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20.3.08

Une Chaîne que les Personnes Âgées Aiment...

17 ans. C'est jeune, n'est-il pas ?
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à 17 ans le Jeune Homme vivait à Trois-Rivières. Il avait quitté son village quelques mois plus tôt.
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Selon le plan le Jeune Homme devait partir en appartement après son secondaire pour aller étudier au CEGEP. Durant sa dernière année d'études dans une école secondaire paumée entre deux champs de blé-d'inde il s'était monté un joli trousseau de vieux meubles et autres cochonneries bonne pour les étudiants et les pauvres.
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Au Noël de ses 16 ans le Jeune Homme apprenait que ses parents divorçaient. Une procédure longue et houleuse menant éventuellement à la séparation de deux êtres qui étaient passés de l'amour au mépris avec les années, tout en attachant leurs vies ensemble toujours plus solidement pour pallier au manque d'affection qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre.
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Les plans changèrent une demi-douzaine de fois et finalement le père du Jeune Homme quitta la maison familiale le matin du 7 Avril pour un 4½ à Trois-Rivières Ouest, 4½ que lui et le Jeune Homme partageraient lors de son entrée au CEGEP plus tard.
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Le Jeune Homme aida son père a transporter le peu qu'il lui restait, plus ce que le Jeune Homme possédait, de son enfance vers ce qui deviendrait son passage dans le monde des adultes.
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Le Jeune Homme et un père qui ne se comprennent pas. Un adolescent qui rue dans les brancard et qui affronte et confronte tout et rien mais surtout ses parents.
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Un adolescent frustré, blessé, qui prend doucement conscience de son énorme force et de tout le pouvoir qu'il pourrait avoir s'il s'y appliquait.
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Et de cohabiter un homme et un Jeune Homme qui ne s'entendent pas, ne se comprennent pas, ne se parlent presque pas. Deux hommes en peine qui n'arrivent pas à communiquer et a exprimer ce qu'ils sont.
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Parfois un petit frère qui ne parle pas se joint à eux. Alors ils jouent au carte, maigre palliatif à une conversation qui vient trop rarement et se tari trop vite.
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Les mois passent et les quelques mots échangés le sont de plus en plus fort, devenant des cris, parfois des larmes. Les soupirs d'incompréhension se transforment en inspiration de rage et de colère impuissante, les silences vides s'emplissent de mille et une reproches silencieuses.
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Le Jeune Homme est différent, il fait tout en grand.
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Le jour ou il fugua de chez son père n'y fait pas exception.
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Les ados fuguent avec un sac-a-dos et un peu d'argent volé. Ils se terrent et sont vite rattrapés. Honteux, ils se taisent et retournent chez leurs parents, dans le silence et la solitude, étouffant leur malheur.
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Un soir un homme rentre chez lui et ne trouve pas son fils. La chambre de l'adolescent est vide, il a tout emmené, le lit, la commode, l'ordinateur, les vêtements. Il a aussi pris la télé du salon qui lui appartient et les serviettes dans la salle de bain.
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Il a laissé une note sur la table expliquant qu'il est parti, comme le ferait une épouse à son mari.
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Un homme qui sait ou se trouve son fils et comment le rejoindre mais qui attend.
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Les heures s'étirent, la nuit tombe et se relève. 24 heures sont passées avant que l'homme ne trouve le courage d'appeler ce fils qu'il a toujours aimé mais qu'il a l'impression de ne pas, de ne plus connaître.
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Jeune Homme adolescent et obtus, qui refuse de dialoguer, qui ne veut surtout pas voir ses propres failles, s'entêtant à mettre en lumière celles de son père sans comprendre que s'il les voit aussi clairement c'est qu'ils sont semblables.
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Et finalement un soir dans une resto d'une chaîne qui plaît aux personnes âgées se retrouvent attablés un homme, son ex-épouse et un adolescent déchaîné.
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Arguments après arguments deux êtres qui ont décidé de s'haïr pour le meilleur et pour le pire mettent leur griefs de côté pour faire entendre raison à un Jeune Homme buté qui croit que détester les gens l'aidera à s'aimer lui-même.
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Après deux heures le Jeune Homme consentira à retourner vivre avec le paternel. Il le fera simplement parce qu'après deux heures il a fini par arracher à ses géniteurs la promesse qu'en Juillet ils le laisseront voler de ses propres ailes. Ils n'auront pas le choix, il aura 18 ans de toute manière. Ils sont aussi bien de lui faciliter les choses, ce sera bénéfique pour tous.
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Trois personnes qui quittent ce restaurant ou tout goûte la même chose, ou le café est fade et les prix ridicules. La femme part à droite, en direction d'un nouvel amoureux, d'une nouvelle maison et d'une nouvelle vie. L'homme part a gauche, vers un logement vide ou l'attendent des dettes, des regrets et toute la peine du monde qu'il est incapable d'exprimer.
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L'adolescent Jeune Homme lui part droit devant, sur le chemin de la vie. La tête haute, il s'obstine à ne pas tourner la tête car cela l'obligerait à regarder une partie ou l'autre de son enfance s'éloigner les épaules courbées par le sentiment d'avoir échoué.

31.1.08

Monsieur et Madame X

Le Jeune Homme travaillait à 11h00. Pour une raison que seul son cycle du sommeil déficient connait lorsqu'il s'est éveillé ce matin il a éteint le cadran et s'est assis sur son lit le temps de confronter la réalité d'une autre journée qui commence. Puis, il est tombé sur le dos.. Et il s'est rendormi du sommeil du (in)juste.
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réveillé en sursaut a 11h00, il était sur déjà au travail ½ heure plus tard, avec déjà un téléphone à sa patronne, une douche, un rasage, une scéance hasardeuse de coiffure et deux verres de jus d'orange à son actif.
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Il travaille en haut. La journée est tranquille, la semaine l'à été.
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À midi et demi sa seule réservation arrive. Six personnes, têtes dirigeantes d'un collège privé de la Capitale.
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Une des six convives, un homme mature a la présence imposante, parle sans arrêt, donnant l'impression d'offrir une conférence sur le thème "comment j'ai réussi ma vie" aux autres.
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Il parle de son travail, de son cheminement professionnel. Il mentionne le fait qu'il a déjà travaillé au Collège Laflèche de Trois-Rivières, établissement que le Jeune Homme a fréquenté durant quelques trois ans.
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Le Jeune Homme arque imperceptiblement un sourcil curieux. L'histoire commence à l'intéresser.
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L'homme parle de son épouse qui travaille toujours au Collège. Madame X est titulaire d'un poste intéressant au sein de l'établissement.
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Le Jeune Homme marque un temps d'arrêt alors qu'il verse une bière à l'homme en question.
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Il connait Madame X. De vue, bien sur. Il comprend qu'il a souvent entendu parler de Monsieur X aussi.
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L'air de la pièce semble soudainement plus froid. Le Jeune Homme a blanchi et d'une main aux tremblements maitrisés il termine de verser la bière.
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Tel un observateur extérieur le Jeune Homme visualise la scène présente. Lui, l'homme, les autres. Il sait déjà ce qui va arriver. Il le sent.
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Et naturellement Monsieur X commence a parler de ses enfants. Deux beaux grands garçons. Le plus Jeune a eu 19 ans en Décembre. Les mots "Je sais" se sont dessiné sur les lèvres du Jeune Homme a cette nouvelle bien qu'aucun son ne soit sorti de sa bouche.
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Son plus jeune fils, le Jeune Homme le connait. Il a soudainement très chaud. Il sait que ses oreilles sont rouges bien que son regard soit fixe et que rien dans son attitude ne laisse transparaitre son trouble.
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Son plus jeune fils, c'est Pepi .
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Alors le Jeune Homme prie le ciel que ce dernier, qui a tant parlé de lui à son père, n'ai pas mentionné ou il travaille maintenant. N'ai pas montré de photo. Il ne souhaite rien de plus au monde que de ne pas être connu de cet homme qui aurait probablement bien des questions à lui poser.
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À savoir qu'est-ce qu'il a fait à son fils pour qu'il soit gay, pour qu'il soit ce qu'il soit, qui il est. Pepi a beaucoup changé lorsqu'il a connu le Jeune Homme. La découverte d'un autre monde l'a poussé à la découverte de lui-même et a l'Expression de cette réalité nouvelle.
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Et le Jeune Homme serait bien embêté d'expliquer tout ce qu'il n'a pas a justifier à un homme qu'il ne veut pas connaître.
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L'homme a mangé. L'homme a quitté.
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Le Jeune Homme a regardé Monsieur X descendre le grand escalier et retourner à sa vie avec un minuscule pincement au coeur face au souvenir perdu de cette brillante étoile filante qu'un jour pepi avait été dans sa vie.

19.9.07

Le Retour de Pepi

Le Jeune Homme est descendu par chez lui au courant de la semaine dernière pour diverses raisons personnelles. Il se rend de plus en plus compte qu'il est bien dans la Vieille Capitale et que sa vie aux Trois-Rivières est chose du passé.
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Pourtant, on n'enterre pas le passé aussi facilement.
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Il a fait de nous ce que nous sommes, il nous suivra toujours, tel notre ombre. Parfois longue, parfois courte, notre histoire s'étire derrière ou devant nous, en fonction d'où nous sommes rendu dans la journée qu'est notre vie et d'où brille le soleil. Parfois derrière nous, parfois devant.
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Le Jeune Homme a passé une journée avec Pepi.
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Il serait injuste d'admettre que cette journée ne fut pas un brin étrange. Après tout les deux garçons ne s'étaient pas vraiment vu depuis 1 an.
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Éprouvantes retrouvailles ?
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Non, à priori. Assez pour en parler ici, d'un autre côté.
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Juste un bel après-midi. Quelques games de pool, beaucoup de paroles, un seul pichet de bière.
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Après-midi paradoxal d'une jeune garçon de tout juste 18 ans et d'une Jeune Homme de 23.
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Ya de ces trucs qui fessent dans la vie. Certains vous rentrent dedans comme une tonne de briques, d'autres vous fracassent lentement le crâne tel un car crash au ralenti.
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Une personne que j'ai oublié depuis longtemps m'a un jour dit qu'on recherchait toute notre vie deux choses. Notre père et notre premier amour.
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Avec les années j'ai admis, parfois bien contre mon gré, que cette personne avait raison.
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Mais comprendre cette vérité pourtant si simple à formuler prends du temps. Peut-être toute une vie, qu'en sais-je. Je vous le dirai le jour ou je mourrai.
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J'en ai compris un peu plus cet après-midi là, en compagnie de Pepi.
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Pepi qui avait pris un peu de poids, perdu un peu d'son innocence. Pepi avec le même sourire, les mêmes yeux qui riaient.
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Pepi avec cette nouvelle maturité qui n'en est pas vraiment une, mais plutôt une douce amertume teintée du regrets des choix qu'il fait sans s'en rendre compte.
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De ses yeux si verts qui brillaient de parler du bonheur qu'il avait vécu avec le Jeune Homme l'année dernière et de toute les manières dont ce bonheur lui manquait.
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De cette intimité et complicité jamais perdue qui faisait parler leurs yeux sans que leurs lèvres ne remuent.
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Du Jeune Homme qui prenait conscience de tout le poids qu'il avait eu et qu'il aurait dans la vie de ce tout jeune garçon de 18 ans qui était tombé amoureux de lui aux premiers jours du printemps de l'année dernière alors que l'air était encore piquant au coucher du soleil et que l'été s'annonçait plein des espoirs que chacun des printemps laisse derrière lui.
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Du Jeune Homme qui comprenait vraiment pour la première fois qu'il était peut-être l'homme que Pepi chercherait toute sa vie au travers de ses conquêtes et qui songeait à toutes les qualités et les défauts que cela impliquait. Toute les épreuves qui en découlerait. Le genre d'homme que Pepi choisirait, en fonction de ce qu'il avait aimé, vu et compris du Jeune Homme.
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Du Jeune Homme qui se demandait pour la première fois quelle image exactement Pepi avait eu et avait de lui, qu'est-ce qu'il avait aimé de lui, qu'est-ce qu'il chercherait à retrouver.
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Du Jeune Homme qui prenait conscience de tout le poids des gestes innocent qu'on pose dans la vie sans trop penser et qui comprenait encore une chose de la vie. Des plus petits gestes découlent les plus grosses conséquences. On n'y peut rien changer.
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Du Jeune Homme qui ne regrettait pas, ne regrette pas, et ne regrettera pas ses faits et gestes car il fut heureux et il sait qu'il ne fut pas le seul.
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Tellement de questions, tellement de bonheur.
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On espère tous offrir le meilleur de sois aux autres. J'espère que ce qu'il retrouvera de moi au travers de l'homme qu'il cherche et que cette personne au sein de qui il sentira un peu de moi le rendra heureux. Encore plus que moi.

6.4.07

Planning du Week-End

Juste pour pas que vous vous inquiétiez.

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Demain, le Jeune Homme quittera la Vieille Capitale vers les 10h20. Direction : Un village en Mauricie. Il s'en va chez sa mère, rejoindre son petit frère.

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Ensemble, ils reprendront la route immédiatement. Direction: Shawinigan-Sud. Chez le père du Jeune Homme.

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C'est souper de Pâques. Souper de famille. On en a bien peu souvent l'occasion.

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Il restera aussi à dormir. C'est plus pratique. Et ça fait plaisir au paternel d'avoir ses 2 fils à la maison pour une fois.

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Le dimanche sera encore plus enlevant! Imaginez.

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Le Jeune Homme et son frère prendront la route pour le très pittoresque village de St-Louis de France. But de la visite? Souper à la cabane à sucre avec la famille maternelle élargie, toujours en l'honneur de cet homme illustre qui passa l'arme à gauche il y a près de 2000 ans.

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Le Jeune Homme se farcira donc la panse d'oeuf dans le sirop, d'oreilles de christ et autres trucs semblables, avant d'aller danser au rythme des meilleurs Dj's de la planète, le ventre plein, la tête vide.

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Le mixte Cabane à sucre /Party rave me met encore un peu mal à l'aise, mais ça devrait passer.

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Entk, on espère!

1.4.07

Alive

Voici un texte que j'ai publié, il y a quelques années, pour un OSBL qui vient en aide aux jeunes gay/lesbiennes/bisexuels/trans du Québec. Il a depuis été repris illégalement par une troupe de théatre de Montréal pour faire la promotion d'une de leur pièce. En souhaitant que vous apprécierez.
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Vous savez comment c'est en campagne... Les gens sont généralement un peu moins ouverts d'esprit.
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Je me souviens de mon secondaire… de mes 15 ans. Tout le monde me détestait, et j'étais seul au monde, seul avec mon terrible secret. Personne ne pouvait comprendre la détresse qui m'habitait et chacune des attaques des autres étudiants me faisait m'enfoncer un peu plus dans un puit sans fond de désespoir. J'en venais presque à vouloir mourir, quand j'étais seul dans ma chambre le soir.
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Je me disais que j'allais me marier, avoir des enfants, et cacher mon terrible secret toute ma vie. Mais en même temps, je rêvais de rencontrer quelqu'un comme moi.
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J'ai parfois honte aujourd'hui de dire que j'ai du fantasmer sur à peu près tout les gars de mon école secondaire, sauf quelques un. Et c'est un parmi ces derniers qui m'a probablement sauvé la vie en mars de ma dernière année de secondaire.
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Il n'était pas spécialement beau, mais extrêmement attachant. Il était dans la même classe que moi, nous passions beaucoup de temps ensemble puisque nous avions les mêmes amis (si on peux appeler ça des amis..)
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Et nous nous sommes mis à parler, un après-midi, à la bibliothèque...
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Je ne sais toujours pas ce qui ma poussé a lui dire... une impression qu'il comprenait, qu'il était comme moi. J'aurais pu le regretter amèrement probablement, mais j'en suis aujourd'hui tellement heureux.
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Je n'ai jamais caressé sa peau, nous ne sommes pas particulièrement proche, nous nous sommes perdus de vue depuis longtemps déjà. Mais il avait été une lumière dans ma nuit, assez pour me donner le goût d'avancer de quelques pas encore.
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Quelques mois plus tard, je déménageais a Trois-Rivières : « La grande ville » de chez nous.
J'y ai rencontré des dizaines de garçons, j'y ai connu mon premier chum, ma première peine d'amour, mon dépucelage, seigneur, j'en ai tellement connu depuis 4 ans.
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Il n'a rien fait, mais tout sa est grâce a lui et je voudrais tellement lui dire merci pour tout ce qu'il n'a pas fait, pour l'espoir de vivre qu'il m'a donné.
J'avais 16 ans lorsque c'est arrivé. 20 quand je l'ai écrit. J'en aurai bientôt 23 et je le pense encore. Merci Jean-François.

30.3.07

Ceci est un tesse !

Un test dis-je.
Hi lala !
*FLASHBACK*
Jeudi soir au bar, à Trois-Rivières. Oui, je sais, j'y suis souvent dans cette ville. Je reviens pour la vieille Capitale aujourd'hui, soit vendredi.
Moi, Franky, un ami à moi, et Ti-Fred, Coloc et ex-chum de Chouchou sommes au bar donc. Avec un ami de Ti-Fred. Ce pauvre enfant de la débauche qui n'a aucune idée de ce dans quoi il va s'embarquer dans quelques instant. L'ami de Ti-Fred, pas Ti-Fred lui-même. Appelons le Sweety. Trop sweet la p'tite bebitte.
Je le connais depuis peut-être une année, mais nous ne nous sommes jamais beaucoup parlé. En fait, sous confidence de Ti-Fred, il a un peu peur de moi. Je suis trop exubérant, trop imposant, et je ne m'en laisse pas assez imposer. Lui est réservé, gêné, et ne parle pas beaucoup. Il préfère sourire. Bon, c'est un choix de vie han, on va pas lui en vouloir.
Nous sommes donc tous les quatre assis au bar, devant quelques pichets de blonde. Ça boit, ça parle, ça peste contre l'ADQ et contre le monde qui n'avance pas dans la direction que nous voudrions. Tout d'un coup, une main sur mon épaule
-Heeeeeeello!
Caliss. C'est ma charrue.
Sourire crispé. Salutations polies. Lui fait tout pour se faire croire que nous sommes encore amis. Nous ne l'avons jamais vraiment été.
Et puis, mon taux d'alcoolémie me permettant d'avoir les idées les plus stupides de la terre sans aucune pudeur, j'ai décidé de faire un test. Quelque chose d'inutile, de con, et de même pas drôle. Peut-être un peu. M'enfin.
Sweety a déjà une idée de mon non-amour pour notre guedoune nationale, ce devrait pas être trop difficile.
He puis hop, en quelques secondes et avec quelques mots soufflés a l'oreille, j'avais un chum. Bang. Bon bon bon, ne partez pas en peur. Juste pour rire. Juste pour la soirée. Juste pour voir ce que l'autre allait faire.
1 minute et quart, il se présente. 2 minutes, il se renseigne sur notre hypothétique statut de couple. Je vais aux toilettes. Il m'a volé mon siège. Ha ! Ya des trucs qui changent jamais.
Il a quand même fait de l'oeil a celui qu'il croyait mon chum. S'il ne l'avait pas fait, lui aurais-je donné une autre chance d'avoir mon respect ? Probablement pas. Mais une confirmation aura jamais tué personne, je présume.
Et puis, finalement, j'ai quand même aimé avoir quelqu'un dans ma vie l'espace d'une soirée. C'est toujours plaisant un colleux qui ne se veut pas un " On fourres-tu ?" Marre de n'être considéré que comme objet sexuel par les meks.
Et on est retournés chacun chez sois. Bien sagement. Parce qu'à Trois-Rivières, on peut encore avoir un chum pour une soirée, ne pas le ramener à la maison et avoir simplement bien rigolé.
J'aime les trucs simples parfois.

29.3.07

I'm a Queen

Wais !
Moi et mes amis on déconne bien souvent avec ça. On pousse le ridicule à l'extrême. On a beau se la jouer facile, se dire qu'on est dans le milieu gay depuis des années, se dire qu'on en a vu d'autre, on fini toujours par moduler la réalité à notre volonté. On fini toujours par se dire qu'on est des Queens.
C'est quoi une Queen ? Aucune espèce d'idée. Est-ce que c'est les p'tits gars de 16 ou 17 ans qu'on étaient, il y a quelques années ? Ceux qui étaient jeune, mince, fashionnly desperate? Est-ce que c'est ce que nous étions, torse nu, sur les colonnes de son des bars, désirés de tous ? Est-ce que c'était cette attitude horriblement suffisante, ce mépris calculé, cette attitude gérée au quart de tour, cette image bien montée ?
Ou alors, est-ce que c'est ce que nous sommes maintenant? Un peu plus vieux, a regarder les plus jeune un peu de haut, à parler de trucs que nous faisions y il a quelques années ? Est-ce que c'est entrer dans une place et regarder les gens parler de nous, comme si nous étions des légendes, parce que beaucoup ont entendu parler de nous, en bien ou en mal ?
Est-ce que c'est le fait de mieux comprendre maintenant la nature humaine, de pouvoir mieux calculer nos coup, de voir l'attitude gérée au quart de tour des plus jeunes et d'en rire qui fait de nous des Queens ?
Est-ce que c'est un battement de cil prévu un quart de seconde trop tôt, un mouvement lascif placé au bon moment, cette exploitation facile des faiblesses des moins forts que nous, qui fait que nous sommes des Queens?
Est-ce que c'est en nous ? Est-ce inné, ou acquis?
Ou est-ce simplement le plaisir que nous retirons de toute cette game ?
Je sais même pas c'est quoi une Queen, et certain disent que je le suis, depuis des années. Pourtant, j'suis pas plus fif qu'un autre, pas mal moins que certain. J'ai su continuer a vivre dans le "vrai monde", contrairement à beaucoup d'autres. J'ai su vivre avec le milieu, ce que plusieurs ne réussiront jamais à faire.
Je me présente, M&M, 22 ans, Homme, Jeune, Serveur, Clubber... Et Queen.
Et vous savez quoi ? J'aime ça !

Wallet Story

Ne vous inquitez plus, mes bons amis, nous l'avons retrouvés !
Le petit cachotier était derrière le meuble d'ordi. Suite a quelques contorsions dignes d'une médaille d'argent aux olympiques, je l'ai récupéré. Et la poussière accumulée n'a pas utilisée ma Visa pour se refaire une vie.
Merci mon Dieu pour vos petites grâces.

Pensées trifluviennes

  • Pourquoi est-ce que ça pue la shop de papier juste dans certains quartiers de la ville et même encore parfois, juste à certains étages ?
  • Est-ce que c'est normal que le plancher vibre autant lorsqu'une camion passe dans la rue ?
  • Où sont rendu tous les gens avec qui je me tenais quand je restais ici ?
  • God.. ils sont donc bin jeunes.
  • Ho.. on dirait moi il y a 5 ans. En moins cute. Plus guidoune. J'étais suuuuuuuuuurment pas d'même !
  • Faudrait bin que j'appelle Rox. Bha.. Demain.
  • Me cacher dans ma région pour éviter de me chercher un emploi est une technique lamentable... Mais ça marche!
  • Pourquoi le chat se crisse-t-il toujours devant l'écran d'ordinateur ?
  • Est-ce que quelqu'un nous a vu, moi et Chouchou, rentrer au Bingo 0-503 ce soir? Surment pas.
  • Pourquoi j'ai perdu mon portefeuille cette semaine, et pourquoi ai-je ensuite réussi a oublier ma carte de débit, ma seule carte restante, a St-Alexis des Monts ?

Et tout ça en deux petites minutes... Imaginez une vie!

Il y a des choses qui ne s'achetent pas.. Pour le reste, il y a Master Card

28.3.07

ST-Alexis

Hier, moi et Chouchou sommes allés chez notre ami, Olivier, qui reste a St-Alexis des Monts. Bon bon bon, ne paniquez pas, il a une raison de rester aussi loin de toute civilisation. Il travaille à Sacacomie, la bas, ainsi que son conjoint. Ils ont donc acheté une petite maison au milieu des bois, scène digne de tout bon film d'horreur ou un tueur fou te saute dessus au moment ou tu t'y attends le moins.
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Nous avons donc pris le chemin vers les 16h00. From Trois-Rivières to St-Alexis. Goddamit! Un moment donné, on se demandait même si on allaient pas arriver à la toundra et finalement sur le bord de l'Ungava avant d'arriver chez lui.
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On lui a même demandé ce qu'il y avait après son village perdu. C'est la réserver faunique de la Mastigouche. Une question nous effleurait les lèvres toute la soirée. Si t'as besoin d'une pinte de lait, le dimanche soir, tu fais quoi ?
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C'est pas mêlant, sur les berges du fleuve, à Trois-Rivières, la neige a presque disparue. Il doit en rester entre 2 et 300 pieds là bas.
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Le resto ne livre pas du dimanche au jeudi. Ils ont une école primaire/centre communautaire/hôtel de ville/centre des aînés/poste de police/Bureau de poste/etc. tout dans la même bâtisse. Un vrai village.
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Au moins, c'est un chinois qui travaillait au dépanneur. Enfin quelque chose que je connais.
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C'est beau dire han? Je viens d'une "région", je ne suis donc pas crétin comme Richard Martineau a croire qu'aussitôt que tu sors de Montréal ou de Québec les gens n'ont plus de dents et se lavent dans un baril de bois derrière leur maison en bois rond. Mais on oubli parfois que dans les campagnes "plus éloignées", les réalités sont bien différentes.
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N'empêche, Martineau m'a quand même fait sauter de mon siège dimanche dernier. Si étonné que les gens à l'extérieur de l'île puissent avoir un language articulé. Si étonné que ce qu'on a vu d'Hérouxville ne soit pas la réalité de toute agglomération de moins de 200 000 habitants.
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Fuckin' islander. Pas tous. Juste ceux qui croient que la vie fini sur les berges de l'île.

11.3.07

Beach/Bitch Story

J'ai toujours été un accro des régions. Je défends la mienne, la Mauricie, corps et âmes. J'ai du l'admettre, avec les années, il y a des trucs que ma région ne pouvait pas m'apporter. Comme l'accomplissement professionnel. On commencera pas à se mentir de si bon matin, le secteur tertiaire est rarement très développé à l'Extérieur des grands centres, et c'est pas vraiment vraiment plus beau du côté du secteur secondaire souvent même.
Et la Mauricie est pas une région très riche. Alors j'ai déménagé, dans La Capitale.
Mais pour le nightlife, ho que non. C'est le fun sortir en région. Oubliez vos clichés de party de cabane a sucre, on est pas obligé d'être a Montréal ou a Québec pour que ça groove...
....
Bin hier, ils m'ont fait mentir.
du Limbo caliss..DU LIMBO.
Sur la vrai toune de Limbo Rock. Avec le proprio du bar qui anime son osti d'Activité de mongol, avec le micro EN DESSOUS DU SPEACKER. Ça siffle, ça crache, la moitié du monde dans le bar saigne des oreilles, lui yallume pas. Y reste en dessous du criss de speacker. Hey seigneur.. c'est pas tout lemonde qui aurait pu inventer le fil a couper le beurre.
On start Limbo Rock : ta ta taaaaaa tatatata ta ta taaaaaaaaaaa tata tata... Trois menutes quarante cinq de gros fun sale...
La toune fini. Silence. Le micro sile un peu. 20 secondes... 30 secondes.. Voyons, kessé qui brette ?
Et on repars Limbo Rock ...
Le même manège c'est répété... 8 fois.
Mais bon, vous savez c'est quoi le pire ? On c'Est amusé quand même.
Bon, Coloc semblait surpris qu'on se retrouve dans un conventum de ses ex. Nous autres aussi. Yavait bin du p'tit ephèbe à la recherche de l'âme soeur. D'anciennes connaissances qu'on ne reconnait qu'un coup forcé. Du beau monde que tu te demandes où ils étaient quand tu restais en ville.
Et puis, on dira ce qu'on voudra, mais c'est pas dans La Capitale qu'on fumerais dehors en capri pis en gougoune au début du mois de Mars. Ou qu'on verrai une Drag Queen mal makupée en train de danser bin saoule dans une piscine pour bébé pleine de Sida. J'suis sur que yavait du sida dedans. Tout le monde touchait a l'eau. Yirk.
Bon, et puis après tout, ça fait du bien de revenir aux sources de temps en temps. Par contre, ne m'en veuillez pas, mais c'était une soirée du type "Fallait être la pour comprendre".
Ho, j'oubliais. la Guedoune Cheap était là. Je crois qu'après 2 heures a se faire ignorer royalement et sortir de toutes les conversations de façon non subtile, elle a comprise que je savais ce qui était arrivé et que je trippais pas plus qui faut.
Elle est parti tôt aussi.
C'était une belle soirée.

9.3.07

98 plaiseance

Drôle de titre ? Il en fallait bien un.
Je suis toujours à Three-Rivers (ça fait tellement plus jet-set en anglais!), ou je suis en train de ruiner mon foie avec toute cette bière et ma tête avec tous ces fantômes. Quelque chose de sain là. Vraiment!
J'ai fait une découverte percutante hier soir. Les gens ont continué à vivre sans moi ! Comment est-ce possible ? Moi qui croyait qu'ils avaient cryogénisé la ville lorsque je l'ai quitté avec mon 16 pieds cubes !
bin non. Les gens ont continués a se matcher, a se séparer, a vivre pis a baiser. Sans moi. Personne m'a attendu !
Bin préparez vous les enfants, becoz the bitch is back criss.
Flashback
Hier soir, moi et Chouchou sommes sorti au bar. Le soleil s'étant levé à l'est, on peut pas tuer d'aussi bonnes habitudes que celles de prendre un verre le jeudi.
Arrive dans place, c'est vide. Ha non, vide c'est pas un mot assez plein pour dire comment c'était vide. C'était comme le Stade durant les OutGames. Vide vide vide vide vide genre. Nous échangeons un regard lourd de sous-entendu du style "wais.. on collera pas icitte han ?". Prend un siège au bar, pas parce qu'on est alcoolo mais parce que le p'tit toxon derrière le bar a jamais entendu parler du fait qu'il est la pour servir des gens, et non pour rire comme une conne dans un t-shirt de lycra.
Premier pichet, tout se déroule comme prévu. C'est plate. Il fait froid dans le bar. Non, pas froid. Frette.
Call un deuxième pichet, regarde le monde autour, avec un regard lourd de jugement. Deux lesbiennes, Diane et Carole, quitte le bar. Comment je sais leur nom? C'est simple, tout les couples de lesbienne de 40 quelques années, avec des chemises de jeans assorties et une coupe Vanier s'appellent Diane et Carole. Non ? Ha bon..
Quelques minutes plus tard, alors que je suis occupé à juger un homme quelconque pendant que Chouchou juge le barman qui rit toujours comme une conne, un gars s'approche de nous pour nous parler. Pour nous inviter à un party privé.
Au 98 Plaiseance. Hum hum..
Cette adresse la la, c'est dans le fin fond du trou du cul de pointe beach. Ya des roulottes pis des maisons mobiles la bas. c'est tellement loin qu'il y fait peut-être chaud parce que le froid se sera pas rendu. Tellement creux que ya des osti d'chances que nous non plus on se rende pas.
Mais il est insistant le mek.
Un spa.. hu hum... Venez juste d'acheter.. hum hum.. Entièrement rénové.. hum hum..
Tu le sais que ça l'air d'un piège a cul, mais c'est pas ça.. hum hum.. 35 personnes de Montréal ( Ici se lève un sourcil sarcastique) huuuuuuu hum... T'as acheté du champagne (Sourcil lève un demi pouce plus haut).. ha win qu'elle sorte ?
D'la Veuve COQUEliquot... HHHUUUUUUUUUUUUU HUM.......
C'est là que les deuz yeux m'ont crochi pis que les ongles d'orteils m'ont frisé. Pour les non-initiés, il s'agit de Veuve Cliquot, en l'occurrence un des champagne les mieux coté du monde, même si moi je trouve qu'il est pas plus raffiné que du Ginger Ale.
Et le mek est parti, après nous avoir répété l'adresse 200 fois.
Ou est-ce que vous pensez que j'ai couché cette nuit ? J'vous le dit pas en fait. Mais j'vais vous dire une chose, c'était pas dans un MobilHome à moitié rénové avec un spa, entre 35 personnes, dans le trou du cul de pointe beach. Sti.

8.3.07

Overheard in Trois-Rivières

Un grand roux à un grand blond, dans les toilettes de la Chasse-Galerie :

-Wais mais man, j'ai pas un osti de cenne la j'te dis
-C'est pas grave.. tu l'invites chez vous pis tu y dis :"Amene ton souper, moi j'me fais du macaroni"

Dealer de pillule dans le Fumoir de chez Gate's, qui parle de sa soeur aux autres fumeurs :

-Quand on était au secondaire, j'défendais souvent la soeur. Genre j'me battais pour elle. A venait me voir pis a me disait " Un tel m'a traité de grosse truie" pis moi j'allais y casser la yeule. Après j'me suis rendu compte qu'était grosse pour vrai...

Jeune fille saoule accotée au bar qui parle à un Jeune Homme:

-Pis c'est là que ma mère ma mère m'a apprise que Jerry était mort.
-C'est qui Jerry
-Bin c'est mon poney
-...
-J'avais de la peine
-J'suis sur que ta mère a fait de la sauce a spag avec.
-...

Overheard by Jeune Homme un soir à Trois-Rivières.