homme.
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Ce soir là fut la plus belle soirée depuis la création du monde par Dieu. Chaque caresse, chaque baiser, chaque respiration fût une bénédiction.
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Je pourrais continuer ici et vous raconter comment cette histoire avec un début aussi prometteur se termina trois petits mois plus tard. Mais justement, c'est une autre histoire, et les mots ne me viennent pas cet après-midi, dans cette chaleur qui me rappelle tellement ce week-end déjà bien lointain.
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Je sais l'histoire belle, je sais l'histoire bonne. Je ne sais pas si j'ai réussi à la rendre à la hauteur de la manière donc je l'ai vécu. J'en garde encore aujourd'hui, 5 ans plus tard, de fabuleux souvenirs qui me font presque frissonner. Aucune rancoeur, aucune amertume. C'est probablement pourquoi j'arrête ici mon récit, afin de ne pas noircir la beauté du plaisir par le désespoir d'une fin qui arriva trop tôt.
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C'était mon témoignage. Voici comment j'ai aimé la première fois. Pour de vrai.

1.4.07

Alive

Voici un texte que j'ai publié, il y a quelques années, pour un OSBL qui vient en aide aux jeunes gay/lesbiennes/bisexuels/trans du Québec. Il a depuis été repris illégalement par une troupe de théatre de Montréal pour faire la promotion d'une de leur pièce. En souhaitant que vous apprécierez.
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Vous savez comment c'est en campagne... Les gens sont généralement un peu moins ouverts d'esprit.
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Je me souviens de mon secondaire… de mes 15 ans. Tout le monde me détestait, et j'étais seul au monde, seul avec mon terrible secret. Personne ne pouvait comprendre la détresse qui m'habitait et chacune des attaques des autres étudiants me faisait m'enfoncer un peu plus dans un puit sans fond de désespoir. J'en venais presque à vouloir mourir, quand j'étais seul dans ma chambre le soir.
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Je me disais que j'allais me marier, avoir des enfants, et cacher mon terrible secret toute ma vie. Mais en même temps, je rêvais de rencontrer quelqu'un comme moi.
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J'ai parfois honte aujourd'hui de dire que j'ai du fantasmer sur à peu près tout les gars de mon école secondaire, sauf quelques un. Et c'est un parmi ces derniers qui m'a probablement sauvé la vie en mars de ma dernière année de secondaire.
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Il n'était pas spécialement beau, mais extrêmement attachant. Il était dans la même classe que moi, nous passions beaucoup de temps ensemble puisque nous avions les mêmes amis (si on peux appeler ça des amis..)
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Et nous nous sommes mis à parler, un après-midi, à la bibliothèque...
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Je ne sais toujours pas ce qui ma poussé a lui dire... une impression qu'il comprenait, qu'il était comme moi. J'aurais pu le regretter amèrement probablement, mais j'en suis aujourd'hui tellement heureux.
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Je n'ai jamais caressé sa peau, nous ne sommes pas particulièrement proche, nous nous sommes perdus de vue depuis longtemps déjà. Mais il avait été une lumière dans ma nuit, assez pour me donner le goût d'avancer de quelques pas encore.
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Quelques mois plus tard, je déménageais a Trois-Rivières : « La grande ville » de chez nous.
J'y ai rencontré des dizaines de garçons, j'y ai connu mon premier chum, ma première peine d'amour, mon dépucelage, seigneur, j'en ai tellement connu depuis 4 ans.
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Il n'a rien fait, mais tout sa est grâce a lui et je voudrais tellement lui dire merci pour tout ce qu'il n'a pas fait, pour l'espoir de vivre qu'il m'a donné.
J'avais 16 ans lorsque c'est arrivé. 20 quand je l'ai écrit. J'en aurai bientôt 23 et je le pense encore. Merci Jean-François.

17.3.07

La Légende de Pepi.

Non, non et non ! Rien à voir avec la chanson "La légende de Jimmy". Je sais oui. C'est une bonne chanson. Mais je resterai inflexible. Parfait.

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FLASHBACK ! (J'adore faire ça! )

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Avril 2006.

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Le Jeune Homme habite encore la voluptueuse cité des Trois-Rivières (Ou restent les tripubiennes, selon Chouchou). Ce soir, il est de virée au centre-ville (1 rue) de Shawinigan, pour une soirée magistrale au bar le Globe.

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Pale imitation du Coconut Bar, Quintessence même de la quétainerie, entre 2 champs de blé-d'inde a vache, dans le fin fond de Trois-Rivieres Ouest. Le Coconut, pas le Globe. Néwé.

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Toute la bande est réunie pour une soirée d'enfer, ou coulera a flot alcool et paroles vitrioliques sur le fait que d'un tel a tellement pris de poids, d'un tel a tellement trop trompé son chum solide là !

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Le Jeune Homme ne paît pas vraiment attention à tous ces gros potins juteux. De 1, il les connaît déjà tous. De 2, quelque chose a attiré son attention au moment ou le DJ a mis Love Generation pour la quatrième fois en deux heures.

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Ce quelque chose, c'est un homme. UN VRAI !

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5"10, musclé sans l'être de façon outrageuse. La peau mate, les cheveux noirs, un brin bouclés, les yeux verts. Avec un magnifique sourire.

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Est-ce que le Jeune Homme hallucinerait ? Se ferait-il mater par cette vision paradisiaque? Ho que si !

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Ce fut l'histoire de 2 petites minutes, la conversation était engagée.

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Ce fut l'histoire de quelques heures, Jeune Homme aussi.

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Ce soir la, il s'endormit dans les bras chauds et puissants de ce garçon si gentil, si charmant, si beau, et qui faisait l'amour comme le Dieu du sexe dont personne se souvient jamais le nom.

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Il s'éveilla tard le lendemain, s'étirant avec volupté. Sortant finalement de son sommeil au contact des lèvres du garçon sur son corps. Cependant, l'éveil allait bientôt sonner pour vrai.

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Pepi: -Est-ce que je pourrais emprunter ton téléphone, faudrait que j'appelle ma mère...

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Hausse d'un sourcil soupçonneux. Un homme ne devrait jamais avoir de mère avant au moins la troisième date. C'est écrit dans le ciel.

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Jeune Homme: - Tu restes chez ta mère?

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Et tout ça sur un ton faussement désinvolte.

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C'est la que la bombe est tombée.

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Pepi: - Oui, elle veut pas que je parte avant que je sois majeur.

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Et BANG ! Vlan dans ma gueule. Il avait 17 ans. Du plus profond de mon être est monté ce cri de désespoir : "Le p'tit crisse !!!"

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Non mais, qu'est-ce qu'il fait dans un bar a 17 ans ? Et venez pas me dire que j'y était a 16 ans, on sait tous que je suis pas un exemple a suivre. Et comment ça se fait que j'ai pas allumé que Pepi avait 17 ans ? WHAT THE FUCK AM I DOING ?

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He bien, mes amis, il était trop tard. Vous savez, parfois on travaille pour l'amour. Parfois il nous tombe juste dessus. Tout bêtement.

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Je n'ai rien voulu faire de mal, mais je n'ai pas pu dire non. Quelques mois d'innocentes fréquentations, abruptement coupées par mon départ pour la Vieille Capitale n'y auront rien changé.

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Ya de ces moments ou on offre notre coeur précautionneusement à quelqu'un, ou la passation de nos mains à la sienne se fait lentement, doucement. Ya de ces moments ou tu te retourne et tu vois l'autre jongler avec ton coeur et tu te demandes bien ou il a pris ça.

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Mes amis ont accepté mon inhumaine trahison, après m'avoir informé que le détournement de mineur n'existait plus, il s'agit maintenant de pur et simple abus sexuel. Fine. Du haut de mes 21 ans et mes 120 lbs, j'avais abusé sexuellement d'un garçon de 17 ans, 160 lbs. Hu hum...

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Je me suis quand même imaginé traîné hors de chez moi, nu, menotté. Hué par les voisins, faisant les titres des grands journaux. J'ai vu sa mère me cracher au visage, son père rouge de colère contre ma félonie... Et puis rien. On a juste été heureux bordel. Juste heureux.

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Mes amis ont quand même un drôle de sens de l'humour. Au début, ils l'appelaient Annie Pelletier, puisqu'il fait de la compétition de plongeon. Quand j'ai fini par dealer avec le fait que c'était pas la fin du monde, ils ont commencé à l'appeler Pepi. Parce que selon la rumeur , les p'tits jeunes, ça goûte juste le... M'enfin.

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Moi je vous le dit, pas celui là. Pour les autres, je passe mon tour.

20.2.07

Loneliness

Aujourd'hui, pas de vulgarité. Ou si peu. Pas d'histoire de cruise, de baise. Pas de mépris, de cynisme, de sarcasme.



Aujourd'hui on fait un peu différent. On met un peu plus de sois, un peu moins de la carapace acide acquise au fil des années.


Loneliness...



Dans quelques jours, je fêterai mes deux ans de célibat. Aujourd'hui j'ai décidé de partager avec vous cette histoire qui m'a permise d'apprendre bien des choses, d'en comprendre d'autre et d'en renier plusieurs. Avec ou sans raison.



Once upon a time, au pays magique (Yeah right !) , un jeune homme roulait sa bosse, tranquillement, au milieu des fêtes, des études, du travail et des obligations. Un tout jeune homme de 19 ans, avec une vie bien remplie, mais un peu vide par la même occasion.


Au restaurant ou il travaillait, tout les mardi, se réunissait un groupe de jeunes gens, plus ou moins de son age. Ils étaient beaux, vivants et drôles. Que de belles soirées il passa a les servir, ces clients si plaisants et si payants.



Un des meneur de ce petit groupe, appellons le the cute one, en était devenu son fantasme. Un fantasme duquel il n'aurait jamais osé entreprendre la quête. De ceux qui restent fantasme, ever after, car ils ne sont que plaisant, mais surment pas réalisable, même dans nos rêves les plus fou.



Il aimait a contempler the cute one, avec sa haute taille, son sourire à mille dollars, son affabilité.


Il essaya même de le présenter a une ami.



The cute one était (Musique tragique)...

Hétérosexuel.



Et puis un jour, comme par magie, il était au bar.



The cute one avait changé de camp, cette nuit là.



Vous imaginez le bonheur du jeune homme? Alors vous faites fausse route. Lorsque celui-ci découvri la vérité, il était trop tard. The cute one avait déjà rencontré l'amour sur son chemin. Semblait-il.



L'hiver pris fin, le printemps s'installa et avec lui, les 20 ans du jeune homme.



Aux derniers jours de mai, the cute one laissait ce qu'il avait cru être son amour, devenant libre comme l'air. Entre temps, le jeune homme avait appris à le connaître.. et malheur pour lui, à le désirer réellement.



Et un soir leurs deux reflets, dans le miroir taché des toilettes d'un bar, s'embrassèrent.



Malgré la désaprobation de plusieurs, malgré la découverte du coté humain de the cute one, le jeune homme s'engagea à coeur ouvert dans cette relation, se donnant complètement au fil des mois.



Plus le temps passait, plus son amour augmentait. Moins il ne voulait voir le mal là ou il se dressait.



L'amour rend aveugle. Dit-on.



Après bien des épreuves, le jeune homme croyait que tout était fini, que tout irait simplement. Qu'il ne restait que l'amour.



Et aux derniers jours de Février, sans un seul mot d'avertissement, the cute one était parti.



L'univers du jeune homme s'écroula et dans son infini sagesse, ou sa grande stupidité, il n'arriva pas a en vouloir à personne. Ni à lui même, ni a the cute one, ni à celui qui le lui avait ravi.



Cependant, l'épreuve laissa ses traces, dangeureux poison à la lente action.



Souvenez vous toujours de ceci. L'amour, c'est l'océan. Si vous passez proche de vous noyer, resautez tout de suite à l'eau. Plus vous attendrez, plus vous aurez peur, jusqu'à n'en plus savoir nager...