If I was invisible...Wait, I already am !

22.5.07

Mourir à Vanier

Vanier. Ya tu une place plus loser pour mourir dans la vie ? St-Marie de Beauce peut-être. La semaine ou tous les médias partent à la chasse a l'habitant ayant le plus gros accent beauceron du monde pour commenter le débordement de la rivière.

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Hier soir, 17h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec des consommations alcoolisées (and then again..hehee..) et nous disons qu'il faudrait bien manger. C'est que c'est quelque chose qu'on a fait de façon très sporadique au cours du week-end.

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Hier soir, 18h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec LA MÊME consommation alcoolisée et nous nous disons qu'il faudrait bien manger. Nous avons glissé un peu plus vers le sol de quelques pouces.

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Hier soir, 19h00.

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Moi et Chouchou sommes installés sur le divan avec des consommations non-alcoolisées et nous nous disons qu'il faudrait bien... Bon. Vous avez compris l'idée j'crois ?

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Finalement nous nous sommes mis en route pour la roulotte à patate crasseuse pas loin de chez moi vers les 20h15. Évidemment c'était fermé, on a le goût de pleurer, le monde est contre nous, ya une légère odeur de conspiration à peine teintée de paranoïa dans l'air.

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On décide d'aller au St-Hubert. Ça semble une idée GÉ-NI-A-LE sur le coup. Sans le savoir c'est avec le coeur léger et un léger mal de coeur dû à la faim que nous nous sommes engagés dans le driveway d'la mort du service au volant du St-Hubert de Vanier. (Vanier.. Brrr....)

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Pour les gens de l'extérieur de la Vieille Capitale, Vanier ici, c'est l'équivalent de votre Brossard. Ou Longueuil. Entk. C'est THE PLACE à mépriser.

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Chouchou arrête la voiture devant le panneau ou l'on dicte sa commande. Une gazouillis inintelligible que l'ont devine vaguement féminin sort du haut-parleur.

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On la fait répéter. On pogne un mot sur quatre à peu près.

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Après 5 minutes de "Quoi?", de "peux-tu répéter" et finalement de "articule quand tu jappes calvair!", la cruche du service au volant fini par comprendre (on espère) notre commande. Il était 20h29.

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La voiture s'avance dans le driveway mortel. Un autre véhicule attends déjà devant nous. On s'arrête derrière.

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Cinq minute passes. Chouchou arrête le char. On remarque que le char d'en avant à lui aussi stoppé son moteur. Ça semble pourtant pas être un fanatique de Kyoto.

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Diz minutes. J'ai enlevé mes mules, les deux pieds accotés sur le dash, et on se plaint du fait que vu qu'on venait juste chercher une comande pour emporter, on a laissé nos ployes à la maison.

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Quinze minutes. À chaque fois qu'une entité humaine passe dans un rayon de 75 pieds du véhicule je lui jette un regard de profonde haine. Je commence à envisager sérieusement d'aller vomir ma faim dans le moustiquaire de la fenêtre des commandes pour emporter. Chouchou et moi ne parlons plus que pour hurler notre haine et notre mépris, complotant pour mettre fin aux jours de la connasse du service au volant qui est pas foutu de bouger son criss de cul.

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Une demi-Heure. Chouchou sort du char comme on sort de la salle de bain quand un vieux pervers vient vous prendre les fesses quand vous pissez dans un urinoir. C'est à dire en courant.

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Il est allé en dedans envoyer chier le staff en entier du resto avant de leur dire qu'on CÔLISSAIT notre camp.

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On est allé chez McDo avant d'mourir.

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BAN LIST: St-Hubert de Vanier.

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J'va aller chier dans leur f'nêtre de service au volant s'ti.

20.5.07

PARETÉ:Nouvelles en bref

Résumé du week-end jusqu'à présent:
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Iiiiihhh la la !

18.5.07

De Tout et de Rien

La soirée fut longue mais bon...
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... En revenant chez moi, seul, transit de froid, je me parlais. C'est qu'aux alentour de l'escalier du Faubourg une pensée m'a frappée de plein fouet.
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Ils viennent pour moi. Tous ces gens qui seront la ce week-end, pour mon anniversaire, ils seront là pour moi. Parce que ces gens là m'aiment.
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Peut-être banal, maintenant écris. Mais moi, ça m'est rentré dedans comme une tonne de brique.
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C'est toujours quelque chose de se sentir aimé. C'est souvent inattendu. Et puis.. Soyons honnête, je suis la plupart du temps bien entouré de gens qui m'apprécie. Mais c'est rarement apprécié à la juste valeur de la chose.
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Et puis là, seul dans la nuit froide et humide, je venais de le réaliser, encore une fois. Mes gens m'aiment. Mes amis sont comme une famille.
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Je sais qu'ici, sur mon blog, le sujet commence à être redondant. J'en ai déjà parlé à quelques reprises de ces amis que j'apprécie tant. Mais c'est juste que..
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C'est juste que j'm'en rends rarement compte quand ils sont là. Et quand j'm'en rends compte, j'suis rarement capable de l'exprimer. Alors ça fini ici, arrière-cours de mon esprit, endroit ou je décharge le trop plein de tout ce qui encombre mon esprit.
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M'enfin, tout ça pour dire que je suis très fébrile de la fin de semaine qui arrive. Vendredi soir la rumba commencera avec les premiers invités. Et puis samedi...samedi.
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Samedi, je sais pas quoi en penser. Yaura pas mal de monde ou pas ? Ce sera le party ou pas ? Ya tellement de tous ces gens qui ont leurs vies à eux.
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Tellement de tous ces gens différents que j'aime, mais qui ne sont jamais tous ensemble. S'entendront-ils?
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Les amis de Coloc d'Ottawa avec les miens ? Les nouveaux chums de certains avec la bande ? Les ex d'un tel avec les ex d'un autre ? Tous ces gens si différent, confinés en un seul et même endroit ?
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Le genre de soirée qui peut virer en fiesta sans précédent, ou qui pourrait être théâtre d'un drame ridicule et déplacé. Le genre de soirée qui pourrait lever ou pas.
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Je sais pas. C'est peut-être mon dernier post avant quelques jours.
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Yaura des gens chez moi. Beaucoup de gens. Yaura de l'alcool, possiblement aussi autres choses. Les substances illicites seront à l'honneur, mode 2007 oblige.
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Je vous reviendrai avant longtemps avec un résumé probablement court et moche de la soirée, par manque d'imagination, ou parce que yaura trop de trucs à dire.
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Et puis par la suite, les jours passants, je vous ressortirai peut-être quelques anecdotes. Des histoires décousues qui n'avaient pas leur place dans cette soirée, mais qui m'auront frappées.
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En bout d'ligne, j'magasine pour un week-end plein de matériel. Ça aidera.
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J'aime écrire, j'aime écrire pour moi. J'me rends compte que j'le fais souvent pour vous maintenant. J'suis pas de cette vague qui fermera son blog abruptement. J'ai même pas l'intention de réduire le rythme plus que maintenant.
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Mais j'espère revenir de cette fin de semaine avec de bonnes histoires. Pour vous être fidèles à vous qui appréciez mes écrits, et pour être fidèle à moi.
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C'est pas de vous déplaire qui me fait peur, c'est de me déplaire à moi . ya 175 textes ici. Une dizaine tout au plus dont je suis fier.
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Tient, j'ai une idée. Mon 200e post en sera un de "Best Of".
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Les liens pour les 10 meilleurs "post" que j'ai fait. Ceux dont je suis le plus fier. Ça permettra à ceux qui se sont joints à nous en cours de route et qui ont pas eu la force de traverser les archives de voir un peu ce que c'est, le Jeune Homme Dans la Capitale.
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Des suggestions?

17.5.07

Le Bilan Express..

Je sais pas si vous êtes comme moi. Personnellement, à chaque année, la semaine précédent mon anniversaire, je fais un bilan de la dernière année. Pas nécessairement pour voir si elle fût bonne ou mauvaise mais... Mais juste comme ça.
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Yen a déjà eu des plus pénibles. Mes 16 et 17 ans en ont été des rought. Le divorce de mes parents, mon coming out, le premier chum, le début de la vie quoi. Le départ en appart, le besoin de subvenir à mes besoins, la fin du secondaire, le début du cegep et ces poils qui s'obstinaient à pousser sur ma poitrine. Pas des mauvaises années, juste un peu plus difficiles à vivre.
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La 21e en fut une haute en couleur, en bon comme en mauvais je crois. La naissance, la vie et puis la mort d'un couple. Le travail toujours aussi prenant, ou les patrons se sont succédés plus vite que les autres waitress. L'arrivée de Monsieur Barbecue et de Chouchou dans ma vie, le départ de Coloc pour Québec avec son chum alors que le mien était parti. Mon incendie et la courte hospitalisation de mon ex coup sur coup, fouettant mon niveau de stress à des niveaux jamais atteint, niveau inverse à celui de mes résultats scolaires.
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la 22e en fût une de finalisation. Abandon des cours, changement d'emploi, nouvel appart, planification de mon départ vers la Vieille Capitale. Amants qui font la file devant ma porte de chambre à coucher, comme si je voulais tous les avoirs avant de partir. Ce jeune garçon de 17 ans qui m'a fait vibrer, ces amis si présents, parfois trop même.
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la 23e en fut une de renouveau. L'année du phoenix, en quelque sorte. Mon arrivé ici, dans une nouvelle ville, un nouvel appart, une nouvelle job. Les nouveaux amis, les nouveaux lieux, les nouvelles habitudes. Le retour de Coloc dans mon quotidien, la perte de bien d'autres au fil des mois. Mon retour sur certaines de mes anciennes relations, professions de foi à la chaîne pour finir d'enterrer les morts. Le don de Mr Barbecue, une meilleure vie pour lui. Le don de moi à moi, pour une fois. Ces quelques mois de chômage, bénédiction tombée du ciel, et toutes ces réflexions.
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J'entamerai dans moins de 72 heures ma 24e année de vie. 23 ans déjà ! Je me demande bien ce qu'elle me réserve. Un peu plus de sagesse, ou alors un peu plus d'amour. Plus de plaisir et de je-m'en-foutisme ? Maturité ou libertinage ?
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Allez savoir.. Ou plutôt.. Vous verrez bien !

16.5.07

I Am Not a Racist!

Ya ce mek, que je vois parfois au bar. Un garçon d'à peu près mon âge, dont je me souviens jamais le nom. Haïtien. Ou un truc du genre. J'lui ai jamais demandé.
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En fait, j'ai ben d'la misère avec les noms.
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Samedi dernier j'étais accoudé au bar de la terrasse avec quelques amis lorsqu'il est passé à côté de moi. Fidèle à l'habitude que j'ai créé au fil de nos rencontres, je me retourne, l'attrape par le bras, et m'écris de ma plus belle voix de gars saoul:
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-HEILLE, SALUT DOUALÉE !!!!
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J'ai pas entendu sa réponse, j'ai été trop déconcentré par les bruits de crachat de gorgée, les hoooooooon !! indignés et les fous rires derrière moi.
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Doualée lui, il a pas tiqué. Il sait que c'est pour rire. Moi aussi.
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C'est qui le raciste.. Moi? Ou les autres qui trouvent ce que j'ai dit épouvantable?

15.5.07

Je Respire le Sex-Appeal.

...À 00h34, en linge de travail, la chemise à moitié déboutonnée, la ceinture à terre à coté de ma chaise d'ordi.
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Le zipper de culottes descendu, un trou dans mon bas gauche, le pied droit nu, les boxers pognés dans ma craque de fesse.
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En train de manger des doritos, du fromage en crotte, un coco kinder pis d'boire une molson dry.
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Après ça j'peux bin m'demander pourquoi chu tout seul criss. Juste de me voir, le désir s'en remettrait jamais !

14.5.07

PARETÉ !

Comme vous le savez tous car la date est encerclée en rouge avec des étoiles pis des décalques d'hommes tous nus sur votre calendrier depuis des mois, le Jeune Homme aura 23 ans en fin de semaine prochaine.
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Cette année il a décidé de faire les choses simples. Ses amis ne seront pas obligé de lui organiser une réception monstre en surprise pour lui démontrer à quel point il est essentiel à leur vie, et à la vie en général de l'humanité. Pas d'obligation de présents coûteux, juste représentation de ma valeur à leurs yeux. Ils pourront garder leurs diamants, leur or 24K et leurs jeunes esclaves sexuels...
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...Quoi que les esclaves sexuels finalement, ils peuvent me les faire parvenir par Fed Ex. J'vais bien m'occuper d'eux !
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Cette année, le Jeune Homme ne fait qu'un avant-pareté chez lui. Quelques amis, environ 50, rien de rushant, arriveront vers la fin de l'afternoon pour un (des) casual drink. Bon, en fait, ce qui fait que c'est pas stressant, c'est que c'est juste une gang de tapettes, fek tout le monde va être en retard.
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Pis vers les 23h00, pour éviter de déranger les voisins ou que quelqu'un éjacule dans la cuve de ma laveuse, on va tous monter au bar de fefis afin que mes nombreux amis trifluviens, jeunes, minces et célibataires mélangent leurs microbes à ceux des p'tite guedoune de la Vieille Capitale.
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Sauf que là.. Faut que j'me prépare un peu pareil. Alors, voici la liste des trucs à faire pour que les gens, encore cette année, considère ma fête comme un happening de niveau international.
  • Ramasser tous les botches de clope, bouchons de bière et autres déchets douteux qui jonchent le sol de la cours.
  • Avertir les voisins que 50 personnes, a forte tendance homosexuelle, vont envahir la cours intérieur en hurlant.
  • Les avertir aussi qu'il y aura de la vrai musique, c'est a dire beyonce, britney, madonna, christina et toutes les tounes sorti au Québec entre 1982 et 1996.
  • Cacher tous les objets de valeurs. C'est à dire l'alcool, la drogue, les mouchoirs.
  • Me lever vers 10h00 le matin pour avoir le temps d'être totally fabulous pour la soirée.
  • Commencer à faire mon planning de frenchage de bonne fête pour la soirée, en ciblant tout de suite les meilleurs partis.
  • Laisser courir le mot au bar pour que tous les barmans de samedi prochain sachent que c'est mon anniversaire, question de me la faire saouler pour pas une criss de cenne.
  • Le matin du party, placer un grand verre d'eau, une bouteille de tylenol extra-extra-extra-extra-crissement fort et une bassine à vomi à coté de mon lit, juste en face du paquets de condom. Un ou l'autre seront à utiliser.

J'pense que c'est un début. Vous voyez quelque chose que j'ai oublié ?

13.5.07

The Bitch is Back !

Titre à prendre avec un grain de sel, s'il en est un, car il ne s'agit que d'une expression.
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J'vous glisse un p'tit mot sur la politique. C'est rare alors, ne vous plaignez pas !
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Je sais que plusieurs d'entre vous ne l'aiment pas. Je sais qu'elle est plutôt controversée. L'enthousiasme de sa venue annoncée s'essoufflera probablement avant longtemps, les gens du PQ aimant bien à crucifier leurs chefs. Après tout si ça a marché pour la religion catholique, pourquoi ça marcherait pas en politique han ? Et puis avec un chef cloué sur la croix, il nous reste juste à écrire "INDÉPENDANCE" à la place de "INRI"* en haut sur le p'tit bout de papier.
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*Petite note culturelle: INRI: Iesvs Nazarenvs Rex Iudaeorvm, soit les initiales du crucifié, Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.
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Haaaaaa Pauline, Pauline, Pauline.... J'suis bien curieux de voir ce qu'il va advenir de toi. J'suis curieux de voir comment ta fausse bourgeoisie va jouer sur ton image, et de quelle façon tu vas conserver cette image accessible que tu as, à mes yeux du moins, pour la première fois de ta vie politique.
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J'suis curieux de voir comment tu vas mettre à profit cette magistrale expérience, toi qui fut responsable de 14 charges ministérielles au cours de ta (très) longue carrière. Toi qui a tenu la barre des quatre grands ministères, avec des résultats parfois très mitigés... Peut-être parce que tu as toujours passé outre l'opinion publique pour y aller avec tes convictions, Peut-être par incapacité d'écouter. Allez savoir.
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Je suis curieux de voir de quelle façon tu tiendras ce parti fort indiscipliné qui t'acclame aujourd'hui après t'avoir craché au visage trois fois par le passé. On se demande quand le glaire reviendra et qui sera à tes côtés pour l'essuyer.
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Et je suis bien curieux de te voir aux prochaines élections. Resteras-tu bonne dernière, comme Feu-Boisclair ? Prendras-tu le poste de l'opposition officielle contre la Dumontmania ou les dinosaures Libéraux? Deviendras-tu notre première Premier Ministre ?
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Tsé Ma belle Pauline, moi dans l'fond, j't'aime ben. Mais j'pense que j't'aime ben en parti justement parce que je suis un des rare. Pis aussi parce que j'suis un peu obligé.
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Dans la vie, faut être juste. Tous les Titans du PQ ont eu leur chance de gouverner... Fallait bien te donner la tienne un jour. On est tous prêts, assis dans nos divans, pour regarder le PQ dévorer le dernier des Titans...Celui qui mettait trop de fard à joue.

12.5.07

Pssst!!!

Le "Pssst", c'est le bruit de la bière que le Jeune Homme ouvre à 1h54 du matin, à son retour du bar.
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J'ai toujours eu de la difficulté à partir d'un débit de boisson avant le last call. C'est pratiquement pathologique mon truc. Tant que le last call est pas lancé, ya encore moyen d'avoir du fun.
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C'est drôle ce soir, j'avais plus le goût de rester. J'avais juste le goût de faire l'enfant et d'aller bouder chez moi, tout seul. Avec une bière. Pis d'la musique qui met en criss. Le genre de toune qui t'aide à te pomper, question de pas dormir de la nuit, étendu de tout ton long entre les draps trop froids, les mâchoires serrées, la boite à pensée à fond la caisse.
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Première gorgée de bière. Boréale blanche, froide, amère et acide à la fois.
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J'ai jamais aimé être un parmi les autres. J'aime me sentir unique, sans toutefois passer mon temps à tenter de me démarquer de la masse.
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Deuxième gorgée de bière. Arrière-goût de céréale, toujours aussi froide. Pink crache "you and your hand tonight", pleine de mépris.
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Le Réceptionniste s'est définitivement pendu ce soir.
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Troisième gorgée de bière. Vraiment amère et acide. Pink vomi son dédain. "I'm not here for your entertainement..."
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Vous savez quel est le plus gros organe de l'homme ? L'orgueil. N'en déplaise à ceux qui ne partagent pas mon point de vue, je suis persuadé d'avoir raison.
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De voir le Réceptionniste qui m'avait invité à prendre un verre me faisait plaisir. Je n'avais plus vraiment d'attente, cette simple idée de vivre quelque chose au travers de lui étant depuis le début un truc foireux monté dans mon esprit. La raison ne m'a jamais laissée, mais j'aime à fantasmer pour oublier à quel point je ne vois plus le jour ou je vais reprendre quelqu'un dans ma vie.
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De voir le Réceptionniste me prendre dans ses bras, me toucher, rire avec moi, me faisait plaisir.
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Quatrième gorgée. Le goût poudreux de la bière blanche me monte au nez, comme la poudre blanche de la "K" est montée au nez du Réceptionniste à un moment ou à un autre durant la soirée. Pink ne cesse d'hurler le dépit ressenti, avec " Leave me Alone" cette fois-ci.
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De le voir courtiser, toucher et même embrasser un autre que moi devant moi m'a quand même foutu un coup. Semblerait que je sois encore humain.
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Cinquième, sixième, septième gorgée de bière. La fin approche à grand pas et l'arrière-goût de blé s'est transformé, prenant la saveur de la bile qui nous roule en bouche avant de vomir.
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De le voir s'étonner de mon départ à définitivement été le coup final, le couronnement. De le voir si surpris que je le salue à distance, pour éviter tout contact physique m'a juste empli du même mépris que celui que Pink fait couler de mes speakers ce soir.
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Huitième et neuvième gorgée. La fin est proche, dans ma bière comme dans l'histoire.
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Vous savez, ya toute cette histoire qui m'écoeure un peu, me blesse à peine. Il y a ce maudit orgueil qui ne cesse de hurler, m'obligeant à forcer un sourire que je voudrais sincère.
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Mais ya un truc, un seul, avec lequel j'suis incapable de dealer. C'est ce regard ou se terre un fond malsain de culpabilité auquel j'ai eu droit avant de partir. Un je m'excuse qui n'a ni sa place, ni sa raison. Un regard coupable qui agit comme un coup de fouet dans cet orgueil déjà éveillé, comme une justification de toute l'inconsidérée haine qui menace de naître.
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Ya cette dernière gorgée de bière, celle qui goûte la bave, celle qui est chaude, celle qui est de trop. Comme ya les derniers mots de cette autre histoire ridicule, dernier maillon d'une longue chaîne d'histoire ridicules sans queue ni tête, histoire qui se termine ce soir.
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Ya ce côté de moi qui va prendre le dessus, d'ici quelques minutes, quand je rangerai la bouteille vide parmi toutes les autres, dans la caisse, sur le plancher froid de la cuisine. Ce côté mature et rationnel qui fera que la prochaine fois, probablement demain, quand je le verrai, j'aurai le même sourire affable et sympathique que d'habitude.
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Et yaura cet autre côté, enfantin et humain, qui tiendra la distance nécessaire entre lui et moi pour l'empêcher que le vague dégoût qui m'habite ne devienne un profond mépris teinté d'un lourd fond mesquin.
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Parce qu'en bout de ligne, j'ai pas voulu être un parmi tant d'autres ce soir. J'ai pas voulu qu'il me touche comme il touchait les autres. J'ai pas voulu que la poudre de kétamine me caresse quand c'est par lui que j'aurais voulu être touché.
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Moi, je suis pas tous les autres, et je le serai jamais.
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Moi j'veux pas être ça. Moi je veux être moi dans les yeux de l'autre.

11.5.07

Life Come and Goes

La vie, ça va, ça vient. On sait jamais comment ça va tourner.
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J'ai eu ma confirmation hier, pour de vrai de vrai, j'ai mon poste pour cet été, mon temps plein. En fait, en ce moment je suis sur le call.. En pyjama dans mon bureau, les cheveux en bataille.. Il fait pas assez beau pour qu'ils me fassent rentrer. La semaine prochaine j'aurai 2 jours de travail, et finalement j'commencerai à travailler plus en Juin.
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J'vous ai pas raconté ma première journée, mais peut-être simplement parce que je savais pas trop quoi en penser. Eux m'ont trouvé bien, moi je suis pas certain que c'est réciproque. J'vais faire preuve de grandeur d'âme, j'vais leur donner une chance de me prouver qu'ils me méritent. Qu'ils ont ce qu'il faut pour profiter de mes connaissances infinies en service, de mon sexy body sur leur terrasse, et de mon sourire à un million de piasses qui fait fondre tous ces touristes et toutes ces femmes malheureuses en ménage dans la cinquantaine avancée.
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En passant, désolé pour le peu de texte, j'y remédie avant longtemps. C'est juste que l'inspiration y était pas, mais j'le sens, elle va rentrer bientôt. Aussitôt que je met la main dessus, j'vous écrit un chef-d'oeuvre dont on entendra parler pendant des siècles et des siècles. Amen !

9.5.07

First Love

Bon, je garde l'histoire dans mes tiroirs depuis déjà longtemps. Plusieurs fois je me suis retrouvé ici, sur mon blog, prêt à écrire, et l'idée m'a traversée l'esprit. À chaque fois l'envie m'a quittée avant que les premiers mots ne se forment sous mes doigts. C'était pas le temps peut-être. Où alors j'avais peur de pas trouver les mots. Raconter l'amour de façon convaincante est jamais facile vous savez. C'est un exercice difficile et souvent frustrant, dans l'optique ou les lettres alignées sur votre écran ne forment pas un message assez puissant, assez clair, assez précis pour transmettre le sentiment que vous tentez de partager.
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mais là, cet après-midi, dans la chaleur et l'humidité de ce début d'été, j'ai le goût de boucler la boucle et de vous sortir la dernière des histoire d'amour qu'il me reste dans le placard. La plus courte, en quelque sorte. La plus intense et vivante, d'un autre côté. Les Back to Love vont donc ce conclure cet après-midi, avec le dernier de ces retours en arrière.
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FLASH BACK
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Le Jeune Homme à 17 ans. Il ne sort que depuis très peu de temps dans les bar gay, son horaire conjugué de travail et d'études ne lui laissant que peu de samedi soirs. Nous sommes à la fin octobre, par un week end exceptionnellement chaud. Comme aujourd'hui.
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Le Jeune Homme est avec quelques amis et ils marchent vers la Station, le bar gay de Trois-Rivières à l'époque. Le ciel sans nuage nous laissé découvrir toute son immensité et un vent chaud et frais à la fois joue dans nos costumes. C'est l'halloween. C'est mon premier vrai party à la Station. Ces soirées spéciales à thématique qui sont déjà très populaires.
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Le Jeune Homme sait qu'il va s'amuser toute la nuit. Il a fait attention au cours des deux dernières semaines et il a la somme faramineuse de 40 $ en poche. Assez pour se saouler à mort et aller manger au Mike's après. Il est déjà content, il n'aura pas à payer son entrée, puisqu'il s'est inscrit sur le net au cours de la semaine précédente.
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Ici une parenthèse s'impose. Pour ceux qui font du net depuis quelques années, vous devez avoir connu l'époque de gloire de Mirc. Il y a quelques années une drôle de mode est parti, les GT (Get together). Ces rencontres d'internautes étaient très courues et le bar avait voulu tabler sur cette nouvelle mode en organisant un GT tous les dernier samedi du mois pour les usagers du canal #Gay3Riv. La tradition à survécue aux années, même après la mort du canal, les derniers samedi du mois étant devenus les party thématique du bar. Mais à l'époque ou se passe ma petite histoire, le net et ces soirées étaient encore liées. Si vous étiez inscrits sur le canal pour la soirée, vous n'aviez pas de cover charge et on vous donnait un très ridicule name tag avec votre nick dessus. On finissait toujours par se le coller sur une fesse anyways. Fin de la parenthèse.
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Vers les 22h00, nous sommes sur place. Les trois étages sont bondés de gens déguisés et sur le bord de l'hystérie. Tout le monde boit plus que de raison, flirte, danse, parle, rencontre des gens. Le gérant vient de fermer la climatisation pour 10-15 minutes, question de faire monter la température et l'ambiance. Quelques mix de tounes qui donnent envie de baiser complète le tableau de ce plan fort bien rodé.
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Le Jeune Homme n'échappe pas au mood de la place. Déjà bien parti pour sortir à quatre pattes, un léger film de sueur couvre sa peau juvénile que plusieurs frôlent ou touchent. Dans un tourbillon de corps et de son, il se retrouve devant un inconnu. Le plus bel inconnu du monde.
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De la même grandeur que le Jeune Homme, le petit blondinet aux yeux plus verts que les plaines d'Irlande s'approche inexorablement. Ses yeux rient, son corps parle, il invite, il réclame.
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Ce ne fut même pas la question d'une seconde. Le monde les avaient poussés l'un contre l'autre. Sur le beat du bar, dans la chaleur, la sueur et l'alcool leurs corps s'embrassaient. Leur peau se hérissait de frissons, comme si chaque pore avait voulu s'approcher un peu plus de la peau de l'autre.
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Le moment fût bref. Où peut-être pas. Ce ne fut qu'une seconde, ou alors l'éternité. Il y a de ces moments ou le temps n'a plus sa place, ou il n'a même jamais existé.
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Et puis, il était parti. Son sourire, ses yeux de jade, sa présence sucrée. Tout s'était évanouie.
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Et le Jeune Homme aussi est retourné chez lui, peu avant le lever du soleil. Il s'est couché, fort satisfait de sa soirée, en rêvant de cet ange avec qui il avait partagé quelques instants de pure symbiose.
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Le lendemain, le Jeune Homme n'avait qu'une idée en tête. Retrouver ce qu'il considérait comme étant l'Homme avec un grand "H". Il ne connaissait que son nick, chose bien futile dans l'optique ou des gens de tous les coins de la province étaient présent au bar ce soir là. Il ne savait que cela. "IAMWHOIAM".
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Ça a pris une semaine. Il l'a retrouvé. Finalement un soir, planté sur le bout de sa chaise devant son écran, il lui parlait. Il restait à sherbrooke. Déception. Il avait déjà quelqu'un dans sa vie. Énorme déception. Mais il était gentil, et drôle. Ils ont gardés contacts.
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Du temps où les arbres perdaient leurs dernières feuilles, des pluies de novembre, des premières neiges de décembre et de la folie du nouvel an. Du froid glacial et Janvier et de celui encore pire de Février, des premières chaleurs de mars aux premiers vrai chauds rayons d'avril, Ils ont parlés ensemble presque tous les soirs sur le net. Avec le temps, malgré la distance, ils ont tissés des liens.
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L'ange était devenu le confident du Jeune Homme. Et vice-versa. Pourquoi pas ? Il était en couple, restait loin, ils ne se verraient probablement jamais. Situation parfaite pour s'ouvrir totalement, sans peur de jugement. Si ce que le Jeune Homme lui disait ne lui plaisait pas, il n'avait qu'a fermer la fenêtre, couper les ponts, et personne n'en crèverait. Tout ceci n'avait que peu d'importance. Mais.. Mais.
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Mais au début du mois de mai, quelques jours avant les 18 ans du Jeune Homme, l'Ange faisait une proposition au Jeune Homme.
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L'Ange allait au Gay Pride au début du mois d'août. Avec deux de ses amis, Charles et Mélinda. Son chum, avait qui rien n'allait plus très bien, avait décliné l'invitation. Il voulait savoir si le Jeune Homme voulait y aller avec lui.
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C'est sans réfléchir un seul instant que le Jeune Homme a accepté. Et c'est dans une sourde angoisse grandissante qu'il regarda la date approcher à grand pas.
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À Trois-Rivières comme à Sherbrooke, le niveau de stress était à son comble. Quelques mois de conversation MSN et une brève rencontre dans un bar, l'esprit embrumé par l'alcool, suffisait-il comme amorce ? Il n'était pas question ici d'amitié.
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Par un beau Vendredi après-midi de canicule, un peu comme aujourd'hui, le Jeune Homme montait dans un bus Orléans Express, avec son sac à dos, une poignée de dollars et ses tout jeunes 18 ans.
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Il allait rejoindre l'Ange, cet inconnu qui le connaissait plus que quiconque, et dont il partagerait le lit ce soir, seul dans leurs chambre d'hôtel. Pour trois jours.
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C'est mort de peur qu'il est arrivé dans la "grande ville", cherchant du regard celui qu'il n'était même pas sur de reconnaître. Évidemment, il était là.
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Toujours aussi petit, toujours aussi mince, les yeux de jade brillants de malice, les joues rouges et plein des mêmes appréhensions que le Jeune Homme. Avec ses deux amis, fort charmant, beaucoup plus volubiles que notre ange qui semblait presque avoir perdu sa voix.
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Ils sont allés, tous les quatre porter leurs trucs à l'hôtel. Le Jeune Homme et l'Ange ont découvert leur chambre. Petite, Froide plus que fraîche pour cause d'air climatisé extrême. Et ils sont vite sorti de la chambre rejoindre les autres, intimidés par cette intimité nouvelle et pesante.
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La bande est allé prendre quelques verres, noyer l'angoisse de cette rencontre tant attendu. L'Ange ne parlait presque pas, souriait un peu, le Jeune Homme voulait mourir. Il avait peur d'avoir déjà déçu, de ne pas être à la hauteur des attentes. Il avait peur d'être pris là trois jours avec ces gens qu'il ne connaissait pas.
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Le retour à l'hôtel s'est fait dans le silence, l'air lourd et humide de la métropole étouffant les sons et rendant l'atmosphère oppressante au maximum.
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Les Au Revoir se sont fait dans le couloir, entre les deux chambres, puis nos deux protagoniste se sont enfermés dans ce tombeau qu'était leur chambre, froide et neutre. Rapidement ils se sont déshabillés et couchés, chacun de leur côté du lit, lumière ouverte, la gêne ayant soigneusement tapés les draps entre leur deux corps frêles.
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D'une manière prudente et quelque peu empruntée, ils ont commencés à parler pour la première fois depuis leur arrivé plus tôt dans la soirée. Calmement, sans croiser leurs regards, ils se sont jaugés avec leurs mots et leurs propos, relaxant leurs corps et leurs esprits, tentant de s'apprivoiser pour de vrai cette fois là. Des millions de choses tournaient dans la tête du Jeune Homme, étendu entre ses draps râpeux et amidonnés d'hôtel, dans ce lit impersonnel, trop grand et trop petit à la fois.
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Qu'il était beau son Ange, même s'il n'était pas sien. Que sa voix était douce et chaude.
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Doucement, ils ont laissés tomber leurs armes. Ils ont commencés à rire, à parler plus librement. Ils se sont fait face, se sont regardés dans les yeux. La douce Jade de l'Ange contre l'obsidienne dure et chaude du Jeune Homme.
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Ils se sont endormis, la lumière ouverte, leurs corps enlacés, sans plus de contacts que nécessaire. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont passé la journée du lendemain à flâner en ville, se touchant toujours, s'accrochant, rappelant sans cesse leur présence à l'autre. La magie de la nuit ne les avaient pas quittés et ne les quitteraient plus jamais. Ils ne se connaissaient pas encore, mais ils s'aimaient déjà. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont répétés le même manège le soir venu, étendus l'un contre l'autre entre ces draps encore aussi raides et râpeux, dans cette chambre toujours aussi froide ou la simple présence de l'autre suffisait à échauffer le monde.
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Le lendemain matin l'Ange est allé prendre sa douche pendant que le Jeune Homme, paresseux de nature, restait au lit, pensif, le sourire au lèvres. Lorsque l'Ange est sorti de la salle de bain le Jeune Homme était toujours couché, les draps montés jusqu'à la taille, torse nu, les yeux heureux.
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Sur le coup du sourire de l'Ange, d'autres coups retentirent contre la porte. C'est en mini-serviette de bain que l'ange alla y répondre, certain que ses amis ne se pouvaient plus d'attendre pour aller déjeuner.
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Son chum. À la porte. Qui criait. Qui hurlait.
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Il faut dire à sa décharge que la scène portait à confusion. Et qu'en fait, même si rien ne s'était passé, son couple tirait la révérence de façon bien ignoble.
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Il a gueulé encore un bon coup, puis est parti en menaçant et en jurant. C'est fort ébranlés que les deux nouveaux amoureux sont descendus au restaurant ce matin là raconter l'épisode à l'autre moitié de la bande.
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Ébranlés mais... Soulagés. C'était fini, l'Ange était seul. l'Ange était avec, était au Jeune Homme.
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Ce soir là fut la plus belle soirée depuis la création du monde par Dieu. Chaque caresse, chaque baiser, chaque respiration fût une bénédiction.
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Je pourrais continuer ici et vous raconter comment cette histoire avec un début aussi prometteur se termina trois petits mois plus tard. Mais justement, c'est une autre histoire, et les mots ne me viennent pas cet après-midi, dans cette chaleur qui me rappelle tellement ce week-end déjà bien lointain.
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Je sais l'histoire belle, je sais l'histoire bonne. Je ne sais pas si j'ai réussi à la rendre à la hauteur de la manière donc je l'ai vécu. J'en garde encore aujourd'hui, 5 ans plus tard, de fabuleux souvenirs qui me font presque frissonner. Aucune rancoeur, aucune amertume. C'est probablement pourquoi j'arrête ici mon récit, afin de ne pas noircir la beauté du plaisir par le désespoir d'une fin qui arriva trop tôt.
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C'était mon témoignage. Voici comment j'ai aimé la première fois. Pour de vrai.

Les Wézo

J'me demandais pourquoi les oiseaux (Prononcer Wézo) faisaient autant de bruit tôt ce matin. J'ai compris quand je me suis levé.
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La nuit dernière, ils ont posé les feuilles dans les arbres en face de chez moi. Entk, yon faite une maudite belle job cette année !

Summer Nights

Le sentez vous ? Ça sent l'été à plein nez dehors !
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Et le Jeune Homme se sent enlevé par ce doux vent chaud, ce soleil ardent qui caresse sa peau trop blanche de fumeur hivernal, cet air chargé de poussière qui glisse sur sa peau telle mille et une caresses.
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L'été, il aime ça le Jeune Homme. Et hier, il a eu une vrai de vrai journée/soirée d'été.
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La Waitress Insatiable est débarquée dans le courant de l'après midi, hier, alors que le Jeune Homme se bourrait la face dans les restant du souper d'la veille devant un truc sans intérêt à la télé.
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Une douche plus tard, ils étaient dehors. Ils ont d'abord arpenté St-Valier et St-Joseph, dans le but de peut-être prendre un petit verre sur une terrasse et de trouver un bon p'tit resto asiatique où se payer une bonne bouffe relax.
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Finalement, ils ont pris leur verre au Scanner, à cheval dans la pente, avant de remonter vers la haute ville pour manger plus que de raison dans un excellent resto. 50 $ pour deux, pourboire inclus, et nous n'avons jamais réussi à passer au travers de notre repas. Et c'était vraiment délicieux.
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C'est la tête haute (Pour ne pas vomir tellement nous avions mangés) que nous nous sommes ensuite dirigé vers la Grande-Allée, observer la sordide mascarade du Pinch of Love.
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Il y en a parmi vous qui sont allés ?
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C'était pas juste au Dagobert le party, mais sur toute la rue. Des centaines et des centaines de garçons et de filles tous plus 80' les uns que les autres. Moustache cheveux gauffrés et collants fluo en guise de parure, ils nous faisaient toute une publicité devant les premiers touristes de la belle saison.
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Nous avons quitté la Grande-Allée quand la police a commencée à paraître plus nerveuse, l'attroupement étant beaucoup plus imposant qu'ils ne l'avaient probablement prévu.
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Nous sommes donc redescendu sur St-Jean, avec l'idée d'aller finir la soirée sur la terrasse intérieure du Sacrilège, tranquillement assis avec quelques pintes de bière blanche. En chemin nous avons croisé Dorris, qui hurlait comme une folle dans une cabine téléphonique, et l'avons trainée à notre suite.
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Malheureusement pour nous, pas de place sur la terrasse. La place est Jampac, ya pas moyen de s'asseoir, à moins de monter avec nos bières sur les branches d'un des arbres.
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Peu importe, nous connaissions une place ou il y a toujours des bancs pour nous. C'est donc sur la terrasse du bar que nous avons passés la soirée, entre une multitude de pichets de sangria, tous plus délicieux les uns que les autres.
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Les connaissances ont défilés autour de notre table, 2 ou 3 à la fois, ce qui nous aida à alimenter les conversations toute la soirée, jusqu'à ce que, fort surpris, nous nous faisions dire par le barman que la place fermait.
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Vous savez l'été, il y a ce truc dans l'air. Cet ambiance qui fait que 3h00 du matin vous prends toujours au dépourvu, même un mardi soir de mai.

8.5.07

Overheard au Scanner

De la bouche de la Waitress Insatiable, après quelques Gin Tonic.

La dernière fois que j'ai bu du goldschlager j'étais tellement saoûle que j'arrêtais pas de crier "Demain j'va chier des pépites d'or!!!"

C'est tu pas beau la vie han ?

7.5.07

C'est assez !

Le Jeune Homme aime pas le statut quo. Alors quand il se retrouve devant un mur, il bouge et c'est pas bien long.
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Le Réceptionniste. fin, cute, on a beeeeeeeeeeeeeeeeeeeen du fun..
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Mais la, faudrait que ça avance s'te truc la, d'un bord ou d'l'autre. J'ai pas l'impression de magasiner pour une belle amitié respectueuse avec là. Mais j'vois pas l'jour ou j'vais finir par le voir tout nu pour vérifier la rumeur selon laquelle la grandeur des doigts de pied est représentative de la longueur de.. m'enfin, vous voyez.
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Une semaine.
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Une semaine pour voir comment on bouge ça.
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Si il se passe rien, j'lui donne son 4 %.
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Il aura pas grand chose, yaura pas travaillé fort fort..

6.5.07

Samedi Soir: Après

Bon bon bon. Avant que la Waitress Insatiable ne parte de rumeurs, je vous fait mon compte rendu de ma soirée d'hier. Unrated pour faire plaisir à Valérie-Ann. Vous pourrez pas dire que je suis pas généreux de moi-même sur ce blog !
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Donc samedi soir. Moi et Coloc sommes arrivés au bar un peu passé les 23h00, avec un autre de nos amis.
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Vous savez, j'suis pas une personne intolérante. Loin de là. Mais hier, c'était pas comme d'habitude, c'était pas comme le samedi que moi j'connais.
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Premièrement, nous avions droit à une clientèle à majorité légèrement féminine. How the fuck ? Pas que j'ai quelque chose contre vous les filles, mais ça change pas mal la dynamique de bar quand tu passe d'un ration 4 gars/ 1 fille à la plus que dualité des sexes.
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D'un autre côté, à cause de ça, j'étais plus grand que la moyenne des gens hier. Ça me faisait tout chaud dans le ventre de pouvoir voir d'un bord à l'autre du dancefloor sérieusement. Pour une soirée j'avais la perspective de vue d'une personne de taille normale.
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Wow! Vous en voyez donc ben des choses dans les bars vous autres, les 5"8 en montant ! J'sais pas comment vous faites pour vous concentrer sur une conversation, moi j'arrêtais pas de regarder partout. M'enfin, tranche de vie quoi !
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Sauf que. Sauf que sérieusement, mes chères petites habitantes de la Lesbie, vous devez m'expliquer quelque chose. D'où viens cette mode lesbienne de danser à 4 avec un pichet de bière en fut dans les mains ? Et pourquoi tentez vous toujours de faire rire vos chums de femmes en buvant à même le pichet, finissant par vous remplir le Grand Canyon de broue ? Et puis, tant qu'a y être, elle goûte quoi votre bière après que le canon à neige du bar soit parti et vous ai rajouté une couche de mousse de savon dans votre pichet ? Un jour, j'aimerais comprendre...
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Bon bon bon, j'le sais, vous êtes tous et toutes en train de lire toutes mes conneries en diagonale, n'attendant que le bout unrated. Je vous vois, sur le bord de votre chaise, déjà tout émoustillés, priant St-Ferrol, patron de la volaille malade, que cette histoire concerne le Réceptionniste.
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Et effectivement, il était là, notre Arlequin des temps moderne. Avec sa Coloc à lui, et la blonde de cette dernière.
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Ils étaient installés sur la terrasse, lui avec une Molson Dry, elles avec un gros pichet de draft. Clopes en main, ils parlaient, riaient. C'est que ce sont des complices de longues date ces trois zigotos.
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Nous, moi et mes amis, nous étions à l'intérieur, occupés à suivre le beat de la musique de nos corps jeunes et sveltes. Occupés à contribuer à la hausse de température graduelle du bar, parti prenante de l'ambiance festive.
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Je suis sorti quelques fois durant la soirée pour en griller une, allant chaque fois retrouver les beaux enfants de la débauche qui refaisaient le monde une cigarette à la fois, chaque bière rendant leurs projets d'avenir un peu plus passionné.
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Notre petit réceptionniste nous à aussi rendu visite à quelques reprises à l'intérieur. Sauf que le Réceptionniste ne danse pas. Mais il passait quand même, histoire de lancer un sourire ou un clin d'oeil. Comme s'il avait peur de déranger, mais peur d'être oublié.
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Vers les 2h00 du matin, je suis sorti sur la terrasse avec lui. Les deux demoiselles avaient quitté, pas lui. On a beau être sage, c'est pas pour autant qu'on va dormir semblerait.
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Coloc est parti, il n'y avait plus que nous deux. Nous sommes allé faire un tour dans un autre bar, pas très loin, ou il devait rejoindre une amie. Elle n'y était pas, et ce n'était pas pour me déplaire. L'ambiance y était plutôt crade, voyez ?
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Nous sommes donc retournés au bar, prendre un dernier verre avant la fin d'un autre samedi soir. On s'est assis, côte à cote, épaule contre épaule, et on a parlé. De plein de choses. Du fait qu'un jour il faudrait bien arrêter de sortir trois fois semaines. Qu'un jour, il faudrait cesser de boire autant. Qu'un jour, il faudrait ne plus prendre de drogue. Qu'un jour, il faudrait arrêter de fumer. Qu'un jour, notre jeunesse s'évanouirait, ne laissant que le côté adulte déjà un peu trop présent parfois à l'intérieur de nous.
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J'ai trouvé la discussion un peu étrange. Je connais plusieurs personnes qui tiennent le même discours que moi sur ce sujet, mais ils ont habituellement quelques années de plus que moi, mon âge au pire.
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Le Réceptionniste n'a que 20 ans. Il a encore le temps. Plein de temps.
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Finalement, peu avant 3h00, il est parti. Il s'est levé, m'a embrassé sur les deux joues, puis ses lèvres ont effleurées les miennes. Un tout simple baiser, chaste et doux.
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Et il était parti. Ce tout jeune garçon de 20 ans, un peu trop grand pour être à l'aise, toujours gêné. Ce jeune garçon à l'allure un peu étrange, qu'on a pas nécessairement le goût de connaître. Ce jeune garçon qui, finalement, n'est que ce qu'il est. Jeune, maladroit, et terriblement humain.
NDLR:
Comme je vous l'ai mentionné au début de ce texte, ceci est la version unrated de ma soirée de samedi soir. Ce sera la seule version unrated sur ce blog, l'auteur tenant à conserver un semblant de vie privée. Quoi ? C'est pas sexuel ? Qui a dit qu'une version unrated devant être sexuelle ? Ça vous apprendra à vouloir venir vous rincer l'oeil dans ma vie !

5.5.07

Samedi soir : Avant.

Oui oui, je sais. Je vous ai promis de vous parler de mon premier quart de travail. Mais bon, pas tout de suite. Demain sûrement.
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Ce soir je vais clubber, comme chacun des samedi ou le soleil s'est levé à l'est depuis plusieurs années.
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Moi et Coloc. Et puis tous les autres, ceux qui nous attendront avec impatience sur la terrasse, dans la verrière, sur le dancefloor, dans les couloirs.
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Ceux qui nous attendent pour les bonjours, les accolades, les sourires, les regards un brin trop soutenus et les respirations retenues.
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Et ya Le Réceptionniste qui m'attend. Vers les 23h00.
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Il faut qu'il soit sage le petit, il travaille demain.
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Je vous promet de tout faire pour m'empêcher de l'entraîner sur le chemin de la débauche. Et je croise même pas les doigts. C'est pas peu dire.
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Mais bon.. Dans la vie on n'a que très peu de certitudes...

Le Terminal Face à Lui-Même.

Wais, la job a bien été, sommes toute. Mais j'vais vous en reparler plus tard, j'ai pas l'goût de jaser de ça.
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Ce soir je suis allé prendre une bière (Bon okaaay... Deux bières) au bar, après avoir fini mon premier quart de travail en quatre mois.
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Et puis, Chouchou et sa soeur étaient au bar. Ils sont venus passer le week-end, fuyant and the again Trois-Rivières.
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On a fini la soirée au Terminal. Bon, pour tous les incultes (J'en faisais parti jusqu'à ya pas si longtemps), le Terminal, c'est un after hour. Dans un coin moche d'la ville, la où si tu te fais battre à mort durant la nuit ils vont prendre quelques jours à retrouver ton cadavre entre toute les bâtisses anonymes.
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Vous savez, j'ai pas aimé ça tant que ça.
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Par contre, comme dans toute chose, il y a instruction à aller chercher.
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Évidemment, dans ce genre de places, tout le monde est bin stone. Sur le Speed, sur la "E", whatever. Vous me ferez pas coller que ya des gens qui vont la dedans à jeun.
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On a dansé un peu tous les trois, évidemment. Mais pas très très longtemps. Moi j'ai surtout regardé. Observé les gens. Je vous le dit, ça vaut le détour. 15 $, c'est un prix d'entrée raisonnable pour voir le show.
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Ya tous ces gens, tellement g'lés qu'on dirait qu'ils vont se mettre à battre des bras et à s'envoler. Ya ceux qui sont deux par deux et qui parlent toujours en même temps, trop stone pour se rendre compte que l'autre écoute pas.
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Ya ceux qui dansent, tout seul dans leur monde, et qui ont l'air tellement heureux d'être contents. Sans trop savoir pourquoi.
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Ya ces gens avec le sourire étampé sur le visage, le regard un peu beaucoup vide, qui se promènent en rond dans la salle en promenant leur regard aveugle.
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Ya ces gens, avec le regard un peu plus vide encore, qui dansent. Seul ou en groupe, ils ne sont avec personne. C'est à peine s'ils sont avec eux même tellement la conscience du monde extérieur semble leur avoir échappée.
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Et il y ceux qui n'ont même plus le regard vide. Ils l'ont carrément tourné vers l'intérieur, prisonnier de leurs esprits confus. Le monde extérieur n'existe plus, il n'a jamais existé. Possédé par la musique, ils ne peuvent que bouger mécaniquement, agités de tics nerveux, inconscient de leur propre personne.
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Il y à ceux avec ce regard fou, parano un peu, qui font peur parfois. Ceux que tu n'oses pas regarder, même pas un court moment, et dont tu ne veux surtout pas croiser le regard.
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Il y a ceux qui cherchent ton regard, qui font tout pour établir le contact. Sans trop savoir pourquoi, mais avec de mauvais résultats garantis.
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Il y à ceux qui veulent tuer avec leurs yeux. Et ceux qui semblent vouloir mourir.
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Que doit on retenir de tout ceci ?
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"La drogue c'est mal, voyez?", faut l'élaborer un peu.
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La drogue c'est pas mal. C'est ce que tu en fait qui peut l'être.
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Nous, c'est à dire moi et les quelques amis que j'ai qui consomment à l'occasion de ces substances, nous sommes encore du bon côté des yeux. Celui qui regarde encore le monde extérieur, et qui le voit vraiment.

4.5.07

Tâches domestiques

Vous auriez dû me voir. Vous vous seriez trop foutu de ma gueule.
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Bon, on va mettre quelque chose au clair tout de suite. Je suis nul dans toutes les tâches domestiques, sauf peut-être la cuisine si s'en est une.
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Aujourd'hui, j'ai été obligé de faire un bord de pantalon sur mes nouveaux pantalons de travail.
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Un show les amis. Un show !
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Alors que je pleurais la distance qui me sépare de ma mère, qui connaît ça, elle, j'ai presque eu le goût de me trouver une date là là sur gay411 pour qu'il vienne le faire à ma place.
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Mais puisque ça pourrait porter à confusion que j'invite un jeune homme un vendredi après midi à se mettre à genoux devant moi, j'me suis abstenu.
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J'suis peut-être sexiste, mais je trouve vraiment que les filles ont plus le tour avec ce genre de trucs.
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Moi, icône même de la masculinité, j'avais l'impression qu'il aurait été plus facile de vaincre une guerre civile que de réussir cette tâche insurmontable.
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Dans toute ma virilité, la patte croisée, en mules avec un chapeau melon du chateau sur la tête, en train d'écouter "Si tu m'aimes encore" de Mitsou, je me disais que j'étais définitivement beaucoup trop homme pour ces tâches de "feummes".
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Mais bon, soyez fier, car j'y suis parvenu.
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Mais je vais marcher lentement jusqu'au travail. J'garanti pas la durée de vie des coutures !
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NDLR: Les filles, ne prenez pas au sérieux mon allégation totalement sexiste comme de quoi la couture vous revient de droit. Je vous admire dans toute votre patience, votre persévérance, et votre capacité a rentrer le fil dans le chat de l'aiguille du premier coup. Sérieusement, j'envisage de me faire greffer des ovaires juste pour pouvoir faire ça. Avec tout mon amour. Jeune Homme.

Le Jour J

C'est ce soir que je commence à travailler. Mon premier quart débute à 16h30 et vous savez, je suis mort de trouille !
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J'ai pas changé souvent de job dans ma vie, j'aime pas ça. J'm'habitue vite, j'apprends vite, j'm'adapte bien mais... Mais j'aime pas le feeling d'être le p'tit nouveau.
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Et puis, je sais qu'ils me prennent parce qu'une autre personne à mise son nom derrière le mien pour garantir la qualité de mon travail. Alors ça met un peu d'pression vous voyez ? C'est qu'outre le fait que je veux cet emploi, ya aussi le fait que je voudrais pas miner la crédibilité de la personne qui fût assez gentille pour me refiler le tuyau.
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Alors je me croise les doigts.
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Et j'me suis fait couper les cheveux.
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Et j'ai acheté de nouveaux pantalons et une nouvelle ceinture. J'vais vraiment être full sexy !
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Mais bon, je me dis que tout va bien aller. Et puis pour ce qui est du blog, j'devrai peut-être ralentir le rythme.
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D'un autre côté, quand on y pense un peu...
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J'ai réussi à tenir le rythme d'un post par jour pendant 4 mois en ne faisant strictement rien de ma vie sinon ramasser la poussière et les chèques de chômage dans mon appart, tout seul.
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Alors imaginez toutes les histoires palpitantes que je pourrai vous narrer lorsque je serai retourné dans le "vrai monde" !
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Je sais, je sais. Un autre blog de Waiter. Ben ben ben original.
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J'vous promet de reprendre une vie sexuelle active pour compenser. Mais attendez vous pas plus à avoir des versions unrated bande de sales pervers !

3.5.07

Shopping Extrême

Lorsque le Jeune Homme shoppait ses meubles après l'incendie de son logement.
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Premier meuble acheté: Le "set" de chambre.
Vendeur: Alors on a celui là, a 1200 $, il est en..
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JH: Parfait j'le prend. J'paie cash.
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Vendeur: Dans ce cas la, si vous le payez comptant, on va vous le faire sans les taxes...
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JH: Bha, s'pas nécessaire, de toute façon les assurances me donnent ce montant là.
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Who was I kidding ?
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Dernière journée d'achat de meubles: laveuse-sécheuse divan et fauteuil chez Brick, table de cuisine, bibliothèque de salon tables de salon ailleurs.
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Chez Brick.
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Vendeur: Alors yaurait ces appareils là (En parlant de la laveuse/sécheuse) à 900 $..
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JH, qui lève un sourcil interrogateur: C'est votre meilleur prix ?
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Vendeur, un brin déstabilisé par mon regard méprisant: Bin.. oui. C'est un bon prix quand même pour des appa..
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JH: Ben j'viens d'aller chez tanguay pis ils me les font à 835. (Aucune idée si c'est vrai, j'suis pas allé)
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Vendeur: Ha ben...On va vous les faire à ce prix là dans ce cas là... j'vais juste aller chercher l'autorisation de mon patron.
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Le vendeur part et revient avec sa fuckin' autorisation.
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JH: Évidemment à 835 les taxes sont incluses... (Avec un air suffisant de "C'est l'évidence même!"
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Transfert dans le département "Salon", avec une autre vendeuse. Gosse un peu, choisi un 3 places et un fauteuil. Fait baisser le prix. Encore un peu. Parfait.
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Vendeuse: Évidemment, moi avec ça, j'vous conseille de prendre le p'tit produit protecteur qui..
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JH: Ha, non merci, mais c'est gentil d'le proposer (Fuck you wais).
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Vendeuse: Non mais, laissez moi vous montrer comment c'est pratique de..
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JH: Pas intéressé.
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Vendeuse: Mais je vous le dit, c'est vraiment primordial de..
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JH: Parfait, j'vais le prendre votre produit. Enlevez le fauteuil de sur la facture.
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Vendeuse: QUOI ?!?
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JH: C'est comme vous voulez. Le produit ou le fauteuil. Choisissez.
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Appelez moi le négociateur.

Jeune Homme wants is BS Life Back !

Làaaaaaaaa là..
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Là la, 8h19 du matin. C'est comme tellement crissement pas mon heure que si un voisin me voit debout d'après moi il s'en remettra jamais de toute sa sainte crisse de vie.
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Hier matin j'étais debout a 8h00. J'avais une bonne raison vous me direz, le proprio venait changer ma boîte électrique. Une bonne affaire, dans l'occurrence ou j'ai dû le faire venir deux fois la semaine dernière pour cause de pu d'eau chaude.
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Mais là hier, il m'a dit que finalement il ferait remailler mon bain. Ce matin. À 8h00..
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Peu enchanté devant la perspective de me lever à cette heure aussi matinale deux matins en ligne pour ne rien faire d'autre que de faire semblant d'avoir une conversation respectueuse avec mon ex sur msn, j'ai cherché une solution à mon problème toute la journée d'hier. Comment dormir ?
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J'ai finalement eu une illumination en revenant du Karaoké vers les 2h00 du matin, et j'ai laissé une petite note a Coloc.
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"Good Morning Coloc ! Peux-tu me réveiller demain matin en partant si le proprio est pas encore arrivé ?"
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Dans ma tête : Coloc est la, il va ouvrir la porte au proprio et/ou ouvrier et/ou Roger bon temps qui va venir faire la job.
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C'est simple. C'est logique!
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8h00 à matin. Toc Toc à ma porte de chambre. C'est Coloc. Bon matin!
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JH: Tu t'en vas ?
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Coloc: Non, j 'voulais savoir si ça te tentais de te lever ?
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Et lisez ses parties à lui avec un enthousiasme débilitant.
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TABARNAAAAAAAK.
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C'est paske après avoir refermé ma porte, le proprio et un Roger bon temps sont arrivés. Pis la yon commencés à parler des choses de la vie avec UN VOLUME DE VOIX TOTALEMENT NORMAL POUR UN JEUDI MATIN 8H00, C'EST À DIRE EN GUEULANT COMME DES PUTOIS.
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Ben j'me suis levé.
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Y reviennent demain matin à 8h00 encore caliss.
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Pis en attendant, moi j'peux plus utiliser mon bain avant samedi. La vie est cruelle !

1.5.07

Le Bonheur

Le bonheur c'est...
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...Moi et Coloc, à 23h00 un mardi soir, en train d'enligner coup sur coup des shooters de Sour Puss sur le coin du lave-vaiselle, pour fêter ma nouvelle job.
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C'est laid, un brin pathétique, totalement innatendu. C'est ça l'bonheur !

La Légende du Chat Mort Cloué

C'est le Maiken qui était curieux de savoir d'où venait cette expression. Je me suis aussi posé la question.
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Finalement, c'est Coloc qui m'a rappelé d'où j'avais sorti ce truc. C'est un peu morbide, pas mal sordide, mais bon. Pour la culture générale, je vous raconte.
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Ma famille n'est pas très unie du coté paternel. disons, pour faire une histoire courte, que nous sommes beaucoup plus proche des cousins et cousines de mon père que de sa famille immédiate. D'une famille en particulier, ou ils sont quelque chose comme 7 ou 8.
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Ce sont les cousins cousines de mon père, mais je les considère comme ma famille immédiate. Leurs enfants sont mes amis, nous nous donnons régulièrement des nouvelles, etc.
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Donc, il y a de cela une quinzaine d'année, une des cousine de mon père, fréquentait un homme peu recommandable. Un soir, ils ont eu une dispute, et il a levé la main sur elle.
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Claude, la femme en question, est le bébé de la famille. Ses frères se sont donc portés à sa défense et ont sorti l'homme en question de la demeure familiale, prenant sous leur aile leur jeune soeur et ses 3 enfants.
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Deux jours plus tard un des frère en question trouvait son chat mort, cloué dans sa porte d'entrée, avec une lettre de menace de mort.
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Chose à faire : Tuer Denis.
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Le chat mort est donc devenu, dans ma famille, synonyme de trucs a faire et/ou de menace.
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Mais c'est tellement ancré en moi comme expression que je n'arrivais même plus à me rappeler d'où ça venait.
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Alors voilà, votre curiosité est satisfaite.
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Maintenant, sachez que je n'ai encore JAMAIS utilisé ce moyen de communication. Si vous trouvez un chat mort cloué dans votre porte je vous en prie, ne me soupçonnez pas !

Waiter's Back !

Le Jeune Homme vient de raccrocher le téléphone. Il vient probablement de décrocher un poste dans un bon restaurant du Vieux-Québec.
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Hey oui les amis bloggeurs, je vous l'annonce en priorité, le Jeune Homme à une job ! Ou du moins, une épreuve.
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Cette semaine, il doit donc aller se faire couper les cheveux, magasiner une nouvelle ceinture noire plus conventionnelle, du cirage a chaussure, etc.
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Il commence vendredi, à 16h30.
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On se croise les doigts, on espère que tout va bien se passer!
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DHAAAAAAA ! I'M SO FUCKIN' HAPPY !