If I was invisible...Wait, I already am !

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6.11.08

L'amour Sous Toutes ses Formes..

Ce soir j'ai lu un Blog.
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Le blog d'une personne que je connais qui parle d'une personne que je connais. Sa soeur.
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Ce n'est pas la première fois que je lis ce blog. Ce n'est pas la première fois que cette personne parle de sa soeur.
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En fait je connais cette personne. Et sa soeur.
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Aujourd'hui je me permet de raconter une histoire racontée par moi, vécu par d'autre, vue par plusieurs personnes, connaissances ou étrangers.
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Aujourd'hui je réclame la totale liberté auquel tout blogueur devrait avoir droit. Celle du nouveau blogueur lue par personne, connu d'aucun et d'aucune, libre de ses pensées et de ses mots.
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Comme toute bonne histoire se doit de débuter par une très classique introduction, allons-y:
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Il était une fois, il y a très longtemps et récemment à la fois, une fille.
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Jeune fille? Probablement. Elle n'a jamais été vraiment jeune mais, en même temps, elle le sera probablement toute sa vie.
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Cette jeune fille je la connaissais de vue. Je la croisais souvent au collège que nous fréquentions tous deux.
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Je la connaissais d'amis communs. Plus tard je l'ai connu en tant que soeur d'un de mes amis. Mais je saute des étapes.
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Chaque fois que je croisais cette fille sympathique quoi que différente de la masse dans les corridors de notre école je n'arrivais pas à me souvenir de son nom.
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Je savais que je la connaissais. Je savais pourquoi et d'où je la connaissais. Mais son nom m'échappait, comme sans importance pour l'être profond qui vivait en moi.
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Évidemment cette fille était très intelligente. Elle savait que j'oubliais son nom et trouvait un malin plaisir à me le remettre sur le nez. Chaque fois la conversation se terminait de la même manière. " Je suis "..." et tu as encore oublié qui je suis.
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Si cela peut t'apporter un baume, je n'ai jamais oublié qui tu es. Jamais à l'époque, jamais ensuite, jamais maintenant.
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Si notre relation a débuté par quelques amis commun, nous avons été rapproché par la force des choses.
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Moi et ton frère avons développé une relation extraordinaire.
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Tout est arrivé tellement rapidement.
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Nous nous sommes rencontré dans un grand moment de faiblesse.
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Nous avions tous les deux perdu un amour par lequel nous nous définissions beaucoup. Le sien était beaucoup plus profond et ancien que le mien, mais j'étais beaucoup plus jeune et en quête de moi même.
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Sans nous comprendre, nous arrivions à nous respecter dans ce que nous vivions.
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Celà a jeté les bases de notre amitié et jamais depuis elle n'a souffert de nos différentes épreuves et expériences justement grâce à celà.
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Lorsque je suis parti pour la vieille Capitale tu commençait déjà à faire des tiennes.
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Personne ne s'en inquiétait vraiment, tu avais toujours été différente.
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Différente avec un D majuscule.
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Tu n'étais pas comme les autres mais tous et chacuns y étaient tellement habitués que personne ne s'en alarmait vraiment.
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Certes, tu étais encore humaine.
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Tu étais toujours plaisante, quoi que parfois déconcertante.
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Je t'accueillais chez moi à bras ouvert.
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Moi et ton frère, mon ami, passions nos week-end ensemble, partageant mon lit chastement, partageant nos loisirs, nos amis, notre vie.
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Et avec plaisir nous t'invitions à entrer et vivre dans notre univers.
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Tu débarquait chez moi avec lui le vendredi et, sachant ta différence, nous te respections.
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Tu ne voulais pas sortir avec nous, tu pouvais rester chez moi.
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Tu voulais utiliser l'ordinateur? Il t'était gracieusement prêté sans question et sans appréhension.
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Tu avais faim? Le frigo était là.
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Tu voulais prendre une douche? Une serviette était toujours prête pour toi dans la salle de bain.
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Tu étais bienvenue ici comme si tu avais été invitée, alors que tu ne l'étais pas. Tu étais accompagnatrice.
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Peu m'importait qu'il m'en coute deux quart de pain et un pot de beurre d'arachide par week-end, ta présence ne m'importunait pas.
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Sans être toujours plaisante, tu étais divertissante.
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Même après, tu l'es restée, à ta manière.
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Même après avoir sauvagement coupée tes cheveux.
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Même après avoir malsainement pris tout ce poid.
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Même après quand tu ne pouvais plus sortir de chez toi, quand tu passais ta vie en pyjama.
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Même quand tu nous as fait un joli collage avec tes circulaires d'épicerie pour nous prouver que tu n'avais pas les moyens de manger tout un mois durant avec tes revenus, alors que nous nous efforcions de ne pas rire devant ces pages de cahier Hibou ou étaient collés des images de Filet-Mignon, Cerises de Terre et Compagnie.
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Même quand ta maladie a pris totalement le dessus et que plus rien n'était sencé être drôle.
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Quand cet après-midi là tu as étalé sur la table de la cuisine ta panoplie de médicaments, tassant de ta main gauche deux comprimés en nous disant "ça c'est mes pelules pour chier" et écartant de la main droite tes gélules de Lithium en déclarant "Pis ça c'est celles qui m'empêchent de le faire partout".
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Jamais tu n'as perdu notre appréciation.
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J'ai vu tes proches, des gens que j'aime, s'épuiser a t'aider, à t'aimer, à rester présent alors que leur présence même, leur amour, t'importunait.
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Je t'ai vu déclencher la foudre et le tonnerre pour chaque preuve d'amour et d'appréciation qu'ils t'offraient.
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Je t'ai vue prendre la totalité de leur amour, de leur confiance, de leur appréciation et de leur aide pour en faire un paquet bien solide que tu as ensuite arrosé de l'essence que tu volais avec la voiture de ta mère avant d'y mettre le feu avec la rage de ta haine.
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Une haine qui, j'en suis sur, est principalement portée envers toi même.
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T'es tu jamais arrêtée un instant pour te demander à quel point il fallait que tes proches t'aiment pour continuer d'apprécier une personne qui se déteste autant que toi ?
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Les sacrifices qu'ils ont du faire pour rester près de toi durant toutes ces épreuves, après chaque coup de lame de rasoir que tu t'infligeais, après chaque marre de sang dans laquelle tu perdais connaissance de toi même pendant quelques instant ?
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N'as tu jamais arrêté de te détester ne serais-ce qu'une seconde pour contempler l'amour que les autres te portent ?
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Pas juste tes proches mais nous aussi, les autres?
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Ceux sur qui tu ne peux pas compter, ceux qui ne seront pas là durant les moments difficiles ?
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Ceux qui ne font qu'accepter le fait que tu es malade avec une tranquille sérénité parce que cela n'affecte pas leur quotidien, leurs certitudes, leur vie ?
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N'as tu jamais pensé à ce qui ce cachait derrière chaque tranche de pain que tu engloutissait sans rien demander ni jamais dire merci chez moi ?
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N'as tu jamais vu la symbolique?
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Es-tu incapable de voir l'amour sous toutes ses formes?
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Si oui, que Dieu ai pitié de toi....
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...Puisque c'est probablement la dernière personne qui soit encore capable de formuler un tel sentiment à ton égard après toutes ces années d'errance et d'échecs sociaux....

26.9.08

God Help Me !

Un Jeune Homme plus Jeune, peut-être moins amer, probablement pas moins blessé. Juste plus jeune. Avec plus d'assurance, moins de barrières. Une personne qui se construit, à mi-chemin entre le personnage temporaire, solide et pratique qu'il arborait et la personne vrai et unique qu'il est et deviendra.
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C'était il y a quelques années.
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Le Jeune Homme était célibataire depuis déjà longtemps, considérant son age. En ces temps ancestraux, 2 ans, c'était l'éternité.
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Et puis un jour, dans le coin de son 20e anniversaire, il rencontrait un garçon. l'Universitaire.
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Quelqu'un de fin, Quelqu'un de bien.
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Quelqu'un qui vivait trop loin, Quelqu'un de trop innocent. Trop rapidement il offrait sa confiance et son cœur à un Jeune Homme blessé mainte fois et qui se méfiait de tout, surtout des gens sincères, ceux qui n'hésitaient pas à vous réduire en charpie au nom de l'honnêteté de leurs sentiments. Eux.
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C'est à ce moment que The Cute One débarquait dans la vie du Jeune Homme.
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Il restait en ville. Il ne semblait pas être une valeur sure. C'était une Mauvaise Idée, tout pour plaire au Jeune Homme de l'époque.
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Au dépend de l'un il choisi l'autre. Sans regret aucun aujourd'hui il peut dire qu'il a bien choisi. De deux mots l'on choisi le moindre. Avec le premier rien n'aurait fini par marcher, mais il aura fini par développer un genre de relation que l'on pourrait dire basée sur l'amitié et le respect des divergences d'opinions.
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Avec l'autre il aura passé quelques mois de bonheur qui, à défaut d'être pur, était sincère.
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That's it, that's all.
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Pourquoi je vous parle de tout celà ?
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He bien, pour une raisin pur et simple.
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Depuis cette histoire avec l'artiste , j'avais perdu tout espoir. Toute volonté d'y croire.
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Et puis cet été passé a bruler la chandelle par les deux bouts m'a fait réfléchir. M'a fait peser le pour et le contre.
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Peut-Être le Jeune Homme est-il prêt. Peut-être a-t-il besoin ?
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Allez savoir. Là s'arrête ma réflexion. Ou du mois ce que je suis prêt à en révéler.
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God help me.
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I still trust in you.

2.6.08

Et le Monde Tourna

Malgré le silence du Jeune Homme, sa vie n'en demeure pas moins active. Bien au contraire.
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Tant de choses bougent tellement rapidement. On dit que la vie est un tourbillon. C'est tellement vrai.
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Le Jeune Homme est en congé demain. Sa dernière journée off, c'était le 15 mai. Cette semaine le chiffre qu'il a inscrit dans la case "Total des heures de la semaine", c'est 73.
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Par contre, il est heureux. Lui et l'autre gérante sont pratiquement arrivés en temps et en heure. Les menus sont quasiment prêt, le staff est engagé, les trucs importants sont a jour. Une course contre la montre épuisante mais Oh! combien éducative pour un Jeune Homme qui en apprend un peu plus chaque jour.
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D'ailleurs il semblerait que le Jeune Homme fasse assez bien son travail pour se mériter une augmentation de salaire substantielle. Déjà ! Inutile de vous dire le velour que ça lui fait.
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Mais bon, la vie c'est la vie.
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Je crois que dans la vie, il y a une limite de bonheur. Si vous augmentez d'un bord, vous devez descendre de l'autre. Comme une balance perverse que vous ne pouvez contrôler.
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Coloc cherchait à acheter un bloc depuis longtemps. D'abord extrêmement réticent le Jeune Homme se faisait tranquillement à l'idée de déménager, considérant que le jeu en valait la chandelle. Des colocs comme Coloc, c'est rare. La co-habitation rend plus souvent l'amitié fragile qu'elle n'aide à la consolider.
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Pourtant, après 3 ans de vie partagée entre bons et moins bons moment, nous pouvions, je crois, considérer notre entente comme plus qu'acceptable, a défaut d'être parfaite.
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Sauf que dimanche dernier Coloc avait une nouvelle à annoncer au Jeune Homme. Il lui avait parlé quelques jours plus tôt d'un immeuble très bien sur lequel il voulait faire une offre d'achat en copropriété avec un ami. Le Jeune Homme était, il doit l'avouer, septique.
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C'était un gros investissement, mais ça semblait un investissement intelligent. Pris de court par l'enthousiasme des deux investisseurs après une journée de 12h00 éprouvante au travail, le Jeune Homme n'avait su démontrer qu'un enthousiasme très mitigé, sinon une certaine appréhension.
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Dimanche dernier Coloc apprenait au Jeune Homme qu'il avait fait une offre d'achat formelle sur le building avec leur ami et que selon les dispositions financières de l'offre le Jeune Homme n'y avait pas sa place. Coloc et l'Ami partagerait un appartement pour que l'investissement soit rentable.
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Frustration, colère, désappointement, peine.
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Le Jeune Homme ne requiert que peu de stabilité dans sa vie. L'endroit ou il réside fait parti de ces rares trucs auquel il tient particulièrement pour se sentir en sécurité. Vivre avec Coloc n'importe ou semblait mieux que vivre seul ici, dans cet appart qu'il aime.
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Mais en une seconde le Jeune Homme se retrouvait soit avec un 6½ sur les bras, soit à la rue.
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Aux portes de l'été le plus important de sa vie professionnellement il se retrouvait confronté à une épreuve qu'il n'avait ni désiré, ni même envisagée. Soudainement un des pilier de la vie du Jeune Homme se dérobait devant lui.
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Un Jeune Homme qui sait que Coloc était face à une occasion en or mais qui a quand même l'impression de ne pas avoir été considéré. Qui irrationnellement ressent au plus profond de son âme qu'un être cher lui a préféré un investissement rentable.
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Depuis l'air est froid dans l'appartement. Le Jeune Homme ne sait plus quoi dire ni quoi faire. Il a toujours a cœur cette amitié bâtie sur de nombreuses années au travers des bon moments comme des épreuves.
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Lorsqu'il revient du travail, épuisé, il se réfugie dans un silence lourd et humide percé par quelques réponses courtes et sèches qu'il est incapable de moduler poliment. Quelque chose s'est brisé et le Jeune Homme ne sait pas comment le réparer.
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Il préfère le silence car il a peur que s'il commence a parler des choses méchantes franchiront ses lèvres, dans une escalade de reproches passant du rationnel a l'irrationnel, compromettant irrémédiablement une relation qu'il avait autrefois cru inviolable.
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On dit que le temps arrange les choses. Mais personne ne le sait car, d'une fois à l'autre, tout le monde oubli.
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Peut-être qu'avec le temps le Jeune Homme oubliera lui aussi. Tout est possible.
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Pour l'instant il désespère de rentrer tous les soirs dans un appartement mort ou il n'a pas envie de briser le silence glacé dans lequel il s'enrobe, épuisé un peu plus chaque jour de ne pas avoir l'énergie de sortir pour raconter à quelqu'un tout ce qu'il traverse et découvre au travail et incapable d'en parler à la seule personne avec qui il conserve un contact obligé et désabusé.
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L'injustice des sentiments surpasse la raison et personne n'y peut rien.
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Personne... Sauf peut-être le temps.

25.4.08

Ce Soir j'ai de la Peine

Ce soir j'ai d'la peine. Juste un peu, mais quand même.
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Aujourd'hui, c'était fuck all.
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Rentré au travail à 11h00 pour un double au Mur de Pierre au deuxième étage.
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Une section de 60 place ou t'es tout seul de serveur et ou tu roules ta bosse à la "Ça va comme j'te pousse".
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L'ordinateur du deuxième marchait pas.
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La salle était montée avec déficience. Les tables dressées a peu près, une substance gluante et suspecte sur le bar, les tablettes vides. Rien n'était ou il devait être.
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Le diner commence, des clients en veux-tu? en v'la !
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Des mottés, des pauvres, des vieux, des touristes, rien d'payant. D'la masse pour peu d'cash.
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L'ordinateur marche pas, le Jeune Homme doit descendre au rez-de-chaussé par le grand escalier en colimaçon pour pointer ses commandes.
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Les pompes a bières marchent avec l'ordi, il doit couler ses bières en bas.
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Un serveur 2 watt a débranché la bonbonne de CO2 de la machine a liqueur d'en haut pour remplacer la bonbonne d'en bas. Pas de liqueur en fontaine. Redescend encore en bas.
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La cuisine jamme, rien fonctionne, rien sort. Les commandes qui arrivent pas, les clients qui s'impatientent.
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Vite, vite. Le Jeune Homme court.
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Le diner fini par passer. Alors qu'il devait terminer à 2h00, le Jeune Homme quitte le resto à 3h00.
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Une bouffe rapide dans un resto qui se veut branché sur Grande-Allée avec des collègues et c'est le retour au travail.
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À la course le Jeune Homme fini de faire tout ce qui aurait du être fait cette semaine au Mur de Pierre. On veut une ambiance, on veut un style, les effort doivent être fait.
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Attend les clients. Personne. Attend encore. C'est mort.
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Le Jeune Homme qui fait 16h00-20h00 au Mur de Pierre.
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Descends au rez-de-chaussé à 19h45 pour dire à sa gérante qu'il ne prend plus de client.
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La gérante qui monte une tablée de 5 a 20h10. Pas de place en bas.
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Ensuite un 6. Ensuite un 2. Puis un autre 2. Puis un 4.
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Le Jeune Homme qui s'épuise d'une journée qui ne fini pas, les jambes en feu, l'humeur massacrante.
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22h20, le Jeune Homme quitte enfin la place. Il est fatigué, il est brulé. Il a démissionné hier.
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Et puis le Jeune Homme qui est chez lui, minuit passé, et qui a un peu de peine.
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Un peu de peine de ne pas retrouver en arrivant à la maison l'homme de sa vie qui se fait tant attendre.
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Celui qui d'une caresse effacerait le calvair d'une autre journée merdique qui n'a pas sa raison d'être.
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Un peu de lumière dans une vie pleine de saveur mais lourde de moments qu'on préférerait oublier...

12.4.08

La Clé de l'Unipolarité

Je vous ai parlé à quelques reprises de mon petit frère et de ses problèmes. Disons que la situation s'est avérée un véritable casse-tête à quelques reprises pour ma famille. Le désir des parents que leurs enfants soient heureux, l'inquiétude de tous et chacun envers les déboires du cadet. Les mensonges et les non-dits pour cacher les failles de plus en plus évidentes.
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He bien, après que mon frère se soit encore une fois avéré incapable d'aller travailler comme un adulte responsable et normal, la liste des excuses et faux-fuyants disponibles s'était passablement écourtée.
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Il ne consomme plus de stupéfiants. Il ne boit plus plus que de raison. Pourquoi cette incapacité à mener une vie normale ?
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Devant cette question le Jeune Homme en a profité pour se foutre un pied dans le cadre de porte et enfin faire entendre son point de vue.
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Maladie Mentale.
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Deux mots qui font peur.
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Et puis ces deux parents qui écoutent chacun leur tour au bout du fil des mots qu'ils ne veulent pas entendre. Des mots comme Maniaco-dépression, Bipolarité, Schizophrénie. Des mots durs. Des mots lourds.
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Devant l'insistance maternelle le Cadet s'est enfin résout à aller consulter.
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Avec la Mère ils sont allés voir LE grand spécialiste, j'ai nommé, le Médecin Généraliste du Village.
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Loin de moi l'idée d'adopter un ton condescendant ou sarcastique. Cependant.
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L'homme possède un savoir et une compétence indéniable.
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Comme son titre l'indique aussi. l'homme possède une compétence et un savoir GÉNÉRAL.
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Au mieux de ses connaissance l'homme de médecine a établi un diagnostique TEMPORAIRE d'unipolarité, soit de dépression chronique.
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Comme la bipolarité, mais sans les highs. Juste des down et des moments normaux.
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Dans sa grande sagesse il a insisté pour que mon frère consulte un psychiatre afin de pousser plus loin pour être certain de bien identifier le problème et il a prescrit un anti-dépresseur.
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C'était sans compter sur la personnalité moribonde du cadet.
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Du refus de consulter un psychiatre parce qu'il "Est pas fou s'ti!", ma mère là apporté à accepter de voir un psychologue pour "dialoguer".
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Jouant de ses relations elle a réussi à lui obtenir un rendez vous dans deux semaine chez un spécialiste compétent et abordable.
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Mais le Cadet, seul chez lui, s'est mis à jongler. Il s'est bien rendu compte que consulter un psychologue le pousserait à creuser à l'intérieur de lui-même. Qu'il serait même peut-être "obligé" d'aller voir un psychiatre. Et qu'alors, il serait FOU.
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Et le P'tit Frère, il veut pas être FOU.
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Alors FUCK le psychologue. On pop les anti-dep comme on poppait le speed et la "E". Maintenant on se redescend sur terre à défaut de continuer de planer grâce aux comprimés. nouvel échappatoire.
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Encore une fois, le Cadet dans un cul de sac. Il a beau avoir arrêté de boire. Il a beau avoir lâché les stups. Il a beau être sur les anti-dep, rien ne résout le problème.
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Parce qu'encore une fois, on esquive LA question. Pourquoi l'alcool ? Pourquoi la Dope? Pourquoi les Anti-Dep ?
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Pourquoi toute cette merde dans sa vie ?
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Et le Jeune Homme qui commence doucement à penser à parler à sa famille de ces gestes posé par un grand-père il y a des lustres, impressions et souvenirs flous qui pourrait bien être la clé du mal d'un Cadet qu'il aime en dépit de tout.

30.3.08

Le Livre des Petites Gences

Au cas ou je ne vous l'aurais jamais mentionné, je ne suis pas grand. Le Jeune Homme ne sait pas exactement comment il mesure mais on peut situer celà entre 5"6 et 5"7. Combien ça fait en centimètres ? La réponse est : On s'en calisse !
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Être petit dans notre société, c'est vivre en marge. C'est vivre dans une société qui n'est pas bâti en fonction de nous.
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Être petit dans notre société c'est accepter de vivre constamment avec l'odeur d'une multitude de marques d'antisudorifiques dans le nez les meilleurs jours, avec une nauséabonde odeur d'esprit d'équipe les moins bons.
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Être petit c'est réaliser qu'un pourcentage important d'ingénieurs de bâtiment publiques sont de grande taille parce qu'ils posent toujours les urinoirs à une hauteur surréaliste qui vous oblige soit à pisser debout sur la pointe des pieds, soit à vous accoter le talon de la poche sur l'émail froid de l'appareil sanitaire, au beau milieu de poils pubiens qui ne vous appartiennent pas.
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Être petit c'est avoir développé avec les années une multitude de techniques pour atteindre les fond d'armoire, tablettes du haut, etc, sans même vous en rendre compte.
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Être petit c'est toujours être celui qui à cause de sa minceur ou de ses petits mains sera le premier désigné pour les tâches aussi ingrates que reconnecter le tuyau de la sécheuse ou mettre sa main dans cet obscur trou noir ou nul ne sait ce qui se cache entre l'entrée et le fond.
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Être petit c'est passer sa vie à faire des "69" en s'étirant au maximum, tout fier de toucher le bout de notre objectif du bout de la langue, sans ressentir aucun plaisir parce que trop concentré à pousser millimètre par millimètre notre capacité à s'extentionner, résultant toujours un très chic "69" en forme de lettre D ou le petit fait la barre droite et l'autre la balloune de la lettre.
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Être petit c'est savoir à quelle date sorte les nouvelles lignes dans les boutiques de vêtement pour être certain de pouvoir arracher de peur une des trois paires de jeans taille "28 que le magasin à en stock avant qu'une chienne adepte du body-building qui rêve d'avoir des jeans qui semble fait en sarandrap ne mette la main dessus, vous contraignant à attendre la prochaine saison pour peut-être réussir à acheter un morceau de vêtement qui vous tiendra sur le corps sans ceinture, que cela vous fasse bien ou pas.
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Être petit c'est accepter de ne jamais avoir la crédibilité de votre personnalité et constamment devoir se prouver à tous et chacun, au risque d'encore passer pour ce chihuahua ridiculement agressif qui montre des dents à tous et chacun.
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Être petit c'est être au mieux cantonné au rôle de celui qui est cute, au pire au rôle de celui qui n'est pas assez.
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Être petit c'est se faire juger dans un gym quand on lève 120 lbs au Bench Press alors qu'on en pèse à peine 110 et qu'on est le seul dans la place à lever plus que son propre poids.
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Être petit c'est ce qui m'a permis tout au long de ma vie de développer la personnalité colorée et extroverti qui est mienne, ma façon à moi d'être aux yeux de tous une personne à part entière.
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Être petit c'est plein d'inconvénients mais..
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... J'aime ça pareil être petit !

9.3.08

BITCH !

Parce qu'on fait toujours de son mieux...
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J'ai eu un moment spécial hier durant la nuit.
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Le Jeune Homme avait décidé vendredi soir de rester chez-lui. Il travaillait le lendemain à 6h30 et il annonçait tempête. Le Jeune Homme ne sachant pas à quelle heure il devrait se lever pour réussir à arriver à l'heure le lendemain il avait programmé son cadran 1h00 plus tôt que d'habitude.
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Évidemment, dévoré par un accès très malvenue de professionnalisme il a passé la nuit à se mortifier quant à l'idée de ne pas entendre le cadran et de passer tout droit, laissant le resto sans personne pour ouvrir, abandonnant clients et patrons, tombant en disgrâce, etc.
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Le Jeune Homme est donc parti travailler samedi matin vers 6h15 avec une grosse demi-heure de sommeil en banque pour aller faire son ouverture, le sourire au lèvres, plus peinturé graçe a la magie du cache cerne de la colle pour cheveux et d'une douche extra-extra-chaude d'une demi-heure que sous le charme d'une bonne nuit de sommeil.
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Rendu au restaurant, il a eu le temps de préparer tout ses trucs tranquillement. Tranquillement pas vite même.
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Pour être honnête quand il a débarré la porte un peu avant 7h00 du matin le Jeune Homme était près pour l'inquisition Espagnole qui, évidemment, ne vint jamais.
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Même les journaux n'eurent pas la décence de se pointer le bout du nez avant 9h00 du matin, arrachant au Jeune Homme la possibilité de se clancher le Cahier Week-End en cachette.
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Finalement, vers 13h15 et/ou 4 jours plus tard, dépend si on se place du point de vue de la réalité ou du-dit Jeune Homme, la gérante de l'établissement s'offrait le luxe de descendre de façon magistrale le grand escalier en colimaçon du restaurant pour dire au Jeune Homme de quitter le restaurant alors que les premiers flocons de neige commençaient à tomber, question qu'il arrive chez lui avant que la deuxième tempête du siècle de la semaine ne se déchaine..
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Sous les draps pour quelques heures, une pensée caressait son esprit.
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Life is a bitch coz if it was a slut, it would be easy...

2.3.08

Road Trip to the Raille-0-Port

C'est par un beau dimanche ensoleillé que Chouchou, le Plus Petit de Nos Amis et le Jeune Homme prendront la route vers le RAAAAAAAAAAAAAÉROPORT Per-Elliot Trudeau afin d'aller quérir les deux folles que sont l'Homme qui boit et la Prof d'Anglais.
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En effet les deux enculés (ne voyons aucune jalousie dans mes propos) reviennent d'une semaine de croisière dans le sud.
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Pendant que nous étions occupés à essuyer accumulation de neige après accumulation de neige dans un froid sibérien, luttant pour notre survie sur l'aride terre hivernale qu'est le Québec les deux autres hurlaient d'une voix altérée par l'alcool "J'VA T'PRENDRE IN AUTRE COPPA CABANA, YOU BITCH!"
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Le Jeune Homme et Chouchou ont déjà hâte (yeah right!) de se clancher le visionnement des milliards de photos qu'auront pris la Prof d'Anglais et l'Homme qui Boit de leur magnifique périple au pays du "tout inclus", jalousant leur bronzage pas égal avec marques de lunettes de soleil et de bretelles de brassière incluse.
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Bon retour au pays du Bonhomme hiver les enfants, il annonce 30 centimètres de neige mercredi et on s'en fou pas mal de toute façon vu que le "1 à 3 centimètres" qu'on étaient supposés recevoir hier s'est déjà transformé en un bien senti 8 pouces qui encombre rues et trottoirs grâce au déficientes techniques de déneigement de cette si chère Vieille Capitale...

23.2.08

Toi et les Autres Avant

Je profite de ce moment de solitude pour t'écrire ces quelques mots pour te remercier.
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Oui, te remercier toi, l'homme de mon rêve.
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Depuis des années tu as revêtu multiples visages, tu as figuré dans multiples décors, multiples situations. Tu as parfois été ce joli garçon croisé dans un bar, à qui j'ai parlé quelques fois. Parfois celui avec qui je travaillais. Parfois un ancien étudiant du secondaire, ou du cegep. Tu as été un parfait inconnu par moment, une connaissance par d'autres.
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Tu as été milles visages qui m'ont fait rêvé. Un homme après l'autre pour entretenir mes rêves et mes espoirs, pour incarner ce que je souhaitais et ce que je recherche.
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Tu as été tous ces fantasmes. Tous ces hommes auxquels j'ai rêvé. Le Jeune Homme aime rêver.
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La nuit dernière encore tu t'es présenté dans mes rêves sous un visage connu de vue, un simple prénom, une personne sans place et sans importance dans ma vie.
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Nous étions ensembles, nous étions bien, nous étions heureux. Tu servait de cadre pour imager ce à quoi j'aspire et, comme tous les autres, je t'ai donné une personnalité qui me convenait, sans égard à la personne propre que tu pourrais être.
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Comme toujours.
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Je suis sorti de la maison dans mon rêve, c'était l'été. Tranquillement installé sur les marches du perron, je fumais une cigarette.
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Tu es sorti derrière moi, tu as refermé la porte, et tu t'es installé à mes côtés. Tu as posé ta main sur ma cuisse et tu m'as embrassé dans le cou comme j'aime tant que tu le fasses, en rêve.
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Et puis, nous avons parlés. Je t'ai expliqué ce que je m'expliquais à moi même, je me suis parlé au travers de ton image.
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Je t'ai dit que tu n'existait pas. Tu ne t'en es pas offusqué. Tu le savais, puis que tu étais moi. Mon rêve, mon fantasme, ma création.
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Je t'ai dit tout ce que tu étais à mes yeux et à quel point tu ne l'étais que dans mes rêves. Je t'ai dit que tu n'existais que là.
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Tu as acquiescé. Tu pouvais comprendre, puisque tu étais moi. Tu savais que ta personnalité n'était qu'illusion et songe.
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Je t'ai dit avec beaucoup de mots ce qui se résumait en trop peu. Tu n'es pas celui dont tu porte le visage, ni celui dont tu portais le visage la fois d'avant, ni aucun des autres avant.
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Je t'ai expliqué doucement, patiemment, en prenant ta main. Je t'ai dit que toi et moi ne serions jamais installé ensemble sur ces marches ou ailleurs, main dans la main, sous les rayons chauds du soleil, avec cette cigarette sans saveur.
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Je t'ai répété que je recroiserais ton image et les autres à venir encore et encore sans jamais que celui que j'ai formé dans mes chimères ne devienne la vrai personne derrière l'image si pratique que j'ai volé l'instant d'un rêve.
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Tu m'as embrassé et tu m'as souris. Tu m'as dit que tu comprenais. Que tu savais. Que tu avais toujours su que tu n'étais qu'une image pour me plaire, l'instant d'un songe.
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L'utopique relation de la boite à pensée qui me sers de tête était alors parfaite car tu savais que tu n'existait pas.
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Tu as passé ton bras autour de ma taille et tu m'as serré très fort et très doucement à la fois. J'avais une boule dans la gorge, et tu le savais. Pourtant tu étais calme. Peu importe ma peine, peu importe la tienne, rien ne t'appartient de toute façon, tout est mien.
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Tu m'as promis qu'un jour l'image de mes rêves et le véritable possesseur de ce visage fusionneraient pour devenir l'homme que j'aime et qu'alors je serais heureux.
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Tu m'as souris une dernière fois, tu t'es levé, tu as passé ta main dans mes cheveux, et tu es retourné dans la maison, fermant la porte derrière toi.
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J'ai offert mon visage au soleil de mon rêve, me suis allumé une autre cigarette, et j'ai été en paix.

2.2.08

L'Ange Déchu

L'Ange au bout de la ligne.
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Le Jeune Homme et l'Ange parlent souvent. Depuis toutes ces années ils ont eut de bons et de mauvais moments. Périodes proches, d'autres moins. Mais ils n'ont jamais perdu contact.
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Il est toujours resté dans l'air un fond de "un jour peut-être".
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Ils se sont revu quelques fois. Ils se sont regardés. Ils se sont aimés. Ils se sont toujours aimés.
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L'Ange a changé. Le Jeune Homme aussi.
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Leur relation a suivi. La confiance est toujours resté.
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Jamais ils n'ont oubliés le bonheur qu'ils ont partagés. Jamais ils ne l'ont regrettés. Jamais ils n'ont orientés leur vie en fonction de ce "peut-être" extatique.
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L'Ange au téléphone. Lui et son copain se sont laissé il y a deux semaines. Ils étaient ensemble depuis un peu plus de quatre ans.
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L'Ange qui parle de venir a Québec. Le Jeune Homme qui ne sait quoi penser.
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L'amour évolue, les gens changent.
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Quelques années ont passés. Les deux garçons sont devenus des hommes. Lentement l'impulsivité de la jeunesse à l'amour à évoluée vers l'appréhension et la conscience de toutes ces réalités qui séparent deux êtres à la base.
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L'Ange qui toujours sera unique. Le Jeune Homme qui n'en est pas moins.
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Retrouvailles en vue ? Nul ne saurait dire.
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Qui sait ce que Dieu réserve à ces deux Jeunes Hommes meurtris qui tentent encore et toujours de croire en un avenir meilleur pour tous et chacuns...

19.1.08

Étincelles

On ne sait jamais quand arrivera le temps de souffler la bougie. Notre vie, tellement une minuscule flamme, peut s'éteindre à tout moment.
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En bon citoyen dôté d'une conscience sociale de niveau acceptable j'ai toujours signé mon nom à l'endos de ma carte d'Assurance Maladie. J'ai aussi informé mes proches que si je venais à m'éteindre je voulais que ma vie se prolonge au coeur d'autres gens, offrir au monde comme dernier cadeau l'incroyable chance de vivre.
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Avec mon coeur, mon foie, mes yeux, mes reins, mes poumons, je voulais allumer quantités d'étincelles qui brilleraient dans le noir, souvenir du feu qui autrefois aurait brûlé en moi.
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C'est désormais impossible. Comme il m'est impossible de faire don de mon sang aux gens qui en ont besoin.
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Effectivement depuis quelques jours les homosexuels n'ont plus le droit de faire de don d'organe. Ils sont considéré comme un bassin de gens trop a risques.
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Est-ce que c'Est justifié ? J'aimerais dire que non. J'aimerais comprendre que oui.
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Malheureusement au delà de la justification d'une décision administrative il y a cette impulsive impression qu'on vient de m'enlever quelque chose.
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Sans pouvoir justifier moi non plus mon point de vue, j'ai l'impression lorsque je pense à cette interdiction de perdre une parti de ce qui fait de moi un citoyen a part entière, égal de tous et chacuns.
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Mes organes se perdront avec ma chair lorsque j'en viendrait à m'éteindre, et toutes ces étincelles s'élèveront dans le ciel avec moi, pertes incommensurables pour tant d'autres qui vacillent seuls dans la peur de ne plus briller.

29.12.07

I Wish You

Voilà. Dans 48h00 nous seront à quelques minutes de passer en 2008. So this is Christmas and what have you done? Another year over, a new one just begun..
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Je sais pas pourquoi mais pour moi la nouvelle année a toujours été un symbole très fort. Une coupure, que dis-je, une cassure. La fin du mauvais de l'année précédente. Les espoirs que la suivante sera meilleur.
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Et le souvenir de tous ces beaux moments passés au cours des 12 derniers mois. 12 tous petits mois. Ça passe tellement vite une année.
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Quand je suis arrivé dans la Vieille Capitale il y a maintenant 1 an et ½, le VHS de ma vie sociale est resté sur pause. Ou alors la bande est restée coincée dans un rouage quelconque. Nevermind.
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En 2007 la bande a lâchée, et ma vie a semblé être vécu en accéléré. Tous les amis que je ne m'étais pas encore fait à Québec, avec leur lot de bonheur, de joie, de peine, de déception.
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Avec l'amertume de découvrir qu'ici comme ailleurs nous ne sommes qu'humains. Moi inclus.
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Je n'oserais aller jusqu'à dire que je suis venu ici pour les mauvaises raisons. Ce serait trop peu nuancé pour être juste envers moi-même. Mais je dois admettre que je m'attendais à autre chose.
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Quoi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai oublié qui j'étais. Ou qui je voulais devenir en venant ici.
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Finalement il semblerait que je me sois emporté avec moi dans mes valises, incapables de me débarrasser de moi-même et de tout ce que j'aurais voulu fuir. Je l'ai traîné avec moi comme on traîne un boulet. Sans comprendre à ce moment là que ce que je croyais être un boulet qui m'empêchait d'avancer s'appelait ma Vie et que s'il était si lourd à porter c'est qu'il était composé du poids accumulé de toutes mes joies et peines.
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Aujourd'hui je suis ici. Ni meilleur, ni pire. Ni plus triste, ni plus heureux. Si par moment j'aurais aimé être comme les autres, j'ai fini par comprendre que "Les Autres" n'était pas plus heureux que moi.
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Dans moins de 48h00 je laisserai derrière moi une année 2007 fertile en émotions de toute sorte, en découverte, en plaisirs et en désillusions.
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Merci à ceux qui ont peuplés cette année.
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Chouchou, Coloc, Le Plus Petit de Nos Amis, la Prof d'Anglais, le Réceptionniste, Princess, l'Homme qui Boit, Fred, l'Artiste, Minimon, Fluff, Olivier, Waitress Insatiable, la Dorris, la Candy et tous les autres que j'oubli sur le coup car les gens passent tellement rapidement dans nos vies.
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Parfois trop rapidement.
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Que l'Année 2008 soit clémente à votre égard. Que vos espoirs deviennent réalité, que votre entourage vous aime et vous appuie. Que le soir lorsque vous êtes couché dans le noir, vous puissiez vous endormir rapidement, bercé par la satisfaction que votre vie vous apporte jour après jour après jour...

5.12.07

1,2,3,4 et la douce 5.

La Waitress Insatiable m'avait demandé d'être chez elle pour 18h30. Lorsque j'ai tourné le coin de sa rue vers 18h45, embourbé jusqu'aux genoux dans l'enfer blanc qu'était devenu la Basse-Ville, elle était affairée à déblayer (déterrer) sa voiture. Ou alors elle tentait de pénétrer à l'intérieur d'une congère mobile équipée de miroirs latéraux.
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Nous avons rapidement retiré toute la neige embourbant sa rutilante Ginette, sous le regard désapprobateur de sa voisine qui, j'en suis certain, était affectée d'une profonde phobie de la neige. La ville nous interdit de mettre la neige dans la rue, elle refusait que nous la mettions sur le trottoir, j'ai passé à un cheveux de lui dire ou elle pouvait vraiment se la foutre, toute cette neige.
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Le Réceptionniste s'est joint à nous juste a temps pour aller porter Ginette au Miteux Bar pour la nuit, nous avons donc pris une petite marche en revenant.
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Rendu chez la Waitress moi et le Réceptionniste avons chacun retirés nos bas pour en mettre des secs avant de nous asseoir dans les marches, au dessus du calorifère, pour faire sécher nos pantalons.
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C'est alors que la ronde des bouteilles débuta.
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Première bouteille, l'apéro. Un blanc mousseux, volatile et léger, qui se boit tout seul. La bouteille du small talk, des nouvelles, quoi de neuf, qu'arrive-t-il avec.. , etc.
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La waitress se démenait encore devant son fourneau, clope à la main, lorsque nous avons ouvert la suivante. Un pinot noir, un rouge léger. La deuxième bouteille, celle des échanges, des "tu te souviens la fois où on à..", des histoires milles fois racontées. Celle ou on se plaint aussi un peu de nos jobs, de nos vies, de notre célibat et de l'amertume de cette damnée solitude pour un soir laissée dans le garde-robe. La deuxième bouteille, celle qui nous fait réaliser à quel point nous avions besoin de cette soirée depuis longtemps.
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C'est un peu après le début du repas que nous avons ouvert, la troisième, la meilleur d'entre toutes. C'est sur ce rouge puissant avec une saveur minérale prononcée qui n'était pas sans rappeler le plomb et le cuir que notre appréciation de tous et chacun s'exprime sur des mots parfois aussi puissants que le vin, parfois maladroits comme nous le sommes. Ce besoin inexplicable de verbaliser l'affection éprouvés l'un pour l'autre. La troisième bouteille, celle de la confiance sans pudeur.
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Après le repas, avant le dessert, la quatrième bouteille s'ouvre sans tambours ni trompette. Ce rouge décevant sera la bouteille des confidences, celle qui ont ce même goût fade et un peu trop acide que les propos que nous tiendrons. Ces expériences dont on parle avec dépit, ces histoires racontées avec un goût amer dans la bouche. Celle que l'on ne raconte honnêtement qu'à de très bons amis. Le genre d'amis avec qui tu peux te rendre à la quatrième bouteille sans gêne de ce que tu diras un coup toute inhibition tombée. La quatrième bouteille, celle des confidences.
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Et puis finalement, la cinquième. Pour beaucoup celle de trop, pour nous la fin d'une belle soirée. Un amarula doux et crémeux, servi sur glace avec du lait, qui coule en nous comme le sentiment de satisfaction et de libération que laisse cette soirée haute en émotions, en rires, en larmes, parfois. La cinquième, aussi douce que notre amitié.
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La bouteille du Small Talk, celle des échanges. Puis celle de la confiance, suivi de celle des confidences. Toutes ces bouteilles pour la cinquième, celle de la douce amitié qui, au delà de l'alcool, reste le vrai moteur du succès de ces soirées toujours parfaites.
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26.11.07

The "F" word



The "F" Word.. Vous connaissez cette expression anglaise ? The "F" word est la façon socialement acceptable de parler du mot "FUCK". Personnellement la Prof d'Anglais m'a apprise une version beaucoup plus divertissante et polivalente.. Plus adaptée a nos mode de vie aussi.


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Vous vouliez connaitre la suite de l'histoire entre moi et ce p'tit blond que je trouve tellement de mon goût ? Je vous sais des milliers, des millions peut-être à l'heure qu'il est, bouche ouverte devant vos ordinateurs, tenaillés par le suspense intolérable laissé par mon dernier texte sur le sujet.


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N'était pas d'un naturel cruel ou mesquin je vous raconte donc la suite..


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J'ai presque le goût de vous faire attendre encore un peu en fait. Ha pis non !


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He told me the "F" Word. Pas fuck non..


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FRIENDS.


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And I had a though about the real "F" word. FUCK YOU !


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Que voulez-vous, j'suis charmant, j'suis gentil, j'suis intéressant.. Mais j'suis pas assez "musculeux" pour plaire semblerait.


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Alors sur cette chute invraisemblable ou mon coeur crie AMEEEEERTUUUUUUUUME !!!, je vous laisse.


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Je vais de ce pas perdre ma vie dans un gym en me shootant dans l'cul à la créatine.


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Être fidèle à sois-même est un concept tellement passé de mode anyways !

23.11.07

Blonde Histoire

Le Jeune Homme sent ses mains devenir moite. Beau Gosse, à ses côté, semble sentir sa contagieuse montée d'adrénaline. Il cherche des yeux la source de ce soudain trop plein de stress, comme de l'électricité statique autour de son ami.
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Rapidement son regard accroche la source de cette overdose d'énergie mal contenue. Le P'tit blond chemine vers eux.
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Beau Gosse le connaît. Il connaît aussi ses amis. Qui sont les mêmes.
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Notre Jeune Homme, qui savait que son crush serait de la parti ce soir là, s'est composé un visage de circonstance. Du moins il souhaite.
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Très absorbé par son Jack-7Up (double), il fait semblant de rien. Dieu qu'il est pas doué pour ça.
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Et le P'tit Blond d'embrasser le Jeune Homme sur les joues. Jeune Homme qui rougit dans son jack. Double.
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Tous ces hommes de passer, dans une mascarade parodique du speed dating. Tous ces hommes de courtiser ce p'tit blond. Et ce Jeune Homme de discuter avec les pailles de cet autre Jack-7Up double tout en regardant le spectacle. Celui sur la scène.
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Beau Gosse de pousser Jeune Homme contre le p'tit blond. Jeune Homme de se retenir après son Jack. Double.
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Le P'tit Blond à côté du Jeune Homme, coude à coude, épaule contre épaule. Ils parlent, ils rient. Ils s'amusent. Ce soir ils boivent,vivent et ils sont Jeunes.
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Ce soir tous les espoirs sont permis. Mes espoirs.
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Beau Gosse, Jeune Homme, le P'tit Blond et leurs amis qui dansent en bas. Le Plus Petit de Nos Amis qui s'est joint à nous danse aussi.
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Et tous ces hommes qui passent et tournent autour du P'tit blond, oiseaux charognards en quête de chair fraîche. Jeune Homme qui se sert de son verre comme d'un bouclier contre les assauts d'un démon autrefois appelé Jalousie.
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Et le Jeune Homme de quitter vers les 2h30 du matin après un bref échange avec ce P'tit blond.
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"Je sais qu'on ne se connait pas beaucoup mais.. J'te trouve vraiment de mon goût."
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Et le Jeune Homme de quitter avec Le Plus Petit de Nos Amis, fébrile, anxieux devant tout ce qui pourrait et pourra être.
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Ce soir là le Jeune Homme s'endormit contre son incertitude, son plus fidèle amant depuis plus de 23 ans..

15.11.07

Amour & Trahison

Drôle de titre s'il en est un. Pourtant, lorsqu'on y pense un peu, on pourrait facilement en venir à croire que ces deux termes sont intimement reliés.
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Vous vous souvenez de la Pride Party chers lecteurs?
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Je vous avais promis un fabuleux récit de ce week end qui, je le pense encore, fût un blast total. Rarement autant de plaisir ne s'est concentré en aussi peu d'heures.
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Pourtant, j'ai interrompue le récit à l'époque par incapacité de le terminer. Le week end avant été entaché par l'Amour et la trahison.
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Un ami proche, un autre moins. Un ex, beaucoup de sentiments.
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Un ami qui perd voit une personne lui couper l'herbe sous les pieds. Une personne qu'il estime. Estimait.
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Et tout le malaise engendré par les jeux d'ombres et les non-dits. Par ce que tout le monde a vu et n'a pas vu,. ce qu'on a deviné et ce qu'on a su.
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Et puis deux amis qui ne se parlent plus. Un couple nouveau, loin de tout et de tous, esseulés dans leur amour récent qu'on leur souhaite durable malgré tout. Amertume d'une trahison en quelque sorte. C'est le classique, on doit l'admettre.
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Et puis encore une fois. Un ami proche. Un autre moins. Ils sont colocs.
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Et l'ami proche d'apprendre que son coloc se tape son ex depuis quelques semaines déjà. Le geste pourrait être répréhensible. Il pourrait l'être moins. C'est le secret et la trahison, ce sont les mensonges et les non-dits, c'est dans l'ombre que la problématique prend de son ampleur.
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Mais où s'en va le monde? Ou sont allés la confiance et le respect ?
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Probablement qu'ils sont parti ensemble, amoureux, esseulés, laissant seuls derrière eux le reste des obligations que tous et chacun ont envers les gens qu'ils aiment.
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Mais s'ils en viennent à se quitter, ils voudront revenir. Sauf que..
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Si la confiance et le respect s'en sont allés main dans la main, ils ne pourront pas revenir l'un sans l'autre. La confiance n'existe pas sans respect, et le respect n'a aucune valeur sans confiance.
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Comme ces deux couples qui autrefois ont eu figure dans nos vies et qui, s'ils venaient à vouloir faire un come back auraient bien de la difficulté à se réapproprier la place qu'ils ont laissé vacante lors de leur départ fracassant vers le pays de l'amour et de la trahison.
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Dans le grand cercle de la vie, au côté du Syndrôme Pernicieux le Jeune Homme ajoute donc aujourd'hui la ronde de la Confiance, du Respect, de l'Amour et de la trahison. Ensemble ils dansent dans la vallée des Ombres, baignés de la lumière jaunâtre des secrets, foulant de leurs pieds l'herbe la plus amère qui puisse exister sur terre.
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Aussi amère que les souvenirs qu'ils laissent derrière eux.

14.11.07

Facebook ou Loft Story version Gore

Tout le monde connait Facebook. Ou du moins, tout le monde ayant eu quelque contact que ce soit avec le monde dit civilisé au cours des derniers mois devrait en avoir entendu parler.
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Est-ce que je suis le seul à avoir un point de vue ambigue par rapport à ce monstre d'information qui étend jour après jour ses tentacules dans nos vies publiques et privées ?
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Je veux dire, j'suis rendu avec une centaine d'"amis facebook" et pour la plupart d'entre eux je ne les connais qu'à peine.
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Des amis facebook. Des gens que je croise au bar à toute les semaines et qui m'accordent à peine un regard. C'est pas des amis ça.
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Des gens qui s'ajoutent dans ma liste parceq u'ils m'ont trouvé cute et que je suis l'ami facebook d'un de leurs ami que je connais à peine. C'est pas des amis ça.
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Des gens du secondaire que j'ai perdu de vue sans jamais vraiment leur avoir accordé d'importance et qui ressurgissent tout d'un coup dans ma vie comme si nous nous étions un jour vraiment apprécié. Dans quel but ?
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Et puis toutes ces photos de moi qui apparaissent sur des dizaines de pages. Ces liens entre toutes les personnes que je connais qui sont mis en évidence, obscène mise en évidence de la petitesse du monde
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Ce lien entre moi et mon blog sur le profil d'autres personnes dans un pas de plus vers la destruction d'un anonymat plus que relatif avec les jours qui s'additionnent.
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Je sais pas. J'peux pas m'empêcher d'éprouver un certain malaise face à la facilité avec laquelle toute personne peut avoir accès aux détails intimes de notre vie grâce à cette pieuvre sociale virtuelle qu'est déjà devenu Facebook. Tout le monde connait tout le monde, tout le monde a des liens avec tout le monde, tout le monde parle avec tout le monde de tout le monde et publie des photos et des informations sur tout le monde comme une gargantuesque parodie d'un loft story cheap ou seul les hystrioniques et les inconséquents trouvent leur compte.
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Vous facebook, vous en pensez quoi ?

26.10.07

Jeune Homme Automnal

Par une froide nuit de fin d'Octobre le Jeune Homme s'est installé devant la porte de son restaurant. Les autres employés sont partis, appelés par leurs études ou le désir d'un job meilleur. Plus de commis, plus de suiteur, plus de barman, plus d'hôtesse. Le Jeune Homme roule sa bosse seul à tous les soirs dans son local du Vieux-Québec, des plus beaux moments aux plus dégradants.

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Seul il est, devant la porte de son restaurant, son menu dans les mains, mendiant l'intérêt des passants trop rares par cette froide nuit d'Octobre. La soirée semble encore en être de celles ou ils iront ailleurs. Dans le vent froid d'automne il écoute le bruissement des feuilles qui roulent sur les pavés de la rue St-Anne.

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Bruissement des feuilles qui rappelle le bruit des billets qui se froissaient en passant des mains des clients aux siennes cet été, sous le soleil de plomb de ce même vieux Québec.

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Jeune Homme seul tous les soirs dans son restaurant, isolé du vrai monde. Jeune Homme qui mendie aux passants leur présence dans son établissement pour réussir à faire l'argent dont il ne savait plus quoi faire quelques semaines plus tôt à peine.

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Jeune Homme qui quelques heures plus tard tourne la clé dans une porte trop peu de fois franchie ce soir encore au grand désespoir du moral et du porte-feuille de cet homme enfant gonflé d'orgeuil et d'honneur qui refuse de partir avant la fin par ce qu'il croit être de la fidélité.

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Les soirs se suivent et se ressemblent trop, seul dans le froid, exposé au vent, doublé de toutes ces feuilles mortes qui roulent sur ces maudits pavés de rue au son de "Close to You" joué d'une manière désespérément mélancolique sur la Place d'arme qui juxte ce coin de paradis devenu Bagdad de l'emploi.

17.10.07

Wish you were here

So, so you think you can tell
Heaven from Hell,
Blue skys from pain.
Can you tell a green field
From a cold steel rail?
A smile from a veil?
Do you think you can tell?
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And did they get you to trade
Your heros for ghosts?
Hot ashes for trees?
Hot air for a cool breeze?
Cold comfort for change?
And did you exchange
A walk on part in the war
For a lead role in a cage?
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How I wish, how I wish you were here.
We're just two lost souls
Swimming in a fish bowl,
Year after year,
Running over the same old ground.
What have we found?
The same old fears.
Wish you were here....
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Parce que Pink Floyd avait bien raison. Parce que l'émotion ne se transpose jamais totalement en mots mais que certains y arrivent mieux que d'autres.
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Coz I wish you were here....

8.10.07

Foursome; La Confession.

Ouais, le foursome infernal composé par Chouchou, la Prof d'Anglais, le Plus Petit de Nos Amis et votre Jeune Homme s'est offert un Black&Blue (Ou Bead&Breakfeast comme dit le Plus Petit de Nos Amis) d'enfer ce week end.
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Vous le raconter dans le détail ? Impossible.
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J'ai bien essayé quelques fois au cours des dernières semaines de raconter d'intenses moments de débauche et de plaisir avec un résultat assez médiocre selon moi.
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En fait, plus j'y pense, plus je me rends compte que ce blog a pris une orientation qui me plaît plus ou moins.
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Les longs récits se sont espacés. Les textes de qualités de moins en moins souvent publiés. D'étranges posts décousu qui font peu de sens pour le lecteur hors-contexte ont pris toute la place.
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Je m'en excuse sincèrement et ce soir je tente de mettre un peu de poids dans ce côté de la balance qui me procure fierté dans ce morceau de web que j'ai fait mien, les histoires vrais.
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Le foursome. Vous en avez entendu parler à mots couverts, au travers des histoires. Les personnages qui le composent sont arrivés graduellement au cours des derniers mois, au fil des jours et des semaines, des joies et des peines.
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Le résultat: Un groupe de quatre adultes(?) semblables et différents qui se sont collés l'un à l'autre à une vitesse stupéfiante, établissant des liens solides d'une façon naturelle et ho combien satisfaisante.
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Quatre adultes avec leurs forces et leurs faiblesses, avec leurs rêves et leurs espoirs propres. Quatre adultes célibataires, pleins et vides d'un espoir qu'ils ne savent trop définir.
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Je me fais sur cette page porte-paroles de mots qui ne furent jamais prononcés et qui ne sont que les impressions du quart d'un tout qui aspire au bonheur.
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Nous, foursome de la Vieille Capitale, ne sommes qu'humains.
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Notre force? Nous le savons.
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Notre but? Vivre et se sentir vivants.
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Comment? Par tous les moyens possibles, bons comme mauvais, simples comme complexes.
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J'expose ici sur cette page la vie de ce groupe au jugement de leurs pairs, mes lecteurs. Ils le savent, ils le lisent religieusement. Lecteurs silencieux ils n'en pensent pas moins, j'en suis conscient.
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Le vide de mes textes des dernières semaines tient à cette présence silencieuse. Ces textes sur la nature humaine, sur ma nature, sur la vie, l'amour et l'espoir, ils viennent de ma vie.
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Depuis quelques semaines Ils en font parti. Mille fois les mots ont voulus courir sous mes doigts de raconter leurs vies et la mienne au travers des épreuves et des joies de l'un et l'autre.
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Mille fois ces mots sont morts avant d'avoir atteint les notes du clavier car si j'ai fait le choix d'exposer ma vie aux yeux de tous, eux ne l'ont pas fait.
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Ils sont mes amis et par respect pour eux j'ai laissé se tarir la source de mon inspiration, les gens qui m'entourent. Sans amertume, sans reproches, le vrai monde m'a insidieusement rappelé à lui et j'ai répondu à son appel en toute connaissance de cause.
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Ils sont humains, ils sont différents. Chacun avec ses forces, ses faiblesses, ses histoires. Chacun avec ses damnées histoires si belles, qu'elles soient heureuses ou non. Chacun avec ses damnées histoires si vrai qui nous aident à comprendre un peu plus d'eux, un peu plus de nous. Un peu plus de ce monde de fou ou tous et chacun tente de son mieux d'être et d'être heureux.
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Cet homme qui n'a pas vécu cette folle adolescence qui nous a tellement appris et qui se retrouve à 27 ans confronté aux épreuves de nos 17 ans...Plus les convictions d'un homme avec 10 ans de vie supplémentaire comme autant de barrières vers l'amertume d'une évolution douloureuse. Cet homme aux idéaux chamboulés qui traversera la rivière de cette épreuve pour en sortir grandi et encore meilleur, promesse d'un être exceptionnel.
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Cet autre homme qui court après l'amour sans jamais s'être arrêté à définir de qu'est vraiment ce sentiment si vif qu'il désire plus que tout au monde avec une candeur qui souvent se déguise sous de faux atours, douleurs de ces hommes qui pour un temps semblent le but recherché avant de disparaître dans le néant des réponses erronées. Protagoniste de cette quête intemporelle et universelle qu'est la recherche de sois au travers de cet "autre" mystérieux et ultimement désiré.
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Cette femme qui s'est bâti un monde ou elle n'aura plus à faire face aux désirs qui lui reviennent de droit, à cette vie qu'elle seule peut réclamer, à ce véritable bonheur dont la pleine saveur ferait à coup sur voler en éclat le succédané d'amour pur qu'elle a su trouver et offrir aux hommes de sa vie qui toujours aiment d'autres hommes. L'Amour. Cette femme qui a foi en l'amitié, valeur forte et essentielle à l'accomplissement de tous et chacun. Cette amitié qui, loin d'être incompatible avec l'Amour, ne saurait grandir sans elle mais jamais à son détriment.
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À ce jeune homme qui depuis 268 textes, bons ou mauvais, étale l'imperfection de son humanisme aux yeux du monde pour réclamer son droit d'être ce qu'il est, des pires travers aux plus grandes faiblesses, de l'éclat du pouvoir à la brillante de la réussite.
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Avais-je le droit d'écrire ces lignes qui ne sont en fait que le plus infime rayon du jugement d'un pair qui aime et admire ces gens pour l'ensemble et la beauté de leur innarrable complexité.
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Ces gens qui ne sont qu'humain. Ces gens si extraordinairement humains, à leur vulnérabilité qui m'est exposée un peu plus chaque jour et que je m'abstiens de mon mieux de dépeindre sans pudeur par peur de perdre accès à ces semblables qui sont si rares et précieux.
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Foursome dans le plaisir, foursome dans les épreuves.
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Foursome pour la vie? La mort nous le dira mais l'espoir allège l'attente..