If I was invisible...Wait, I already am !

10.5.10

Nouvelles d'un Jeune Homme

Que devrais faire le Jeune Homme?

Peut-être ne le savez vous pas mais le Jeune Homme à passé l'hiver à l'hôtel. L'hôtel ou est le resto ou il travaille.

Toute cette histoire à débutée avec quelques quarts de travail de remplacement, pour dépanner. Puis il est resté quelques semaines pour aider le nouveau DG à se mettre en place, vu la perte de certains employés, etc...

Puis, il est devenue un peu trop tard pour trouver une autre job. Le Jeune Homme avait sous-estimé la longueur de l'hiver. Ce sont de longs mois ou l'argent s'échappe de vos poches comme la chaleur s'évade par nos fenêtres.

Coup d'éclat, le nouveau DG quitte. Comme ça, sans avertir. Bang !

Jeune Homme qui prend certaines responsabilités de plus, mais qui surtout se retrouve dans un hôtel bordélique sans leader, sans chef, et sans autorité. Une jungle quoi !

Une fin d'hiver INFERNALE.

Mais vous savez que le Jeune Homme en est un têtu.

Il est resté, il a travaillé, il a FARMÉ SA YEULE sur tout ce qui l'énervait. Il a encaissé en pensant à cet été si proche (dans sa tête) qui allait venir, à l'argent, aux collegues de travail, la Waitress Insatiable, son copain, P-O, Beau Goss, le patron, Irene, etc..

Rendue a cette date il est sur le bord de craquer. Il sait que d'ici 1 mois il sera de retour dans son univers mais bordel, à tous les jours, il doit encore faire face à ce désastre de plus en plus ridicule, l'été à nos portes, dans un hotel sans DG, avec le Jeune Homme qui se consacrera au resto et non a l'hotel. L'énormité de cette situation, face au bonheur de son retour dans son resto, le mélange des deux.

Quelle déchirure.

Quel ... je n'sais pas.

Le Jeune Homme ne sait plus, honnêtement..

28.1.10

Note à moi même...

Ce n'est pas parce qu'un homme porte un complet qu'il est important...
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...Pourquoi je sais cela?
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Parce que je sais maintenant, par expérience, que tu peux retourner chez toi à 21hrs, lancer ton complet en mottons dans un coin de divan, te faire cuire des croquettes de poulets, les manger avec une tremblay moyennement froide et t'endormir après un joint avant de te lever le lendemain matin pour remettre le même veston et avoir l'air d'un homme respectable au travail toute la journée.
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C.Q.F.D.
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Comme dirait Mère Indigne

26.12.09

Un Jeune Homme et sa Mère en Région

Un Jeune Homme et sa mère attendent l'autobus.
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En effet, pour Noël, le Jeune Homme est descendue dans sa région pour célébrer en famille la fête des cadeaux, des dépenses, de l'épuisement, de la nourriture jusqu'à pu faim et de la boisson jusqu'à pu soif.
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Descendu en catastrophe à Shawinigan-Sud le 24 en après midi avec petit frère, le Jeune Homme es ensuite allé chez la mère dans un village quelconque de la Mauricie, sur le bord de la 138.
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Puisqu'il travaille le 27 au matin a 7h00, le Jeune Homme devait absolument revenir dans la Vieille Capitale le 26. Suite à un concours de circonstances mirobolantes dont il vous épargne le détail le Jeune Homme est allé dans le l'Internet sur le site d'Orleans Express pour s'imprimer un billet de retour vers sa maison.
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La Mère du Jeune Homme, prévoyante, avait appelée quelques jours avant pour aviser le service de transport qu'il y aurait quelqu'un a l'arrêt du village pour le voyage de 19h35 cette journée là.
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Le moment venu un Jeune Homme et sa mère se rendent à l'endroit prévu a cet effet, soit le resto du village.
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La Waitress place de manière laconique la pancarte d'arrêt dans la fenêtre, sécurité supplémentaire pour aviser le chauffeur qu'un pauvre villageois désire atteindre la civilisation.
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Et le Jeune Homme et sa mère s'installent bien au chaud dans l'auto, sur les 4 flasheurs, et attendent le bus.
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19h35.
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Pas de bus.
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19h45
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Pas de bus.
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Le Jeune Homme est un peu inquiet. Sa mère encore plus. Vous connaissez les mères ? Vous devriez rencontrer la mienne. Le Jeune Homme, a 50 ans, avec un vagin.
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19h50.
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L'autobus arrive.. Et continue.
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Et la mère du Jeune Homme, qui ne sacre jamais (une petite différence entre nous), de lacher un retentissant TABARNAK! Avant de partir dans une shire monumentale, sur les 4 flasheurs, après l'autobus, en sacrant.
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Et la mère du Jeune Homme de se lancer a 100 Km/h sur la 138 derrière l'autobus, en furie, en claxonnant et en faisant des appels de phares.
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Le Jeune Homme qui ne peut s'empêcher de rigoler un peu malgré tout ce que la situation a de frustrant qui ne cesse de répéter à sa mère que c'est inutile.
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Mais la mère est au moins aussi entêtée que le Jeune Homme.
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15 kilomètres.
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C'est la distance entre le village de la mère et le village suivant, ou est l'autre arrêt.
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15 kilomètres dans la tempête, a 100 Km/h, a suivre l'autobus en klaxonnant et en faisant des appels de phares.
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Rendu a l'arrêt du village suivant l'autobus s'immobilise dans le stationnement d'une supérette fermée depuis des lustres.
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La mère qui dépasse en trompe l'autobus avant de s'immobiliser devant le véhicule dans une passe de break-à-bras digne d'un film d'action, toujours sur les 4 flasheurs.
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La mère et le Jeune Homme qui ont tous les deux la face comme un coup de poing regardent l'autobus.
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Voyant que la situation risque de dégénérer le Jeune Homme s'empresse de ramasser ses 258078690682405984 sacs et de débarquer.
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Le Chauffeur, nous ayant vu la face, fait de même. Il descends de l'autobus et referme la porte.
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Le Jeune Homme s'avance, les yeux noirs, et avant même d'avoir pu dire un mot il se fait lancer par le congénital de chauffeur un retentissant ;
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-Change de face!
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La mère du Jeune Homme débarque de la voiture et, sans laisser au Jeune Homme la chance d'en placer une, contre-attaque avec la très délicate phrase;
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-Coup donc calvair! J'prends la peine d'appeler pour aviser que quelqu'un va monter, on fait placer la pancarte d'arrêt dans le chassis du resto pis j'me met sur les 4 flasheurs sur le bord du chemin pis tu passes tout dret osti d'moron! C'est quoi là? Va falloir que j'me criss a poil pis que j'me couche au travers d'la 138 pour que t'arrêtes pour embarquer l'monde maudit colon ?
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(J'vous l'avait dit que je retenais pas des voisins)
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S'en suit quelques minutes d'un échange peu glorieux entre la mère et le chauffeur pendant que le Jeune Homme, qui a de plus en plus peur de se faire dire de manger un char de marde pis de rester sur le bord de la route par le chauffeur tente de calmer le jeu.
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Dans une tentative désespérée de rapprochement le Jeune Homme demande au Chauffeur son nom...
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Grave erreur de jugement.
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En fait, le Jeune Homme a demandé le nom du chauffeur 4 fois et n'a jamais réussi a avoir d'autre réponse que des choses du genre ;
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-Tu l'auras pas mon nom, si tu veux porter plainte tu te débrouilleras avec le numéro de l'autobus pis tu vas arrêter d'être arrogant avec moi pis..
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Ainsi de suite jusqu'à ce que le chauffeur, acculé au pied du mur par un Jeune Homme qui a finalement rejoint sa mère dans sa folie vengeresse, lance LA phrase ultime;
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-J'VA APPELER LA POLICE!
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Et la mère de rétorquer;
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-Si tu veux j'peux l'appeler pour toi, j'travaille au poste. C'est Keven qui est de garde ce soir, on s'entend quand même bien...
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Finalement le Jeune Homme est monté dans l'autobus, sous le regard sidéré des autres passagers, peinant à remonter l'allée, chargé de ses 548293604 sacs.
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15 minutes plus tard le Chauffeur appelait le Jeune Homme à l'avant de l'autobus.
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Le Jeune Homme se penche vers le chauffeur, le visage neutre, et lache un Quoi? qui se veut presque neutre.
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Finalement, pour Noël, le Jeune Homme a eu droit à des excuses du chauffeur.
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Inutile de vous dire qu'il était content d'arriver à Québec, dans le confort de son domicile, après toutes ces émotions.
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On dira ce qu'on voudra entk, le Jeune Homme lui vous le certifie.
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C'est pas vrai qu'on s'ennuient en région.

5.12.09

All I want for Christmas this year is..

Vous savez quoi ? Le Jeune Homme s'ennuie d'écrire.

Si vous saviez à quel point cet exercice s'est révélé libérateur au cours des années. Longtemps ce blog a été la soupape qui empêchait au Jeune Homme de faire sauter le bouchons.

Ses conflits internes, il les géraient grâce à son blogue. Le simple fait d'écrire et de verbaliser les doutes d'une vie permet souvent de clarifier sa pensée, de remettre en perspective nos doutes et d'affronter la vie avec la tête plus claire.

Ses problèmes avec les autres, souvent, il arrivait à les régler ici. Pas directement avec la personne, mais avec lui même. Écrire, décrire les situations, les évènements, apportaient une lumière nouvelle.

Son passé, maintes fois raconté, a fini par s'épuiser. Un coup l'histoire écrire elle paraissait souvent moins importante, plus... passée. Un soulagement d'une douceur effroyable.

L'amour, souvent exprimé en textes ici, s'est souvent rendu à ses destinataires. Ce blogue a beaucoup aidé à faire avancer les relations inter-personnelles du Jeune Homme.

Et pourtant, la magie s'en est allée avec les années. Le Jeune Homme crève d'envie de recommencer a écrire.

Il crève d'envie d'embrasser de nouveau cette soupape, cet échappatoire, ce "traitement" qu'était autrefois le blogue.

Mais les mots ne viennent plus. Maintes fois depuis quelques semaines me suis-je assis devant l'écran, débutant un texte, incapable de le terminer.

Suis-je rendu trop exigeant face à moi même quand à l'écriture? Je ne crois pas.

Pourtant si vous saviez à quel point à l'époque de la gloire de ce de bout de web à quel point chaque texte coulait seul de mes mains et de ma tête, sans effort aucun. Aujourd'hui, même écrire ces quelques lignes est pénible et insatisfaisant.

Comme si je n'arrivais plus à mettre en mots les pensées qui tourbillonnent dans ma tête. Chaque ligne que je tape et que je relis semble triste, terne, beige.

Voilà pourquoi le Jeune Homme n'écrit plus. Pas parce que le blogue était trop populaire et qu'il en déclinait certains dommages collatéraux. Pas parce qu'il n'a plus d'histoires a raconter.

Juste parce que maintenant, pour la première fois, il n'arrive pas à la satisfaction première qu'il a vécu lors des premières années.

Peut-être le Jeune Homme était il trop orgueilleux. Mais il reste avec l'idée que son blogue des belles années était non seulement un exercice libérateur de haute qualité mais aussi un produit fini valable.

Il fut un temps ou le Jeune Homme caressait même l'idée de publier un petit recueil de ses meilleurs textes. Il y en avait de très bons vous savez? Muscaphobie , Sex Story, quand St-Foy s'en mêle , Les Phrases qui Tuent , entre autres. Et savez vous quoi ? Il croyait sincèrement avoir sous la main un matériel qui en valait la peine. En fait, il le croit encore.

Lorsqu'il s'égare à lire les archives de son bout de web le Jeune Homme est encore tout baba de voir à quel point certains de ses écrits passé sont, à ses yeux, des textes de qualité qui valent la peine d'être lus et relus.

Des tranches de vies pleines de lumières, de couleurs, de vie, de saveurs.

des étincelles de génies, des gemmes brutes qui, un coup retravaillées, ont vraiment de la valeur. Et pas seulement qu'à ses yeux.

Cher Père Noël,

Cette année je ne vous demande qu'une seule chose.

Redonnez moi le talent, la vigueur et la folie nécessaire à l'écriture. Plus que tout, je veux retrouver la flamme qui m'habitait. Plus que tout je veux recommencer à écrire comme avant, pour moi et non pour le glamour. Plus que tout je veux retrouver cette fierté de mes mots qui m'était jadis si chère.

All I want for Christmas is inspiration.

31.10.09

Vivre ou Survivre

L'adage dit que vieillir, c'est mourir mais.. dans l'fond, Vivre, c'est mourir un peu plus chaque jour, non?

Qui n'a jamais vu ce stupide poster datant de l'age jurassique avec ce ridicule poussin jaune qui sort de l'oeuf et la phrase "Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie", pseudo-phylosophie de la mort toujours plus proche?

Et puis, ya des ces gens qui disent régulièrement qu'il faut profiter de la vie car on ne sait jamais si on va se réveiller le lendemain matin. Plein de sagesse, déprimant à l'os.

Pourtant, tout nous y prépare en quelque sorte, non?

L'homme vit avec une quantité effroyable d'idées préconçues, de mythes, d'histoires pour nous assurer qu'après la mort, il y a la vie. Pourtant, au fond de nous, nous savons bien.

Après la mort he bien.. Il y a la mort. que voulez vous?

Pourquoi toutes ces idées, tous ces mythes, toutes ces histoires?

Parce que sans elles, la vie ne vaut plus la peine d'être vécue. Du moins, pas dans le sens ou nous la vivons, pas dans notre société actuelle, pas dans le sens de l'humanité.

Les animaux ne connaissent pas ou pratiquement pas la vie. Ils ne connaissent que la survie. L'instinct, la reproduction, cette lutte acharnée à vivre parce qu'il sont tout simplement vivant.

L'homme ne survit pas. Du moins, pas ici, en occident. L'homme n'a pas besoin de survivre. Il peut se permettre le luxe de vivre. Et ce luxe coûte cher.

Pourquoi vivre si la fin est sans raison, sans suite, sans résultat?

À quoi bon accumuler les richesses, les amis, la famille?

À quoi bon avoir des loi, des valeurs, des principes?

Si tout se termine dans un grand trou noir, pourquoi l'homme organiserait-il ainsi sa vie, en société, avec des buts, des rêves, des projets collectifs?

Pourquoi ne pas redevenir de simples animaux et survivre? À quoi bon vouloir plus que le fait d'être vivant, par instinct?

Pourquoi vouloir plus que de ne pas crever de faim ou de froid.

Pourquoi l'amour, l'amitié, le succès, l'avenir, le passé, toutes ces choses dont l'homme s'embarasse?

Voilà pourquoi l'homme s'entoure d'idées, de mythes et d'histoires.

Voilà pourquoi la religion.

Voilà pourquoi Dieu.

L'homme en est venu à vivre et non à se contenter de survivre simplement parce qu'il est devenu, avec les années, trop orgueilleux pour accepter sa propre disparition. Pas celle de sa race, la sienne. Individu par individu.

Il s'est voilé la face avec milles et unes histoires lui disant qu'il y aurait autre chose ensuite. La peur de s'éteindre et de n'être que néant, la peur d'avoir vécu en vain, à été refoulée dans un coin sombre par les Dieux, le paradis, un monde meilleur, un but ultime.

Ensuite, la conscience (presque) tranquille l'homme a pu apprendre à vivre et "profiter" de la vie.

S'en est suivi une décadente surenchère de la vie, parfois dans le luxe et le stupre, parfois dans la piété et la privation.

Tous les hommes vivent avec l'idée que leur vie ne sera pas vaine, que leurs acquis, leurs succès, leurs bons gestes resteront pour l'éternité gravé dans une pierre, quelque part de l'autre côté de la mort.

Tous les hommes craignent parfois le soir que de l'autre côté de cette étape rien ne les attendent.

Mais croyant ou pas, optimistes ou pas, tous les hommes continuent de vivre parce qu'un jour, ils ont goutés à la vie.

Après avoir seulement respiré son arôme, qui pourrait se satisfaire de survivre?

Voilà pourquoi l'homme croit, que ce soit en Dieu, en un être supérieur ou simplement... En lui même.

Tous les hommes ont peur du noir.

12.9.09

La Vieille Waitress

Ce texte fera probablement sourire toute personne qui a déjà travaillée en restauration et laissera probablement perplexe toute personne n'ayant jamais connue ce domaine.
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La Vieille Waitress. Un titre de texte, un mythe, un fait réel.
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Du moins réel pour bien des gens de la restauration, pour moi et pour les collègues, pour les habitués de ce domaine qui ont décidé de faire carrière ou qui ont peur d'y finir leur jour par dépit.
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La Vieille Waitress.
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D'où vient l'idée d'un texte sur ce sujet? D'une, voir, de plusieurs conversations avec Verbatim au cours des dernières semaines.
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Comme certains d'entre vous le savez, après une pause de plusieurs mois de la restauration, après plusieurs mois de réflexion, de remise en question, d'auto-évaluation, Verbatim est revenu cet été au sein de notre équipe, sur notre terrasse, au coeur de la Vieille-Capitale.
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Verbatim est visiblement épuisé de la restauration. Une grande perte d'ailleurs, car Verbatim est un atout de taille dans une équipe, un serveur comme il s'en fait peu, un collègue de travail intègre et compétent, un leader. Verbatim est une étoile quoi!
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Mais verbatim s'est fatigué de s'épuiser d'années de restauration, brûlé par les longues heures, le manque de reconnaissance des patrons et du domaine, l'incapacité d'avancer sans se brûler les ailes, l'insécurité financière, les douze heures passée debout sans manger et sans boire.
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Verbatim s'est épuisé de ces collègues de travail toujours parti fumer, toujours parti manger, toujours en retard, toujours en train de jaser au lieu d'astiquer des verres, des ustensiles, de faire du ménage, de remonter des tables.
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Verbatim s'est épuisé de ces collègues de travail toujours en retard, toujours pressés de faire leurs caisses, toujours premiers parti.
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Verbatim s'est épuisé de travailler avec des gens de plus en plus jeunes alors que lui vieillissait, de travailler avec des gens de moins en moins dédié au domaine et de plus en plus là pour l'argent. Ces gens qui ont de moins en moins d'expérience et de talent par rapport à lui.
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Ces gens qui rentrent après lui, qui partent avant lui, qui fument 6 cigarettes durant leur quart de travail, qui ne sont jamais disponibles pour remplacer mais qui veulent toujours être coupés ou en congé.
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Je dis verbatim... Je pourrais aussi dire le Jeune Homme.
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Le Jeune Homme est moins affecté... Pour l'instant.
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allez savoir si c'est parce qu'il est plus fort, ou parce qu'il s'y consacre depuis moins longtemps, ou parce qu'il est plus stupide, ou parce que lui aussi va fumer de temps à autre.
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Mais le Jeune Homme et Verbatim se reconnaissent de plus en plus souvent dans ce mythe qu'est ''La Vieille Waitress''.
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Et c'est là que les gens de la restauration laissent échapper un amer sourire pendant que les non-initiés se demandent: '' Mais qu'est-ce que la Vieille Waitress''?
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He bien, laissez-moi vous expliquer.
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D'abord il faut que vous sachiez que tout restaurant ouvert depuis plus de 10 ans et/ou étant possédé par quelqu'un ayant trempé de près ou de loin dans la restauration au cours des 10 dernières années en est pourvu.
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Si la Vieille Waitress n'est pas invariablement une femme, elle l'est plus souvent qu'autrement. Ne nous le cachons pas, jusqu'à tout récemment la restauration était un domaine presque exclusivement féminin pour ce qui à trait au service.
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Si certains établissements de haut niveau se targuaient d'engager une majorité d'homme, la plus grande parti des établissements de restaurant accessible à la majorité employaient majoritairement, voir exclusivement, des femmes. Parfois quelques étudiants.
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MAIS! Mais les ''Carriéristes'' étaient majoritairement des femmes.
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Si une bonne parti d'entre elles ont aussi suivi un cours de coiffeuse et/ou esthéticienne et/ou tout autre emploi du genre, elles sont revenues en restauration.
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Ces femmes ont choisi la restauration, pas nécessairement par passion, mais par défaut.
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Pas qu'elles n'aimaient pas ce qu'elles faisaient. Elles ont juste fait l'erreur que beaucoup de professionnels de la restauration font. L'argent vite fait bien fait vite dépensé est une drogue dont peu de gens réussissent à se libérer.
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Souvent l'ont peut dire que ces Vieilles Waitress furent à une autre époque de véritables Queens de la restauration. Elles ont souvent un CV impressionnant et si vous vous attardez quelques minutes à parler passé avec elles vous serez surpris des histoires qu'elles pourront vous sortir.
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Histoires glorieuses? Rarement. Souvent les termes qui qualifient leur chemin de vie est acharnement, endurance, patrons abusifs. Ces femmes se sont battues pour rester intègres à elles-mêmes et, pour la majorité, elles le sont restées.
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Les Vieilles Waitress sont respectées de leurs patrons et de leurs collègues, craintes voir. Souvent tournées en dérision lorsqu'elles sont absentes, rares sont ceux qui osent leur tenir tête face à face.
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La Vieille Waitress Typique est habituellement agée entre 40 et 55 ans. Plus vieille employée du restaurant, elle a priorité sur les horaires et les sections.
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L'horaire qui lui convient, c'est à dire de jour du mardi au samedi, la section de son choix, c'est à dire la plus payante tant qu'elle est capable, la plus facile à travailler (la plus proche de la console/ordinateur/cuisine) quand ce n'est plus le cas.
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Ici se divise en deux le Mythe de la Vieille Waitress. Voyez pourquoi.
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Certaines femmes sont exceptionnelles de par leur nature. Elles ont la cinquantaine, vous la jeune vingtaine et, si vous prenez quelques minutes pour vous arrêter et y réfléchir, vous comprenez que jamais, je dis JAMAIS, vous n'arriverez à en faire autant qu'elle rendu à cet age, aussi pathétique puisse-t-elle être par instant.
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D'autres sont juste pathétiques. Voilà. Ces dernières sont habituellement WAYYYYY MUCH plus simpathique que les autres.
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Mais certains points font qu'elles sont toutes, d'une certaine manière, ces Vieilles Waitress admirables mais qu'on aime détester.
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-La Vieille Waitress est toujours dans la section 1. la section 1, dans n'importe quel restaurant, est la section la plus payante. Quelle soit grande ou petite vous pouvez être sur que c'est la première section à se remplir et celle ou, même les jours les plus morts, vous ne repartirez pas bredouille.
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-La Vieille Waitress défendra SA section 1 bec et oncles contre tout envahisseur, que cette intrusion soit justifiée ou non. Et ne croyez surtout pas avoir l'appuie de votre patron si d'aventure vous vouliez y mettre le bout de votre petit orteil alors qu'elle est sur l'horaire. Votre patron est persuadé que son restaurant sombrera dans la faillite à la minute ou SA Vieille Waitress venait d'aventure à quitter, même si tout le monde sait pertinemment que a) le resto se porterait mieux sans elle et b) Ou pourrait-elle bien aller?
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Si entre la section 1 et une autre section se trouve une table volante (table que deux serveurs s'alternent à tour de rôle) vous pouvez être certains que la Vieille Waitress n'aura jamais le temps de prendre la table volante mais qu'elle sera prête à vous crucifier sur la porte battante de la cuisine avec des pics a brochette si d'aventure vous prenez cette table alors que ce n'est pas votre tour. Il est de mise de laisser les clients attendre 15 minutes sans qu'elle aille les voir, jusqu'à ce qu'ils s'impatientent et soient prêt à sauter une solide coche, avant qu'elle ne vous les refile. Tenez vous le pour dit.
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La Vieille Waitress est toujours sur place 15 minutes avant sont chiffre pour prendre un café et vérifier que vous avez tout fait avant qu'elle ne commence. Ne vous trompez pas, elle n'est pas lâche. La preuve, elle sera probablement la dernière à quitter après avoir rempli sa console de travail, ses sucriers, ses salières et poivrières. Elle aura fait astiquer les verres et les ustensiles par le bussboy ou le suiteur et aura eu le temps de parler un peu avec tout le monde. Quand elle quitte sa section est impeccable. Elle doit aussi l'être quand elle arrive, PEU IMPORTE que vous ayez passé les 4 dernières heures à courir comme un imbécile, dépassé par les évênements, et que vous ayez fait 3 fois et demi l'impossible. Aucune explication possible avec la Vieille Waitress.
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La Vieille Waitress donne ses ''cotes'' (pourcentage des ventes que nous devons verser) au personnel de soutiens à la cenne près, arrondissant parfois généreusement au dollar près lorsqu'elle considère que ''la petite fille et/ou le p'tit gars'' a bien travaillé. C'est à dire qu'il s'est décarcassé pendant 8 heures pour lui permettre de faire 280 dollars, elle daignera lui donner 14$ plutot que 13.25$ alors que tout serveur de moins de trente ans filera un 20$ sans même se poser la question.
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La Vieille Waitress entretient rancoeur et haine envers pratiquement tous ses collègues de travail et aimes tous et chacun à la fois. La Vieille Waitress à comprise et assimilée un concept propre à la restauration. On est amis AVANT et APRÈS le travail. Dommage qu'elle ne voit jamais personne en dehors du travail.
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La Vieille Waitress ne demande JAMAIS d'aide d'un collègue de travail... Et n'en offre jamais. Au mieux elle abuse à souhait des services du personnel de soutiens, monopolisant ces derniers, privant les autres serveurs de leur aide si utile.
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Une Vieille Waitres dans l'fond, c'est le pilier d'un établissement ainsi que la pire plaie que ce dernier puisse connaître.
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Une Vieille Waitress, c'est tellement de chose qu'un seul post ne pourrait résumer l'ensemble d'un personnage aussi complexe et carricatural.
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Voilà pourquoi le Jeune Homme s'arrête ici ce soir. Posez vos questions, nous y reviendront plus tard cette semaine.
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Posez aussi vos questions sur la restauration. Le Jeune Homme à envie de démystifier son domaine, de décrier les clichés, de dénoncer les fantomes.
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Allez-Y!

Speak Loud!

5.8.09

Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme, 70 Heures par Semaine

Un Jeune Homme au Resto 70 heures semaines, qui se démène. Un Jeune Homme qui a pris en charge un resto sans coup de main de ses boss, qui a passé des heures, des jours, à se casser la tête, à chercher quel fournisseur appeler pour telle ou telle chose, quel technicien répare tel ou tel truc.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable devenue assistante-gérante qui ont engagé un chef du double de leur age, conscient de l'ironie de la situation.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui ont travaillés comme des nègres pour arriver en temps et en heure pour l'ouverture de leur terrasse.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable, 70h00 semaine, toujours présents pour tous et chacun, qui tiennent ensemble tous les morceaux de ce gros casse-tête.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui ont fait de leur mieux et qui ont bien fait. Le Resto est en santé, le Resto est rentable, le Resto n'a pratiquement pas de problème.
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Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable qui travaille pour une société qui possèdent plusieurs entreprises.
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Un Resto qui est la seule entreprise d'une société à vraiment faire de l'argent par les temps qui courent, des gestionnaires nerveux qui nous poussent à tenir les comptes serrés, qui nous tiennent à la gorge à chaque sous dépensé, qui vérifient et contre-vérifient chaque cenne noire dépensée.
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Des gestionnaires sans respect qui n'ont même pas la décence de remercier un Jeune Homme et une Waitress insatiable qui font, cette année, des miracles avec 3 piasses et quart, 70 heures semaines et énormément de volonté.
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C'était il y a quelques jours.
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Un gestionnaire qui passe au resto et qui accroche le Jeune Homme.
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Jeune Homme qui a engagé une employée de l'hôtel qui jouxte le restaurant.
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Une employée dévouée, travaillante, prête à donner quelques heures au restaurant parce qu'elle apprécie le Jeune Homme et la Waitress Insatiable, l'Équipe.
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Un Gestionnaire qui saute une moyenne coche parce que le Jeune Homme VOLE des employés a l'hôtel.
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Une conversation entre un gestionnaire et un Jeune Homme qui dégénère sur les problèmes putatifs de l'hôtel et les répercussions sur un restaurant bien géré mais à la merci des problèmes du-dit hôtel.
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Un Gestionnaire qui engeule un Jeune Homme gérant devant ses employés, qui le rabroue, le rabaisse, le descend, le méprise devant tous et chacun. Devant ses employés, devant ses collègues, devant des clients de l'hôtel et du restaurant.
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Un Jeune Homme qui ravale ses paroles et qui plie l'échine pour le bien du Resto, pour ses employés, ses collègues de travail, sa Waitress Insatiable, assistante-gérante, partie pleurer en bas, seule, en cachette, pour soustraire au regard des autres une honte qui n'a pas sa raison d'être.
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Le lendemain le même gestionnaire qui passe au resto comme le Jeune Homme revient d'un diner avec la Waitress Insatiable, en congé pour une rare fois. Ils ont parlés.
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Un gestionnaire qui demande au Jeune Homme s'il a quelques minutes a lui accorder pour une discussion en privé.
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Soupir discret du Jeune Homme. Quand fait y aller ben... Faut y aller.
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La porte du bureau se referme derrière deux hommes qui n'ont pas envie de parler mais qui le doivent. Le Jeune Homme parce que son Patron l'exige, le Gestionnaire, parce qu'il en sent l'obligation.
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Et le gestionnaire de débuter ainsi;
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-Je suis désolé. Ce qui est arrivé hier est indigne de moi, ce n'est pas ainsi que j'ai habitude de traiter les gens et c'était injuste envers toi. Je sais que tu as raison, que vous avez des problèmes avec l'hôtel, que toi et la Waitress Insatiable faites de votre mieux. Vous faites, bien, vous faites mieux que tout ceux qui ont été à votre place avant vous. Vous faites des miracles sans argent, sans personnel, sans appuie de notre part et nous en sommes conscient. Jamais je n'aurais du te parler de cette manière, encore moins devant témoins et je ne peux que m'excuser platement. Nous sommes submergés sous les problèmes, je dors peu, j'ai overréacté et j'espère ne plus jamais revivre cette situation.
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Un Gestionnaire qui, finalement, avait vu s'allumer cette étincelle au fond des yeux du Jeune Homme.
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui travaillent tout l'été 70h00 semaine, qui font de l'argent 70h00 semaine.
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Et cette idée qui germe tranquillement.
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Ils ont rencontrés des gens intéressants cet été. Des partenaires potentiels. Deux.
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Un chef d'expérience avec un peu d'argent, et un jeune cuisinier, Sous-Chef, plein de volonté, qui possède aussi son petit cash down.
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui regardent tranquillement les locaux commerciaux à louer et qui pense de plus en plus sérieusement à leurs avenir.
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Waitress Insatiable et Jeune Homme en affaire, propriétaires?
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Ils sont assez fous. Ils en font déjà tellement pour une entreprise qui n'est pas la leur.
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Toute cette énergie ne pourrait-elle pas être placée ailleurs, mieux investie, dans tous les sens du terme ?
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Une Waitress Insatiable et un Jeune Homme d'honneur, qui termineront leur saison, par respect pour leur engagement, par respect pour leurs employés, collègues de travail.
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Mais il reste une chose.
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Il reste une Waitress Insatiable et un Jeune Homme fatigués de travaillés pour d'autres, une Waitress Insatiable et un Jeune Homme qui savent qu'ils peuvent faire beaucoup avec trois fois pas grand chose, une Waitress Insatiable et un Jeune Homme avec un petit cash down et des couilles grosses comme le monde qui, probablement bientôt, tenteront de révolutionner leur monde.

24.7.09

Une Faute Majeure.. , Faut Laisser Couler.

Histoire malheureusement véridique arrivée à un collègue de travail il y a quelques jours au resto.
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Big Boy est serveur sur notre terrasse depuis le début de la saison. Habitué de travailler dans un pub c'est sa première expérience de service dans un restaurant.
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Habituellement moi et la Waitress Insatiable n'engageons pas de gens sans expérience. Sans beaucoup d'expérience. La pression est forte durant l'été et nous demandons beaucoup de nos employés. Du rendement, de la vitesse, de la patience, une bonne forme physique, une stabilité émotive et mentale solide.
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Mais Big Boy nous ayant fait forte impression nous l'avons essayé. Et puis il nous a favorablement impressionné alors il s'est joint à notre groupe déluré, partageant ses soirées avec le Jeune Homme, la Waitress Insatiable, Verbatim et tous les autres.
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Big Boy mesure plus de 6 pieds et pèse plus de 200 lbs. Ancien joueur de football qui s'est retiré suite a une blessure majeure, sa beauté n'a d'égale que son charisme et sa gentillesse.
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Un garçon en or quoi !
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Il y a quelques jours le Jeune Homme faisait la soirée sur la terrasse avec Big Boy et un autre serveur. Beaucoup de clients. Vraiment beaucoup de clients.
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Mais la soirée allait bien. Bon beat, les tables rentraient une après les autres, le roulement était constant.
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Big Boy qui sert un couple dans la mi-quarantaine, Québécois corrects à défaut d'être sympathique.
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Couple qui semble relativement aisé, sans être non plus riche à craquer. Un couple comme on en sert plusieurs fois à tous les soirs.
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Big Boy qui sert deux cocktails au couple en apéro et qui prends la commande de bouffe et de vin pour la suite. Tout se déroule bien.
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Lorsque le suiteur apporte les plats principaux à la table Big Boy apporte le verre de vin blanc de la Dame, lui souhaite bon apétit.
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Il repasse ensuite quelques minutes plus tard pour s'enquérir de leur satisfaction. Hochement de tête positif sans même lui accorder un regard. On s'habitue, croyez pas.
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Vient la fin du repas et le moment de l'addition.
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Big Boy qui dépose sur la table une facture de 122.54$.
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Monsieur regarde le détaillé de la facture et fait revenir Big Boy à la table.
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"Nous avons très bien mangés mais cependant vous avez commis une faute majeure lors de votre service Big Boy"
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Big Boy en toute humilité s'enquiert de la nature de cette faute. Il ne fait ce métier que depuis quelques semaines, il est conscient que quelque chose peut lui avoir échappé. L'erreur est humaine.
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"Vous avez apporté le verre de vin de ma femme avant qu'elle ait terminée son cocktail"
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Big Boy qui s'excuse tout en expliquant à l'homme qu'il a apporté le verre de vin de la Dame en même temps que son repas, comme prévu lors de la commande.
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Et l'homme de ne pas répondre, de placer 125 $ dans le pad de facture et de dire a Big Boy qu'à l'avenir il devrait se souvenir de ne plus commettre ce genre d'erreur.
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La femme silencieuse depuis le début du repas prend sa bourse, se lève et quitte la table, suivie de son mari, laissant notre pauvre Big Boy à la table, la machoire à terre.
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Quand Big Boy est venu me trouver pour me raconter cette histoire je n'ai rien pu faire d'autre que de poser une main sur son bras et lui dire, avec un léger soupir ;
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"Ya des gens qui feraient n'importe quoi pour pas te laisser de pourboire. Ce monsieur là doit jamais rien laisser au restaurant, il doit toujours trouver une raison de pas en laisser, question de se faire à croire qu'il n'est pas cheap mais plutôt un "consommateur averti"."
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Et Big Boy de fermer les yeux quelques secondes, de prendre une grande respiration et de replonger dans la mer de monde sur la terrasse, le sourire aux lèvres, professionnel comme tout.
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Big Boy ce soir là qui comprenait vraiment ce qu'on voulaient tous dire par " par fois il faut juste laisser couler et passer à la prochaine table".

16.7.09

une Grand-Mère Enragée

Ya de ces gens qui font preuve de mauvaise foi comme ils respirent, j'sais pas si vous comprenez ce que je veux dire.
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Mardi soir au resto, le Jeune Homme est un peu fatigué. en fait depuis dimanche il a défoncé son 40 heures de travail, la Waitress insatiable, son assitante-gérante étant en congé pour depuis quelques jours pour cause d'épuisement intense.
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Le Jeune Homme ne vous l'avait pas dit? Il a eu une promotion, il est maintenant Grand Manitou du restaurant. Pour quelques sous de plus de l'heure il a finalement endossé un maximum de responsabilité. Folie et passions marchent main dans la main, sur le bord d'un précipice et c'est à se demander si une des deux n'entrainera pas l'autre dans une longue chute mortelle.. m'enfin !
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Une femme enceinte et son petit bébé en poussette accompagnés de Grand-Maman se présentent à la porte du restaurant vers 19h00 pour souper. Des Québécois en vacance à Québec pour quelques jours. Gentilles sans plus, le genre de clientes qu'on sert sans trop remarquer et dont on ne se souvient pas. Random People quoi .
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Grand-Mère qui prend les pétoncles mi-cuits à l'émulsion de céleri comme entrée.
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Amère déception. Cette entrée est délicieuse, le Jeune Homme y a goutée, les clients louangent le chef à chaque reprise.
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Grand-mère n'aime pas
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Et Grand-Mère qui a décidée que ce soit, ELLE NE SERAIT PAS SATISFAITE.
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Arrivent les plats principaux, Grand-Mère est déçue.
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Sa Bavette de Boeuf (un de nos plat les plus populaire) est trop grasse, il y a trop de sauce, cette dernière ne goûte rien, etc...
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Jeune Homme appelé à la table par leur serveur à bout d'imagination.
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Jeune Homme qui discute avec les deux dames, qui arrive à un arrangement. Jeune Homme qui sait que le plat servi est délicieux mais qui ne veut pas jouer le nom de son établissement pour une assiètte a 21 $.
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Jeune Homme qui fait faire un filet mignon à Grand-Mère pour le prix de la bavette, en rush, devant toutes les autres tables, pour lui faire fermer la trappe.
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Grand-Mère qui chiale a Gueule déployée que la bouffe est pas mangeable, qu'elle espère pas être malade, que c'est donc dommage de finir ses vacances de même, d'une voix extrêmement forte et déplaisante.
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Grand-Mère qui cherche à faire un témoignage à voix haute dans l'intérêt public de spectateurs qu'elle n'a pas, les tables aux alentous étant pour l'instant innocupés, la majorité des clients étant en terrasse.
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Le Jeune Homme d'avertir l'hôtesse de n'installer personne sur les tables autour sous AUCUN prétexte. Cette vieille folle est bien capable de se retourner pour dire aux nouveaux clients de quitter l'établissement jambes à leur cou s'ils tiennent à leur vie.
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Jeune Homme qui voit le serveur leur apporter l'addition avec soulagement et appréhension à la fois, ayant observé discrètement la Grand-Mère se pomper elle même au cours des 45 dernières minutes et s'attendant au grand feu d'artifice final propre à ces gens qui ont décidé qu'ils ne seraient plus jamais satisfait.
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Il y a trois marches qu'il faut monter pour entrer à l'intérieur du restaurant. Donc trois marches à descendre lorsque les clients quittent l'établissement.
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En voyant la mère arriver devant les marches, enceinte, avec sa poussette, l'hôtesse s'avance dans les marches et propose à la mère d'aider à descendre son chargement tout en avançant les mains sur le devant de la poussette.
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Grand-Mère en furie qui bouscule sa fille enceinte, dévale les marches et fou une claque à l'hôtesse, la projetant presque sur le pavé de la rue, en lui crachant que nous en avons suffisemment fait pour ce soir.
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Sans un mot de plus, avec un simple dernier regard de mépris, elle descend brusquement le landeau, sans égard pour son petit fils et quitte sans se retourner, sans même attendre sa fille enceinte.
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Cette dernière pose la main droite sur la rampe de l'escalier, descends pesemment chaque marche, et pousse son bébé lentement, d'une démarche lourde, vers la noirceur de la nuit, jusqu'à disparaitre dans la nuit.
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Et le Jeune Homme d'avoir un pincement au coeur en se disant que la personne la plus déçue ce soir là n'aura probablement pas été la Grand-Mère mais la fille, polie, discrète et soumise qui seule s'en retourne derrière sa mère, gênée de gestes qu'elle ne posera probablement jamais....

9.7.09

BITCH IS BACK

Le Jeune Homme et Verbatim arrivent au resto vers les 16h00. Il pleut, il fait froid, il fait gris. Comme dirais Mlle Escobar, l'été est un concept teeeeeeeeellement 2008... Et même encore!
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Et puis voilà le soleil qui se pointe le bout du nez, la température qui monte de 10 degrés et un Jeune Homme qui court sur sa terrasse, un ordinateur dans une main, une pile d'assiette à pain dans l'autre, pressé de faire sa mise en place.
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Verbatim qui passe à côté, le Jeune Homme qui la prend par la main et lui pointe le soleil haut dans le ciel;
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Tu vois la grosse boule de feu dans le ciel Verbatim? C'est le Soooooooleil!
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On se passe de commentaire s'il vous plait.
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La soirée avance et les clients arrivent, rendus comme fous par ce beau temps impromptue, inattendue, tellement bienvenue !
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Des plats en direct, des Québécois cheap et chialeux, quelques Ontariens aux visages fades et sans traits et aux corps vêtus de linge ROOTS et autres marques de prédilections propres aux Canadiens Anglais.
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Un Jeune Homme qui renait de ses cendres, pour votre plaisir, on l'espère !
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Comme disait ce grand sage inconnu de tous;
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THE BITCH IS BACK !

21.11.08

Service Rendu

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le Jeune Homme est en congé pour l'hiver. Dans un remake de l'époque ou il créa ce blog, mais en mieux organisé, il a repris la pénible communication avec les employés du bureau de l'assurance-emploi.
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Après avoir reçu sa cessation d'emploi le Jeune Homme est retourné eu Resto pour faire l'inventaire final du bar et de la cave a vin. Une tâche fastidieuse que personne ne m'envierait.
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Puisque j'avais déjà fini de travailler mon patron pouvait difficilement me payer pour cette tâche.
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Ma timide suggestion d'un salaire "en tsour d'la table" s'étant fait anéantir par ce dernier avec un air virtueux hautement suspicieux, il m'est donc arrivé avec une contre-proposition;
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Disons que je ne travaille pas pour lui. Disons que je lui rend "service".
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Il pourrait décider, de bonne foi, de me "remercier" pour ce "service" rendu et ne donnant un "cadeau" pour exprimer sa gratitude.
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C'est fou ce qu'on peut faire dire aux mots quand on s'y attarde quand même nom ?
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je suis allé au resto cette semaine pour aller chercher mon "cadeau" que je savais être du vin.
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Je me demandais bien avec quoi je finirais. Quelques bouteilles d'un vin correct, ou alors une très bonne bouteille que je n'oserais jamais ouvrir par peur de "gaspiller" un "produit de luxe"?
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J'ai eu ma réponse. Et disons que ça dépasse toute attente.
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Le Jeune Homme à en sa possession une belle bouteille de La Beaume 1985.
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Christ, s'te vin là est v'nu au monde 1 an après moi!
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J'ai honnêtement un doute.
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Une bouteille de vin c'est pas un produit qui est bon éternellement. Ca augmente en valeur et en qualité pendant un bout de temps pour ensuite dépérir et finir comme vin bon pour faire de la sauce a spag.
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J'ai l'impression de m'en être fait passer une. D'ailleurs ça a paru dans ma face quand il m'a donné la bouteille.
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Mais !
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Mais c'est pas bien grave.
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Peut-être que c'est super, peut-être que ce l'est pas, mais chose certaine moi et mon patron on s'est très bien compris sur celle là.
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C'est le dernier test avant l'été prochain.
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La fin d'une longue suite de manières différente de nous jauger pour mieux nous comprendre et mieux travailler ensemble.
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Si ce vin s'avère être dégeu, j'vais savoir à quoi m'en tenir. Parce que mon patron m'a dit en avoir ouvert une bouteille ya deux semaine et avoir beaucoup aimé ce vin.
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Il sait déjà que je me laisse facilement abuser par mes employeurs.
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On va voir s'il me croit stupide.
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Et puis, en bout de ligne, il va finir par comprendre qu'un Jeune Homme ça se laisse fourrer juste quand ça lui procure du plaisir ! ;o)

8.11.08

Ton odeur

Qui aurait pu croire qu'un jour je t'aimerais autant?
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Je me souviens de toi comme si c'était hier. Il y a longtemps, une éternité, je te détestais.
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Toujours tu rodais autour de moi, t'insinuant dans ma vie sans mon accord, flirtant avec mon entourage toujours charmé parfois.
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Mes parents, beaucoup de mes amis, tout le monde t'aimais je crois bien. Si peu étaient insensible à ton charme.
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Certains disaient avoir besoin de toi. D'autres appréciaient les moments de répit que tu leurs offraient. D'autres, mêmes s'ils disaient ne pas être tombé sous ton charme, ne pouvaient te résister.
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Je me souviens de ton odeur à cette époque.
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Froide et amère. Lourde même.
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Elle me surprenait à tout moment et me répulsait.
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Qui aurait pu croire qu'un jour j'en viendrait à l'aimer, même si j'ai encore parfois honte de la sentir me caresser au plus profond de mon être.
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Tu t'es approché de moi si subtilement, si sournoisement, que je ne t'ai même pas vu t'installer dans ma vie. Prendre une place que je t'ai longtemps nié avant de finir par défendre de façon pathétique et fort peu honnête.
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Depuis longtemps ton odeur me frôlait, m'agaçait, m'intriguait.
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Mais qu'est-ce que les gens pouvaient bien te trouver ?
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C'est probablement la curiosité qui m'a fait approcher de toi en tout premier lieu.
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Pourtant la première fois que j'ai posé les lèvres sur toi j'ai été déstabilisé. Agréablement surpris, quoi que je n'ai osé l'admettre.
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Mes proches m'ont jugé pour ce rapprochement improbable et impromptue.
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Pourtant, sans m'en rendre compte, je te laissais déjà prendre prise sur moi. Déjà tu commençais à m'influencer, développant en moi un sentiment positif et malsain à ton égard.
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Dire que je t'aimais à ce moment là serait bien injuste. Je ne t'aimais pas.
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Mais ta présence m'étourdissais, me permettait de m'évader.
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Enfin je comprenais pourquoi d'autres t'aimaient. Comment ils avaient pu tomber sous ton charme discret mais ô combien puissant.
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Le jour est venu ou je n'ai plus réussi à me passer de toi.
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J'avais besoin de toi dans ma vie, tous les jours, toutes les heures, toujours.
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Tu étais là les soirs ou je me sentais seul et n'Avait rien à faire.
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Tu étais là quand c'était le temps de faire la fête avec mes amis, de rire, de boire et de déconner.
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Tu étais là pour voir le soleil se lever avec moi après ces longues nuits d'insomnies passées en tête à tête.
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Aujourd'hui encore, après plus de 6 ans, tu fais parti de ma vie.
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Jour après jour je m'amuse à t'allumer, satisfait de te voir de consommer à petit feu pour finalement à chaque fois t'éteindre, brûlée de toute la satisfaction que tu m'apportes.
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Encore aujourd'hui je te haïs, du plus profond de mon coeur.
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Mais je sais aussi que je t'aime. Que je t'aime au point de m'être persuadé que j'ai besoin de toi.
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Un jour je te quitterai sans crier gare et je vivrai sans toi, libre, loin de ton pouvoir, de ton odeur et de la flamme qui te consume.
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Un jour, j'arrêterai de fumer.
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Maudite cigarette !

6.11.08

L'amour Sous Toutes ses Formes..

Ce soir j'ai lu un Blog.
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Le blog d'une personne que je connais qui parle d'une personne que je connais. Sa soeur.
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Ce n'est pas la première fois que je lis ce blog. Ce n'est pas la première fois que cette personne parle de sa soeur.
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En fait je connais cette personne. Et sa soeur.
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Aujourd'hui je me permet de raconter une histoire racontée par moi, vécu par d'autre, vue par plusieurs personnes, connaissances ou étrangers.
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Aujourd'hui je réclame la totale liberté auquel tout blogueur devrait avoir droit. Celle du nouveau blogueur lue par personne, connu d'aucun et d'aucune, libre de ses pensées et de ses mots.
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Comme toute bonne histoire se doit de débuter par une très classique introduction, allons-y:
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Il était une fois, il y a très longtemps et récemment à la fois, une fille.
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Jeune fille? Probablement. Elle n'a jamais été vraiment jeune mais, en même temps, elle le sera probablement toute sa vie.
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Cette jeune fille je la connaissais de vue. Je la croisais souvent au collège que nous fréquentions tous deux.
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Je la connaissais d'amis communs. Plus tard je l'ai connu en tant que soeur d'un de mes amis. Mais je saute des étapes.
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Chaque fois que je croisais cette fille sympathique quoi que différente de la masse dans les corridors de notre école je n'arrivais pas à me souvenir de son nom.
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Je savais que je la connaissais. Je savais pourquoi et d'où je la connaissais. Mais son nom m'échappait, comme sans importance pour l'être profond qui vivait en moi.
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Évidemment cette fille était très intelligente. Elle savait que j'oubliais son nom et trouvait un malin plaisir à me le remettre sur le nez. Chaque fois la conversation se terminait de la même manière. " Je suis "..." et tu as encore oublié qui je suis.
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Si cela peut t'apporter un baume, je n'ai jamais oublié qui tu es. Jamais à l'époque, jamais ensuite, jamais maintenant.
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Si notre relation a débuté par quelques amis commun, nous avons été rapproché par la force des choses.
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Moi et ton frère avons développé une relation extraordinaire.
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Tout est arrivé tellement rapidement.
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Nous nous sommes rencontré dans un grand moment de faiblesse.
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Nous avions tous les deux perdu un amour par lequel nous nous définissions beaucoup. Le sien était beaucoup plus profond et ancien que le mien, mais j'étais beaucoup plus jeune et en quête de moi même.
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Sans nous comprendre, nous arrivions à nous respecter dans ce que nous vivions.
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Celà a jeté les bases de notre amitié et jamais depuis elle n'a souffert de nos différentes épreuves et expériences justement grâce à celà.
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Lorsque je suis parti pour la vieille Capitale tu commençait déjà à faire des tiennes.
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Personne ne s'en inquiétait vraiment, tu avais toujours été différente.
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Différente avec un D majuscule.
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Tu n'étais pas comme les autres mais tous et chacuns y étaient tellement habitués que personne ne s'en alarmait vraiment.
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Certes, tu étais encore humaine.
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Tu étais toujours plaisante, quoi que parfois déconcertante.
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Je t'accueillais chez moi à bras ouvert.
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Moi et ton frère, mon ami, passions nos week-end ensemble, partageant mon lit chastement, partageant nos loisirs, nos amis, notre vie.
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Et avec plaisir nous t'invitions à entrer et vivre dans notre univers.
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Tu débarquait chez moi avec lui le vendredi et, sachant ta différence, nous te respections.
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Tu ne voulais pas sortir avec nous, tu pouvais rester chez moi.
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Tu voulais utiliser l'ordinateur? Il t'était gracieusement prêté sans question et sans appréhension.
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Tu avais faim? Le frigo était là.
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Tu voulais prendre une douche? Une serviette était toujours prête pour toi dans la salle de bain.
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Tu étais bienvenue ici comme si tu avais été invitée, alors que tu ne l'étais pas. Tu étais accompagnatrice.
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Peu m'importait qu'il m'en coute deux quart de pain et un pot de beurre d'arachide par week-end, ta présence ne m'importunait pas.
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Sans être toujours plaisante, tu étais divertissante.
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Même après, tu l'es restée, à ta manière.
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Même après avoir sauvagement coupée tes cheveux.
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Même après avoir malsainement pris tout ce poid.
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Même après quand tu ne pouvais plus sortir de chez toi, quand tu passais ta vie en pyjama.
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Même quand tu nous as fait un joli collage avec tes circulaires d'épicerie pour nous prouver que tu n'avais pas les moyens de manger tout un mois durant avec tes revenus, alors que nous nous efforcions de ne pas rire devant ces pages de cahier Hibou ou étaient collés des images de Filet-Mignon, Cerises de Terre et Compagnie.
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Même quand ta maladie a pris totalement le dessus et que plus rien n'était sencé être drôle.
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Quand cet après-midi là tu as étalé sur la table de la cuisine ta panoplie de médicaments, tassant de ta main gauche deux comprimés en nous disant "ça c'est mes pelules pour chier" et écartant de la main droite tes gélules de Lithium en déclarant "Pis ça c'est celles qui m'empêchent de le faire partout".
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Jamais tu n'as perdu notre appréciation.
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J'ai vu tes proches, des gens que j'aime, s'épuiser a t'aider, à t'aimer, à rester présent alors que leur présence même, leur amour, t'importunait.
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Je t'ai vu déclencher la foudre et le tonnerre pour chaque preuve d'amour et d'appréciation qu'ils t'offraient.
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Je t'ai vue prendre la totalité de leur amour, de leur confiance, de leur appréciation et de leur aide pour en faire un paquet bien solide que tu as ensuite arrosé de l'essence que tu volais avec la voiture de ta mère avant d'y mettre le feu avec la rage de ta haine.
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Une haine qui, j'en suis sur, est principalement portée envers toi même.
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T'es tu jamais arrêtée un instant pour te demander à quel point il fallait que tes proches t'aiment pour continuer d'apprécier une personne qui se déteste autant que toi ?
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Les sacrifices qu'ils ont du faire pour rester près de toi durant toutes ces épreuves, après chaque coup de lame de rasoir que tu t'infligeais, après chaque marre de sang dans laquelle tu perdais connaissance de toi même pendant quelques instant ?
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N'as tu jamais arrêté de te détester ne serais-ce qu'une seconde pour contempler l'amour que les autres te portent ?
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Pas juste tes proches mais nous aussi, les autres?
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Ceux sur qui tu ne peux pas compter, ceux qui ne seront pas là durant les moments difficiles ?
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Ceux qui ne font qu'accepter le fait que tu es malade avec une tranquille sérénité parce que cela n'affecte pas leur quotidien, leurs certitudes, leur vie ?
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N'as tu jamais pensé à ce qui ce cachait derrière chaque tranche de pain que tu engloutissait sans rien demander ni jamais dire merci chez moi ?
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N'as tu jamais vu la symbolique?
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Es-tu incapable de voir l'amour sous toutes ses formes?
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Si oui, que Dieu ai pitié de toi....
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...Puisque c'est probablement la dernière personne qui soit encore capable de formuler un tel sentiment à ton égard après toutes ces années d'errance et d'échecs sociaux....

31.10.08

Une Question d'Argent

Vous savez, c'est pas toujours facile de se retrouver tout d'un coup de l'autre côté de la barrière. Pourtant c'est ce que j'ai fait cet été.
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De quoi je parles ? De passer du côté employé à patron. Pourtant, j'étais encore un employé. Dans les faits, dans mon coeur.
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Mais à partir du moment ou mon salaire a atteint l'astronomique 9$ de l'heure, j'avais changé de camp.
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J'ai été chanceux, je n'ai pas perdu contact avec mes collègues. Le fait que j'avais une tache à temps plein de serveur y est pour beaucoup.
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Même en étant leur boss je partageais leur quotidiens, je vivais leurs problématiques, j'étais victime des mêmes choses. J'avais seulement le pouvoir de faire pour le mieux avec les maigres moyens que j'avais.
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Les gens n'apprécient pas l'argent, vous savez ?
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Non, sérieusement.
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Toutes les personnes avec qui j'ai travaillé cet été ont gagnés une petite fortune. Pas seulement les serveurs. Et même eux se plaignaient parfois.
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J'peux juste pas comprendre.
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J'arrivais pas à comprendre comment une fille de 19 ans qui est hôtesse peut se plaindre lorsqu'elle est payée 9.50$ de l'heure et qu'elle fait entre 80 et 100$ de pourboire par jour pour un chiffre de 8-10 heures.
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J'peux pas comprendre qu'un commis soit déçu un mardi soir parce qu'il n'a fait que 70$ de pourboire alors qu'il est sencé avoir 1% des chiffres de ventes et que tout le monde arrondi sa cote par le haut.
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J'peux pas comprendre un suiteur qui vient me voir en se plaignant de n'avoir eu que 96$ de paie claire alors qu'il a fait 80 heures a 8.50$ alors qu'il devrait être payé 7.75$, quand je me rend compte en regardant son talon de paie qu'il a fait 1600$ de pourboire en deux semaines et que c'est pour ça que l'impôt a gobé son salaire horaire.
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Bordel, qu'est-ce que ça prend aux gens pour être heureux ?
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Certains comprennent, d'autre pas.
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J' ai un de mes serveur qui a travaillé de mi-juin a fin août et qui va vivre toute l'année sur ces revenus parce qu'il est étudiant et qui se trouve riche !
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Vous faîtes quoi de tout cet argent?
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Oui, je sais, l'été a pas été facile.
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Ils étaient tous nouveaux, nous n'avons pas eu le temps de les former, ils ont accompli un travail prodigieux. Tout simplement prodigieux. Les propriétaires me l'ont dit. L'an prochain, tu peux tous les engager, ils peuvent tous revenir.
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Et ils vont revenir, ils le savent que c'est extrêmement payant.
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Mais pourquoi ne l'admettent-ils pas durant l'été, durant le rush?
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Aussi égoïste que cela puisse paraitre, j'aurais eu besoin de ça.
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J'aurais eu besoin que ces gens montrent un peu plus d'appréciation face à la chance que je leur offrait de travailler pour nous. Avec nous.
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Que j'offre à ces gens la chance de faire parti de ma gang.
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Ceux qui m'ont suivi d'autres emplois précédent n'ont eu que des bons mots. Ils m'ont appuyés contre vents et marées. Certains ont quitté l'établissement à un moment ou à un autre le visage couvert de larmes, brûlés par ce 400e que nous n'aurions jamais pu prévoir.
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Mais les autres. Ce commis de la Casa Greque monté suiteur chez nous qui au lieu de gagner 30$ les bons soirs quittait chaque jour avec entre 160 et 300$ de pourboire?
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Cette étudiante qui peut se permettre de payer comptant le prix de ses session a l'université Mc Gill et garder l'argent de ses prêts et bourses pour ne pas crever de faim?
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Cet étudiant universitaire qui passera l'hiver loin du besoin avant de partir en vacances dans le sud cet hiver et en Asie ce printemps parce qu'il peut se le permettre?
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Ce serveur qui travaillera toute l'hiver en Europe, sur d'avoir un emploi en revenant, loin de la pauvreté puisque même s'il ne fait pas un sous cet hiver de l'autre côté de l'océan il part avec 10 000$ en poche ?
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Ce patron qui ferme un restaurant à l'automne après avoir engrangé plus de 400 000$ de profits clair en quelques mois sans même bouger le petit doigts?
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Qu'est-il arrivé ?
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Aucun d'entre vous n'a-t-il jamais roulé ces "cennes noires" pour manger?
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Aucun d'entre vous n'a jamais découvert les 1001 usages des nouilles ramen pour faire 1001 plats diversifiés ?
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Qu'est-il arrivé de la valeur de l'argent ?

27.10.08

l'Été des Quawiches

Ça y est, j'me suis levé un bon matin avec ce goût acide dans le fond de la gorge, reflux du Jack de la veille, et c'était l'été des quawiches. Kaouiches. Cawishes. Des indiens ! On est pas en Inde? On s'en côlisse, c'est des indiens pareille. Sinon ils vendraient des cigarettes AMÉR-Indiennes ! Et toc !
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Pourquoi c'est l'été des Quawiches? Parce que la Dorris le dit! J'parlais avec elle sur MSN en buvant un café que je n'ai pas terminé pour cause de Chouchou qui est venu me montrer a deux pouces de la face que les graines noires dans le sucrier bougeaient d'elles mêmes, Comme dans "Elles se promenaient", comme dans "Elles étaient vivantes". Pourquoi "Étaient" ? Parce que si elles se promènent, elles ne nagent certes pas. Dire que je bois mon café avec deux sucre.s Erk. S'en est suivi une inspection en règle du garde manger ou nous avons découvert un certain nombre de contenants et sacs ou nos nouveaux colocataires avaient trouvé refuges. Vous saviez vous que des morpions de garde-manger ca vit dans le sel? moi non entk. Mais yavaient l'air de ben aimer ça.
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Din poubelles dehors la poche de sel. Les p'tit "crabs" qui sont finalement gris foncé plutôt que noirs finiront leur vie dans l'air frais et piquant de l'Été des Quawiches décrété par la Dorris.
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Pourquoi c'est l'Été des Quawiches? Parce qu'il fait soleil, que les enfants crient dans la cours de l'école en face de chez elle et qu'un gros tarla fait jouer du Dick Rivers dans l'tapis dans son pick up en face de chez elle. C'est pour ça que c'est l'Été des Quawiches qu'elle ma répondu.
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Elle m'a même accusé d'avoir envoyer la P'tite crisse qui Yeule à l'école en face de chez elle.
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Non-Coupable j'vous dit !
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Même si a priori on pourrait penser qu'elle a simplement fini par finir son primaire on sait tous qu'il n'en est rien. Elle doit simplement être en congé parental. 11 ans c'est l'age moyen pour enfanter dans l'quartier, tout le monde sait ça. Ca facilite les contacts parent-enfant. Quand tout le monde dans la famille a l'âge de jouer aux policiers et aux voleurs ensemble dans la cours de l'école qu'ils fréquentent tous, ils ont pas le choix de finir par bien s'entendre.
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Et puis avec cette belle entente il ne peut que résulter une belle ambiance le soir quand tout le monde se régale de baloné rotie dans poêle avec d'la margarine accompagné d'une canne king size de blé d'inde cette autre marque posée au centre de la table en mélamine familliale.
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C'est beau la vie han quand même ?
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Pour paraphraser André Sauvé, je conclurais sur ceci:
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"Ceux qui s'ennuient, ils le font parce qu'ils le veulent" !

24.10.08

l'Autre

un Jeune Homme marche sur la rue.
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Il est tard, il faut noir, il fait froid.
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Selon Météomedia ce soir nous verrons les premiers flocons de neige.
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Seul dans la nuit un Jeune Homme marche sur le pont de la rivière St-Charles, secoué par les bourrasques d'un vent froid qui fair virevolter les feuilles mortes d'un brun terne.
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Dans le ciel de minuscules points blancs dansent et descendent, disparaissant au sol. Les premiers flocons de neige.
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Au Bal du Lézard, drôle de nom s'il en est un, le Jeune homme a pris quelques pintes avec l'Autre. l'Autre, celui qui est différent.
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Les pensées tournent et dansent dans la tête du Jeune Homme comme ces premiers flocons de neiges qui l'encerclent, caressant de façon sporadique son visage gelé.
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l'Autre est plus vieux, l'Autre a connu l'amour, le vrai, celui qui dure longtemps ou dumoins, pour un temps.
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l'Autre est différent. Ce qui en fait l'Autre.
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Seul il retourne chez lui après une soirée plaisante ou quelques pintes et quelques baisers ont été offerts avec autant de plaisir pour l'Un que pour l'Autre.
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Il sait que le bonheur n'est jamais une denrée facilement accessible. Il sait que le chemin sera long.
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Mais il sait aussi qu'il doit passer le week-end avec l'Autre. Celui-là.
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Et il souhaite un week end plaisant, simple et heureux.
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Il souhaite sa vie, tout ce qu'il est, mais partagé entre l'Un et l'Autre.
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Il souhaite.+

18.10.08

Jeune Homme et la Waitress, Comme Chaque Année...

Un Jeune Homme et une Waitress Insatiable pressent le pas dans les rues de Québec. Fidèle à son habitude la Waitress est arrivée bordel line chez le Jeune Homme pour aller travailler.

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Effectivement, depuis le mois d'Août, la Waitress et le Jeune Homme ont renoués avec le plaisir de travailler ensemble. Plus, la Waitress a décrochée l'autre poste de Superviseur du resto. Terrible Team part II.

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Dans les rues de la Capitale la police sillonne les rues. Des agents de sécurités en pantalons d'armée, grosses lunettes et sourire absent, fond la circulation. Au dessus de nos têtes les hélicoptères traversent le ciel bleu et pur, emplissant l'atmosphère du bruit angoissant de leurs pâles qui battent l'air.

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Ambiance de temps de guerre, attente d'une bombe qui ne tombera pas.

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Le Jeune Homme et la Waitress qui arrivent au travail. Ce soir un groupe de 40 personnes, une des dernières fois.

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Quelques pas dans l'établissement amènent d'autres nouvelles. Ce soir sera le dernier soir. Jeune Homme et Waitress last call, version 2008.

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Les 40 sont finalement 30, attitude condescendante, atmosphère lourde et oppressante. Un Jeune Homme et une Waitress épuisés d'un été ardu, amers d'une fermeture trop hative, inquiets d'un avenir incertain. Chaque verre renversé attirent deux regardents meurtriers, chaque demande, aussi simple soit-elle, suffit a éteindre un sourire forcé et plastique.

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le Réceptionniste, qui a aussi joint notre équipe, côté hôtel, au cours de l'été, termine son quart de travail. Jeune Homme et Waitress qui lui disent au revoir et a l'an prochain. Quelques mots qui coupent les lèvres et les espoirs comme autant de lames de rasoir, honnête représentation des espoirs déçus de ce 400e plus exigeant que tout ce qui aurait été escompté.

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Le ménage est fait. Les tables dressées pour le dernier déjeuner du lendemain matin, les portes fermées, les lumières éteintes, un Jeune Homme et une Waitress qui font un dernier tour pour voir s'ils n'ont rien oublié, car ils ne reviendront pas.

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Dans le noir une clé tournent dans une serrure d'une grille quelconque. C'est la fin, encore une fois.

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Encore une fin à conclure, encore une histoire qui se termine,encore un rêve qui s'éteint.

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Encore une fois le monde a changé, encore une fois trop vite et pour trop peu.

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Un Jeune Homme et une Waitress qui caressent des projets mais qui savent bien au fond d'eux que l'été prochain, ils reviendront.

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En avril un Jeune Homme et une Waitress tourneront une clé dans une serrure d'une grille quelconque. Ils monteront un menu, ils engagerons des employés, ils instaureront des principes et des protocoles.

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Et puis l'été emportera tout dans une souffle, comme chaque année.

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Comme chaque année le vent chaud de Juin soufflera en un instant un hiver qu'ils auront trouvés long et amer, soufflera d'une bourrasque des milliers de dollars, des milliers de touristes et des centaines d'heure de travail épuisantes sous le soleil cuisant de la Vieille Capitale, à l'ombre du Château.

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Comme chaque année.

26.9.08

Home Alone

God Help Me !

Un Jeune Homme plus Jeune, peut-être moins amer, probablement pas moins blessé. Juste plus jeune. Avec plus d'assurance, moins de barrières. Une personne qui se construit, à mi-chemin entre le personnage temporaire, solide et pratique qu'il arborait et la personne vrai et unique qu'il est et deviendra.
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C'était il y a quelques années.
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Le Jeune Homme était célibataire depuis déjà longtemps, considérant son age. En ces temps ancestraux, 2 ans, c'était l'éternité.
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Et puis un jour, dans le coin de son 20e anniversaire, il rencontrait un garçon. l'Universitaire.
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Quelqu'un de fin, Quelqu'un de bien.
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Quelqu'un qui vivait trop loin, Quelqu'un de trop innocent. Trop rapidement il offrait sa confiance et son cœur à un Jeune Homme blessé mainte fois et qui se méfiait de tout, surtout des gens sincères, ceux qui n'hésitaient pas à vous réduire en charpie au nom de l'honnêteté de leurs sentiments. Eux.
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C'est à ce moment que The Cute One débarquait dans la vie du Jeune Homme.
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Il restait en ville. Il ne semblait pas être une valeur sure. C'était une Mauvaise Idée, tout pour plaire au Jeune Homme de l'époque.
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Au dépend de l'un il choisi l'autre. Sans regret aucun aujourd'hui il peut dire qu'il a bien choisi. De deux mots l'on choisi le moindre. Avec le premier rien n'aurait fini par marcher, mais il aura fini par développer un genre de relation que l'on pourrait dire basée sur l'amitié et le respect des divergences d'opinions.
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Avec l'autre il aura passé quelques mois de bonheur qui, à défaut d'être pur, était sincère.
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That's it, that's all.
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Pourquoi je vous parle de tout celà ?
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He bien, pour une raisin pur et simple.
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Depuis cette histoire avec l'artiste , j'avais perdu tout espoir. Toute volonté d'y croire.
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Et puis cet été passé a bruler la chandelle par les deux bouts m'a fait réfléchir. M'a fait peser le pour et le contre.
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Peut-Être le Jeune Homme est-il prêt. Peut-être a-t-il besoin ?
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Allez savoir. Là s'arrête ma réflexion. Ou du mois ce que je suis prêt à en révéler.
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God help me.
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I still trust in you.

13.9.08

No Stress

C'est au son de ce beat tout simplement superbe de Laurent Wolf que le Jeune Homme s'en est allé travailler par un après-midi triste et gris, encore une fois pressé par un coup de fil de détresse d'un collègue de travail débordé. L'été ne finira-t-il jamais?
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drôle de clientèle aujourd'hui, j'vous l'dit les enfants. Les Québécois sont de retour en force... Et ils résident à Vanier!
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Laurent Wolf a bien raison avec ses paroles enlevantes ; I don't wanna work today, I don't wanna feel distressed.
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Ya de ces journées il parait...
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Reste à espérer que la centaine d'autre à suivre seront différentes et pourquoi pas même mieux !