If I was invisible...Wait, I already am !

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5.8.09

Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme, 70 Heures par Semaine

Un Jeune Homme au Resto 70 heures semaines, qui se démène. Un Jeune Homme qui a pris en charge un resto sans coup de main de ses boss, qui a passé des heures, des jours, à se casser la tête, à chercher quel fournisseur appeler pour telle ou telle chose, quel technicien répare tel ou tel truc.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable devenue assistante-gérante qui ont engagé un chef du double de leur age, conscient de l'ironie de la situation.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui ont travaillés comme des nègres pour arriver en temps et en heure pour l'ouverture de leur terrasse.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable, 70h00 semaine, toujours présents pour tous et chacun, qui tiennent ensemble tous les morceaux de ce gros casse-tête.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui ont fait de leur mieux et qui ont bien fait. Le Resto est en santé, le Resto est rentable, le Resto n'a pratiquement pas de problème.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui travaille pour une société qui possèdent plusieurs entreprises.
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Un Resto qui est la seule entreprise d'une société à vraiment faire de l'argent par les temps qui courent, des gestionnaires nerveux qui nous poussent à tenir les comptes serrés, qui nous tiennent à la gorge à chaque sous dépensé, qui vérifient et contre-vérifient chaque cenne noire dépensée.
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Des gestionnaires sans respect qui n'ont même pas la décence de remercier un Jeune Homme et une Waitress insatiable qui font, cette année, des miracles avec 3 piasses et quart, 70 heures semaines et énormément de volonté.
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C'était il y a quelques jours.
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Un gestionnaire qui passe au resto et qui accroche le Jeune Homme.
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Jeune Homme qui a engagé une employée de l'hôtel qui jouxte le restaurant.
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Une employée dévouée, travaillante, prête à donner quelques heures au restaurant parce qu'elle apprécie le Jeune Homme et la Waitress Insatiable, l'Équipe.
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Un Gestionnaire qui saute une moyenne coche parce que le Jeune Homme VOLE des employés a l'hôtel.
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Une conversation entre un gestionnaire et un Jeune Homme qui dégénère sur les problèmes putatifs de l'hôtel et les répercussions sur un restaurant bien géré mais à la merci des problèmes du-dit hôtel.
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Un Gestionnaire qui engeule un Jeune Homme gérant devant ses employés, qui le rabroue, le rabaisse, le descend, le méprise devant tous et chacun. Devant ses employés, devant ses collègues, devant des clients de l'hôtel et du restaurant.
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Un Jeune Homme qui ravale ses paroles et qui plie l'échine pour le bien du Resto, pour ses employés, ses collègues de travail, sa Waitress Insatiable, assistante-gérante, partie pleurer en bas, seule, en cachette, pour soustraire au regard des autres une honte qui n'a pas sa raison d'être.
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Le lendemain le même gestionnaire qui passe au resto comme le Jeune Homme revient d'un diner avec la Waitress Insatiable, en congé pour une rare fois. Ils ont parlés.
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Un gestionnaire qui demande au Jeune Homme s'il a quelques minutes a lui accorder pour une discussion en privé.
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Soupir discret du Jeune Homme. Quand fait y aller ben... Faut y aller.
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La porte du bureau se referme derrière deux hommes qui n'ont pas envie de parler mais qui le doivent. Le Jeune Homme parce que son Patron l'exige, le Gestionnaire, parce qu'il en sent l'obligation.
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Et le gestionnaire de débuter ainsi;
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-Je suis désolé. Ce qui est arrivé hier est indigne de moi, ce n'est pas ainsi que j'ai habitude de traiter les gens et c'était injuste envers toi. Je sais que tu as raison, que vous avez des problèmes avec l'hôtel, que toi et la Waitress Insatiable faites de votre mieux. Vous faites, bien, vous faites mieux que tout ceux qui ont été à votre place avant vous. Vous faites des miracles sans argent, sans personnel, sans appuie de notre part et nous en sommes conscient. Jamais je n'aurais du te parler de cette manière, encore moins devant témoins et je ne peux que m'excuser platement. Nous sommes submergés sous les problèmes, je dors peu, j'ai overréacté et j'espère ne plus jamais revivre cette situation.
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Un Gestionnaire qui, finalement, avait vu s'allumer cette étincelle au fond des yeux du Jeune Homme.
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui travaillent tout l'été 70h00 semaine, qui font de l'argent 70h00 semaine.
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Et cette idée qui germe tranquillement.
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Ils ont rencontrés des gens intéressants cet été. Des partenaires potentiels. Deux.
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Un chef d'expérience avec un peu d'argent, et un jeune cuisinier, Sous-Chef, plein de volonté, qui possède aussi son petit cash down.
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui regardent tranquillement les locaux commerciaux à louer et qui pense de plus en plus sérieusement à leurs avenir.
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Waitress Insatiable et Jeune Homme en affaire, propriétaires?
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Ils sont assez fous. Ils en font déjà tellement pour une entreprise qui n'est pas la leur.
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Toute cette énergie ne pourrait-elle pas être placée ailleurs, mieux investie, dans tous les sens du terme ?
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme d'honneur, qui termineront leur saison, par respect pour leur engagement, par respect pour leurs employés, collègues de travail.
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Mais il reste une chose.
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Il reste une Waitress Insatiable et un Jeune Homme fatigués de travaillés pour d'autres, une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui savent qu'ils peuvent faire beaucoup avec trois fois pas grand chose, une Waitress Insatiable et un Jeune Homme avec un petit cash down et des couilles grosses comme le monde qui, probablement bientôt, tenteront de révolutionner leur monde.

24.7.09

Une Faute Majeure.. , Faut Laisser Couler.

Histoire malheureusement véridique arrivée à un collègue de travail il y a quelques jours au resto.
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Big Boy est serveur sur notre terrasse depuis le début de la saison. Habitué de travailler dans un pub c'est sa première expérience de service dans un restaurant.
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Habituellement moi et la Waitress Insatiable n'engageons pas de gens sans expérience. Sans beaucoup d'expérience. La pression est forte durant l'été et nous demandons beaucoup de nos employés. Du rendement, de la vitesse, de la patience, une bonne forme physique, une stabilité émotive et mentale solide.
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Mais Big Boy nous ayant fait forte impression nous l'avons essayé. Et puis il nous a favorablement impressionné alors il s'est joint à notre groupe déluré, partageant ses soirées avec le Jeune Homme, la Waitress Insatiable, Verbatim et tous les autres.
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Big Boy mesure plus de 6 pieds et pèse plus de 200 lbs. Ancien joueur de football qui s'est retiré suite a une blessure majeure, sa beauté n'a d'égale que son charisme et sa gentillesse.
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Un garçon en or quoi !
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Il y a quelques jours le Jeune Homme faisait la soirée sur la terrasse avec Big Boy et un autre serveur. Beaucoup de clients. Vraiment beaucoup de clients.
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Mais la soirée allait bien. Bon beat, les tables rentraient une après les autres, le roulement était constant.
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Big Boy qui sert un couple dans la mi-quarantaine, Québécois corrects à défaut d'être sympathique.
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Couple qui semble relativement aisé, sans être non plus riche à craquer. Un couple comme on en sert plusieurs fois à tous les soirs.
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Big Boy qui sert deux cocktails au couple en apéro et qui prends la commande de bouffe et de vin pour la suite. Tout se déroule bien.
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Lorsque le suiteur apporte les plats principaux à la table Big Boy apporte le verre de vin blanc de la Dame, lui souhaite bon apétit.
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Il repasse ensuite quelques minutes plus tard pour s'enquérir de leur satisfaction. Hochement de tête positif sans même lui accorder un regard. On s'habitue, croyez pas.
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Vient la fin du repas et le moment de l'addition.
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Big Boy qui dépose sur la table une facture de 122.54$.
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Monsieur regarde le détaillé de la facture et fait revenir Big Boy à la table.
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"Nous avons très bien mangés mais cependant vous avez commis une faute majeure lors de votre service Big Boy"
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Big Boy en toute humilité s'enquiert de la nature de cette faute. Il ne fait ce métier que depuis quelques semaines, il est conscient que quelque chose peut lui avoir échappé. L'erreur est humaine.
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"Vous avez apporté le verre de vin de ma femme avant qu'elle ait terminée son cocktail"
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Big Boy qui s'excuse tout en expliquant à l'homme qu'il a apporté le verre de vin de la Dame en même temps que son repas, comme prévu lors de la commande.
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Et l'homme de ne pas répondre, de placer 125 $ dans le pad de facture et de dire a Big Boy qu'à l'avenir il devrait se souvenir de ne plus commettre ce genre d'erreur.
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La femme silencieuse depuis le début du repas prend sa bourse, se lève et quitte la table, suivie de son mari, laissant notre pauvre Big Boy à la table, la machoire à terre.
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Quand Big Boy est venu me trouver pour me raconter cette histoire je n'ai rien pu faire d'autre que de poser une main sur son bras et lui dire, avec un léger soupir ;
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"Ya des gens qui feraient n'importe quoi pour pas te laisser de pourboire. Ce monsieur là doit jamais rien laisser au restaurant, il doit toujours trouver une raison de pas en laisser, question de se faire à croire qu'il n'est pas cheap mais plutôt un "consommateur averti"."
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Et Big Boy de fermer les yeux quelques secondes, de prendre une grande respiration et de replonger dans la mer de monde sur la terrasse, le sourire aux lèvres, professionnel comme tout.
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Big Boy ce soir là qui comprenait vraiment ce qu'on voulaient tous dire par " par fois il faut juste laisser couler et passer à la prochaine table".

29.12.07

I Wish You

Voilà. Dans 48h00 nous seront à quelques minutes de passer en 2008. So this is Christmas and what have you done? Another year over, a new one just begun..
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Je sais pas pourquoi mais pour moi la nouvelle année a toujours été un symbole très fort. Une coupure, que dis-je, une cassure. La fin du mauvais de l'année précédente. Les espoirs que la suivante sera meilleur.
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Et le souvenir de tous ces beaux moments passés au cours des 12 derniers mois. 12 tous petits mois. Ça passe tellement vite une année.
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Quand je suis arrivé dans la Vieille Capitale il y a maintenant 1 an et ½, le VHS de ma vie sociale est resté sur pause. Ou alors la bande est restée coincée dans un rouage quelconque. Nevermind.
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En 2007 la bande a lâchée, et ma vie a semblé être vécu en accéléré. Tous les amis que je ne m'étais pas encore fait à Québec, avec leur lot de bonheur, de joie, de peine, de déception.
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Avec l'amertume de découvrir qu'ici comme ailleurs nous ne sommes qu'humains. Moi inclus.
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Je n'oserais aller jusqu'à dire que je suis venu ici pour les mauvaises raisons. Ce serait trop peu nuancé pour être juste envers moi-même. Mais je dois admettre que je m'attendais à autre chose.
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Quoi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai oublié qui j'étais. Ou qui je voulais devenir en venant ici.
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Finalement il semblerait que je me sois emporté avec moi dans mes valises, incapables de me débarrasser de moi-même et de tout ce que j'aurais voulu fuir. Je l'ai traîné avec moi comme on traîne un boulet. Sans comprendre à ce moment là que ce que je croyais être un boulet qui m'empêchait d'avancer s'appelait ma Vie et que s'il était si lourd à porter c'est qu'il était composé du poids accumulé de toutes mes joies et peines.
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Aujourd'hui je suis ici. Ni meilleur, ni pire. Ni plus triste, ni plus heureux. Si par moment j'aurais aimé être comme les autres, j'ai fini par comprendre que "Les Autres" n'était pas plus heureux que moi.
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Dans moins de 48h00 je laisserai derrière moi une année 2007 fertile en émotions de toute sorte, en découverte, en plaisirs et en désillusions.
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Merci à ceux qui ont peuplés cette année.
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Chouchou, Coloc, Le Plus Petit de Nos Amis, la Prof d'Anglais, le Réceptionniste, Princess, l'Homme qui Boit, Fred, l'Artiste, Minimon, Fluff, Olivier, Waitress Insatiable, la Dorris, la Candy et tous les autres que j'oubli sur le coup car les gens passent tellement rapidement dans nos vies.
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Parfois trop rapidement.
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Que l'Année 2008 soit clémente à votre égard. Que vos espoirs deviennent réalité, que votre entourage vous aime et vous appuie. Que le soir lorsque vous êtes couché dans le noir, vous puissiez vous endormir rapidement, bercé par la satisfaction que votre vie vous apporte jour après jour après jour...

5.12.07

1,2,3,4 et la douce 5.

La Waitress Insatiable m'avait demandé d'être chez elle pour 18h30. Lorsque j'ai tourné le coin de sa rue vers 18h45, embourbé jusqu'aux genoux dans l'enfer blanc qu'était devenu la Basse-Ville, elle était affairée à déblayer (déterrer) sa voiture. Ou alors elle tentait de pénétrer à l'intérieur d'une congère mobile équipée de miroirs latéraux.
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Nous avons rapidement retiré toute la neige embourbant sa rutilante Ginette, sous le regard désapprobateur de sa voisine qui, j'en suis certain, était affectée d'une profonde phobie de la neige. La ville nous interdit de mettre la neige dans la rue, elle refusait que nous la mettions sur le trottoir, j'ai passé à un cheveux de lui dire ou elle pouvait vraiment se la foutre, toute cette neige.
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Le Réceptionniste s'est joint à nous juste a temps pour aller porter Ginette au Miteux Bar pour la nuit, nous avons donc pris une petite marche en revenant.
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Rendu chez la Waitress moi et le Réceptionniste avons chacun retirés nos bas pour en mettre des secs avant de nous asseoir dans les marches, au dessus du calorifère, pour faire sécher nos pantalons.
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C'est alors que la ronde des bouteilles débuta.
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Première bouteille, l'apéro. Un blanc mousseux, volatile et léger, qui se boit tout seul. La bouteille du small talk, des nouvelles, quoi de neuf, qu'arrive-t-il avec.. , etc.
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La waitress se démenait encore devant son fourneau, clope à la main, lorsque nous avons ouvert la suivante. Un pinot noir, un rouge léger. La deuxième bouteille, celle des échanges, des "tu te souviens la fois où on à..", des histoires milles fois racontées. Celle ou on se plaint aussi un peu de nos jobs, de nos vies, de notre célibat et de l'amertume de cette damnée solitude pour un soir laissée dans le garde-robe. La deuxième bouteille, celle qui nous fait réaliser à quel point nous avions besoin de cette soirée depuis longtemps.
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C'est un peu après le début du repas que nous avons ouvert, la troisième, la meilleur d'entre toutes. C'est sur ce rouge puissant avec une saveur minérale prononcée qui n'était pas sans rappeler le plomb et le cuir que notre appréciation de tous et chacun s'exprime sur des mots parfois aussi puissants que le vin, parfois maladroits comme nous le sommes. Ce besoin inexplicable de verbaliser l'affection éprouvés l'un pour l'autre. La troisième bouteille, celle de la confiance sans pudeur.
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Après le repas, avant le dessert, la quatrième bouteille s'ouvre sans tambours ni trompette. Ce rouge décevant sera la bouteille des confidences, celle qui ont ce même goût fade et un peu trop acide que les propos que nous tiendrons. Ces expériences dont on parle avec dépit, ces histoires racontées avec un goût amer dans la bouche. Celle que l'on ne raconte honnêtement qu'à de très bons amis. Le genre d'amis avec qui tu peux te rendre à la quatrième bouteille sans gêne de ce que tu diras un coup toute inhibition tombée. La quatrième bouteille, celle des confidences.
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Et puis finalement, la cinquième. Pour beaucoup celle de trop, pour nous la fin d'une belle soirée. Un amarula doux et crémeux, servi sur glace avec du lait, qui coule en nous comme le sentiment de satisfaction et de libération que laisse cette soirée haute en émotions, en rires, en larmes, parfois. La cinquième, aussi douce que notre amitié.
..
La bouteille du Small Talk, celle des échanges. Puis celle de la confiance, suivi de celle des confidences. Toutes ces bouteilles pour la cinquième, celle de la douce amitié qui, au delà de l'alcool, reste le vrai moteur du succès de ces soirées toujours parfaites.
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16.10.07

Mornitude d'Octobre

Froide soirée d'Octobre. La Waitress Insatiable est venue rejoindre le Jeune Homme à son resto. Ils quittent l'établissement fermé encore une fois trop tôt, clients absents oblige.
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Ils veulent aller s'offrir une bouffe dans une petite place découverte il y a peu de temps. Porte close, lumière éteinte. Le resto du Jeune Homme n'est pas le seul à souffrir du peu de clients automnal.
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Waitress et Jeune Homme taquins devant une grande porte rouge. Tirent la poignée, montent une volée de marches étroites.
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Coups portés contre une simple porte de bois. Bruits de pas de l'autre côté de la cloison.
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La porte s'ouvre.
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Le Maiken en pyjama, une clope au bec, au téléphone.
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"AH FUCK!"
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La porte se referme à la volée. Waitress et Jeune Homme morts de rire..
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Le Maiken s'est joint à eux hier soir pour un verre et un tartare plutôt médiocre au Blue... Les trois enfants de la débauche se voient pas souvent mais..
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Mais yavait comme un fond d'habitude dans l'air. L'odeur rassurante que certaines choses ne changent pas.
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Et j'adore son pyjama!

13.7.07

Femme Insatiable

Juste pour pas que les gens s'inquiète la Waitress Insatiable n'est pas morte ! Malheureusement on peut pas en dire autant de son ordinateur. Après plusieurs années de loyaux service il est malheureusement mort pour cause d'alcoolisme profond! je vais en magasiner un nouveau avec elle cette semaine et je lui laisse l'honneur de vous raconter ça ! :)

9.5.07

Summer Nights

Le sentez vous ? Ça sent l'été à plein nez dehors !
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Et le Jeune Homme se sent enlevé par ce doux vent chaud, ce soleil ardent qui caresse sa peau trop blanche de fumeur hivernal, cet air chargé de poussière qui glisse sur sa peau telle mille et une caresses.
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L'été, il aime ça le Jeune Homme. Et hier, il a eu une vrai de vrai journée/soirée d'été.
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La Waitress Insatiable est débarquée dans le courant de l'après midi, hier, alors que le Jeune Homme se bourrait la face dans les restant du souper d'la veille devant un truc sans intérêt à la télé.
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Une douche plus tard, ils étaient dehors. Ils ont d'abord arpenté St-Valier et St-Joseph, dans le but de peut-être prendre un petit verre sur une terrasse et de trouver un bon p'tit resto asiatique où se payer une bonne bouffe relax.
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Finalement, ils ont pris leur verre au Scanner, à cheval dans la pente, avant de remonter vers la haute ville pour manger plus que de raison dans un excellent resto. 50 $ pour deux, pourboire inclus, et nous n'avons jamais réussi à passer au travers de notre repas. Et c'était vraiment délicieux.
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C'est la tête haute (Pour ne pas vomir tellement nous avions mangés) que nous nous sommes ensuite dirigé vers la Grande-Allée, observer la sordide mascarade du Pinch of Love.
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Il y en a parmi vous qui sont allés ?
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C'était pas juste au Dagobert le party, mais sur toute la rue. Des centaines et des centaines de garçons et de filles tous plus 80' les uns que les autres. Moustache cheveux gauffrés et collants fluo en guise de parure, ils nous faisaient toute une publicité devant les premiers touristes de la belle saison.
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Nous avons quitté la Grande-Allée quand la police a commencée à paraître plus nerveuse, l'attroupement étant beaucoup plus imposant qu'ils ne l'avaient probablement prévu.
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Nous sommes donc redescendu sur St-Jean, avec l'idée d'aller finir la soirée sur la terrasse intérieure du Sacrilège, tranquillement assis avec quelques pintes de bière blanche. En chemin nous avons croisé Dorris, qui hurlait comme une folle dans une cabine téléphonique, et l'avons trainée à notre suite.
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Malheureusement pour nous, pas de place sur la terrasse. La place est Jampac, ya pas moyen de s'asseoir, à moins de monter avec nos bières sur les branches d'un des arbres.
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Peu importe, nous connaissions une place ou il y a toujours des bancs pour nous. C'est donc sur la terrasse du bar que nous avons passés la soirée, entre une multitude de pichets de sangria, tous plus délicieux les uns que les autres.
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Les connaissances ont défilés autour de notre table, 2 ou 3 à la fois, ce qui nous aida à alimenter les conversations toute la soirée, jusqu'à ce que, fort surpris, nous nous faisions dire par le barman que la place fermait.
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Vous savez l'été, il y a ce truc dans l'air. Cet ambiance qui fait que 3h00 du matin vous prends toujours au dépourvu, même un mardi soir de mai.

8.5.07

Overheard au Scanner

De la bouche de la Waitress Insatiable, après quelques Gin Tonic.

La dernière fois que j'ai bu du goldschlager j'étais tellement saoûle que j'arrêtais pas de crier "Demain j'va chier des pépites d'or!!!"

C'est tu pas beau la vie han ?

28.4.07

Ma première fois à Trois

J'ai pas l'air souvent, mais je suis un Jeune Homme prudent. C'est pourquoi j'ai attendu de voir ce que la Waitress Insatiable et le Maiken allaient faire avant d'écrire quelque chose.
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C'est que la ligne a été franchi. En effet, nous sommes passés hier soir du virtuel à la réalité. Je ne vous raconterai pas toute la soirée dans le détail, je crois que ce serait déplacé. Mais disons que nous avons passé des heures à discuter, alors que je croyais que ce ne serait qu'un petit casual drink de fin d'après-midi.
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On va remettre ça moi j'dis. Si la Waitress à survécu à sa journée de travail.
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En attendant Maiken, toute mes condoléances pour Gertrude. Que tu le veuilles ou non, ELLE EST M-O-R-T-E !

20.4.07

Tilapia, Veau, Vin, Rhum et Cie

J'ai une drôle d'habitude dans la vie moi. Quand j'm'emmerde, j'mange. Ça, c'est régulier. Plusieurs le font. J'suis chanceux, j'ai jamais pris de poids à cause de mon vice.
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En fait, pour être totalement honnête, je suis un vrai paquet de nerfs. Le Jeune Homme ne fait pas tout a fait 5"7, et pèse environ 115 lbs. Tout trempe ou sec, ya pas de différence. Et il est content. Il arrive rarement à conserver un poids aussi respectable. Quand il a perdu son emploi, il en pesait 105. La dernière fois qu'il s'est séparé, il est descendu a 95.
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Le Jeune Homme a suivi un cours de nutrition lors de sa formation en Gestion d'Établissement Hôtelier. Il a fait son menu, comme tous le monde, pour faire son profil alimentaire. C'est simple. Vous écrivez tout ce que vous mangez et tout ce que vous buvez pendant une semaine. Ensuite vous calculez le nombre de calories ingurgitée par jour, vous faite une moyenne, des analyse, bla bla bla. Moi j'mange le double de ce qu'une personne normale mange dans une journée, pour tout dire.
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Je sais. Un jour mon système va ralentir et je vais payer pour ça. Pas besoin de venir me le dire !
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Mais bon, jusque là mon vice semble bien commun. Sauf que... Sauf que quand j'm'emmerde, j'suis pas du genre "chaudière de crème glacée sur le divan". Le Jeune Homme aime cuisiner.
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Hier, moi et Waitress Insatiable avons fait une reprise des Mercredis Vin Blanc. Vu qu'elle travaillait mercredi. Et puis Coloc se joignait à nous. Alors le Jeune Homme est allé à l'épicerie.
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Qu'est-ce qu'on a mangé ?
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-Des avocats farcis
-Filet de tilapia à la poire William et à la girofle, sauce à l'estragon.
-Veau au rhum brun, champignon et dijon, gratiné au cheddar.
-pois mange-tout sauce au beurre.
J'me trouve un peu extrême pour un repas de semaine. Mais bon, faut me comprendre. Le Jeune Homme a recommencé à chercher un emploi, parce qu'il tourne en rond dans la maison.
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Ho! Et si certain se demandent pourquoi le post de 2h51 AM, c'est simple. Moi Waitress et un ami sommes allé prendre un verre au bar après. On voulaient aller au Scanner, mais en arrivant yavait plein de punks avec des cheveux de drôles de couleur, des studs, pis des berger allemands. On a passé droit.
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Le Yann y était. On s'est parlé un peu. Son ami m'a dit qu'il fréquentait déjà quelqu'un depuis trois mois. Oups... Yavait "oublié" de m'le dire.
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J'ai rien dit. Mais ma vengeance sera terrible ... (petit rire démoniaque).

11.4.07

L'après bal

Coloc: Tu te tiens comme une p'tite vieille !
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Jeune Homme: Farme ta yeule !
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Bon... Je l'admet. J'étais un peu raqué. À peine là ! Juste les épaules, les fesses, le dos, les cuisses, les mollets, le cou, pis les machoires.
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Wais. Les machoires. J'ai réussi à passer au travers de deux paquets de gommes durant la nuit. Et à les macher comme un demeuré. Comme si ma vie en dépendait.
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Note à moi même : La gomme à la canelle c'est p't'être bin bon.. Mais ça brule la langue quand t'es rendu à ta seizième. Never again.
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J'étais un peu fatigué a aussi. Pas tant que ça là. Juste un peu.. pas mal.
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C'est pas la faute au bal. Nonon ! C'est que j'ai souffert du syndrome de la poupée boutchou inversé.
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Vous savez, ces poupées avec des yeux mobiles qui s'ouvrent lorsqu'on les places en position debout, et qui se ferment lorsqu'elles sont en position couchées ?
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bon.
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Bin moi il m'est arrivé le contraire. Debout je cognais des clous, lourdement cerné que j'étais. Aussitôt glissé sous les draps, les deux yeux m'ouvraient thight. Au début je pensais. Plein de pensées. Des tonnes. De moins en moins cohérentes. Puis ce ne fut plus qu'un défilé d'image étourdissant, sans queue ni tête. Mais les yeux ouverts. Rien pour se reposer.
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Sinon ça je me sentais en pleine forme.
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A part le fait que j'avais l'impression que mon estomac s'était transformé en pierre.
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Et puis une puissante crise d'exema, gracieuseté du manque de sommeil, de l'air extrêmement sec du bal, de la dépense intense d'énergie et de la prise de substances illicites.
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Mais bon. Tout est réglé. Je m'en vais souper chez Waitress. Le Jeune Homme va faire des moules. et ensuite ils iront peut-être chanter de belles tounes de Jano Bergeron au KAraoké.
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Priceless.
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Pour le reste, il y a la MasterCard de Waitress.

20.3.07

Le voisin

En fait, nous ne sommes pas certain encore si c'est vraiment le voisin.
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Moi et Sinorita sommes allés faire le ménage de son nouvel appart aujourd'hui, avant de commencer la peinture. Nous sommes arrivés fashionnly late, c'est a dire un petit 2-3 heures de retard. quelque chose de sain là !
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Alors que je passait la vadrouille sur le haut du mur, devant la fenêtre du salon, me dégoûtant tout plein d'eau syphilitique dans la face (C'était tellement sale, j'suis sur que ya de la syphilis la dedans !), je remarquai l'hypothétique voisin de Sinorita.
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-Hey Sinorita, vient voir, ton voisin !
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Consultation des deux partis, il est cute. Wais. Ben cute.
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Mais, dans quelle équipe joue-t-il ?
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Sinorita l'affirme gay, moi je l'affirme hétéro. On continue a laver le châssis, tous les deux, avec beaucoup plus d'efforts que nécessaire. Il déneigne sa voiture, alors on a tout notre temps.
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C'est une écho. ISH.. Ça regarde mal pour la Sinorita.
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Mais c'est définitivement quand il a commencé a gratter la vitre arrière de sa voiture avec le manche de sa pelle a neige qu'on en est venu à la conclusion que jamais un hétéro qui se respecte n'oserait commettre une telle infamie. Et puis, le look y était, le linge, toute.
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Il est a moi.
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Enfin.. presque.
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Il ne me reste qu'a entrer en contact avec lui, m'assurer qu'il est effectivement un fefi, le charmer, le convaincre qu'il m'aime, ME convaincre que je l'aime, lui faire faire une nouvelle coupe de cheveux, et on vivra un bonheur éternel.
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Et tout ça en moins de 48 heures...

MSN!

Conversation MSN entre Sinorita et Jeune Homme:

Sinorita dit :
qu'est-ce qu'il t'a dit d'autre?

Jeune Homme dit :
eu

Sinorita dit :
pkoi y ta dit ca

Jeune Homme dit :
eu

Jeune Homme dit :
eu

Jeune Homme pèse sur le bouton panique

Jeune Homme dit :
PIIIIIIIIIIS

Jeune Homme dit :
AS tu lu un bon livre dernièrement ?

Sinorita dit :
heil

Sinorita dit :
pkoi y ta dit ca

Sinorita vous a envoyé un wizz.

Jeune Homme dit :
HAAAAAA !

Jeune Homme dit :
Ça s'en va direct sur le blog ca !

Sinorita dit :
koi

Sinorita dit :
heille !

La base de toute amitié, c'est la communication !

26.2.07

La Grande Aventure

Aujourd'hui je me suis levé beaucoup plus tôt que d'habitude, me sortant enfin de ma routine de grosse vache asthmatique pour venir en aide a une amie précieuse. Sinorita.

Effectivement, la belle ingénue a décidée de quitter son rutilant (?) loyer dans le trou du cul de Limoilou pour se trouver quelque chose de mieux. Au prix qu'elle paie, elle est aussi bien d'aller se faire extorquer pour quelque chose de mieux.

Alors aujourd'hui c'était la grande aventure, la course au logement !

Tout commençait pourtant bien. elle est même arrivée chez moi d'avance !

Notre première destination, un loyer sur St-Vallier qui, selon Super MapQuest, se trouve près du Cora Déjeuner. C'est près de chez moi, donc on part vers 10h20. Le rendez-vous est du pour 10h30.

On arrive a peu près a l'heure, réussi a parker le char devant une borne fontaine dans un espace pour handicapés. On a pas l'intention de s'éterniser non plus.

Frappe à la porte. Pas de réponse.

Sniffe par les fenêtres. Pas lette le spot. On cogne plus fort, astheure qu'on sait que c'est pas une dompe qu'on est venu visiter.

Une petite madame d'une quarantaine d'année ouvre la porte, l'air inquisiteur. Visiter le loyer ? Non ! C'est pas a louer. On sort le papier, on cheque l'adresse. Et la petite dame de poser LA question qui tue.

Votre loyer, c'Est sur St-Vallier Est ou Ouest?

Hein ? Yen a 2 ?

Caliss...

On c'est ENCORE perdu. C'est pas aussi dramatique que la derniere fois, mais ça fait quand même un peu chier.

Retourne sur nos pas, car finalement le loyer que nous devons visiter est pratiquement a côté de chez moi.

No Comments.

On est arrivé 1/2 heure en retard. Évidemment le proprio était plus la.

Pas grave, son bloc avait l'air d'une dompe a ciment, les gens étaient vraiment moches sur la rue et il y avait un masque et un gant a toucher rectal qui trainait a coté de l'abris-bus. Laisser Sinorita vivre ici ? No fuckin' way.

On revient à la maison, ou je fais du pourlet pour diner. Lisez le post précédent pour comprendre.

Notre prochaine destination, Limoilou. Mais un coin moins crade que celui ou elle est présentement.

On se pointe pratiquement à l'heure. Beau spot. Le proprio est simpa, du style Roger Bon temps. Le genre trop fin pour même penser a te crosser.

L'appart à de la geule, c'est bien, les pièces sont grandes. Ya de belles arches aux portes, des moulures d'époque, plancher de bois en parfait état.

Sinorita trouve que ya pas assez de fenêtre. Bon.

Okay.

Elle va y penser quand même. C'est pas a dédaigner un truc du genre.

Et on repart, direction la prochaine visite. Sur la rue Chénier.

Savez vous ou c'est vous ?

Bin nous on savait pas. On savait à peu près dans quel coin.

On a cherché en osti. Ha.. plus que ça. OSTI QU'ON A CHERCHÉ.

C'est pas pour dire, c'est dans St-Sauveur. Mon cartier.

Après avoir tourné en rond pendant 1/2 heure, on retourne chez moi, demander l'aide du rutilant MapQuest.

La rue Chénier là, c'est une ruelle à laquelle on a du donner le nom du premier criss de looser qui a été se batir une chiotte sur cette rue merdique que personne ne connait. C'est au bout de ma rue carrément.

La rue a 8 pieds de long à peu pres.

Arrive la. Le bloc à l'air... à l'air... Euh.. dur à dire.

C'est au dessus d'un lave auto.

Le proprio nous a fait visiter l'appart en gardant ses bouchons pour les oreilles. Vous voyez le péquenot ?

Ya pas de bain.

La céramique est horriblement maganée.

Les murs tentent un effet ésotérique, tellement ils penchent.

C'est.. Audacieux.

Et le proprio de nous expliquer que le loyer est pas cher parce que le lave-auto fais parfois un peu de bruit. Et comme de fait, ils partent la machine en bas.

Proprio: Ça fait un peu de bruit, mais c'Est pas si pire tsé

Moi: PARDON? J'AI PAS ENTENDU.

Pas juste a cause du son. Le plancher shakait tellement que les dents me claquaient.

Après, I gave up. Coloc adoré est allé visiter le dernier avec Sinorita. Et là, elle est partagée. Mortifiée. Que faire ? Que choisir ?

Sinorita est un peu insécure parfois. Juste un brin.

Mais bon, moi j'ai confiance qu'elle va choisir le bon appart.

Moi je prendrais le dernier Sinorita. Parait qu'il avait vraiment de la geule !

14.2.07

Duberger-Les Saules

Bon, avant de raconter pourquoi et comment l'histoire est drole, je dois dire quelques petits trucs à la décharge de Sinorita. C'est vrai que se rendre a Duberger-Les Saules, c'est pas évident. C'est un quartier à part de la ville de Québec, le seul qui est pas clairement indiqué.

Même moi je savais pas vraiment où c'étais. On est pas natifs de Québec remarquez.

Bon, vous me direz que la Sinorita est ici depuis déjà quelques années, je vous l'accorde. Mais Duberger, c'est comme le twillight zone de Québec. Et puis les indications étaient pas clair. Y fesait noir.

BON BON D'ACCORD !

On c'est perdu... un peu.

Quartier St-Sauveur/Duberger-Les Saules en temps habituel : 15 minutes.

Nous : 1h30
...

hin hin..

Entk... On a trouvé un beau spot ou retourner faire du "parking" à Ste-Catherine de la Jacques-Cartier (Caliss que c'est long comme nom pour un trou perdu), et je dois mentionner que le McDo de Val-Bélair est d'un bucolique inégalable.

Pour ceux qui connaissent Québec, marrez vous.

Pour les autres, allez vous faire foutre. Bha... Ceux de Québec aussi !

On c'est perdu, et on vous emmerde !