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24.7.09

Une Faute Majeure.. , Faut Laisser Couler.

Histoire malheureusement véridique arrivée à un collègue de travail il y a quelques jours au resto.
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Big Boy est serveur sur notre terrasse depuis le début de la saison. Habitué de travailler dans un pub c'est sa première expérience de service dans un restaurant.
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Habituellement moi et la Waitress Insatiable n'engageons pas de gens sans expérience. Sans beaucoup d'expérience. La pression est forte durant l'été et nous demandons beaucoup de nos employés. Du rendement, de la vitesse, de la patience, une bonne forme physique, une stabilité émotive et mentale solide.
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Mais Big Boy nous ayant fait forte impression nous l'avons essayé. Et puis il nous a favorablement impressionné alors il s'est joint à notre groupe déluré, partageant ses soirées avec le Jeune Homme, la Waitress Insatiable, Verbatim et tous les autres.
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Big Boy mesure plus de 6 pieds et pèse plus de 200 lbs. Ancien joueur de football qui s'est retiré suite a une blessure majeure, sa beauté n'a d'égale que son charisme et sa gentillesse.
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Un garçon en or quoi !
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Il y a quelques jours le Jeune Homme faisait la soirée sur la terrasse avec Big Boy et un autre serveur. Beaucoup de clients. Vraiment beaucoup de clients.
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Mais la soirée allait bien. Bon beat, les tables rentraient une après les autres, le roulement était constant.
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Big Boy qui sert un couple dans la mi-quarantaine, Québécois corrects à défaut d'être sympathique.
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Couple qui semble relativement aisé, sans être non plus riche à craquer. Un couple comme on en sert plusieurs fois à tous les soirs.
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Big Boy qui sert deux cocktails au couple en apéro et qui prends la commande de bouffe et de vin pour la suite. Tout se déroule bien.
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Lorsque le suiteur apporte les plats principaux à la table Big Boy apporte le verre de vin blanc de la Dame, lui souhaite bon apétit.
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Il repasse ensuite quelques minutes plus tard pour s'enquérir de leur satisfaction. Hochement de tête positif sans même lui accorder un regard. On s'habitue, croyez pas.
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Vient la fin du repas et le moment de l'addition.
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Big Boy qui dépose sur la table une facture de 122.54$.
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Monsieur regarde le détaillé de la facture et fait revenir Big Boy à la table.
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"Nous avons très bien mangés mais cependant vous avez commis une faute majeure lors de votre service Big Boy"
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Big Boy en toute humilité s'enquiert de la nature de cette faute. Il ne fait ce métier que depuis quelques semaines, il est conscient que quelque chose peut lui avoir échappé. L'erreur est humaine.
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"Vous avez apporté le verre de vin de ma femme avant qu'elle ait terminée son cocktail"
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Big Boy qui s'excuse tout en expliquant à l'homme qu'il a apporté le verre de vin de la Dame en même temps que son repas, comme prévu lors de la commande.
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Et l'homme de ne pas répondre, de placer 125 $ dans le pad de facture et de dire a Big Boy qu'à l'avenir il devrait se souvenir de ne plus commettre ce genre d'erreur.
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La femme silencieuse depuis le début du repas prend sa bourse, se lève et quitte la table, suivie de son mari, laissant notre pauvre Big Boy à la table, la machoire à terre.
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Quand Big Boy est venu me trouver pour me raconter cette histoire je n'ai rien pu faire d'autre que de poser une main sur son bras et lui dire, avec un léger soupir ;
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"Ya des gens qui feraient n'importe quoi pour pas te laisser de pourboire. Ce monsieur là doit jamais rien laisser au restaurant, il doit toujours trouver une raison de pas en laisser, question de se faire à croire qu'il n'est pas cheap mais plutôt un "consommateur averti"."
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Et Big Boy de fermer les yeux quelques secondes, de prendre une grande respiration et de replonger dans la mer de monde sur la terrasse, le sourire aux lèvres, professionnel comme tout.
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Big Boy ce soir là qui comprenait vraiment ce qu'on voulaient tous dire par " par fois il faut juste laisser couler et passer à la prochaine table".

19.1.08

Étincelles

On ne sait jamais quand arrivera le temps de souffler la bougie. Notre vie, tellement une minuscule flamme, peut s'éteindre à tout moment.
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En bon citoyen dôté d'une conscience sociale de niveau acceptable j'ai toujours signé mon nom à l'endos de ma carte d'Assurance Maladie. J'ai aussi informé mes proches que si je venais à m'éteindre je voulais que ma vie se prolonge au coeur d'autres gens, offrir au monde comme dernier cadeau l'incroyable chance de vivre.
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Avec mon coeur, mon foie, mes yeux, mes reins, mes poumons, je voulais allumer quantités d'étincelles qui brilleraient dans le noir, souvenir du feu qui autrefois aurait brûlé en moi.
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C'est désormais impossible. Comme il m'est impossible de faire don de mon sang aux gens qui en ont besoin.
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Effectivement depuis quelques jours les homosexuels n'ont plus le droit de faire de don d'organe. Ils sont considéré comme un bassin de gens trop a risques.
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Est-ce que c'Est justifié ? J'aimerais dire que non. J'aimerais comprendre que oui.
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Malheureusement au delà de la justification d'une décision administrative il y a cette impulsive impression qu'on vient de m'enlever quelque chose.
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Sans pouvoir justifier moi non plus mon point de vue, j'ai l'impression lorsque je pense à cette interdiction de perdre une parti de ce qui fait de moi un citoyen a part entière, égal de tous et chacuns.
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Mes organes se perdront avec ma chair lorsque j'en viendrait à m'éteindre, et toutes ces étincelles s'élèveront dans le ciel avec moi, pertes incommensurables pour tant d'autres qui vacillent seuls dans la peur de ne plus briller.

8.11.07

Détruire Quelque Chose de Beau

Le Jeune Homme est sorti du lit de peine et de misère ce matin vers les 9h00 pour traîner sa carcasse douloureuse dans cette douche pleine de fausses promesses de rémission. C'est lors du cycle de rinçage, quand son mal de crâne est venu le rejoindre sous l'eau chaude, qu'il s'est dit que cette journée ne serait pas des plus aisée.

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Sorti de la douche il s'est habillé avec a peu près n'importe quoi qui semblait propre. Il s'est ensuite dirigé vers la cuisine abhorrant un style audacieux mais décontracté dans le but de se faire un délicieux café, deuxième étape vers une humanité trop douloureuse.

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Ouvre la porte du frigo. Absence de lait. Referme la porte du frigo. Prend un grand respire. Ré-ouvre la porte du frigo. Toujours pas de lait.

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Longue chaîne de mots ecclésiastiques.

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Jeune Homme qui met son manteau en ronchonnant. Jeune Homme qui a le goût de pleurer parce qu'une des manches est a l'envers et qu'il est seul, dans son entrée d'appart, avec un hang-over, pris dans son manteau. Réussi à mettre le manteau. Vite au dépanneur avant qu'une autre tuile ne me tombe sur la tête !

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Ramasse une pinte de lait. Du 3.25% Coloc va en acheter ce soir de toute façon. On se gâte bon !

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La bonne humeur du Jeune Homme à 3.25 % de son niveau habituel. Le caissier du dep qui lui dit : "Grosse veillée hier?"

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Regard de mépris, le Jeune Homme lui lance presque son 5 $ à défaut de lui lancer des insanités.

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Retour à la maison, café vite fait, on ramasse le stock, il faut pas manquer ce damné bus. Le Jeune Homme s'en va chez ses parents. Il a teeeeeeelllement hâte... (lire la dernière phrase avec votre ton le plus sarcastique et augmentez à la puissance 10 pour mieux comprendre )

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Départ de l'appart, marche rapide jusqu'au bout du monde, soit la Gare du Palais. Arrive à la billetterie, un vieux monsieur sympathique me fait un sourire. Jeune Homme sourit lui aussi mais le résultat ne dois pas être probant car le visage du monsieur pâli un peu.

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"Un aller simple pour l'enfe... Pour Shawinigan-Sud" de demander le Jeune Homme d'un voix qu'il espère neutre à défaut d'être chaleureuse.

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"L'autobus est déjà parti par contre j'ai un dépa...".

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"PARDON?!?!?"

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Vieux monsieur qui recule de deux pieds de l'autre côté de son comptoir et qui se confond en excuse comme si c'était lui qui avait volé le bus pour se taper une ride à Plattsburg.

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Longue chaîne de mots ecclésiastiques.

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Retour à la maison.

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C'est finalement assis sur le trône, lorsqu'un coup de coude inconsidéré a envoyé valser le rouleau de papier-toilette SOUS la vanité de salle de bain, que le Jeune Homme a vraiment pogné les nerfs.

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Dans une position digne de la pensée "faudrait pas que personne me voit" il a décidé que cette journée SERAIT une journée merdique et qu'il se DEVAIT d'en informer le monde afin de les prévenir.

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Car durant ces précieuses secondes ou il a retenu son esprit d'éclater, seul dans la salle de bain, à regarder son reflet dans le noir des cernes, à ce moment précis, une seule pensée concrète lui trottait dans la tête.

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"M'semble que j'aurais le goût de détruire quelque chose de beau"
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16.8.07

Le Stoppeur du Jeune Homme

Le Jeune Homme en est à sa cinquième journée de travail de 7h30 à 18h00. Au cours des quatre dernières journées l'ambiance fût, as usual, démente. Il est fatigué et il à le droit de l'être. Hier soir il s'est couché plus tard car il ne pensait pas avoir une grosse journée aujourd'hui. Meteomedia annonçait de la pluie, il croyait, au pire, venir faire les petits déjeuners et quitter vers midi.
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Dame nature est une saloppe. Il est allé travaillé. Il a fait ses petits déjeuners. Il croyait quitter vers midi. Le soleil s'est pointé.
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D'habitude ils sont trois serveurs, un commis et un suiteur. Aujourd'hui ils ont ouvert la terrasse vers midi et demi, à la va-vite, à deux serveurs. Pas de commis. Pas de suiteurs.
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Elle s'est remplie. Cette saloppe de terrasse.
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Il n'est pas dans un rush, il est quelques coches plus loin. Il est profondément dans la merde. Très profondément.
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Un couple d'américains entrent sur la terrasse et se dirigent vers lui.
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-We're gonna have this table sir.
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La table est sale, évidemment. Il y a quatre tables de libres. Trois qui sont prêtes à recevoir des clients, une jonchée de verres, papiers, résidus divers. Le Jeune Homme est fatigué. Le Jeune Homme est dans la merde. Le Jeune Homme n'a pas le temps.
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-Hi sir! Would you mind to seat yourself on a clean table ? We're running low of staff today and I really don't have the time to set this table for the moment.
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-No. We want this table.
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-I'm sorry but it's not available for the moment. You can take a clean table or wait at the door the time I clean this one but it's gonna take a couple of minuts. Your choice.
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Déjà l'irritation gagne le Jeune Homme. Il n'a pas le temps de tergiverser. Déjà certains clients regardent la scène soit d'un air de compassion pour le serveur qu'est Jeune Homme, soit d'un air de mépris pour l'homme pathétique qu'est la parti alpha du couple d'Americanos.
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-Why don't you stop telling us you don't have the time and use this time to clean our table ?
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J'crois que c'est définitivement à ce moment précis que le stoppeur que j'ai mis des années à solidifier à rendu l'âme.
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-I'm gonna tell you something sir. I'm workin' here as a waiter for this restaurant and not as a slave for ya. I'm here to serve people, not to do whatever they feel like. Right now I'm telling you you can't have this table and there's no discussion on that. So you take another table, so you wait at the door, so you get the fuck out of here but you stop disturbing me because there's other people waiting to be served.
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-You know it's not the way you should talk to someone who's cumming to spend money in your etablishment?
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-You know I don't give a flying fuck of your money because there's enough people here to help me pay my bills?
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-I think..
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I don't care what you think. Get the fuck out of here righr now coz whatever table you'll have I'm not gonna serve you. Wish ya a day as good as your politeness sir.
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Pas fort de ma part. Mais avec un établissement à clientèle touristique, on peut le faire.
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Bien sur, je l'ai pas fait. Tout ça s'est passé dans ma tête. J'ai juste serré les dents et préparé la table... Avant de demander à Francine d'aller les servir pour éviter que la situation ne dégénère.
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Sauf que... Sauf que j'crois qu'avant longtemps, ya de bonnes chances que ça arrive. J'sens mon stoppeur qui s'use pas mal trop vite, et l'été qui dure pas mal trop longtemps
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Avant longtemps, ya d'bonnes chances que j'me mette à répliquer.
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C'est triste. J'ai la réplique facile. Dans toute les langues.

2.8.07

Lettre à Dieu

Cher Dieu.
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Je sais qu'habituellement je te téléphone directement pour discuter des choses courantes de la vie mais bon...
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J'ai déjà appelé quelques fois et on dirait que tu veux plus me répondre. Ça me peine un peu, mais j'peux comprendre que tu sois un peu faché contre moi.
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Tu sais, j'voulais pas dire que ton fils était pas apte à te succéder. J'le sais que t'es vieux, que t'es fatigué. J'le sais que même si tout le monde pense qu'après 6 jours tu t'es reposé pour l'éternité, c'est pas vrai.
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Bon, yaura ben quelques mauvaises langues pour dire que si tu t'étais pas autant dépêché pour être sur d'être off le septième jour pour aller à la plage avec Belzebuth, t'aurais fait une meilleure job pis t'aurais pas constamment été obligé de revenir patcher les trous.
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Mais bon, peu importe, t'as quand même monté un empire incroyable. Et c'est normal que ce soit ton fils qui prenne ton poste de PDG de tous les univers lorsque tu quitteras.
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Sauf que.. Fait y couper les ch'veux caliss! Ya personne qui veut mettre la destinée de la création entre les mains d'un pouilleux en sandale brune. Personne veut que l'équilibre du monde soit entre les mains d'un wannabe animateur de pastorale/travailleur de rue. Même s'il marche sur les eaux, qu'il transforment ces dernières en vin et qu'il multiplie le pain et les fish&chips. C'est pas une question de compétence, c'est une question d'image.
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Ceci étant dit...
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J'ai un petit problème avec un de tes points de services. En fait, c'est le comptoir "Église St-Bougon des Martyrs", en face de chez moi. Il dessert les clients de l'entreprise Catholique 321785-0243 Québec Inc.
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Tu sais de quel place je parle ?
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Veux tu ben m'expliquer pourquoi y font sonner cette damnée cloche jour et nuit, sans aucune mélodie particulière, le volume dans le tapis?
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C'est désagréable, ça m'empêche de me reposer le matin. Et je suis pas le seul.
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Ils te font mauvaise presse Dieu. Les gens commencent à parler tout bas d'arrêter de croire en vous. Et il faudrait pas. Si les gens arrêtent de croire en vous, ils vont se ranger du côté de vos concurrents. Comme Québécor Média.
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Si c'était juste qu'ils pouvaient changer d'une de vos entreprises, comme le Catholicisme pour se diriger vers une autre, comme vos clients Anglicans, ou les Musulmans, ce serait pas grave.
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J'veux dire, leur Foi serait tourné vers vous quand même.
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Mais là, les gens vont arrêter d'y croire si ça continue comme ça. J'compte sur vous pour jeter un oeil la tsu entk.
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En passant, je ne pourrai pas être présent au Dîner Philadelphia en l'honneur des 10 ans de Marie-Soleil parmi vous. Embrassez là de ma part et dites lui de pas oublier de lire le 7 Jours cette semaine. Ses parents sont dedans.
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Saluez Marie et sa virginité éternelle de ma part.
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À bientôt.
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Votre dévot Jeune Homme.

6.7.07

Dans la Capitale.

C'est pas aux états-unis. C'est pas ailleurs dans le monde. C'est même pas à Montréal.
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C'est ici. Dans la Vieille Capitale. Sur place d'Youville. 15 minutes après que je sois passé en revenant du travail, dimanche dernier.
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Jeune gai battu par 4 skinheads

Le Journal de Québec, 06/07/2007 , 06h50
Un jeune gai de 24 ans a été sauvagement agressé à coups de poing et à coups de pied par quatre «skinheads» sur la rue St-Jean vers 1h15 dimanche dernier, sans autre raison apparente que celle de son orientation sexuelle.
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L'agression n'aurait duré qu'une trentaine de secondes mais a laissé d'importantes séquelles au jeune homme qui préfère garder l'anonymat par crainte d'être de nouveau la cible de ses agresseurs. La victime sortait du bar le Drague et marchait tranquillement sur la rue Saint-Jean à la hauteur de la place d'Youville lorsqu'il s'est assis sur un banc afin de manipuler son «Ipod».
«J'ai vu un gang de gars avec les têtes rasées qui s'en venait en courant. Le temps que je réalise que j'étais en train de me faire attaquer parce que je suis gai, ils étaient rendus sur moi en train de me battre. Ils me donnaient des coups de poing et des coups de pied en me traitant d'hostie de «fif» et de grosse tapette. Je suis tombé par terre et j'ai essayé de me protéger. J'ai crié d'arrêter et ils sont partis en courant. Tout cela s'est passé en 30 secondes maximum», explique le jeune homme.
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Du côté des policiers, on affirme ne pas avoir de problème particulier avec les «skinheads» à Québec. Ils seraient impliqués dans un ou deux événements du genre chaque année tout au plus.

De l'aide

Deux autres individus qui se trouvaient à proximité sont venus l'aider à se relever et lui ont demandé s'il voulait appeler la police. «J'étais sonné et le taxi se trouvait juste devant moi. J'ai dit non et je suis embarqué dans le taxi pour joindre des amis. C'est tellement arrivé vite. Je paniquais, je ne comprenais pas ce qui venait de se passer», ajoute la victime.

C'est le chauffeur de taxi qui lui a dit qu'ils étaient quatre à l'avoir battu. Une fois de retour à son appartement, ses colocataires lui ont dit qu'il devait se rendre à l'hôpital pour y recevoir des soins. Il a dû passer deux jours à l'hôpital.

Des blessures

Le jeune homme a eu une importante contusion au dos, une dent cassée et une dislocation de la mâchoire. Les médecins l'ont opéré et lui ont inséré des vis et des élastiques afin qu'il puisse fermer la bouche correctement. Il risque d'avoir des séquelles permanentes comme une perte de sensibilité au niveau de la bouche.

«Je ne peux plus manger, je peux juste boire avec une paille. J'ai des pilules contre la douleur mais ça m'endort et je ne peux plus rien faire quand je prends ça», précise-t-il.

Les parents

Les parents du jeune homme sont carrément scandalisés par l'agression gratuite dont a été victime leur fils. «C'est inacceptable de se faire battre de cette façon parce qu'on est un peu différent en 2007. C'est difficile de garder son calme devant ce genre d'agression mais il ne faut pas embarquer dans leur jeu. On ne combat pas la violence par la violence», dit le père de la victime.
C'est pas aux états-unis, C'est pas ailleurs dans le monde. C'est même pas à Montréal.
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C'est ici, parmi nous tous. C'est ces jeunes qui nous descendent leur chaudière avec une corde du haut des portes St-Jean plutôt que de juste lever leur cul pour venir teter leur change. C'est les Skinhead de place d'youville qui ne sont pas problématique car ils n'attaquent qu'une ou deux personnes par année. C'est pas bien grave, c'est juste une ou deux personnes...

7.6.07

La Génération Narcisse

Notre génération, celle qui n'a même pas de nom.
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Soirée assez emmerdante hier soir au resto. Pas qu'il y avait pas de monde. Nous avions deux groupes, un de 8 personnes, l'autre de 24. Moi je m'occupait du groupe de 24 avec un autre serveur.
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Un truc de gens ennuyeux. Le ministère des finances et ses sous-fifres. Avec, comme invité de marque, LA ministre des finances dont je tairai le nom. Disons simplement que Caro l'a avantageusement comparée au Joker dans la série de films Batman. La comparaison est frappante d'ailleurs.
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Rien de surprenant durant la première heure du service. Les déclarations partisane d'une couleur que je n'endosserai jamais fusaient de toute part. Le ton condescendant était de mise lorsque la conversation glissait vers les "p'tits nouveaux à Dumont qui savent pas comment ça marche la politique". Le tout agrémenté de propos féministes tenant plus du radicalisme que du socialisme, gracieuseté de la voluptueuse ministre.
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Mais bon. Le principal plaisir de la soirée restait le cours "dénigrement 101 des Adéquistes". Tout le monde en était au cours pratiques, encouragés par leur bienveillante tutrice qui trônait en milieu de table. Sauf que la conversation, de fils en aiguilles, a comme qui dirait glissée vers un sujet plus glissant.
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Des jeunes Adéquistes, on est passés aux jeunes en général. Et puis à la jeune génération. À leur morosité, leur incapacité d'action, leur vie amorphe, leur manque de volonté de changement comparativement à NOUS, les Baby-Boomers, qui avons TANT fait. La condescendance laissait place au mépris et moi je grinçais des dents.
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D'ailleurs c'est probablement le bruit de mes molaires qui crissaient (Et moi aussi d'ailleurs) qui a fini par attiré l'attention de la ministre.
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C'est avec un sourire fake d'une qualité que seul des années de pratique peuvent vous apporter qu'elle a donc posée une main noueuse, où les premières taches de vieillesse faisaient leur apparition, sur mon avant bras.
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Je venais d'être harponné par le numéro deux du gouvernement. I was SO in deep shit.
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Vous savez, Caro a raison. Elle ressemble vraiment au Joker.
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C'est dont empli d'appréhension que j'ai répondu à ce grand sourire tout sauf franc, sourire qui m'a presque distrait de ces yeux calculateurs empli de froideur. J'avais compris avant même qu'elle ne parle.
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Ce soir mes amis, le clou de la soirée, la Ministre fait la démonstration de tous ces préjugés avec un exemple vivant du "jeune". **applause**
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C'est mal me connaître, ma belle Monique.
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Ministre: Dites-moi donc jeune homme, quel est votre prénom?
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JH: Jeune Homme, Madame.
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Ministre:Et quel âge avez vous JH ?
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JH: 23 ans, Madame.
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Vous auriez du voir ses yeux pétiller. Un sujet type. Merveilleux. Elle en salivait déjà, abîmant la fresque qui lui tenait lieu de maquillage, maquillage qui n'était pas sans rappeler notre chère mairesse.
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M: Vous allez aux études cher JH ?
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JH: Non Madame. Je suis serveur de profession.
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La ministre se tourne vers son assemblée subjugué par cet échange de propos fascinants entre la Ministre et un "jeune". Ils sont subjugués de voir qu'Elle parle le "jeune". (Notez ici l'emploi de la majuscule dans le mot Elle, comme l'emploi du "I" majuscule dans le Il lorsque nous parlons de Dieu.)
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Ministre, à l'assemblée: Vous voyez, c'est ce qui manque à notre jeunesse, de l'ambition. Ils se satisfont d'emplois précaires, de faibles revenus et de peu d'avenir. Nous n'étions pas comme ça nous, les Baby-Boomers, dans notre temps.
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Le Jeune Homme place sa main devant sa bouche et toussote discrètement pour attirer l'attention de la ministre.
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JH: Sauf votre respect, Madame la ministre, j'ai cumulé au cours de mes études un DEC en langues, je parle donc l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand. (C'est pas vrai que j'parle tout ça mais bon.) J'ai ensuite complété (Presque) un deuxième DEC en gestion hôtelière, allant chercher des compétences en cuisine, en service, en sommellerie, en gestion, en administration, en ressources humaines et en communication. Je suis aussi sur le marché du travail depuis 7 ans et je gagne plus que ce que vous considérez comme étant le seuil de pauvreté pour une famille de 4 personnes.
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Ministre, un peu confuse: Ho... Désolé, je ne disais pas cela par rapport à vous nécessairement (YEAH RIGHT!).
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JH, Parti sur sa lancée: Je sais Madame la Ministre. Cependant, je crois que tout ceci reste une question de perspective. La génération boomers, dont vous faite parti, à passé sa vie à critiquer les gens des autres générations et à regarder tout le monde de haut, ou à se regarder le nombril. Votre principal défaut, c'est que vous êtes trop nombreux.
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Ministre, piquée au vif: Que voulez vous dire ?
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JH: La société est axée en fonction de vous, les baby-boomers, car vous êtes le groupe d'âge le plus populeux. Vous êtes donc les décideur finaux de tout ce qui arrive. Les préoccupations de la société ? La santé, parce que vous vieillissez, les CPE, parce que vos petits enfants les fréquentes, les soins aux aînés, parce que c'est ce que vous devenez. L'éducation, on en parle presque plus. Vos enfants ont terminés leurs études. Les grands projets de société, yen a plus. Vous êtes rendu trop vieux pour avoir de grands projets.
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Ministre, déterminée à ne pas perdre la face: Nous avons fait de grandes choses, nous avons manifestés, nous...
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JH: Parfait. C'était adéquat dans le temps. Moi, si je descends dans la rue manifester aujourd'hui, bin ya des bonnes chances que ce soit la que je finisse justement. Dans la rue. Parce que nous, on est pas aussi nombreux que vous. Et aussi parce que nous, on a été élevé dans une société individualiste par VOUS. Alors nous, plutôt que de manifester pour que le bon gouvernement nous offre notre avenir sur un plateau d'argent, on va a l'école, sans faire de bruit, on travaille, sans faire de bruit, et on monte notre propre avenir, sans faire de bruit. En attendant que vous partiez, vous, et qu'on ai la paix. En attendant que vous soyez trop vieux pour siéger a l'assemblée. En rêvant du jour ou vous serez trop vieux pour voter. Sauf que, si j'peux me permettre un conseil Madame la Ministre, soyez prudents.
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Ministre, estomaquée devant tant d'effronterie: Pardon?
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JH: Soyez un peu plus poli et moins condescendant envers les génération qui vous feront bientôt vivre. Parce que dans vingt ans, c'est nous qui allons vous nourrir, vous héberger et vous soigner. Faudrait que vous cessiez de mépriser tout le monde si vous voulez pas que le retour du balancier soit assez solide pour vous foutre sur le cul. Nous, on s'inquiète pas les jeunes. Quand vous partirez en maison de retraite, on achètera toutes vos maisons pour des pinottes, on montera rapidement dans l'échelle sociale car vous aurez déserté tous les secteurs d'emplois et tous les matins, en allant faire parti de la tranche active de la société, on vous saluera de la main pendant que vous vous bercerez sur le perron de votre résidence, probablement en train de penser au fait que vous avez été une grande génération.
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La plus belles des génération. La génération Narcisse.
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Ceci était une fiction tirée du monde imaginaire de Jeune Homme.

30.5.07

À Go on se Montre la Poche !

Je sais, je suis pas placé pour parler. J'ai pas habitude de mâcher mes mots, et j'me suis jamais gêné pour rentrer dans tout le monde sans faire attention à personne.
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Mais moi, j'suis pas journaliste. J'crois pas avoir de devoir réserve par rapport à mes écrits. Il y a certes une limites à ne jamais dépasser, mais je crois que la mienne est beaucoup plus loin que la leur.
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La limite de ce que tu peux dire devrait toujours être plus proche dans l'exercice de tes fonctions que dans ta vie privée. Un journaliste, c'est un formateur de l'opinion publique. C'est une sommité et ce qu'il écrit, c'est considéré comme étant réalité par la majorité des lecteurs.
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Sauf quand c'est tellement gros et ridicule que tout le monde peut le décrier haut et fort. Mais parfois c'est juste assez subtil pour qu'on y porte même pas attention. C'est secondaire, sans importance, mais tout de même. Ya un p'tit quelque chose.
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J'viens de tomber sur un bel exemple de ce dont je vous parle. Sur cyberpresse, cet article de Ève Dumas, une totale inconnue pour moi. Sûrement quelqu'un de bien. Sûrement une personne qui n'a même pas conscience du préjugé qu'elle véhicule, qui n'a probablement même pas ce préjugé.
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Le texte porte sur cette folle obsession de la chasse aux poils qui gagne les hommes depuis quelques temps.
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"Mais, dans la réalité, combien de mollets rasés, de torses épilés et de testicules tondus observez-vous dans votre entourage (à moins que votre entourage habite le Village gai ou que vous travailliez dans l'industrie de la mode ou de la porno) ?"
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J'sais pas.
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J'vis pas dans l'village. Mais dans ma tête, j'crois pas qu'ils passent le temps à s'entre-exhiber leurs gosses dans la rue. Ou entk, s'ils le font, dites moi sur quelle rue ça se passe, je suis curieux de voir.
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J'veux pas monter aux barricades, je sais que c'est assez anodin comme remarque. J'le fais pas non plus pour obtenir quelques commentaires enflammés à la suite du texte.
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J'trouve juste l'analogie inutile et le message sous-jacent (Les gay et les acteurs pornos voient autant de poches les uns que les autres) déplorable.
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Pis vu qu'ici c'est mon p'tit bout d'web à moi, j'avais l'goût d'le dire.

22.5.07

Mourir à Vanier

Vanier. Ya tu une place plus loser pour mourir dans la vie ? St-Marie de Beauce peut-être. La semaine ou tous les médias partent à la chasse a l'habitant ayant le plus gros accent beauceron du monde pour commenter le débordement de la rivière.

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Hier soir, 17h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec des consommations alcoolisées (and then again..hehee..) et nous disons qu'il faudrait bien manger. C'est que c'est quelque chose qu'on a fait de façon très sporadique au cours du week-end.

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Hier soir, 18h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec LA MÊME consommation alcoolisée et nous nous disons qu'il faudrait bien manger. Nous avons glissé un peu plus vers le sol de quelques pouces.

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Hier soir, 19h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec des consommations non-alcoolisées et nous nous disons qu'il faudrait bien... Bon. Vous avez compris l'idée j'crois ?

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Finalement nous nous sommes mis en route pour la roulotte à patate crasseuse pas loin de chez moi vers les 20h15. Évidemment c'était fermé, on a le goût de pleurer, le monde est contre nous, ya une légère odeur de conspiration à peine teintée de paranoïa dans l'air.

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On décide d'aller au St-Hubert. Ça semble une idée GÉ-NI-A-LE sur le coup. Sans le savoir c'est avec le coeur léger et un léger mal de coeur dû à la faim que nous nous sommes engagés dans le driveway d'la mort du service au volant du St-Hubert de Vanier. (Vanier.. Brrr....)

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Pour les gens de l'extérieur de la Vieille Capitale, Vanier ici, c'est l'équivalent de votre Brossard. Ou Longueuil. Entk. C'est THE PLACE à mépriser.

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Chouchou arrête la voiture devant le panneau ou l'on dicte sa commande. Une gazouillis inintelligible que l'ont devine vaguement féminin sort du haut-parleur.

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On la fait répéter. On pogne un mot sur quatre à peu près.

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Après 5 minutes de "Quoi?", de "peux-tu répéter" et finalement de "articule quand tu jappes calvair!", la cruche du service au volant fini par comprendre (on espère) notre commande. Il était 20h29.

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La voiture s'avance dans le driveway mortel. Un autre véhicule attends déjà devant nous. On s'arrête derrière.

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Cinq minute passes. Chouchou arrête le char. On remarque que le char d'en avant à lui aussi stoppé son moteur. Ça semble pourtant pas être un fanatique de Kyoto.

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Diz minutes. J'ai enlevé mes mules, les deux pieds accotés sur le dash, et on se plaint du fait que vu qu'on venait juste chercher une comande pour emporter, on a laissé nos ployes à la maison.

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Quinze minutes. À chaque fois qu'une entité humaine passe dans un rayon de 75 pieds du véhicule je lui jette un regard de profonde haine. Je commence à envisager sérieusement d'aller vomir ma faim dans le moustiquaire de la fenêtre des commandes pour emporter. Chouchou et moi ne parlons plus que pour hurler notre haine et notre mépris, complotant pour mettre fin aux jours de la connasse du service au volant qui est pas foutu de bouger son criss de cul.

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Une demi-Heure. Chouchou sort du char comme on sort de la salle de bain quand un vieux pervers vient vous prendre les fesses quand vous pissez dans un urinoir. C'est à dire en courant.

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Il est allé en dedans envoyer chier le staff en entier du resto avant de leur dire qu'on CÔLISSAIT notre camp.

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On est allé chez McDo avant d'mourir.

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BAN LIST: St-Hubert de Vanier.

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J'va aller chier dans leur f'nêtre de service au volant s'ti.

12.5.07

Pssst!!!

Le "Pssst", c'est le bruit de la bière que le Jeune Homme ouvre à 1h54 du matin, à son retour du bar.
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J'ai toujours eu de la difficulté à partir d'un débit de boisson avant le last call. C'est pratiquement pathologique mon truc. Tant que le last call est pas lancé, ya encore moyen d'avoir du fun.
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C'est drôle ce soir, j'avais plus le goût de rester. J'avais juste le goût de faire l'enfant et d'aller bouder chez moi, tout seul. Avec une bière. Pis d'la musique qui met en criss. Le genre de toune qui t'aide à te pomper, question de pas dormir de la nuit, étendu de tout ton long entre les draps trop froids, les mâchoires serrées, la boite à pensée à fond la caisse.
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Première gorgée de bière. Boréale blanche, froide, amère et acide à la fois.
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J'ai jamais aimé être un parmi les autres. J'aime me sentir unique, sans toutefois passer mon temps à tenter de me démarquer de la masse.
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Deuxième gorgée de bière. Arrière-goût de céréale, toujours aussi froide. Pink crache "you and your hand tonight", pleine de mépris.
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Le Réceptionniste s'est définitivement pendu ce soir.
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Troisième gorgée de bière. Vraiment amère et acide. Pink vomi son dédain. "I'm not here for your entertainement..."
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Vous savez quel est le plus gros organe de l'homme ? L'orgueil. N'en déplaise à ceux qui ne partagent pas mon point de vue, je suis persuadé d'avoir raison.
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De voir le Réceptionniste qui m'avait invité à prendre un verre me faisait plaisir. Je n'avais plus vraiment d'attente, cette simple idée de vivre quelque chose au travers de lui étant depuis le début un truc foireux monté dans mon esprit. La raison ne m'a jamais laissée, mais j'aime à fantasmer pour oublier à quel point je ne vois plus le jour ou je vais reprendre quelqu'un dans ma vie.
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De voir le Réceptionniste me prendre dans ses bras, me toucher, rire avec moi, me faisait plaisir.
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Quatrième gorgée. Le goût poudreux de la bière blanche me monte au nez, comme la poudre blanche de la "K" est montée au nez du Réceptionniste à un moment ou à un autre durant la soirée. Pink ne cesse d'hurler le dépit ressenti, avec " Leave me Alone" cette fois-ci.
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De le voir courtiser, toucher et même embrasser un autre que moi devant moi m'a quand même foutu un coup. Semblerait que je sois encore humain.
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Cinquième, sixième, septième gorgée de bière. La fin approche à grand pas et l'arrière-goût de blé s'est transformé, prenant la saveur de la bile qui nous roule en bouche avant de vomir.
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De le voir s'étonner de mon départ à définitivement été le coup final, le couronnement. De le voir si surpris que je le salue à distance, pour éviter tout contact physique m'a juste empli du même mépris que celui que Pink fait couler de mes speakers ce soir.
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Huitième et neuvième gorgée. La fin est proche, dans ma bière comme dans l'histoire.
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Vous savez, ya toute cette histoire qui m'écoeure un peu, me blesse à peine. Il y a ce maudit orgueil qui ne cesse de hurler, m'obligeant à forcer un sourire que je voudrais sincère.
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Mais ya un truc, un seul, avec lequel j'suis incapable de dealer. C'est ce regard ou se terre un fond malsain de culpabilité auquel j'ai eu droit avant de partir. Un je m'excuse qui n'a ni sa place, ni sa raison. Un regard coupable qui agit comme un coup de fouet dans cet orgueil déjà éveillé, comme une justification de toute l'inconsidérée haine qui menace de naître.
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Ya cette dernière gorgée de bière, celle qui goûte la bave, celle qui est chaude, celle qui est de trop. Comme ya les derniers mots de cette autre histoire ridicule, dernier maillon d'une longue chaîne d'histoire ridicules sans queue ni tête, histoire qui se termine ce soir.
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Ya ce côté de moi qui va prendre le dessus, d'ici quelques minutes, quand je rangerai la bouteille vide parmi toutes les autres, dans la caisse, sur le plancher froid de la cuisine. Ce côté mature et rationnel qui fera que la prochaine fois, probablement demain, quand je le verrai, j'aurai le même sourire affable et sympathique que d'habitude.
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Et yaura cet autre côté, enfantin et humain, qui tiendra la distance nécessaire entre lui et moi pour l'empêcher que le vague dégoût qui m'habite ne devienne un profond mépris teinté d'un lourd fond mesquin.
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Parce qu'en bout de ligne, j'ai pas voulu être un parmi tant d'autres ce soir. J'ai pas voulu qu'il me touche comme il touchait les autres. J'ai pas voulu que la poudre de kétamine me caresse quand c'est par lui que j'aurais voulu être touché.
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Moi, je suis pas tous les autres, et je le serai jamais.
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Moi j'veux pas être ça. Moi je veux être moi dans les yeux de l'autre.

23.2.07

10 things I hate about you

Vous avez vu le film ?
Si oui, vous vous souvenez peut-être du "I hate poem".
Le voici, juste pour vous :

I hate the way you talk to me
And the way you cut your hair
I hate the way you drive my car
I hate it when you stare
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I hate your big dumb combat boots
And the way you read my mind
I hate you so much that it makes me sick
It even makes me ryhme
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I hate the way you're always right
I hate it when you lie
I hate it when you make me laugh
Even worse when you make me cry
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I hate the way you're not around
And the fact that you didn't call
But mostly I hate the way I don't hate you
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Not even close, not even a little bit, not even at all...