If I was invisible...Wait, I already am !

28.2.08

With Arms Wide Open

Le Jeune Homme prend une grande gorgée de bière pour terminer un des innombrables verres qu'il boira ce soir.
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-"Et je chante cette chanson là pour toi, "Jeune Homme"", m'annoncent les hauts-parleurs.
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Le Jeune Homme qui regarde la bouche pleine de bière le garçon sur le stage lui faire un grand sourire et un clin d'œil.
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Ya de ces gorgées de bières qui passent plus facilement que d'autres.
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La musique joue, les premières paroles se font entendre;
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"With arms wide open, Under the sunlight, Welcome to this place, I'll show you everything, With arms wide...."
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Me faire voir le monde avec les bras grand ouvert... Quelle promesse..euh.. prometteuse ?
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Le Jeune Homme qui empli et vide son verre de bière en l'espace de quelques secondes sous les yeux amusés des gens qui l'observent. Il a les oreilles un peu rouge de gêne et le nez un peu rouge d'alcool.
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Ici quelques nuances s'imposent.
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Le chanteur était déjà connu du Jeune Homme. Ils se sont connus à l'anniversaire du Jeune Homme du 16 au 21 mai dernier. Depuis ils s'étaient recroisés quelques fois au milieu de la foule et des soirées endiablées, avant le départ du garçon pour 4 ans en France. Le garçon devenait alors l'Exilé.
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l'Exilé est de passage à Québec pour une semaine, venu voir famille et amis avant de repartir pour le pays du bon pain du bon vin et de l'outrageuse vantardise si typiquement française.
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Le Jeune Homme a toujours bien aimé taquiner l'exilé. Il ne compte plus les fois ou il lui a "promis" qu'ils se marieraient le jour ou il reviendrait de France, et ce malgré le fait qu'il ai un copain. "Profite en!" de dire le Jeune Homme avec un sourire cajoleur.
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D'abord perplexe face à ce jeu l'exilé a vite saisi le sens de l'humour qui motivait toute ces allusions Jeunehommiennes (C'est beau ma nouvelle expression han ? ) et il est embarqué dans la danse.
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Dans la suite logique des évènements quand le Jeune Homme lui a ordonné d 'aller chanter une chanson pour lui en gage de son amour l'exilé s'est exécuté.
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Jeune Homme prit à son propre jeu.
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Bien fait pour lui.
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Il faut dire que le Jeune Homme n'avait pas fait de mystère plus tôt quand au fait qu'il célébrait à minuit le début de sa quatrième année de célibat. Ya de quoi en faire pâlir plusieurs d'envie.. Ou de terreur.
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Well, With arms wide open, l'amour est peut-être pas mort. Allez savoir !

10h48

Le téléphone résonne dans l'appartement vide. Presque vide. Le Jeune Homme est assis en tailleur sur le plancher de la cuisine, déguisé en serveur, s'efforçant d'enfiler à la hâte ses souliers pour aller travailler.
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Il est 10h48 et le Jeune Homme doit être au resto pour 11h00. Inutile de dire qu'il arrivera serré.
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Abandonne un des souliers couché sur le flanc au pied de la chaise de cuisine après laquelle il se redresse, le Jeune Homme se précipite sur le combiné.
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Coloc au téléphone;
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-J'te déranges-tu ?
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-Oui.
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Des années d'amitié ont rendues caduque cette absurde notion de respect superficiel que les gens s'efforcent d'avoir envers les uns et la autres. Certains appellent ça de la politesse. Nous, une perte de temps.
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Coloc au téléphone;
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-Okay, ben ce sera pas long. Peux-tu me dire le numéro de série de la balayeuse?
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What the fuck ? Le Jeune Homme tellement abasourdi par cette requête useless qu'il se découvre quelques secondes plus tard la tête enfoncé dans l'armoire de la cuisine, a tirer sur la balayeuse comme un débile mental pour la désencastrer des milles autres cossins empilés sans aucun sens.
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Cherche le Numéro de série. Coloc veut aussi le nom. Peux-tu ouvrir la balayeuse pour chequer s'il y a de quoi sur le sac.
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Veux-tu savoir si les chemises de l'archiduchesse son chesses ou archi-sèches aussi ?
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Et le Jeune Homme d'arriver en retard au travail encore une fois, sans que personne d'autre que lui ne remarque ce manque à gagner temporel de quelques minutes...

23.2.08

Toi et les Autres Avant

Je profite de ce moment de solitude pour t'écrire ces quelques mots pour te remercier.
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Oui, te remercier toi, l'homme de mon rêve.
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Depuis des années tu as revêtu multiples visages, tu as figuré dans multiples décors, multiples situations. Tu as parfois été ce joli garçon croisé dans un bar, à qui j'ai parlé quelques fois. Parfois celui avec qui je travaillais. Parfois un ancien étudiant du secondaire, ou du cegep. Tu as été un parfait inconnu par moment, une connaissance par d'autres.
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Tu as été milles visages qui m'ont fait rêvé. Un homme après l'autre pour entretenir mes rêves et mes espoirs, pour incarner ce que je souhaitais et ce que je recherche.
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Tu as été tous ces fantasmes. Tous ces hommes auxquels j'ai rêvé. Le Jeune Homme aime rêver.
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La nuit dernière encore tu t'es présenté dans mes rêves sous un visage connu de vue, un simple prénom, une personne sans place et sans importance dans ma vie.
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Nous étions ensembles, nous étions bien, nous étions heureux. Tu servait de cadre pour imager ce à quoi j'aspire et, comme tous les autres, je t'ai donné une personnalité qui me convenait, sans égard à la personne propre que tu pourrais être.
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Comme toujours.
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Je suis sorti de la maison dans mon rêve, c'était l'été. Tranquillement installé sur les marches du perron, je fumais une cigarette.
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Tu es sorti derrière moi, tu as refermé la porte, et tu t'es installé à mes côtés. Tu as posé ta main sur ma cuisse et tu m'as embrassé dans le cou comme j'aime tant que tu le fasses, en rêve.
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Et puis, nous avons parlés. Je t'ai expliqué ce que je m'expliquais à moi même, je me suis parlé au travers de ton image.
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Je t'ai dit que tu n'existait pas. Tu ne t'en es pas offusqué. Tu le savais, puis que tu étais moi. Mon rêve, mon fantasme, ma création.
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Je t'ai dit tout ce que tu étais à mes yeux et à quel point tu ne l'étais que dans mes rêves. Je t'ai dit que tu n'existais que là.
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Tu as acquiescé. Tu pouvais comprendre, puisque tu étais moi. Tu savais que ta personnalité n'était qu'illusion et songe.
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Je t'ai dit avec beaucoup de mots ce qui se résumait en trop peu. Tu n'es pas celui dont tu porte le visage, ni celui dont tu portais le visage la fois d'avant, ni aucun des autres avant.
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Je t'ai expliqué doucement, patiemment, en prenant ta main. Je t'ai dit que toi et moi ne serions jamais installé ensemble sur ces marches ou ailleurs, main dans la main, sous les rayons chauds du soleil, avec cette cigarette sans saveur.
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Je t'ai répété que je recroiserais ton image et les autres à venir encore et encore sans jamais que celui que j'ai formé dans mes chimères ne devienne la vrai personne derrière l'image si pratique que j'ai volé l'instant d'un rêve.
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Tu m'as embrassé et tu m'as souris. Tu m'as dit que tu comprenais. Que tu savais. Que tu avais toujours su que tu n'étais qu'une image pour me plaire, l'instant d'un songe.
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L'utopique relation de la boite à pensée qui me sers de tête était alors parfaite car tu savais que tu n'existait pas.
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Tu as passé ton bras autour de ma taille et tu m'as serré très fort et très doucement à la fois. J'avais une boule dans la gorge, et tu le savais. Pourtant tu étais calme. Peu importe ma peine, peu importe la tienne, rien ne t'appartient de toute façon, tout est mien.
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Tu m'as promis qu'un jour l'image de mes rêves et le véritable possesseur de ce visage fusionneraient pour devenir l'homme que j'aime et qu'alors je serais heureux.
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Tu m'as souris une dernière fois, tu t'es levé, tu as passé ta main dans mes cheveux, et tu es retourné dans la maison, fermant la porte derrière toi.
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J'ai offert mon visage au soleil de mon rêve, me suis allumé une autre cigarette, et j'ai été en paix.

22.2.08

Happy Ending

Le genre de chanson qui peut parfois rendre un Jeune Homme nostalgique...

Ces Divinités qu'on Voudrait ne pas Adorer

À cette heure ou les oiseaux ne chantent pas encore et ou le soleil n'est pas encore venu caresser la Vieille Capitale de ses doux rayons, un Jeune Homme se lève.
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D'un pas tibutant il traverse le 6½, ramassant au passage un verre d'eau, et s'installe devant l'ordinateur.
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Il est déshydraté. Dès le premier oeil ouvert il a su reconnaître les signes de ce vieil ami appelé "lendemain de veille". La bouche sèche, la langue collée contre la joue gauche, une douleur lointaine mais lancinante au fond du crane.
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L'eau est fraiche dans sa bouche, dans sa gorge, dans son esto..
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...BLEERG.. burp. BLLLLGGGICK.
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Le Jeune Homme n'as pas viré de brosse hier. Il a bu 3 bières avec Coloc. D'où vient ce lendemain de veille impromptue et certainement pas bien venu?
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C'est au pas de course que le Jeune Homme se précipite à la salle de bain pour un tête à tête trop matinal avec Mlle Crane, cette ami que l'on considère toujours comme la petite soeur qu'on a jamais vraiment rêvé d'avoir.
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Quelques jets bien senti plus tard, le Jeune Homme est évaché sur le carrelage blanc et froid devant la toilette, le dos contre les armoires, une poignée de papier hygiénique dans la main, mouchant les derniers fragments de son souper d'hier soir encore coincés dans ses sinus.
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La tête lui tourne. En fait, la pièce tourne. Le Jeune Homme qui replonge vers les profondeur jadis aseptisée de l'appareil sanitaire.
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Et qui désespère.
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Le Jeune Homme qui entre deux montée acides d'aliments from past time prends sa douche et s'habille.
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Un dernière discussion brève mais intense avec l'Idole de porcelaine et le Jeune Homme change les papiers mouchoirs pour une salvatrice brosse à dent.
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Étant en charge de l'ouverture du restaurant ce matin, il n'a pas la possibilité d'appeler pour dire qu'il ne rentrera pas. Son coeur sur la flotte et sa volonté chambranlante prennent donc la direction de la porte vers des heures et des heures de sourires pénibles, de perte d'équilibre et de plats aussi peu inspirants que fèves-aux-lard et oeuf-mirroir pour un avant-midi en enfer.
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Lorsque la Déesse Gastro demande son tribut, nul n'y échappe.
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Tenez-vous le pour dit !

15.2.08

Histoire de Gestion

Depuis son arrivé dans l'établissement ou il travaille depuis Décembre le Jeune Homme a profité du temps qui passe. Sans se presser il a roulé sa bosse et sa section doucement, sans effort. Pas une seule fois il n'a donné son 100 %, ne voyant ni la nécessité ni l'intérêt de le faire.
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Étrangement il ne s'est jamais senti aussi apprécié par ses patrons. A défaut d'avoir un poste dans un établissement valorisant il se fait régulièrement féliciter ou remercier. Un baume fort bienvenue, les merci étant une denrée rare en restauration.
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Depuis quelques semaines un poste de gérant est affiché sur un site de recherche d'emploi fort connu. La gérante de l'établissement, sur place 4 jours semaine, fait parfois des semaines de 60 heures. Épuisée, elle n'arrive plus a fournir entre les horaires, les groupes, le plancher, les embauches et congédiements, etc. Un deuxième poste de gestion s'est donc ouvert.
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En fin d'après-midi, après un diner achalandé et fort rentable, avant de débuter une soirée ou les groupes d'étudiants et d'immersion s'entrechoquent sur le plancher et en cuisine, le Jeune Homme est sorti fumer avec sa gérante.
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Ils ont parlé du restaurant, des autres employés. Ils ont parlé du poste de gérant qui est ouvert. De ce que cela impliquait, de ce qu'ils recherchaient.
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Le Jeune Homme s'est avancé à démontrer un certain intérêt, voir un intérêt certain, pour le poste.
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Il doit en parler à la proprio, pas à sa gérante. Cela ne relève pas d'elle. Il a avancé qu'il était peut-être trop jeune, objection balayée du revers de la main par sa supérieure.
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Elle aime bien travailler avec le Jeune Homme. Ils ont une vision souvent semblable de la restauration.
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Le Jeune Homme gérant d'un établissement à 23 ans ? Dans le Vieux Québec ?
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Pourquoi pas.
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De nouveaux défis, une nouvelle vision, nouvelles responsabilités.
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Peut-être Dans la Capitale deviendra-t-ellle bientôt le blogue d'un jeune gérant de restaurant débauché, brûlé par l'action et les embuches quotidienne d'un établissement fort populaire, avec une tonne d'histoire à raconter.
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Souhaitez moi merde, je vous en reparle !
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Jeune Homme, Gérant. pourquoi pas !

10.2.08

Un Jeune Homme au Bal

Pour ceux qui me suivent depuis un bout et les cinglés qui auraient eu le courage de se clancher les archives du blog vous savez que le Jeune Homme s'est tapé le Bal en Blanc l'année dernière.
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Cette expérience fort exaltante se devant d'être répété, le Jeune Homme sera encore encore une fois un participant actif de l'évênement.
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S'il y avait été l'année dernière avec seulement Chouchou et un ami, cette année sera différente.
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La Prof d'Anglais sera de la parti. Coloc aussi. Ainsi que l'Homme qui boit. Princess. Le réceptionniste....Et l'ange.
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Le Jeune Homme est déjà tout émoustillé à l'idée de cette folle fin de semaine de débauche, déconnection d'une réalité qui le rattrape trop souvent.
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Il vous tiendra au courant des développements, projets, rebondissement et avenues de cette aventure qui sera, nous en sommes tous persuadés, haute en couleur.
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Alors, serez-vous du Bal ?

9.2.08

Les Groupes

Le Jeune Homme doit parfois faire des groupes là ou il travaille. Son employeur, une femme intelligente aux yeux calculateurs, n'est pas stupides.
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Le Jeune Homme est don payé 11$/heure lorsqu'il fait des groupes de jeunes, sans pourboire.
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Inutile de vous dire la passion qui l'habite lorsqu'il voit sur son horaire un de ces quart de travail qu'il déteste tant.
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Les jeunes, pas capables.
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Non seulement ils sont laids, en plus ils sont mal élevés. Peu importe d'où il arrive, et je ne parle pas en ville mais bien en pays ou même en continent, c'est toujours la même chose.
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Il y a toujours une table de petites anorexiques. Elles sont 3 ou 4, aspirent à être la prochaine Paris Hilton, et chipottent dans leurs assiettes. La table des "Can I have it without sauce?" (no...) "I wont have desert" (Don't care, just leave it on the table), "May I have more water ?" (AGAIN ?!?!)
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Et puis, c'est toujours les mêmes conneries. Les jeunes qui dévissent les salières poivrières, qui mettent tout ce qu'il leur tombe sous la main dans leur verre à eau, pensant que je vais le ramasser alors que je le laisse dans leur fuckin' face toute la soirée, ça crie, ça bouscule, c'est pas foutu de rester assis, ça cochonne les salles de bain, ça ris de toi en pleine face. J'HAIS LES JEUNES.
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J'en ai encore pogné un a dévisser une poivrière cette semaine. "What are you doing ?" "Nothing.." ( YEAH RIGHT!) "THE STOP DOING IT"
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J'haïs ça les jeunes, j'vous l'ai tu dit ?
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Et puis en plus ils viennent ici pour "Appwender la fraaançaisss".
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Fek y veulent nous parler en Fraaaançaisss.. J'ai tu d'l'air d'un teacher moé?
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HEY SODA !
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Entk, c'était la coche de la semaine, J'viens de tomber en congé pour deux jours. Une chance, j'étais à un cheveux de l'homicide avec circonstances atténuantes !

2.2.08

La Petite Fille qui Parlait Anglais

C'est une amie. Une confidente aussi, pour certains trucs.
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Elle m'a fait comprendre une chose très importante lorsqu'elle est arrivée dans ma vie. Elle m'a fait comprendre une parti de moi.
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Cette petite fille est une mère de famille dans l'âme. Comme moi.
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Elle ne veut pas d'enfant bien qu'elle travaille avec eux chaque jour de sa vie et qu'elle soit excellente dans ce qu'elle fait.
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Je la comprends.
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Avec des enfants toute la journée, elle materne son entourage le soir venu.
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Une petite fille qui donne des tonnes d'amour. Qui en demande beaucoup. Équation honnête s'il en est une, le contrat s'affiche quand même imposant à la base. Aimer quelqu'un c'est pas facile, même si ça vient tout seul. La confiance qu'une personne place en vous vous confronte à un devoir de réciprocité contraignant. Surtout pour un Jeune Homme qui aime vivre sans contraites.
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Un contrat qui rapporte tellement en bout de ligne, ne nous leurrons pas.
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Cette petite fille est tellement jolie, vous devriez la voir. Avec ses cheveux blonds et ses yeux expressif, son rire communicatif et sa façon de toujours poser sa main sur votre avant-bras quand vous êtes songeur, en signe de sa présence pour vous.
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Souvent elle manque de confiance en elle, elle doute. Son regard empli d'appréhension se tourne vers un point qui n'est pas nous, attente latente d'une main qui se posera sur son avant-bras, gage de notre présence à nous.
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Pourquoi les gens doutent-ils ? Je ne sais pas. Nous le faisons tous.
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C'est simplement que pour certains l'évidence que le doute n'a pas sa raison d'être est tellement flagrant que sa simple expression en vient douloureuse.
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Ne doute jamais petite fille. Tu es merveilleuse, comme tous les autres que j'aime. Aie confiance, soit heureuse. Tu es belle, tu es jeune, ta vie sera merveilleuse. Elle l'est déjà, si tu prends le temps de bien regarder.
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Un jour tu montreras à tous la grandeur de cette petite fille qui parlait anglais.

Histoire d'Orgueuil

Le Jeune Homme est un Jeune Homme orgueuilleux, ne nous mentons pas.
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Cette histoire d'orgueuil est une histoire de job. Quoi d'autre. Rien n'arrive de bien palpitant par les temps qui courent.
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Le Jeune Homme ne sait pas trop quoi penser de son présent emploi. D'un côté il a ce qu'il voulait. Une job tranquille, qui paient les comptes à défaut de le rendre riche. Une place ou il ne se casse pas trop la tête, où il n'a jamais à donner son 100%. C'est peinard, il se la coule douce, il voulait un emploi comme ça.
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Mais toute situation à ses deux côtés.
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Le Jeune Homme ne trouve pas son emploi valorisant. L'argent lui manque, le défi aussi. Il a parfois l'impression d'être redevenu le serveur de resto familial he used to be dans son ancienne vie à Trois-rivières. Exit la grande gastronomie, bon retour aux enfants qui hurlent, aux cafés a 1.68 $ taxes incluse, aux personnes agées et aux ados. Bon retour au pourboire à 12 %, à la course pour chaque piasse, aux retour d'assiette et aux plats en direct. Bon retour aux déjeuners lève-tôt à 4.99$ et aux menus midi a 10 dollar par tête.
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Adieu à la fierté d'un emploi, d'une formation, de ses compétences et de ses connaissances si chèrement acquises. Il n'a plus de fierté à nommer la place ou il travaille.
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Est-ce normal ? Est-ce que le Jeune Homme est simplement gonflé d'orgueuil ou alors est-il seulement humain ? Il ne saurait dire.
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Les jours passent, ils deviennent des semaines, puis des fois. La Vieille Capitale ensevelie sous la neige traverse l'hiver pas à pas et l'été pointera dans un avenir proche le bout de son joyeux nez.
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Que fera le Jeune Homme ? Restera-t-il là, ou il a un poste a l'année, ou il se sait apprécié, ou il ne vit pratiquement aucun stress ?
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Retournera-t-il sur sa terrasse, entre l'enfer et le paradis, étouffé par l'argent et baigné par la lumière du trop chaud soleil d'été ?
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Que fera-t-il ? Que deviendra-t-il ? Il ne le sait pas.
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Il voit poindre un dilemne qu'il redoute de résoudre parce que son coeur et sa tête se déchirent déjà sur ce qui sera le mieux.
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Le plus sage ou le plus intéressant?
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Que deviendra le Jeune Homme ?

Merci !

Merci à vous tous qui avez laissé un message sur le texte que j'ai écris pour souligner la première année de vie de "Dans la Capitale!". Vos commentaires m'ont touchés et flattés.
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Ceux qui disent ne pas écrire pour être lu mentent. Votre appréciation est une des plus grande motivation à mon écriture et je suis heureux de voir que des gens apprécie ma plume.
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Bonne vie à vous tous, vous m'apportez beaucoup.
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Mathieu
Alias
Le Jeune Homme

L'Ange Déchu

L'Ange au bout de la ligne.
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Le Jeune Homme et l'Ange parlent souvent. Depuis toutes ces années ils ont eut de bons et de mauvais moments. Périodes proches, d'autres moins. Mais ils n'ont jamais perdu contact.
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Il est toujours resté dans l'air un fond de "un jour peut-être".
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Ils se sont revu quelques fois. Ils se sont regardés. Ils se sont aimés. Ils se sont toujours aimés.
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L'Ange a changé. Le Jeune Homme aussi.
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Leur relation a suivi. La confiance est toujours resté.
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Jamais ils n'ont oubliés le bonheur qu'ils ont partagés. Jamais ils ne l'ont regrettés. Jamais ils n'ont orientés leur vie en fonction de ce "peut-être" extatique.
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L'Ange au téléphone. Lui et son copain se sont laissé il y a deux semaines. Ils étaient ensemble depuis un peu plus de quatre ans.
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L'Ange qui parle de venir a Québec. Le Jeune Homme qui ne sait quoi penser.
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L'amour évolue, les gens changent.
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Quelques années ont passés. Les deux garçons sont devenus des hommes. Lentement l'impulsivité de la jeunesse à l'amour à évoluée vers l'appréhension et la conscience de toutes ces réalités qui séparent deux êtres à la base.
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L'Ange qui toujours sera unique. Le Jeune Homme qui n'en est pas moins.
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Retrouvailles en vue ? Nul ne saurait dire.
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Qui sait ce que Dieu réserve à ces deux Jeunes Hommes meurtris qui tentent encore et toujours de croire en un avenir meilleur pour tous et chacuns...

31.1.08

Monsieur et Madame X

Le Jeune Homme travaillait à 11h00. Pour une raison que seul son cycle du sommeil déficient connait lorsqu'il s'est éveillé ce matin il a éteint le cadran et s'est assis sur son lit le temps de confronter la réalité d'une autre journée qui commence. Puis, il est tombé sur le dos.. Et il s'est rendormi du sommeil du (in)juste.
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réveillé en sursaut a 11h00, il était sur déjà au travail ½ heure plus tard, avec déjà un téléphone à sa patronne, une douche, un rasage, une scéance hasardeuse de coiffure et deux verres de jus d'orange à son actif.
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Il travaille en haut. La journée est tranquille, la semaine l'à été.
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À midi et demi sa seule réservation arrive. Six personnes, têtes dirigeantes d'un collège privé de la Capitale.
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Une des six convives, un homme mature a la présence imposante, parle sans arrêt, donnant l'impression d'offrir une conférence sur le thème "comment j'ai réussi ma vie" aux autres.
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Il parle de son travail, de son cheminement professionnel. Il mentionne le fait qu'il a déjà travaillé au Collège Laflèche de Trois-Rivières, établissement que le Jeune Homme a fréquenté durant quelques trois ans.
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Le Jeune Homme arque imperceptiblement un sourcil curieux. L'histoire commence à l'intéresser.
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L'homme parle de son épouse qui travaille toujours au Collège. Madame X est titulaire d'un poste intéressant au sein de l'établissement.
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Le Jeune Homme marque un temps d'arrêt alors qu'il verse une bière à l'homme en question.
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Il connait Madame X. De vue, bien sur. Il comprend qu'il a souvent entendu parler de Monsieur X aussi.
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L'air de la pièce semble soudainement plus froid. Le Jeune Homme a blanchi et d'une main aux tremblements maitrisés il termine de verser la bière.
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Tel un observateur extérieur le Jeune Homme visualise la scène présente. Lui, l'homme, les autres. Il sait déjà ce qui va arriver. Il le sent.
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Et naturellement Monsieur X commence a parler de ses enfants. Deux beaux grands garçons. Le plus Jeune a eu 19 ans en Décembre. Les mots "Je sais" se sont dessiné sur les lèvres du Jeune Homme a cette nouvelle bien qu'aucun son ne soit sorti de sa bouche.
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Son plus jeune fils, le Jeune Homme le connait. Il a soudainement très chaud. Il sait que ses oreilles sont rouges bien que son regard soit fixe et que rien dans son attitude ne laisse transparaitre son trouble.
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Son plus jeune fils, c'est Pepi .
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Alors le Jeune Homme prie le ciel que ce dernier, qui a tant parlé de lui à son père, n'ai pas mentionné ou il travaille maintenant. N'ai pas montré de photo. Il ne souhaite rien de plus au monde que de ne pas être connu de cet homme qui aurait probablement bien des questions à lui poser.
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À savoir qu'est-ce qu'il a fait à son fils pour qu'il soit gay, pour qu'il soit ce qu'il soit, qui il est. Pepi a beaucoup changé lorsqu'il a connu le Jeune Homme. La découverte d'un autre monde l'a poussé à la découverte de lui-même et a l'Expression de cette réalité nouvelle.
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Et le Jeune Homme serait bien embêté d'expliquer tout ce qu'il n'a pas a justifier à un homme qu'il ne veut pas connaître.
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L'homme a mangé. L'homme a quitté.
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Le Jeune Homme a regardé Monsieur X descendre le grand escalier et retourner à sa vie avec un minuscule pincement au coeur face au souvenir perdu de cette brillante étoile filante qu'un jour pepi avait été dans sa vie.

29.1.08

Dans la Capitale

Dans quelques minutes le Jeune Homme célébrera seul devant son écran un petit moment de gloire propre à lui.
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Peu s'en souviennent. Peu en ont en fait la capacité.
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Peu d'entre vous êtes ici depuis ce jour. En fait, vous étiez très peu nombreux. Une dizaine. Quinze peut-être, si on compte ces lecteurs silencieux jamais identifiés.
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Il y a un an, le 30 Janvier 2007, Dans la Capitale voyait le jour. Le Jeune Homme écrivait à tous les jours. Parfois plusieurs fois par jour même. Dans un style hasardeux il cherchait comment mettre en mots ses pensées.
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365 jours se sont écoulés.
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Un peu moins de 30 000 visiteurs.
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45 000 pages vues.
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323 fois le Jeune Homme a publié ses textes, qu'ils soient futiles ou profonds. Que ce soit pour parler de lui, des autres, ou de ceux qui n'existent pas.
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Il a raconté son histoire, ses histoires. Celles des autres.
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Par bout vous avez été plus nombreux à me visiter. Moins, à d'autres moments.
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Écrire ici se sera révélé un exercice extrêmement libérateur et valorisant. J'en suis le premier surpris. Le temps a fait son oeuvre, le blog aussi.
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Il n'est plus aussi utile à ma vie. Plus aussi intéressant. Il est toujours là, moi j'y suis moins. Je continuerai d'y être aussi longtemps que le coeur m'en dira, de la manière qui me plaira. J'aime cette liberté.
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Merci a Valerie-Ann, le Maiken, Caro et la Waitress Insatiable, mes lecteurs fidèles de toujours. Je sais qu'il y en a d'autres, mais eux sont ici depuis le tout début.
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En terminant je voudrais vous demander un service. À vous, lecteurs qui commentez souvent, parfois, ou jamais, je voudrais vous entendre cette fois. Un simple mot, que je puisse vous répondre et vous remercier.
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En attendant..
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BONNE FÊTE DANS LA CAPITALE !!!

Le Plus Petit de Nos Amis, Star Internationale

HE oui! Après tout ce temps passé sur la blogosphère a tenter de me sortir de la masse c'est le Plus Petit de Nos Amis qui fait la manchette !
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Bien que la citation soit anonyme, aucun doute ne plane quand à l'identité de la personne non-identifiée. Je le sais, j'étais avec lui!
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Notre ami s'est retrouvé sur Entendu à Québec grâce à sa voix portante, son taux d'alcoolémie élevée et son manque flagrant quoi que temporaire d'inhibition..
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Alors cher ami, t'es fier de toi ?
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Avec tout mon amour.
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Ton dévot Jeune Homme.

27.1.08

Jeune Homme Crashed Ice

Peu avant 9h00 am, le Jeune Homme, entortillé dans ses draps frappait d'une main molle son cadran pour un autre 9 minutes de répit. Il savait qu'il aurait déjà du être sous la douche, routine du quotidien face à une journée chargée. Le Red Bull Crashed Ice allait battre son plein dans le Vieux aujourd'hui et le Jeune Homme était de service face aux 100 000 personnes attendues.
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DRIIIIIIING!!!! DRIIIIIING!!!
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Le Plus Petit de Nos Amis à l'autre bout du fil. Que fais-tu ? Je dors ! Tu travailles à 10? Ouais. Tu veux un lift? Why not ? J'arrive tout de suite? Dream on! Laisse moi le temps de prendre une douche! D'accord, j'arrive a 9h30.
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Et le Jeune Homme était encore sous la douche lorsque LPPDA arriva. Un bonjour joyeux suivi de pas rapides vers le bureau où cet ami s'installa pour quelques minutes, prendre ses e-mails, pendant que le Jeune Homme finissait de se préparer, s'auto-félicitant d'avoir été sage la veille et de se lever (relativement) en forme.
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Small talk et cigarette, le Jeune Homme arrive au resto. Il est prévu qu'il fasse un double shift aujourd'hui, 10-14/17-pré-fermeture, dans la salle au deuxième étage.
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C'était sans compter sur le fait qu'en restauration il ne faut jamais rien prendre pour acquis.
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Il n'avait pas encore enlevé son manteau que sa gérante l'informait qu'un petit changement avait eu lieu durant son absence. Ce matin il travaillerait dans la section 3-4. Le rez-de-chaussée du restaurant est effectivement divisé en trois sections. la section un, la plus proche de la porte, à droite de l'établissement, est la plus rentable. Toujours pleine, les clients s'y succèdent à une vitesse folle et seul les plus anciens et les plus compétents peuvent se permettre le luxe d'y travailler. Puisqu'il est dans les dernier rentrés, le Jeune Homme n'a que rarement la chance d'en profiter. la section 5, du côté gauche, est plus petite et certaines des tables qu'elle comprend plus difficile à rentabiliser. Proche de la porte de la cuisine, entre deux console de travail, les clients trouvent l'endroit bruyant. Lors d'une journée achalandée elle peut se révéler une mine d'or. Lors d'une journée tranquille, la jalousie de voir la section d'à côté no vacancy, elle se révèle un crève-coeur d'une remarquable qualité. La dernière section, la 3-4, est située au fond du restaurant. Anciennement deux sections maintenant fusionnée en une seule giga-division, elle est le plus difficile à faire marcher. Les clients se trouvent loin (loin de quoi? Mystère), les serveurs aussi. À des kilomètres de la cuisine, de la cafetière, des consoles de travail, des ordinateurs, un quart de travail dans la 3-4 se révèle rapidement être la version restaurative du marathon de Boston. Une journée à y travailler équivaut à faire la moitié du pourboire de celui ou celle qui aura la chance d'être dans la section 1. Triste réalité s'il en est une, la hiérarchie d'un établissement ne se conteste pas, avec ou sans raison.
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Trois serveurs sur le plancher. La plus ancienne, machine à prendre les commandes et à garocher les assiettes, dans la section 1 avec 35 place assises. La plus jeune, nerveuse face à cette journée qui se promet haute en couleur, dans la section 5 ayant 32 sièges à sa disposition. Le Jeune Homme reposé et souriant, dans la section 3-4, vide de ses 46 places.
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La journée avance, les clients arrivent, repartent. C'est une bonne journée. Une très bonne. Le resto roule bien, les clients arrivent à un bon rythme. Les sections sont pleines mais tout va bien. Occupés sans être débordés, les serveurs sont heureux. 11h00, puis midi. 13h00 le rythme accélère. 14h00 c'est la débandade. Les machines à café ne fournissent plus, la jeune fille qui fait la suite (apporte les assiettes aux tables) n'en peut plus des aller-retour incessants entre la salle-à-manger et la cuisine, n'en peut plus de beurrer des toast, n'en peut plus d'essuyer des verres et des ustensiles à la course. Les portes a battant de la cuisine qui tournent sans cesses laissent filtrer les éclats de voix des cuisiniers qui sprintent entre le four a pizza, les tables chaudes, tables froides, plaques et friteuses sur les deux étages.
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Le Jeune Homme est a des milles du monde extérieur, isolé au confint de l'établissement. L'hôtesse ne vient dans sa section que pour porter des gens, les commis n'osent même pas y pointer le bout du nez. Il débarrasse et monte ses tables lui-même, installe les gens, explique les spéciaux, prend les commandes, préparer les boissons, prépare les desserts, fait payer les gens. Il explique encore et encore le mode de fonctionnement au Québec pour le pourboire en Français, en Anglais, en Espagnol.
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Sourire scotché aux lèvres, il passe en boucle les mêmes quatre ou cinq blagues qui font éclater de rire les clients, passe en revue sans réfléchir les mêmes sujet de conversation, de la température au famueux Red Bull Crashed Ice, de l'achalandage marqué de la journée à la beauté du Vieux-Québec. Random service, Random play, Random fun.
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À 14h00 il était sencé terminer pour ne recommencer qu'à 17h00. 15h00 arrive, il est encore là. 16h00 approche, aucune chance qu'il parte. Double-shift my ass. Ce sera un seul et unique long quart de travail.
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Il a faim. Il a le goût d'aller fumer. Il sait qu'il a probablement envie d'uriner, mais son corps a depuis longtemps cessé de le harceler avec d'aussi futiles préoccupations lorsqu'il travaille.
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16h15 un serveur prend la relève. À la vitesse de l'éclair le Jeune Homme termine ses dernières tables, alors que son sauveur prend les nouveaux clients. Fort d'une conscience professionnelle sorti d'on ne sait où le Jeune Homme monte aux troisième étage backstore et revient chargée de serviettes de tables, napperons, ketchups, mayo, sucre, café, etc. Il empli à craquer les différentes consoles du restaurant, s'assurant que les autres ne manqueront de rien.
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Punché-out après s'être commandé une bouffe rapide, il enfile son manteau et sort sur la rue griller une clope qui, pompée trop vite, fait une longue carotte incandescente.
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Il doit reprendre du service à 17h00, au deuxième étage, dans la plus grande des deux salles. Deux serveurs, 60 places assises, le "mur de pierre" attire une clientèle différente. Moins de monde, plus grosses factures, cette salle communique avec la cuisine par une monte-plat. Pas d'hôtesse, pas de commis, pas de suiteur. Les serveurs sont seul au monde. Ce soir il seront quatre. Deux par salle. Comme porté par le mouvement, les trois collègues de travail du Jeune Homme sont affairé tel des abeilles à monter les salles, préparer la mise en place, etc. Le Jeune Homme lui mange dans la plonge, son assiette sur un petit congélateur, assis sur une chaudière de margarine à côté de l'énorme malaxeur industriel.
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à 16h40 la propriétaire de l'établissement vient le voir. Ils ont besoin de lui dans la salle, les clients arrivent, c'est la débandade.
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Le Jeune Homme balance donc le restant de son pauvre repas à la poubelle, punch in, et reprend du service.
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En restauration, on ne peut jamais prévoir.
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à 18h00 les clients se font rare. Par la fenêtre il regarde la rue bondée. au deuxième, quelques tables, sans plus. Les autres serveurs n'ont pas eu sa matinée. Ils bougonnent à voix basse. Tout le monde compte sur cette fin de semaine pour compenser les faibles revenus du mois de Janvier. La déception s'annonce amère.
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Le Jeune Homme tourne en rond, sert ses quelques clients. Sa patronne ne veut pas qu'il quitte avant 21h00, au cas ou...
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C'est finalement un peu passé 22h00 que le Jeune Homme franchira pour de bon la porte de devant de son lieu de travail, disparaissant dans la foule compacte et altérée par l'alcool le froid et l'excitation, poussant ses pas vers deux jours de congé qu'il considère bien mérités.
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Il est mieux d'en profiter. Le Carnaval de Québec approche à grand pas.

23.1.08

Leave Britney Alone - TRANCE REMIX! -

Chris Crocker, jeune homme (instable?) a sauté il y a quelques mois un méchant plomb sur youtube au sujet de Britney Spears.. Le voici dans la version Transe Mix ! Vraiment bon !

19.1.08

Étincelles

On ne sait jamais quand arrivera le temps de souffler la bougie. Notre vie, tellement une minuscule flamme, peut s'éteindre à tout moment.
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En bon citoyen dôté d'une conscience sociale de niveau acceptable j'ai toujours signé mon nom à l'endos de ma carte d'Assurance Maladie. J'ai aussi informé mes proches que si je venais à m'éteindre je voulais que ma vie se prolonge au coeur d'autres gens, offrir au monde comme dernier cadeau l'incroyable chance de vivre.
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Avec mon coeur, mon foie, mes yeux, mes reins, mes poumons, je voulais allumer quantités d'étincelles qui brilleraient dans le noir, souvenir du feu qui autrefois aurait brûlé en moi.
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C'est désormais impossible. Comme il m'est impossible de faire don de mon sang aux gens qui en ont besoin.
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Effectivement depuis quelques jours les homosexuels n'ont plus le droit de faire de don d'organe. Ils sont considéré comme un bassin de gens trop a risques.
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Est-ce que c'Est justifié ? J'aimerais dire que non. J'aimerais comprendre que oui.
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Malheureusement au delà de la justification d'une décision administrative il y a cette impulsive impression qu'on vient de m'enlever quelque chose.
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Sans pouvoir justifier moi non plus mon point de vue, j'ai l'impression lorsque je pense à cette interdiction de perdre une parti de ce qui fait de moi un citoyen a part entière, égal de tous et chacuns.
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Mes organes se perdront avec ma chair lorsque j'en viendrait à m'éteindre, et toutes ces étincelles s'élèveront dans le ciel avec moi, pertes incommensurables pour tant d'autres qui vacillent seuls dans la peur de ne plus briller.

15.1.08

Expression Régionale

J'ai une théorie bien à moi. Ya de ces phrases qui ne semble exister qu'en campagne. Allez savoir pourquoi, mais elles ne cadrent pas en ville.
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J'ai eu un brillant exemple de cette théorie lors de ma dernière visite chez ma mère.
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Une amie à elle, venu dîner à la maison, parlait de je ne sais trop quelle personne qu'elles connaissent toute les deux. Vous ne direz qu'en région tout le monde connaît tout le monde alors ce que j'écris est l'évidence. Mais bon, c'est une autre histoire ça.
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C'est plutôt l'amorce utilisée pour lancer la discussion qui m'a fait sourire discrètement la main sur la bouche.
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"J'm'adonnais à passer dans mon châssis d'cuisine quand j'ai vu"...
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J'peux pas dire combien de fois j'ai entendue cette phrase là ou une de ses variante proche.
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Pour moi la campagne c'est ça.
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Être au courant de tout parce qu'on s'adonne à passer dans son châssis d'cuisine très souvent....

12.1.08

Tous les Chemins Mènent au Canadian Tire

Le Jeune Homme a profité de son séjour en région pour faire la grande tournée de la famille. Il leur doit bien ça. Il sait que tous ces gens l'aiment, qu'ils s'inquiètent, qu'ils s'enquièrent de lui. Il se devait d'aller les voir tous et chacun.
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Du fait, le Jeune Homme en avait aussi envie. Ces gens sont sa famille, la chair de sa chair, le sang de son sang. Ils sont un peu de ses défauts et de ses qualités, un peu de tout ce qu'il est et de tout ce qu'il deviendra, avec ou contre son gré.
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Il est entre autre allé voir ses grands-parents paternel. Il vous en a parlé d'ailleurs, il s'y est rendu sur la glace.
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Le Jeune Homme se sait chanceux. Ses quatre grand-parents sont encore vivant, alors qu'il a lui-même 23 ans. Plus, ils ont tous leurs permis de conduire, leurs maisons, leurs vies actives.
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C'est peut-être pour cela que tout cela l'affecte.
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Lorsqu'est venu le temps de retourner chez son père, le Jeune Homme s'est levé et a pris son manteau.
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Son grand-père s'est aussi levé.
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Le Jeune Homme a tendu la main pour serrer celle de cet homme de 78 ans toujours fier, aux yeux bleu acier, aux fins cheveux blancs et à l'embonpoint marqué.
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"Non que non! J'va aller t'po'ter!" De protester le vieil homme avec son accent du Nouveau-Brunswick à couper au couteau.
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Et le Jeune Homme de protester durant les 10 minutes suivantes. C'est pas loin. Il faut pas froid. J'vais en profiter pour fumer une clope. Etc.
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Rien n'y fit, il se retrouva installé côté passager de l'énorme camion rouge de son Gran'Pa.
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Le Jeune Homme inquiet. Inquiet d'une inquiétude vite vérifiée. vite justifiée. Son Gran'Pa qui reste à 4 rues de chez son 'Pa, son propre fils, ne retrouve plus la maison.
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Il tourne sur une mauvaise rue. Le Jeune Homme se tait. Et encore une mauvais tournant.
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Un Gran'Pa au regard vide, un peu perdu. Un Gran'Pa qui sait qu'il ne sait pas, qu'il ne sait plus. Il ignore ou il est. Il refuse de le dire. Et le Jeune Homme de se taire pour ne pas contrarier ce Gran'Pa qu'il reconnaît de moins en moins.
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Subtilement il le remet sur le droit chemin. Sans Heurt, ils arrivent à destination.
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Il y a quelques semaines ce Gran'Pa dont on se souvient mieux que lui-même est parti de chez-lui pour aller au Canadian Tire, son magasin favori. Depuis plus de vingt ans il s'y rend plusieurs fois par mois.
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Gran'Pa s'est perdu en allant au Canadian Tire. Nerveux de ne plus retrouver son chemin il a omit un stop. Avec son gros camion rouge il a accroché une petite Honda. Pas de dommages, pas de blessés, juste un peu d'inquiétude.
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Une inquiétude semblable à celle que Gran'Pa verbalisait quelques heures plus tôt assis à la table de la cuisine avec Gran'M'man et le Jeune Homme. Inquiétude face à sa soeur, en phase terminale de la maladie d'Alzheimer dont elle décédera éventuellement. Comme son autre soeur avant. Et un autre de leur frère.
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Gran'Pa est vieux. Il commence à oublier. Il oubli surtout de faire face à la vrai raison pour laquelle il n'arrive plus à se rappeler des choses les plus simples.
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Même le chemin qui mène au Canadian Tire qui l'a vue vieillir et faiblir jusqu'à l'oubli.