If I was invisible...Wait, I already am !

10.6.07

Pleasantville.




Tout le monde connaît au moins une personne comme ça. C'est pas qu'ils soient si nombreux, c'est juste qu'on peut pas s'empêcher de les remarquer.



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Moi, le mien, j'l'appelle Pleasantville.



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Vous connaissez ? C'est un film qui est sorti il y a quelques années. Comédie légère que j'avais bien aimé et dont le cadre était la ville de Pleasantville, un endroit en noir et blanc ou tout et tout le monde est parfait.



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Ben c'est ça. Mon Pleasantville il a l'air parfait.



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Un grand garçon, mince sans être maigre. Des cheveux blonds, toujours coupés à la perfection et bien coiffés.



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Un sourire à 1000 balles avec des dents blanches et éclatantes. Une peau lisse et douce.



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Toujours bien habillé. Toujours gentil sans être têteux. Toujours moqueur sans être baveux.



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Bref, je l'aime bien mon Pleasantville...



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...Sauf que.



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Sauf que, la perfection, ça vous tape pas sur les nerfs vous parfois ?



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J'le sais qu'il est pas parfait le gars, j'le sais qu'il est humain et qu'il a ses défauts. J'les connais même ses défauts. Sauf qu'en bout de ligne tu peux comme pas t'empêcher d'éprouver quelque chose qui ressemble à de la jalousie face à ces gens là.


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Tu te demandes comment ils font pour toujours avoir l'air si merveilleux. Et puis, tout semble tellement simple. Comment ils font s'ils sont juste humain pour projeter cette image si... Si achevée ?


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Et puis, quand j'ai ce genre de pensée là, j'pense a Desperate Housewives. J'pense à Bree Van de Camp.


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On dira que c'est juste une comédie. Moi j'dis que ces personnages là, celui là en particulier, sont des caricatures un peu trop vivantes de ce qui se trouve dans notre société. Des personnages juste assez exagérés pour mettre en évidence ce qu'on croise au coin de chaque rue.


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Alors j'me dit que j'suis content de pas vivre à Pleasantville.


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Sérieusement, j'crois pas que j'aurais les nerfs pour porter le poid de la perfection sur mes épaules en tout instant.


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J'préfère relever d'une critique de temps en temps que de brûler mes ailes à les esquiver. J'préfère la couleur des imperfections que l'uniformité d'une vie parfaitement monochrome.


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Pour les autres, Welcome to Pleasantville.

6 commentaires:

BeachBoy a dit…

"J'préfère la couleur des imperfections que l'uniformité d'une vie parfaitement monochrome." bien dit:)

Marc-André a dit…

Comment être en désaccord avec toi? Bien sûr que les gens trop parfaits me rendent jaloux... et anyway ils ne m'attirent pas. La perfection, c'est suspect, comme dirais l'autre.

Plumette a dit…

Je me préfère comme je suis avec toutes mes imperfections. Une vie parfaite, ça ne permets pas de se surpasser.

Très beau texte!

Stéphane a dit…

Bon je fais de la généralisation : Souvent ces gens cachent quelque chose ou cachent chaque jours leurs réactions impulsives et leurs émotions.

Comme Bree Van de Camp (quel bel exemple!) ses frustrations, ses peines, ses joies passent après le désir de toujours bien paraitre face aux autres... et c'est ça qui est triste.

Cela me fait également penser à ma "Pleasantville".... Une fille quand j'allais au Cégep... elle souriait TOUT LE TEMPS... ça en devenait énervant... même quand elle était triste... même une fois elle ne pouvait empecher ses larmes de couler mais elle continuait de sourire "plastique" comme toujours ! Pov chouette !

Chouchou a dit…

Ouais... Excellent texte! Pleasantville c'est comme Montréal dans ma tête... j'y vais en vacances, pis crisse que j'ai hâte de revenir chez nous :P Pis quand je songe aux vacances que je vien de passer là, je ne peux que faire cette constatation : "Maudit que j'vivrais pas là!" Désolé pour les gens de Montréal, mais j'aime votre ville à peu près 3 fois par année, quand j'y vais pour m'amuser! Autrement, j'essaie d'y mettre les pieds le moins souvent possible! Ça y est, relançons le débat "Régions Vs. Métropole" :P

caroline.g a dit…

Tu sais, cher, ces Pleasantvillois, quand ils finissent par péter une coche... ils la pètent d'aplomb, et c'est pas bô bô à voir ! Je préfère être imparfaite et sauter une coche de temps en temps (oui, bon, en temps de SPM, c'est plus souvent que de temps en temps), et assumer totalement mon imperfection ! :o)