If I was invisible...Wait, I already am !

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6.11.08

L'amour Sous Toutes ses Formes..

Ce soir j'ai lu un Blog.
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Le blog d'une personne que je connais qui parle d'une personne que je connais. Sa soeur.
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Ce n'est pas la première fois que je lis ce blog. Ce n'est pas la première fois que cette personne parle de sa soeur.
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En fait je connais cette personne. Et sa soeur.
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Aujourd'hui je me permet de raconter une histoire racontée par moi, vécu par d'autre, vue par plusieurs personnes, connaissances ou étrangers.
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Aujourd'hui je réclame la totale liberté auquel tout blogueur devrait avoir droit. Celle du nouveau blogueur lue par personne, connu d'aucun et d'aucune, libre de ses pensées et de ses mots.
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Comme toute bonne histoire se doit de débuter par une très classique introduction, allons-y:
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Il était une fois, il y a très longtemps et récemment à la fois, une fille.
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Jeune fille? Probablement. Elle n'a jamais été vraiment jeune mais, en même temps, elle le sera probablement toute sa vie.
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Cette jeune fille je la connaissais de vue. Je la croisais souvent au collège que nous fréquentions tous deux.
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Je la connaissais d'amis communs. Plus tard je l'ai connu en tant que soeur d'un de mes amis. Mais je saute des étapes.
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Chaque fois que je croisais cette fille sympathique quoi que différente de la masse dans les corridors de notre école je n'arrivais pas à me souvenir de son nom.
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Je savais que je la connaissais. Je savais pourquoi et d'où je la connaissais. Mais son nom m'échappait, comme sans importance pour l'être profond qui vivait en moi.
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Évidemment cette fille était très intelligente. Elle savait que j'oubliais son nom et trouvait un malin plaisir à me le remettre sur le nez. Chaque fois la conversation se terminait de la même manière. " Je suis "..." et tu as encore oublié qui je suis.
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Si cela peut t'apporter un baume, je n'ai jamais oublié qui tu es. Jamais à l'époque, jamais ensuite, jamais maintenant.
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Si notre relation a débuté par quelques amis commun, nous avons été rapproché par la force des choses.
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Moi et ton frère avons développé une relation extraordinaire.
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Tout est arrivé tellement rapidement.
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Nous nous sommes rencontré dans un grand moment de faiblesse.
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Nous avions tous les deux perdu un amour par lequel nous nous définissions beaucoup. Le sien était beaucoup plus profond et ancien que le mien, mais j'étais beaucoup plus jeune et en quête de moi même.
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Sans nous comprendre, nous arrivions à nous respecter dans ce que nous vivions.
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Celà a jeté les bases de notre amitié et jamais depuis elle n'a souffert de nos différentes épreuves et expériences justement grâce à celà.
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Lorsque je suis parti pour la vieille Capitale tu commençait déjà à faire des tiennes.
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Personne ne s'en inquiétait vraiment, tu avais toujours été différente.
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Différente avec un D majuscule.
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Tu n'étais pas comme les autres mais tous et chacuns y étaient tellement habitués que personne ne s'en alarmait vraiment.
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Certes, tu étais encore humaine.
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Tu étais toujours plaisante, quoi que parfois déconcertante.
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Je t'accueillais chez moi à bras ouvert.
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Moi et ton frère, mon ami, passions nos week-end ensemble, partageant mon lit chastement, partageant nos loisirs, nos amis, notre vie.
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Et avec plaisir nous t'invitions à entrer et vivre dans notre univers.
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Tu débarquait chez moi avec lui le vendredi et, sachant ta différence, nous te respections.
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Tu ne voulais pas sortir avec nous, tu pouvais rester chez moi.
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Tu voulais utiliser l'ordinateur? Il t'était gracieusement prêté sans question et sans appréhension.
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Tu avais faim? Le frigo était là.
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Tu voulais prendre une douche? Une serviette était toujours prête pour toi dans la salle de bain.
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Tu étais bienvenue ici comme si tu avais été invitée, alors que tu ne l'étais pas. Tu étais accompagnatrice.
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Peu m'importait qu'il m'en coute deux quart de pain et un pot de beurre d'arachide par week-end, ta présence ne m'importunait pas.
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Sans être toujours plaisante, tu étais divertissante.
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Même après, tu l'es restée, à ta manière.
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Même après avoir sauvagement coupée tes cheveux.
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Même après avoir malsainement pris tout ce poid.
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Même après quand tu ne pouvais plus sortir de chez toi, quand tu passais ta vie en pyjama.
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Même quand tu nous as fait un joli collage avec tes circulaires d'épicerie pour nous prouver que tu n'avais pas les moyens de manger tout un mois durant avec tes revenus, alors que nous nous efforcions de ne pas rire devant ces pages de cahier Hibou ou étaient collés des images de Filet-Mignon, Cerises de Terre et Compagnie.
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Même quand ta maladie a pris totalement le dessus et que plus rien n'était sencé être drôle.
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Quand cet après-midi là tu as étalé sur la table de la cuisine ta panoplie de médicaments, tassant de ta main gauche deux comprimés en nous disant "ça c'est mes pelules pour chier" et écartant de la main droite tes gélules de Lithium en déclarant "Pis ça c'est celles qui m'empêchent de le faire partout".
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Jamais tu n'as perdu notre appréciation.
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J'ai vu tes proches, des gens que j'aime, s'épuiser a t'aider, à t'aimer, à rester présent alors que leur présence même, leur amour, t'importunait.
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Je t'ai vu déclencher la foudre et le tonnerre pour chaque preuve d'amour et d'appréciation qu'ils t'offraient.
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Je t'ai vue prendre la totalité de leur amour, de leur confiance, de leur appréciation et de leur aide pour en faire un paquet bien solide que tu as ensuite arrosé de l'essence que tu volais avec la voiture de ta mère avant d'y mettre le feu avec la rage de ta haine.
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Une haine qui, j'en suis sur, est principalement portée envers toi même.
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T'es tu jamais arrêtée un instant pour te demander à quel point il fallait que tes proches t'aiment pour continuer d'apprécier une personne qui se déteste autant que toi ?
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Les sacrifices qu'ils ont du faire pour rester près de toi durant toutes ces épreuves, après chaque coup de lame de rasoir que tu t'infligeais, après chaque marre de sang dans laquelle tu perdais connaissance de toi même pendant quelques instant ?
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N'as tu jamais arrêté de te détester ne serais-ce qu'une seconde pour contempler l'amour que les autres te portent ?
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Pas juste tes proches mais nous aussi, les autres?
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Ceux sur qui tu ne peux pas compter, ceux qui ne seront pas là durant les moments difficiles ?
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Ceux qui ne font qu'accepter le fait que tu es malade avec une tranquille sérénité parce que cela n'affecte pas leur quotidien, leurs certitudes, leur vie ?
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N'as tu jamais pensé à ce qui ce cachait derrière chaque tranche de pain que tu engloutissait sans rien demander ni jamais dire merci chez moi ?
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N'as tu jamais vu la symbolique?
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Es-tu incapable de voir l'amour sous toutes ses formes?
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Si oui, que Dieu ai pitié de toi....
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...Puisque c'est probablement la dernière personne qui soit encore capable de formuler un tel sentiment à ton égard après toutes ces années d'errance et d'échecs sociaux....

15.8.08

De la Ronde (Ceci n'est pas un Post)

7h00 du matin, les yeux du Jeune Homme grands ouverts malgré lui, étendu sur le dos, seul dans son lit. Encore fatigué, incapable de dormir.
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Peu importe, il avait prévu se lever tôt. Aujourd'hui le Jeune Homme, Coloc, Miss Lafleur, Chouchou et son copain s'évadent de la Vieille Capitale.
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Aujourd'hui une folle épopée vers Montréal et la Ronde est prévue.
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Départ prévu: 9h00.
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Évidemment a 8h55 Coloc est encore à se préparer et personne n'est arrivé. Une fois n'est pas coutume mais cette fois est depuis longtemps devenue habitude.
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Finalement vers 9h15 le petit groupe se dirivent vers la "20", tout heureux d'êtres content, Chouchou coincé entre Miss Lafleur et le Jeune Homme a l'arrière de la Golf du copain de Chouchou, Lover.
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Le voyage est long mais sans tracas. Dans une halte routière ils apperçoivent un troupeau de Monsieur Barbecue qui regardent d'un côté comme de l'autre, tournant leurs têtes comme un seul homme. Où un seul chien.
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Lors d'un bref arrêt au McDo de St-Hyacinthe un homme aux long cheveux tressés, affublé d'une très chic chemise en pseudo soie de couleur criarde contemple le vide à côté d'un foyer au gas éteint. Image de Région.
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Sur l'Ile ils stationnent à voiture le plus près possible de l'entrée du Site, soit à 28 kilomètres, et déboursent la modique somme de 15 dollars pour avoir l'incroyable chance de marcher 15 minutes avant d'entrer. Tout a un prix et, à la ronde, on l'a multiplié par deux !
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Miss Lafleur, hystérique, ne cesse de nous rappeler que la Ronde a été rachetée par la compagnie 6 Flags et que peut-être, elle dit bien "peut-être" ils auront des pretzels comme aux États-Unis. Et s'il n'en ont pas, le simple fait d'y avoir cru aura été satisfaisant en soit, de préciser cette dernière.
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Météomédia avait annoncé à la dernière minute une belle journée. S'en fut une. Et une chaude aussi. Surtout avec tous ces gens.
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Une mer de monde en fait.
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C'est plaisant la Ronde. Faire la file durant plus d'une heure sous un soleil cuisant, sans pouvoir fumer (C'est interdit), sans pouvoir blasphémer (C'est interdit), et sans autre divertissement que notre impatience grandissante, c'est une autre histoire.
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Rendu à l'heure de souper nous avions trois manège à notre actif, à notre plus grand désarrois. De plus nous venions juste de découvrir que le Goliath, en plus d'être une montagne russe totalement folle et d'une hauteur mirobolante, avait le même mouvement que le roulis d'un bateau sur la mer, en accéléré. Du moins c'est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés après que Miss Lafleur se soit ramassée avec un puissant mal de mer pour 1min30 de manège alors qu'en croisière elle doit avoir au moins une soirée en banque avant d'avoir le coeur sur la flotte. Elle suggère donc que toute personne voulant partir en croisière à l'avenir fasse un tour de Goliath avant, question de savoir s'ils ont mal au coeur ou pas. Lorsque j'ai soulevé le point qu'en dehors de la question de mal de mer le Goliath pouvait s'avérer éprouvant pour certaines personnes pour d'autres raisons tel une chute libre à 70 Km/h et quelques tourni, elle a soulevée les épaules et m'a offert sont plus charmant sourire. Chère Miss Lafleur.
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Après le souper nous avons encore fait quelques manèges sous le soleil qui descendait de plus en plus sur la Métropole, brûlés par le soleil mais totalement satisfait de notre journée.
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Nous avons retrouvés la voiture vers les 10h00 et sommes tranquillement retournés pour la Vieille Capitale et nos vies respectives, heureux des quelques heures passées ensemble, portés par la musique sur la "40" cette fois, avalant les kilomètres dans la paisible quiétude d'une autre journée pleine de beaux souvenirs à se partager.

16.3.08

Garde-Manger

Depuis déjà longtemps j'ai changé l'orientation de mon blogue, sans heurt.
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J'ai cessé de l'utiliser comme s'il était un journal intime, j'ai cessé de me mentir et de me dire que personne ne me lisait, j'ai cessé de croire que les mots que j'enfilais ici n'auraient jamais aucun impact sur ma vie ou sur celle des gens dont je parle.
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J'ai cessé d'écrire "Ma vie/My life" et je me suis concentré sur le small talk et les faits cocasses.
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Mais ce soir, j'ai envie de sortir une vieille histoire sans début ni fin qui implique moi, elle, lui et un autre.
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Vous vous souvenez du début, la raison pour laquelle j'ai commencé à bloguer ?
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C'est parce que je venais de perdre mon emploi. J'avais envie de tromper la solitude d'un chômage trop nouveau et trop vide de présence et de sens.
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Le Château avait décidé de mettre la clé dans la porte de notre restaurant pour différentes raisons plus ou moins juste. N'y revenons pas, l'histoire a été vécu et est passée, qu'elle soit juste ou pas n'y change rien.
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À l'époque j'avais des rapports particuliers avec l'équipe de travail de l'établissement. La majorité d'entre nous étions jeunes, plusieurs avaient peu ou pas d'expériences, nous étions choyés d'avoir eu des postes dans une entreprise avec autant de renommée. L'occasion était énorme pour nous tous.
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Nous nous sommes donnés a fond, parfois jusqu'à 80 heures semaine, dormant sur place 1, 2, parfois 3 fois semaine, enchaînant les doubles quart de travail et les culbutes.
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Du déjeuner au dîner en passant par les souper 5 ou 7 services et les banquets, nous touchions a tout et si la maladresse de notre jeunesse pouvait parfois nous nuire, elle était largement compensée par notre énergie, notre volonté et la synergie de notre jeune équipe.
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Un des membre de cette équipe, un garde-manger un peu plus jeune que moi, était de ceux qui, jusqu'à la fin, on fait perdurer le mythe et la réputation de l'établissement.
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Garde-Manger de titre peut-être, il faisait de tout. Des entrées froides et chaude au cuissons de viandes aux dessert, son imagination, sa débrouillardise et son ingéniosité nous étaient précieuse, nous qui fermions et avions de moins en moins de moyens et d'éléments en main pour satisfaire notre clientèle.
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Il avait une copine, à laquelle il n'était pas fidèle.
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Sans jugement aucun je dois dire que cela allait à l'encontre de mon système de valeur. Moi, ancien chum trompé puis dompé, je tolère mal l'infidélité, que je sois impliqué ou pas.
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Il flirtait à tout vents, personne ne s'en formalisait. Moi non plus, jusqu'à un certain point.
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Puis vint le jour ou j'appris qu'il était l'amant d'une de mes amie, aussi collègue de travail. Le secret était de taille, il devait être préservé pour l'équilibre d'un couple, d'un restaurant, d'une équipe.
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Les jours se sont suivis et succédés, les nuits aussi. Les quart de travail, les nuits à l'hôtel, les beuveries au resto, un coup les portes et les stores fermés.
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Il me faisait de l'oeil.
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Lui qui avait une blonde, qui avait mon amie comme maîtresse, m'adossa un soir contre un mur pour me voler un baiser tout sauf chaste.
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S'en suivi moult discussion avec l'amie en question, pas offusquée une seconde du geste du Garde-Manger, a peine surprise de cette impromptue bisexualité.
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Les ragots courraient, les gens ne sont pas fous.
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Ils voient, ils parlent.
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Les mots courent.
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Un jour la rumeur s'était épanouie avec une splendeur et un panache inattendues.
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J'étais l'amant du Garde-Manger.
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Mon amie fréquentait quelqu'un, il lui était commode que les gens croient que c'était moi "l'autre femme".
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D'abord consentant je compris rapidement que ma réputation s'en repentait, ainsi que celle de l'autre.
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Tromper sa blonde avec une fille, c'est masculin, tromper sa blonde avec un gars, c'est gay en christ.
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Les soirées ont continuées à naitre et mourir, les quarts de travail à se succéder. Les beuveries aussi.
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L'année s'en est allée, le resto a fermé ses portes et nous sommes tous parti chômer dans nos logements, endroit que nous avions trop peu vu au cours des derniers mois.
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On s'est perdus de vue, recroisés parfois.
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Ce soir au bar le Garde-Manger était là.
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Il a quitté sa blonde durant les dernières fêtes. Célibataire, libre comme l'air, malheureux comme les pierres.
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Pour la première fois depuis que nous nous connaissons nous sommes parvenus à avoir une discussion qui ne ressemblait pas à une game de battleship. Pas de touché coulé, pas d'interprétation abusive de chaque parole, chaque geste, chaque regard.
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Quelques reproches, quelques excuses, plusieurs vérités. Deux personnes qui ne se comprennent pas et qui s'aiment bien, en dépit de tout.
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Peut-être une forme perverse de respect.
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On doit prendre un verre cette semaine. Le Jeune Homme se dit qu'il quittera probablement la table ce soir là un peu déçu, un peu plus instruit sur lui-même et la nature humaine.
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Le savoir en vaut la peine.
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23.2.08

Toi et les Autres Avant

Je profite de ce moment de solitude pour t'écrire ces quelques mots pour te remercier.
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Oui, te remercier toi, l'homme de mon rêve.
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Depuis des années tu as revêtu multiples visages, tu as figuré dans multiples décors, multiples situations. Tu as parfois été ce joli garçon croisé dans un bar, à qui j'ai parlé quelques fois. Parfois celui avec qui je travaillais. Parfois un ancien étudiant du secondaire, ou du cegep. Tu as été un parfait inconnu par moment, une connaissance par d'autres.
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Tu as été milles visages qui m'ont fait rêvé. Un homme après l'autre pour entretenir mes rêves et mes espoirs, pour incarner ce que je souhaitais et ce que je recherche.
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Tu as été tous ces fantasmes. Tous ces hommes auxquels j'ai rêvé. Le Jeune Homme aime rêver.
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La nuit dernière encore tu t'es présenté dans mes rêves sous un visage connu de vue, un simple prénom, une personne sans place et sans importance dans ma vie.
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Nous étions ensembles, nous étions bien, nous étions heureux. Tu servait de cadre pour imager ce à quoi j'aspire et, comme tous les autres, je t'ai donné une personnalité qui me convenait, sans égard à la personne propre que tu pourrais être.
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Comme toujours.
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Je suis sorti de la maison dans mon rêve, c'était l'été. Tranquillement installé sur les marches du perron, je fumais une cigarette.
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Tu es sorti derrière moi, tu as refermé la porte, et tu t'es installé à mes côtés. Tu as posé ta main sur ma cuisse et tu m'as embrassé dans le cou comme j'aime tant que tu le fasses, en rêve.
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Et puis, nous avons parlés. Je t'ai expliqué ce que je m'expliquais à moi même, je me suis parlé au travers de ton image.
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Je t'ai dit que tu n'existait pas. Tu ne t'en es pas offusqué. Tu le savais, puis que tu étais moi. Mon rêve, mon fantasme, ma création.
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Je t'ai dit tout ce que tu étais à mes yeux et à quel point tu ne l'étais que dans mes rêves. Je t'ai dit que tu n'existais que là.
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Tu as acquiescé. Tu pouvais comprendre, puisque tu étais moi. Tu savais que ta personnalité n'était qu'illusion et songe.
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Je t'ai dit avec beaucoup de mots ce qui se résumait en trop peu. Tu n'es pas celui dont tu porte le visage, ni celui dont tu portais le visage la fois d'avant, ni aucun des autres avant.
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Je t'ai expliqué doucement, patiemment, en prenant ta main. Je t'ai dit que toi et moi ne serions jamais installé ensemble sur ces marches ou ailleurs, main dans la main, sous les rayons chauds du soleil, avec cette cigarette sans saveur.
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Je t'ai répété que je recroiserais ton image et les autres à venir encore et encore sans jamais que celui que j'ai formé dans mes chimères ne devienne la vrai personne derrière l'image si pratique que j'ai volé l'instant d'un rêve.
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Tu m'as embrassé et tu m'as souris. Tu m'as dit que tu comprenais. Que tu savais. Que tu avais toujours su que tu n'étais qu'une image pour me plaire, l'instant d'un songe.
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L'utopique relation de la boite à pensée qui me sers de tête était alors parfaite car tu savais que tu n'existait pas.
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Tu as passé ton bras autour de ma taille et tu m'as serré très fort et très doucement à la fois. J'avais une boule dans la gorge, et tu le savais. Pourtant tu étais calme. Peu importe ma peine, peu importe la tienne, rien ne t'appartient de toute façon, tout est mien.
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Tu m'as promis qu'un jour l'image de mes rêves et le véritable possesseur de ce visage fusionneraient pour devenir l'homme que j'aime et qu'alors je serais heureux.
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Tu m'as souris une dernière fois, tu t'es levé, tu as passé ta main dans mes cheveux, et tu es retourné dans la maison, fermant la porte derrière toi.
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J'ai offert mon visage au soleil de mon rêve, me suis allumé une autre cigarette, et j'ai été en paix.

2.2.08

L'Ange Déchu

L'Ange au bout de la ligne.
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Le Jeune Homme et l'Ange parlent souvent. Depuis toutes ces années ils ont eut de bons et de mauvais moments. Périodes proches, d'autres moins. Mais ils n'ont jamais perdu contact.
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Il est toujours resté dans l'air un fond de "un jour peut-être".
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Ils se sont revu quelques fois. Ils se sont regardés. Ils se sont aimés. Ils se sont toujours aimés.
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L'Ange a changé. Le Jeune Homme aussi.
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Leur relation a suivi. La confiance est toujours resté.
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Jamais ils n'ont oubliés le bonheur qu'ils ont partagés. Jamais ils ne l'ont regrettés. Jamais ils n'ont orientés leur vie en fonction de ce "peut-être" extatique.
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L'Ange au téléphone. Lui et son copain se sont laissé il y a deux semaines. Ils étaient ensemble depuis un peu plus de quatre ans.
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L'Ange qui parle de venir a Québec. Le Jeune Homme qui ne sait quoi penser.
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L'amour évolue, les gens changent.
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Quelques années ont passés. Les deux garçons sont devenus des hommes. Lentement l'impulsivité de la jeunesse à l'amour à évoluée vers l'appréhension et la conscience de toutes ces réalités qui séparent deux êtres à la base.
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L'Ange qui toujours sera unique. Le Jeune Homme qui n'en est pas moins.
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Retrouvailles en vue ? Nul ne saurait dire.
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Qui sait ce que Dieu réserve à ces deux Jeunes Hommes meurtris qui tentent encore et toujours de croire en un avenir meilleur pour tous et chacuns...

29.12.07

I Wish You

Voilà. Dans 48h00 nous seront à quelques minutes de passer en 2008. So this is Christmas and what have you done? Another year over, a new one just begun..
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Je sais pas pourquoi mais pour moi la nouvelle année a toujours été un symbole très fort. Une coupure, que dis-je, une cassure. La fin du mauvais de l'année précédente. Les espoirs que la suivante sera meilleur.
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Et le souvenir de tous ces beaux moments passés au cours des 12 derniers mois. 12 tous petits mois. Ça passe tellement vite une année.
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Quand je suis arrivé dans la Vieille Capitale il y a maintenant 1 an et ½, le VHS de ma vie sociale est resté sur pause. Ou alors la bande est restée coincée dans un rouage quelconque. Nevermind.
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En 2007 la bande a lâchée, et ma vie a semblé être vécu en accéléré. Tous les amis que je ne m'étais pas encore fait à Québec, avec leur lot de bonheur, de joie, de peine, de déception.
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Avec l'amertume de découvrir qu'ici comme ailleurs nous ne sommes qu'humains. Moi inclus.
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Je n'oserais aller jusqu'à dire que je suis venu ici pour les mauvaises raisons. Ce serait trop peu nuancé pour être juste envers moi-même. Mais je dois admettre que je m'attendais à autre chose.
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Quoi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai oublié qui j'étais. Ou qui je voulais devenir en venant ici.
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Finalement il semblerait que je me sois emporté avec moi dans mes valises, incapables de me débarrasser de moi-même et de tout ce que j'aurais voulu fuir. Je l'ai traîné avec moi comme on traîne un boulet. Sans comprendre à ce moment là que ce que je croyais être un boulet qui m'empêchait d'avancer s'appelait ma Vie et que s'il était si lourd à porter c'est qu'il était composé du poids accumulé de toutes mes joies et peines.
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Aujourd'hui je suis ici. Ni meilleur, ni pire. Ni plus triste, ni plus heureux. Si par moment j'aurais aimé être comme les autres, j'ai fini par comprendre que "Les Autres" n'était pas plus heureux que moi.
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Dans moins de 48h00 je laisserai derrière moi une année 2007 fertile en émotions de toute sorte, en découverte, en plaisirs et en désillusions.
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Merci à ceux qui ont peuplés cette année.
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Chouchou, Coloc, Le Plus Petit de Nos Amis, la Prof d'Anglais, le Réceptionniste, Princess, l'Homme qui Boit, Fred, l'Artiste, Minimon, Fluff, Olivier, Waitress Insatiable, la Dorris, la Candy et tous les autres que j'oubli sur le coup car les gens passent tellement rapidement dans nos vies.
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Parfois trop rapidement.
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Que l'Année 2008 soit clémente à votre égard. Que vos espoirs deviennent réalité, que votre entourage vous aime et vous appuie. Que le soir lorsque vous êtes couché dans le noir, vous puissiez vous endormir rapidement, bercé par la satisfaction que votre vie vous apporte jour après jour après jour...

26.11.07

The "F" word



The "F" Word.. Vous connaissez cette expression anglaise ? The "F" word est la façon socialement acceptable de parler du mot "FUCK". Personnellement la Prof d'Anglais m'a apprise une version beaucoup plus divertissante et polivalente.. Plus adaptée a nos mode de vie aussi.


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Vous vouliez connaitre la suite de l'histoire entre moi et ce p'tit blond que je trouve tellement de mon goût ? Je vous sais des milliers, des millions peut-être à l'heure qu'il est, bouche ouverte devant vos ordinateurs, tenaillés par le suspense intolérable laissé par mon dernier texte sur le sujet.


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N'était pas d'un naturel cruel ou mesquin je vous raconte donc la suite..


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J'ai presque le goût de vous faire attendre encore un peu en fait. Ha pis non !


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He told me the "F" Word. Pas fuck non..


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FRIENDS.


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And I had a though about the real "F" word. FUCK YOU !


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Que voulez-vous, j'suis charmant, j'suis gentil, j'suis intéressant.. Mais j'suis pas assez "musculeux" pour plaire semblerait.


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Alors sur cette chute invraisemblable ou mon coeur crie AMEEEEERTUUUUUUUUME !!!, je vous laisse.


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Je vais de ce pas perdre ma vie dans un gym en me shootant dans l'cul à la créatine.


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Être fidèle à sois-même est un concept tellement passé de mode anyways !

23.11.07

Blonde Histoire

Le Jeune Homme sent ses mains devenir moite. Beau Gosse, à ses côté, semble sentir sa contagieuse montée d'adrénaline. Il cherche des yeux la source de ce soudain trop plein de stress, comme de l'électricité statique autour de son ami.
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Rapidement son regard accroche la source de cette overdose d'énergie mal contenue. Le P'tit blond chemine vers eux.
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Beau Gosse le connaît. Il connaît aussi ses amis. Qui sont les mêmes.
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Notre Jeune Homme, qui savait que son crush serait de la parti ce soir là, s'est composé un visage de circonstance. Du moins il souhaite.
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Très absorbé par son Jack-7Up (double), il fait semblant de rien. Dieu qu'il est pas doué pour ça.
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Et le P'tit Blond d'embrasser le Jeune Homme sur les joues. Jeune Homme qui rougit dans son jack. Double.
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Tous ces hommes de passer, dans une mascarade parodique du speed dating. Tous ces hommes de courtiser ce p'tit blond. Et ce Jeune Homme de discuter avec les pailles de cet autre Jack-7Up double tout en regardant le spectacle. Celui sur la scène.
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Beau Gosse de pousser Jeune Homme contre le p'tit blond. Jeune Homme de se retenir après son Jack. Double.
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Le P'tit Blond à côté du Jeune Homme, coude à coude, épaule contre épaule. Ils parlent, ils rient. Ils s'amusent. Ce soir ils boivent,vivent et ils sont Jeunes.
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Ce soir tous les espoirs sont permis. Mes espoirs.
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Beau Gosse, Jeune Homme, le P'tit Blond et leurs amis qui dansent en bas. Le Plus Petit de Nos Amis qui s'est joint à nous danse aussi.
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Et tous ces hommes qui passent et tournent autour du P'tit blond, oiseaux charognards en quête de chair fraîche. Jeune Homme qui se sert de son verre comme d'un bouclier contre les assauts d'un démon autrefois appelé Jalousie.
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Et le Jeune Homme de quitter vers les 2h30 du matin après un bref échange avec ce P'tit blond.
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"Je sais qu'on ne se connait pas beaucoup mais.. J'te trouve vraiment de mon goût."
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Et le Jeune Homme de quitter avec Le Plus Petit de Nos Amis, fébrile, anxieux devant tout ce qui pourrait et pourra être.
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Ce soir là le Jeune Homme s'endormit contre son incertitude, son plus fidèle amant depuis plus de 23 ans..

15.11.07

Amour & Trahison

Drôle de titre s'il en est un. Pourtant, lorsqu'on y pense un peu, on pourrait facilement en venir à croire que ces deux termes sont intimement reliés.
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Vous vous souvenez de la Pride Party chers lecteurs?
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Je vous avais promis un fabuleux récit de ce week end qui, je le pense encore, fût un blast total. Rarement autant de plaisir ne s'est concentré en aussi peu d'heures.
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Pourtant, j'ai interrompue le récit à l'époque par incapacité de le terminer. Le week end avant été entaché par l'Amour et la trahison.
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Un ami proche, un autre moins. Un ex, beaucoup de sentiments.
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Un ami qui perd voit une personne lui couper l'herbe sous les pieds. Une personne qu'il estime. Estimait.
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Et tout le malaise engendré par les jeux d'ombres et les non-dits. Par ce que tout le monde a vu et n'a pas vu,. ce qu'on a deviné et ce qu'on a su.
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Et puis deux amis qui ne se parlent plus. Un couple nouveau, loin de tout et de tous, esseulés dans leur amour récent qu'on leur souhaite durable malgré tout. Amertume d'une trahison en quelque sorte. C'est le classique, on doit l'admettre.
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Et puis encore une fois. Un ami proche. Un autre moins. Ils sont colocs.
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Et l'ami proche d'apprendre que son coloc se tape son ex depuis quelques semaines déjà. Le geste pourrait être répréhensible. Il pourrait l'être moins. C'est le secret et la trahison, ce sont les mensonges et les non-dits, c'est dans l'ombre que la problématique prend de son ampleur.
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Mais où s'en va le monde? Ou sont allés la confiance et le respect ?
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Probablement qu'ils sont parti ensemble, amoureux, esseulés, laissant seuls derrière eux le reste des obligations que tous et chacun ont envers les gens qu'ils aiment.
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Mais s'ils en viennent à se quitter, ils voudront revenir. Sauf que..
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Si la confiance et le respect s'en sont allés main dans la main, ils ne pourront pas revenir l'un sans l'autre. La confiance n'existe pas sans respect, et le respect n'a aucune valeur sans confiance.
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Comme ces deux couples qui autrefois ont eu figure dans nos vies et qui, s'ils venaient à vouloir faire un come back auraient bien de la difficulté à se réapproprier la place qu'ils ont laissé vacante lors de leur départ fracassant vers le pays de l'amour et de la trahison.
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Dans le grand cercle de la vie, au côté du Syndrôme Pernicieux le Jeune Homme ajoute donc aujourd'hui la ronde de la Confiance, du Respect, de l'Amour et de la trahison. Ensemble ils dansent dans la vallée des Ombres, baignés de la lumière jaunâtre des secrets, foulant de leurs pieds l'herbe la plus amère qui puisse exister sur terre.
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Aussi amère que les souvenirs qu'ils laissent derrière eux.

2.11.07

Le P'tit Blond

Ya un P'tit Blond qui sort souvent au bar. L'ami d'un ami d'un ami genre... Il était assez proche d'un ex copain à moi, vieille histoire du début du siècle. 21e, on s'entend.
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J'lui ai jamais parlé au P'tit Blond. En fait j'lui ai toujours trouvé un air un peu snobinard. Mais bon, j'm'en suis jamais formalisé. Lui et ses amis sont tous comme ça. Le genre de personne qui ne vous adresse pas la parole avant d'avoir été officiellement présentés mais qui ne font aucun effort pour que ces présentations là se produisent.
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Alors il n'avait jamais vraiment attiré mon attention. Joli probablement, sans jamais avoir cherché à voir pourquoi. Random People.
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Mercredi soir moi et le Plus Petit de Nos Amis on est sorti au bar pour le Karaoké. Et puis c'était l'halloween aussi. Le bar était plein à craquer.
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Ce fut définitivement une belle soirée. Un ami à nous dont j'ai parlé au tout début de ce blog s'est joint à nous pour une autre folle soirée de bière en fût et de chanson populaire(?). Avec lui s'est joint à nous quelques personnes que je connaissais de vue ou pas du tout. le P'tit Blond était du lot.
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Fort sympathique finalement ce type. On a discuté un peu, on a beaucoup déconné. Ce genre de personne que l'on juge trop vite sur une mauvaise impression.
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Pas snobinard, j'm'étais trompé royalement. Avec de l'esprit, du charisme, humain comme je les aime.
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À la fin de la soirée lorsqu'il a quitté j'étais dehors en train de planter un autre clou dans mon cercueil.
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Il est venu me voir et m'a embrassé sur les joues avant de me dire qu'il était vraiment content de m'avoir rencontré. Jeune Homme qui rougit derrière un masque impassible.
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bon, on est des amis Facebook là. On va probablement (pas?) bâtir une relation solide basée sur la confiance et le respect via cet outil web tout sauf utile. Nonon, j'déconne.
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Mais bon.
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Parfois j'me laisse à penser que ce pourrait être cool de le revoir. Parfois l'idée vagabonde dans ma tête que peut-être que...
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Parfois j'me dis que si j'vivais dans ma tête tout serait tellement simple. Sauf qu'en bout de ligne cette phrase que j'aime à dire est beaucoup plus représentative de la réalité:
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Bienvenue dans le vrai monde !

8.10.07

Foursome; La Confession.

Ouais, le foursome infernal composé par Chouchou, la Prof d'Anglais, le Plus Petit de Nos Amis et votre Jeune Homme s'est offert un Black&Blue (Ou Bead&Breakfeast comme dit le Plus Petit de Nos Amis) d'enfer ce week end.
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Vous le raconter dans le détail ? Impossible.
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J'ai bien essayé quelques fois au cours des dernières semaines de raconter d'intenses moments de débauche et de plaisir avec un résultat assez médiocre selon moi.
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En fait, plus j'y pense, plus je me rends compte que ce blog a pris une orientation qui me plaît plus ou moins.
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Les longs récits se sont espacés. Les textes de qualités de moins en moins souvent publiés. D'étranges posts décousu qui font peu de sens pour le lecteur hors-contexte ont pris toute la place.
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Je m'en excuse sincèrement et ce soir je tente de mettre un peu de poids dans ce côté de la balance qui me procure fierté dans ce morceau de web que j'ai fait mien, les histoires vrais.
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Le foursome. Vous en avez entendu parler à mots couverts, au travers des histoires. Les personnages qui le composent sont arrivés graduellement au cours des derniers mois, au fil des jours et des semaines, des joies et des peines.
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Le résultat: Un groupe de quatre adultes(?) semblables et différents qui se sont collés l'un à l'autre à une vitesse stupéfiante, établissant des liens solides d'une façon naturelle et ho combien satisfaisante.
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Quatre adultes avec leurs forces et leurs faiblesses, avec leurs rêves et leurs espoirs propres. Quatre adultes célibataires, pleins et vides d'un espoir qu'ils ne savent trop définir.
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Je me fais sur cette page porte-paroles de mots qui ne furent jamais prononcés et qui ne sont que les impressions du quart d'un tout qui aspire au bonheur.
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Nous, foursome de la Vieille Capitale, ne sommes qu'humains.
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Notre force? Nous le savons.
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Notre but? Vivre et se sentir vivants.
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Comment? Par tous les moyens possibles, bons comme mauvais, simples comme complexes.
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J'expose ici sur cette page la vie de ce groupe au jugement de leurs pairs, mes lecteurs. Ils le savent, ils le lisent religieusement. Lecteurs silencieux ils n'en pensent pas moins, j'en suis conscient.
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Le vide de mes textes des dernières semaines tient à cette présence silencieuse. Ces textes sur la nature humaine, sur ma nature, sur la vie, l'amour et l'espoir, ils viennent de ma vie.
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Depuis quelques semaines Ils en font parti. Mille fois les mots ont voulus courir sous mes doigts de raconter leurs vies et la mienne au travers des épreuves et des joies de l'un et l'autre.
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Mille fois ces mots sont morts avant d'avoir atteint les notes du clavier car si j'ai fait le choix d'exposer ma vie aux yeux de tous, eux ne l'ont pas fait.
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Ils sont mes amis et par respect pour eux j'ai laissé se tarir la source de mon inspiration, les gens qui m'entourent. Sans amertume, sans reproches, le vrai monde m'a insidieusement rappelé à lui et j'ai répondu à son appel en toute connaissance de cause.
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Ils sont humains, ils sont différents. Chacun avec ses forces, ses faiblesses, ses histoires. Chacun avec ses damnées histoires si belles, qu'elles soient heureuses ou non. Chacun avec ses damnées histoires si vrai qui nous aident à comprendre un peu plus d'eux, un peu plus de nous. Un peu plus de ce monde de fou ou tous et chacun tente de son mieux d'être et d'être heureux.
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Cet homme qui n'a pas vécu cette folle adolescence qui nous a tellement appris et qui se retrouve à 27 ans confronté aux épreuves de nos 17 ans...Plus les convictions d'un homme avec 10 ans de vie supplémentaire comme autant de barrières vers l'amertume d'une évolution douloureuse. Cet homme aux idéaux chamboulés qui traversera la rivière de cette épreuve pour en sortir grandi et encore meilleur, promesse d'un être exceptionnel.
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Cet autre homme qui court après l'amour sans jamais s'être arrêté à définir de qu'est vraiment ce sentiment si vif qu'il désire plus que tout au monde avec une candeur qui souvent se déguise sous de faux atours, douleurs de ces hommes qui pour un temps semblent le but recherché avant de disparaître dans le néant des réponses erronées. Protagoniste de cette quête intemporelle et universelle qu'est la recherche de sois au travers de cet "autre" mystérieux et ultimement désiré.
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Cette femme qui s'est bâti un monde ou elle n'aura plus à faire face aux désirs qui lui reviennent de droit, à cette vie qu'elle seule peut réclamer, à ce véritable bonheur dont la pleine saveur ferait à coup sur voler en éclat le succédané d'amour pur qu'elle a su trouver et offrir aux hommes de sa vie qui toujours aiment d'autres hommes. L'Amour. Cette femme qui a foi en l'amitié, valeur forte et essentielle à l'accomplissement de tous et chacun. Cette amitié qui, loin d'être incompatible avec l'Amour, ne saurait grandir sans elle mais jamais à son détriment.
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À ce jeune homme qui depuis 268 textes, bons ou mauvais, étale l'imperfection de son humanisme aux yeux du monde pour réclamer son droit d'être ce qu'il est, des pires travers aux plus grandes faiblesses, de l'éclat du pouvoir à la brillante de la réussite.
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Avais-je le droit d'écrire ces lignes qui ne sont en fait que le plus infime rayon du jugement d'un pair qui aime et admire ces gens pour l'ensemble et la beauté de leur innarrable complexité.
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Ces gens qui ne sont qu'humain. Ces gens si extraordinairement humains, à leur vulnérabilité qui m'est exposée un peu plus chaque jour et que je m'abstiens de mon mieux de dépeindre sans pudeur par peur de perdre accès à ces semblables qui sont si rares et précieux.
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Foursome dans le plaisir, foursome dans les épreuves.
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Foursome pour la vie? La mort nous le dira mais l'espoir allège l'attente..

23.9.07

Les Choses que Nous ne Pensions pas Faire Ensemble...

"Folle de même!"
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C'est sur cette simple phrase lancée par Chouchou que j'ai eu l'idée de faire la liste de tous les trucs qu'on ne pensaient jamais faire ensemble lui et moi.
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Effectivement, Chouchou se rabattait la yeule d'être la plus "Folle" de tous car mercredi dernier il est descendu de Trois-Rivières pour venir passer la soirée avec nous alors qu'il travaillait le jeudi matin.... à Trois-Rivières.
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"Folle de même!", de dire Chouchou. Et lui d'établir que le barème d'être "Folle de Même" serait maintenant sa soirée de mercredi. Toute personne faisant pire serait la reine du "Folle de Même".
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Et moi de contester. Après tout mon jumelage "Party/Travail" de cet été devrait me permettre de détenir ce titre non? Songeurs nous étions.
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Et puis Chouchou trouva LA solution. NOUS étions tous les deux "Folle de Même!". Un autre truc qu'on pensaient jamais faire ensemble.
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Car cet été nous en avons fait des choses que nous ne pensions jamais faire ensemble. En voici la liste non exhaustive et non précise que vous trouverez probablement ridicule mais bon... C'est pas mon problème!
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-Changer un pneu ensemble dans le parking de l'Église St-Bougon des Martyrs en face de chez moi.
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-Faire de l'extasy ensemble.
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-Glisser dans une côte de gazon pleine de rosée habillé d'un manteau de cuir en pleine nuit.
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-Souffrir de Muscaphobie.
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-Aller au Bal en Blanc.
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-Aller visiter les Chutes Montmorency à 7h00 un samedi matin.
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-Se perdre en tentant de sortir de l'ile de Montréal parce que la ville avait vôlé la "40".
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-Faire un rave avec Olivier et Coloc bin g'lés sur le speed.
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-Aller dans un camping gay ou le nudisme est permis. (Et garder nos vêtements)
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-Regarder le plus petit de nos amis danser sur un monologue de François Pérusse.
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-Dénigrer le Petit Jérémy.
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-Que le petite Cédrika fasse un jour parti prenante de nos vies au même titre que Kathy.
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-PALESTINE.
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-MARACAS !!
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-Etc..
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La liste est incomplète, je le sais. Mais bon, c'est ma façon à moi de rendre hommage à ce partenaire de vie sans sexe qu'est Chouchou, l'homme qui remplace l'homme qui n'est pas dans ma vie. Même au travers des temps plus difficile, l'amitié est plus forte que tout et je sais que jamais nous ne nous perdrons.
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Voilà, c'est dit.
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De retour à notre programmation habituelle.

19.9.07

Le Retour de Pepi

Le Jeune Homme est descendu par chez lui au courant de la semaine dernière pour diverses raisons personnelles. Il se rend de plus en plus compte qu'il est bien dans la Vieille Capitale et que sa vie aux Trois-Rivières est chose du passé.
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Pourtant, on n'enterre pas le passé aussi facilement.
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Il a fait de nous ce que nous sommes, il nous suivra toujours, tel notre ombre. Parfois longue, parfois courte, notre histoire s'étire derrière ou devant nous, en fonction d'où nous sommes rendu dans la journée qu'est notre vie et d'où brille le soleil. Parfois derrière nous, parfois devant.
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Le Jeune Homme a passé une journée avec Pepi.
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Il serait injuste d'admettre que cette journée ne fut pas un brin étrange. Après tout les deux garçons ne s'étaient pas vraiment vu depuis 1 an.
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Éprouvantes retrouvailles ?
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Non, à priori. Assez pour en parler ici, d'un autre côté.
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Juste un bel après-midi. Quelques games de pool, beaucoup de paroles, un seul pichet de bière.
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Après-midi paradoxal d'une jeune garçon de tout juste 18 ans et d'une Jeune Homme de 23.
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Ya de ces trucs qui fessent dans la vie. Certains vous rentrent dedans comme une tonne de briques, d'autres vous fracassent lentement le crâne tel un car crash au ralenti.
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Une personne que j'ai oublié depuis longtemps m'a un jour dit qu'on recherchait toute notre vie deux choses. Notre père et notre premier amour.
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Avec les années j'ai admis, parfois bien contre mon gré, que cette personne avait raison.
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Mais comprendre cette vérité pourtant si simple à formuler prends du temps. Peut-être toute une vie, qu'en sais-je. Je vous le dirai le jour ou je mourrai.
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J'en ai compris un peu plus cet après-midi là, en compagnie de Pepi.
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Pepi qui avait pris un peu de poids, perdu un peu d'son innocence. Pepi avec le même sourire, les mêmes yeux qui riaient.
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Pepi avec cette nouvelle maturité qui n'en est pas vraiment une, mais plutôt une douce amertume teintée du regrets des choix qu'il fait sans s'en rendre compte.
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De ses yeux si verts qui brillaient de parler du bonheur qu'il avait vécu avec le Jeune Homme l'année dernière et de toute les manières dont ce bonheur lui manquait.
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De cette intimité et complicité jamais perdue qui faisait parler leurs yeux sans que leurs lèvres ne remuent.
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Du Jeune Homme qui prenait conscience de tout le poids qu'il avait eu et qu'il aurait dans la vie de ce tout jeune garçon de 18 ans qui était tombé amoureux de lui aux premiers jours du printemps de l'année dernière alors que l'air était encore piquant au coucher du soleil et que l'été s'annonçait plein des espoirs que chacun des printemps laisse derrière lui.
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Du Jeune Homme qui comprenait vraiment pour la première fois qu'il était peut-être l'homme que Pepi chercherait toute sa vie au travers de ses conquêtes et qui songeait à toutes les qualités et les défauts que cela impliquait. Toute les épreuves qui en découlerait. Le genre d'homme que Pepi choisirait, en fonction de ce qu'il avait aimé, vu et compris du Jeune Homme.
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Du Jeune Homme qui se demandait pour la première fois quelle image exactement Pepi avait eu et avait de lui, qu'est-ce qu'il avait aimé de lui, qu'est-ce qu'il chercherait à retrouver.
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Du Jeune Homme qui prenait conscience de tout le poids des gestes innocent qu'on pose dans la vie sans trop penser et qui comprenait encore une chose de la vie. Des plus petits gestes découlent les plus grosses conséquences. On n'y peut rien changer.
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Du Jeune Homme qui ne regrettait pas, ne regrette pas, et ne regrettera pas ses faits et gestes car il fut heureux et il sait qu'il ne fut pas le seul.
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Tellement de questions, tellement de bonheur.
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On espère tous offrir le meilleur de sois aux autres. J'espère que ce qu'il retrouvera de moi au travers de l'homme qu'il cherche et que cette personne au sein de qui il sentira un peu de moi le rendra heureux. Encore plus que moi.

31.8.07

Quoi d'neuf Docteur ?

Ya ce type, plutôt sympa, plutôt joli.
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M'enfin, je sais pas, je dis ça comme ça..
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Je veux dire, j'l'ai jamais rencontré ce type. J'lui parle tous les soirs sur le net. Discussion solitaire à deux pour tromper ces soirées trop tranquilles j'présume.
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Joli c'est possible. D'après les photos qu'j'en ai vu, il l'est.
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Un bon p'tit garçon. Il est à sa dernière année de médecine. Jeune Homme est waiter. Il fume comme une cheminée, boit plus que de raison et aime bien donner dans la dope de temps en temps.
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Paradoxal direz-vous? Probablement pas. Mais moi si.
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Ya ce docteur donc. Ce docteur qui est passé deux fois cette semaine devant ma terrasse par hasard et qui s'est adonné à me voir.
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Vient d'me le dire, le doc.
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Il me trouve mignon. Ça fait tout chaud tout velour, toute perspective mise.
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Ouais.. Ya l'Jeune Homme qui se fera une soirée caféïne avec un joli futur médecin cette semaine.
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P't'être qu'avec un peu de chance d'ici quelques années j'pourrai me permettre de ne plus travailler l'hiver... !

2.6.07

Ménage à Trois

Définitivement, j'ai toujours eu quelques graines dans l'traineau. Mais là, j'pense que la strap vient de débarquer pour de bon.

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J'ai toujours été un peu fou, la j'le suis pour de vrai.

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Vous auriez été dans ce rêve, vous en seriez sur le cul. J'suis presque gêné de vous le raconter.

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Quoi que, j'suis pas à un truc gênant près sur mon p'tit bout de web. Si un jour ma mère tombe sur mon blogue j'crois pas qu'elle va s'en remettre. D'un autre côté elle en tirerait peut-être une forme perverse de satisfaction en ce sens qu'elle aurait de la matière à me reprocher jusqu'à la fin de ses jours. Chère maman!

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Mais bon, j'fais de l'errance là, j'm'éloigne du sujet.

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Hier soir moi et chouchou on est sorti, tranquilles, faire de la terrasse. En fait, on a pas bougé le cul de nos chaises de la soirée sauf pour les besoins essentiels (Boire, pisser, juger des étrangers de façon gratuite.).

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Ya comme tout un tas de gens qui sont passés à notre table durant les 4h30 que nous y avons passés, se relayant, enchaînant les conversations.

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Parmi eux un garçon que j'ai connu il y a quelques années à Trois-Rivières et un de ses ami de Québec que je ne connais pas. En fait, le gars de Trois-Rivières non plus j'le connais pas vraiment. Vu quelques fois, pratiquement dans une autre vie, perdu de vue depuis des années.

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On a quand même jasé pas mal, ça reste un gentil garçon je crois. Son ami de Québec aussi était fort intéressant malgré le fait que j'avais parfois de la difficulté à porter attention à son discours, absorbé que j'étais dans la contemplation de sa bouche immense. (Vraiment immense!).

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Quand j'ai fini par me coucher, de retour à la maison, je me suis endormi presque tout de suite.

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J'ai fait quelques rêves sans queue ni tête, des images qui défilent à une vitesse démente, kaléidoscope de couleurs trop vives.

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Mais yen a un que j'ai fait qui avait plus de sens. Du moins au sens large du terme. Une histoire qui se tenait, avec une chronologie et un contexte.

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J'ai rêvé que je vivais en ménage à trois avec les deux meks. Qu'ils étaient un couple et qu'ils m'avaient comme qui dirait "annexé" à leur relation.

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Et puis que Coloc déménageait. Et qu'ils venaient vivre ici avec moi. Et qu'on se cachaient des voisins pour pas qu'ils sachent qu'on étaient un ménage à trois. Beau fond de paranoïa, je sais.

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On s'aimaient d'un amour puuuuuuuuuuur et profond et c'était tellement beau pis cute pis simple... Modit que c'était fucké.

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Dans mon rêve, tout ça faisait vraiment du sens, tout concordait, rien ne détonnait. Et en y repensant bien, le rêve s'écoulait sur une période de quelques mois, at least, peut-être même proche d'une année entière.

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Maintenant qu'on a tous convenue ensemble que je suis soit complètement cinglé, soit victime d'une psychose toxique, faudrait voir quelque chose.

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J'ai l'intime conviction que les rêves ont leur utilité et leur signification. Alors, il veut dire quoi ce rêve ?

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Que j'suis une grosse cochonne qui peut pas se satisfaire d'un seul homme ? Que j'veux un chum au point d'accepter à peu près n'importe quoi pour avoir de l'amour ? (Yeah right!)

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Ou alors c'est peut-être autre chose et ça m'a échappé ! Zavez des idées?

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Entk. J'sais pas comment c'est dans la vrai vie, mais dans mon rêves c'était vraiment du sexe de classe AAA !

9.5.07

First Love

Bon, je garde l'histoire dans mes tiroirs depuis déjà longtemps. Plusieurs fois je me suis retrouvé ici, sur mon blog, prêt à écrire, et l'idée m'a traversée l'esprit. À chaque fois l'envie m'a quittée avant que les premiers mots ne se forment sous mes doigts. C'était pas le temps peut-être. Où alors j'avais peur de pas trouver les mots. Raconter l'amour de façon convaincante est jamais facile vous savez. C'est un exercice difficile et souvent frustrant, dans l'optique ou les lettres alignées sur votre écran ne forment pas un message assez puissant, assez clair, assez précis pour transmettre le sentiment que vous tentez de partager.
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mais là, cet après-midi, dans la chaleur et l'humidité de ce début d'été, j'ai le goût de boucler la boucle et de vous sortir la dernière des histoire d'amour qu'il me reste dans le placard. La plus courte, en quelque sorte. La plus intense et vivante, d'un autre côté. Les Back to Love vont donc ce conclure cet après-midi, avec le dernier de ces retours en arrière.
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FLASH BACK
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Le Jeune Homme à 17 ans. Il ne sort que depuis très peu de temps dans les bar gay, son horaire conjugué de travail et d'études ne lui laissant que peu de samedi soirs. Nous sommes à la fin octobre, par un week end exceptionnellement chaud. Comme aujourd'hui.
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Le Jeune Homme est avec quelques amis et ils marchent vers la Station, le bar gay de Trois-Rivières à l'époque. Le ciel sans nuage nous laissé découvrir toute son immensité et un vent chaud et frais à la fois joue dans nos costumes. C'est l'halloween. C'est mon premier vrai party à la Station. Ces soirées spéciales à thématique qui sont déjà très populaires.
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Le Jeune Homme sait qu'il va s'amuser toute la nuit. Il a fait attention au cours des deux dernières semaines et il a la somme faramineuse de 40 $ en poche. Assez pour se saouler à mort et aller manger au Mike's après. Il est déjà content, il n'aura pas à payer son entrée, puisqu'il s'est inscrit sur le net au cours de la semaine précédente.
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Ici une parenthèse s'impose. Pour ceux qui font du net depuis quelques années, vous devez avoir connu l'époque de gloire de Mirc. Il y a quelques années une drôle de mode est parti, les GT (Get together). Ces rencontres d'internautes étaient très courues et le bar avait voulu tabler sur cette nouvelle mode en organisant un GT tous les dernier samedi du mois pour les usagers du canal #Gay3Riv. La tradition à survécue aux années, même après la mort du canal, les derniers samedi du mois étant devenus les party thématique du bar. Mais à l'époque ou se passe ma petite histoire, le net et ces soirées étaient encore liées. Si vous étiez inscrits sur le canal pour la soirée, vous n'aviez pas de cover charge et on vous donnait un très ridicule name tag avec votre nick dessus. On finissait toujours par se le coller sur une fesse anyways. Fin de la parenthèse.
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Vers les 22h00, nous sommes sur place. Les trois étages sont bondés de gens déguisés et sur le bord de l'hystérie. Tout le monde boit plus que de raison, flirte, danse, parle, rencontre des gens. Le gérant vient de fermer la climatisation pour 10-15 minutes, question de faire monter la température et l'ambiance. Quelques mix de tounes qui donnent envie de baiser complète le tableau de ce plan fort bien rodé.
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Le Jeune Homme n'échappe pas au mood de la place. Déjà bien parti pour sortir à quatre pattes, un léger film de sueur couvre sa peau juvénile que plusieurs frôlent ou touchent. Dans un tourbillon de corps et de son, il se retrouve devant un inconnu. Le plus bel inconnu du monde.
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De la même grandeur que le Jeune Homme, le petit blondinet aux yeux plus verts que les plaines d'Irlande s'approche inexorablement. Ses yeux rient, son corps parle, il invite, il réclame.
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Ce ne fut même pas la question d'une seconde. Le monde les avaient poussés l'un contre l'autre. Sur le beat du bar, dans la chaleur, la sueur et l'alcool leurs corps s'embrassaient. Leur peau se hérissait de frissons, comme si chaque pore avait voulu s'approcher un peu plus de la peau de l'autre.
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Le moment fût bref. Où peut-être pas. Ce ne fut qu'une seconde, ou alors l'éternité. Il y a de ces moments ou le temps n'a plus sa place, ou il n'a même jamais existé.
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Et puis, il était parti. Son sourire, ses yeux de jade, sa présence sucrée. Tout s'était évanouie.
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Et le Jeune Homme aussi est retourné chez lui, peu avant le lever du soleil. Il s'est couché, fort satisfait de sa soirée, en rêvant de cet ange avec qui il avait partagé quelques instants de pure symbiose.
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Le lendemain, le Jeune Homme n'avait qu'une idée en tête. Retrouver ce qu'il considérait comme étant l'Homme avec un grand "H". Il ne connaissait que son nick, chose bien futile dans l'optique ou des gens de tous les coins de la province étaient présent au bar ce soir là. Il ne savait que cela. "IAMWHOIAM".
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Ça a pris une semaine. Il l'a retrouvé. Finalement un soir, planté sur le bout de sa chaise devant son écran, il lui parlait. Il restait à sherbrooke. Déception. Il avait déjà quelqu'un dans sa vie. Énorme déception. Mais il était gentil, et drôle. Ils ont gardés contacts.
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Du temps où les arbres perdaient leurs dernières feuilles, des pluies de novembre, des premières neiges de décembre et de la folie du nouvel an. Du froid glacial et Janvier et de celui encore pire de Février, des premières chaleurs de mars aux premiers vrai chauds rayons d'avril, Ils ont parlés ensemble presque tous les soirs sur le net. Avec le temps, malgré la distance, ils ont tissés des liens.
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L'ange était devenu le confident du Jeune Homme. Et vice-versa. Pourquoi pas ? Il était en couple, restait loin, ils ne se verraient probablement jamais. Situation parfaite pour s'ouvrir totalement, sans peur de jugement. Si ce que le Jeune Homme lui disait ne lui plaisait pas, il n'avait qu'a fermer la fenêtre, couper les ponts, et personne n'en crèverait. Tout ceci n'avait que peu d'importance. Mais.. Mais.
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Mais au début du mois de mai, quelques jours avant les 18 ans du Jeune Homme, l'Ange faisait une proposition au Jeune Homme.
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L'Ange allait au Gay Pride au début du mois d'août. Avec deux de ses amis, Charles et Mélinda. Son chum, avait qui rien n'allait plus très bien, avait décliné l'invitation. Il voulait savoir si le Jeune Homme voulait y aller avec lui.
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C'est sans réfléchir un seul instant que le Jeune Homme a accepté. Et c'est dans une sourde angoisse grandissante qu'il regarda la date approcher à grand pas.
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À Trois-Rivières comme à Sherbrooke, le niveau de stress était à son comble. Quelques mois de conversation MSN et une brève rencontre dans un bar, l'esprit embrumé par l'alcool, suffisait-il comme amorce ? Il n'était pas question ici d'amitié.
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Par un beau Vendredi après-midi de canicule, un peu comme aujourd'hui, le Jeune Homme montait dans un bus Orléans Express, avec son sac à dos, une poignée de dollars et ses tout jeunes 18 ans.
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Il allait rejoindre l'Ange, cet inconnu qui le connaissait plus que quiconque, et dont il partagerait le lit ce soir, seul dans leurs chambre d'hôtel. Pour trois jours.
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C'est mort de peur qu'il est arrivé dans la "grande ville", cherchant du regard celui qu'il n'était même pas sur de reconnaître. Évidemment, il était là.
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Toujours aussi petit, toujours aussi mince, les yeux de jade brillants de malice, les joues rouges et plein des mêmes appréhensions que le Jeune Homme. Avec ses deux amis, fort charmant, beaucoup plus volubiles que notre ange qui semblait presque avoir perdu sa voix.
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Ils sont allés, tous les quatre porter leurs trucs à l'hôtel. Le Jeune Homme et l'Ange ont découvert leur chambre. Petite, Froide plus que fraîche pour cause d'air climatisé extrême. Et ils sont vite sorti de la chambre rejoindre les autres, intimidés par cette intimité nouvelle et pesante.
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La bande est allé prendre quelques verres, noyer l'angoisse de cette rencontre tant attendu. L'Ange ne parlait presque pas, souriait un peu, le Jeune Homme voulait mourir. Il avait peur d'avoir déjà déçu, de ne pas être à la hauteur des attentes. Il avait peur d'être pris là trois jours avec ces gens qu'il ne connaissait pas.
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Le retour à l'hôtel s'est fait dans le silence, l'air lourd et humide de la métropole étouffant les sons et rendant l'atmosphère oppressante au maximum.
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Les Au Revoir se sont fait dans le couloir, entre les deux chambres, puis nos deux protagoniste se sont enfermés dans ce tombeau qu'était leur chambre, froide et neutre. Rapidement ils se sont déshabillés et couchés, chacun de leur côté du lit, lumière ouverte, la gêne ayant soigneusement tapés les draps entre leur deux corps frêles.
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D'une manière prudente et quelque peu empruntée, ils ont commencés à parler pour la première fois depuis leur arrivé plus tôt dans la soirée. Calmement, sans croiser leurs regards, ils se sont jaugés avec leurs mots et leurs propos, relaxant leurs corps et leurs esprits, tentant de s'apprivoiser pour de vrai cette fois là. Des millions de choses tournaient dans la tête du Jeune Homme, étendu entre ses draps râpeux et amidonnés d'hôtel, dans ce lit impersonnel, trop grand et trop petit à la fois.
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Qu'il était beau son Ange, même s'il n'était pas sien. Que sa voix était douce et chaude.
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Doucement, ils ont laissés tomber leurs armes. Ils ont commencés à rire, à parler plus librement. Ils se sont fait face, se sont regardés dans les yeux. La douce Jade de l'Ange contre l'obsidienne dure et chaude du Jeune Homme.
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Ils se sont endormis, la lumière ouverte, leurs corps enlacés, sans plus de contacts que nécessaire. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont passé la journée du lendemain à flâner en ville, se touchant toujours, s'accrochant, rappelant sans cesse leur présence à l'autre. La magie de la nuit ne les avaient pas quittés et ne les quitteraient plus jamais. Ils ne se connaissaient pas encore, mais ils s'aimaient déjà. L'Ange n'était pas célibataire.
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Ils ont répétés le même manège le soir venu, étendus l'un contre l'autre entre ces draps encore aussi raides et râpeux, dans cette chambre toujours aussi froide ou la simple présence de l'autre suffisait à échauffer le monde.
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Le lendemain matin l'Ange est allé prendre sa douche pendant que le Jeune Homme, paresseux de nature, restait au lit, pensif, le sourire au lèvres. Lorsque l'Ange est sorti de la salle de bain le Jeune Homme était toujours couché, les draps montés jusqu'à la taille, torse nu, les yeux heureux.
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Sur le coup du sourire de l'Ange, d'autres coups retentirent contre la porte. C'est en mini-serviette de bain que l'ange alla y répondre, certain que ses amis ne se pouvaient plus d'attendre pour aller déjeuner.
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Son chum. À la porte. Qui criait. Qui hurlait.
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Il faut dire à sa décharge que la scène portait à confusion. Et qu'en fait, même si rien ne s'était passé, son couple tirait la révérence de façon bien ignoble.
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Il a gueulé encore un bon coup, puis est parti en menaçant et en jurant. C'est fort ébranlés que les deux nouveaux amoureux sont descendus au restaurant ce matin là raconter l'épisode à l'autre moitié de la bande.
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Ébranlés mais... Soulagés. C'était fini, l'Ange était seul. l'Ange était avec, était au Jeune Homme.
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Ce soir là fut la plus belle soirée depuis la création du monde par Dieu. Chaque caresse, chaque baiser, chaque respiration fût une bénédiction.
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Je pourrais continuer ici et vous raconter comment cette histoire avec un début aussi prometteur se termina trois petits mois plus tard. Mais justement, c'est une autre histoire, et les mots ne me viennent pas cet après-midi, dans cette chaleur qui me rappelle tellement ce week-end déjà bien lointain.
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Je sais l'histoire belle, je sais l'histoire bonne. Je ne sais pas si j'ai réussi à la rendre à la hauteur de la manière donc je l'ai vécu. J'en garde encore aujourd'hui, 5 ans plus tard, de fabuleux souvenirs qui me font presque frissonner. Aucune rancoeur, aucune amertume. C'est probablement pourquoi j'arrête ici mon récit, afin de ne pas noircir la beauté du plaisir par le désespoir d'une fin qui arriva trop tôt.
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C'était mon témoignage. Voici comment j'ai aimé la première fois. Pour de vrai.

7.5.07

C'est assez !

Le Jeune Homme aime pas le statut quo. Alors quand il se retrouve devant un mur, il bouge et c'est pas bien long.
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Le Réceptionniste. fin, cute, on a beeeeeeeeeeeeeeeeeeeen du fun..
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Mais la, faudrait que ça avance s'te truc la, d'un bord ou d'l'autre. J'ai pas l'impression de magasiner pour une belle amitié respectueuse avec là. Mais j'vois pas l'jour ou j'vais finir par le voir tout nu pour vérifier la rumeur selon laquelle la grandeur des doigts de pied est représentative de la longueur de.. m'enfin, vous voyez.
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Une semaine.
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Une semaine pour voir comment on bouge ça.
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Si il se passe rien, j'lui donne son 4 %.
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Il aura pas grand chose, yaura pas travaillé fort fort..

6.5.07

Samedi Soir: Après

Bon bon bon. Avant que la Waitress Insatiable ne parte de rumeurs, je vous fait mon compte rendu de ma soirée d'hier. Unrated pour faire plaisir à Valérie-Ann. Vous pourrez pas dire que je suis pas généreux de moi-même sur ce blog !
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Donc samedi soir. Moi et Coloc sommes arrivés au bar un peu passé les 23h00, avec un autre de nos amis.
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Vous savez, j'suis pas une personne intolérante. Loin de là. Mais hier, c'était pas comme d'habitude, c'était pas comme le samedi que moi j'connais.
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Premièrement, nous avions droit à une clientèle à majorité légèrement féminine. How the fuck ? Pas que j'ai quelque chose contre vous les filles, mais ça change pas mal la dynamique de bar quand tu passe d'un ration 4 gars/ 1 fille à la plus que dualité des sexes.
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D'un autre côté, à cause de ça, j'étais plus grand que la moyenne des gens hier. Ça me faisait tout chaud dans le ventre de pouvoir voir d'un bord à l'autre du dancefloor sérieusement. Pour une soirée j'avais la perspective de vue d'une personne de taille normale.
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Wow! Vous en voyez donc ben des choses dans les bars vous autres, les 5"8 en montant ! J'sais pas comment vous faites pour vous concentrer sur une conversation, moi j'arrêtais pas de regarder partout. M'enfin, tranche de vie quoi !
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Sauf que. Sauf que sérieusement, mes chères petites habitantes de la Lesbie, vous devez m'expliquer quelque chose. D'où viens cette mode lesbienne de danser à 4 avec un pichet de bière en fut dans les mains ? Et pourquoi tentez vous toujours de faire rire vos chums de femmes en buvant à même le pichet, finissant par vous remplir le Grand Canyon de broue ? Et puis, tant qu'a y être, elle goûte quoi votre bière après que le canon à neige du bar soit parti et vous ai rajouté une couche de mousse de savon dans votre pichet ? Un jour, j'aimerais comprendre...
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Bon bon bon, j'le sais, vous êtes tous et toutes en train de lire toutes mes conneries en diagonale, n'attendant que le bout unrated. Je vous vois, sur le bord de votre chaise, déjà tout émoustillés, priant St-Ferrol, patron de la volaille malade, que cette histoire concerne le Réceptionniste.
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Et effectivement, il était là, notre Arlequin des temps moderne. Avec sa Coloc à lui, et la blonde de cette dernière.
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Ils étaient installés sur la terrasse, lui avec une Molson Dry, elles avec un gros pichet de draft. Clopes en main, ils parlaient, riaient. C'est que ce sont des complices de longues date ces trois zigotos.
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Nous, moi et mes amis, nous étions à l'intérieur, occupés à suivre le beat de la musique de nos corps jeunes et sveltes. Occupés à contribuer à la hausse de température graduelle du bar, parti prenante de l'ambiance festive.
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Je suis sorti quelques fois durant la soirée pour en griller une, allant chaque fois retrouver les beaux enfants de la débauche qui refaisaient le monde une cigarette à la fois, chaque bière rendant leurs projets d'avenir un peu plus passionné.
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Notre petit réceptionniste nous à aussi rendu visite à quelques reprises à l'intérieur. Sauf que le Réceptionniste ne danse pas. Mais il passait quand même, histoire de lancer un sourire ou un clin d'oeil. Comme s'il avait peur de déranger, mais peur d'être oublié.
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Vers les 2h00 du matin, je suis sorti sur la terrasse avec lui. Les deux demoiselles avaient quitté, pas lui. On a beau être sage, c'est pas pour autant qu'on va dormir semblerait.
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Coloc est parti, il n'y avait plus que nous deux. Nous sommes allé faire un tour dans un autre bar, pas très loin, ou il devait rejoindre une amie. Elle n'y était pas, et ce n'était pas pour me déplaire. L'ambiance y était plutôt crade, voyez ?
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Nous sommes donc retournés au bar, prendre un dernier verre avant la fin d'un autre samedi soir. On s'est assis, côte à cote, épaule contre épaule, et on a parlé. De plein de choses. Du fait qu'un jour il faudrait bien arrêter de sortir trois fois semaines. Qu'un jour, il faudrait cesser de boire autant. Qu'un jour, il faudrait ne plus prendre de drogue. Qu'un jour, il faudrait arrêter de fumer. Qu'un jour, notre jeunesse s'évanouirait, ne laissant que le côté adulte déjà un peu trop présent parfois à l'intérieur de nous.
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J'ai trouvé la discussion un peu étrange. Je connais plusieurs personnes qui tiennent le même discours que moi sur ce sujet, mais ils ont habituellement quelques années de plus que moi, mon âge au pire.
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Le Réceptionniste n'a que 20 ans. Il a encore le temps. Plein de temps.
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Finalement, peu avant 3h00, il est parti. Il s'est levé, m'a embrassé sur les deux joues, puis ses lèvres ont effleurées les miennes. Un tout simple baiser, chaste et doux.
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Et il était parti. Ce tout jeune garçon de 20 ans, un peu trop grand pour être à l'aise, toujours gêné. Ce jeune garçon à l'allure un peu étrange, qu'on a pas nécessairement le goût de connaître. Ce jeune garçon qui, finalement, n'est que ce qu'il est. Jeune, maladroit, et terriblement humain.
NDLR:
Comme je vous l'ai mentionné au début de ce texte, ceci est la version unrated de ma soirée de samedi soir. Ce sera la seule version unrated sur ce blog, l'auteur tenant à conserver un semblant de vie privée. Quoi ? C'est pas sexuel ? Qui a dit qu'une version unrated devant être sexuelle ? Ça vous apprendra à vouloir venir vous rincer l'oeil dans ma vie !